En Ille-et-Vilaine, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 10 912 €/ha, sur 394 mutations de plus d'un hectare et 2 558 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département vaut 2,0 fois la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et 1,2 fois celle de Bretagne, 8 917 €/ha. Il occupe le dixième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés, et le premier de Bretagne. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 4 311 et 27 392 €/ha, sur une surface médiane de 2,05 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Ille-et-Vilaine | Bretagne | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 10 912 | 9 005 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 4 311 | 3 926 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 27 392 | 28 743 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 394 | 3 006 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 2 581 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,0 | non publié | 2,3 |
Le marché brétillien est le plus étroit de Bretagne, 394 mutations en cinq ans contre 1 107 en Morbihan, et c’est pourtant le plus cher.
La médiane progresse de 54,8 % en euros courants sur cinq ans, de 7 553 à 11 693 €/ha, et le premier quartile suit, de 3 529 à 5 483 €/ha. Une réserve s’impose : avec soixante-douze à quatre-vingt-trois mutations par an, l’échantillon annuel est mince, et l’amplitude mesurée est un ordre de grandeur, non un indice.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 78 | 7 553 | en attente | en attente |
| 2022 | 84 | 11 270 | en attente | en attente |
| 2023 | 72 | 12 385 | en attente | en attente |
| 2024 | 82 | 10 457 | en attente | en attente |
| 2025 | 78 | 11 693 | en attente | en attente |
L’effet de taille est plat : 10 448 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 350 mutations, 10 182 €/ha de 10 à 25 hectares sur 24 mutations, 12 908 €/ha de 25 à 100 hectares sur 13 mutations, effectifs faibles à interpréter avec prudence. Trois mutations dépassent cent hectares.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Ille-et-Vilaine, la part du fonds domine.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Elle est portée par la pression foncière de l’aire rennaise, par la concurrence agricole dans un département d’élevage, et au nord par l’attractivité de la côte d’Émeraude.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies et hêtraies de Paimpont, de Rennes et de Fougères, conduites en futaie, elle est réelle. Sur un taillis de bocage, elle est faible.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 7 490 sangliers et 7 363 chevreuils ont été prélevés dans le département. Le cerf, à soixante-quinze prélèvements, y est marginal et ne crée pas de segment de valeur distinct.
Une seule région naturelle brétillienne est documentée dans notre référentiel, et nous préférons l’écrire plutôt que de laisser croire à une couverture complète.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne, hêtre et feuillus, au nord-est du département., ., sur des effectifs annuels de quarante et une à cinquante ventes. Qualifié au marché vénal par nos conseillers, sans appréciation de terrain, la mention étant « pas d’avis ».
Le Porhoët, documenté et en forte progression, ne touche l’Ille-et-Vilaine qu’à la marge. Le pays de Rennes, le Vitréen, le Coglais et le pays de Redon, qui portent l’essentiel des transactions brétilliennes, ne sont pas couverts par le référentiel : nous ne disposons donc d’aucune description de massif pour la plus grande partie du département.
Le chêne pédonculé et le hêtre font la valeur, en futaie sur les stations profondes de Paimpont, de Rennes, de Liffré et de Fougères. Le châtaignier occupe les sols acides du sud, le pin tient les landes de Brocéliande, le frêne du bocage est affecté par la chalarose. Le massif de Paimpont, dit forêt de Brocéliande, est la référence locale.
L’appareil local recensé compte 678 établissements, dont 40 scieries, 72 entreprises d’exploitation forestière et 207 de sylviculture. Le département est richement doté en seconde transformation : les établissements Pasquet à Argentré-du-Plessis, de 200 à 249 salariés, Atlantem à Saint-Sauveur-des-Landes, Panaget à Bourgbarré dans le parquet et la société Riaux à Bazouges-la-Pérouse, de 100 à 199 salariés chacune. En première transformation, ISB France à Saint-Malo est la seule unité notable. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés brétilliennes.
Le marché tourne autour de 78 mutations par an de plus d’un hectare, volume remarquablement stable d’une année sur l’autre. Les communes les plus actives sont Paimpont avec seize mutations en cinq ans, Guipry-Messac quinze, Guichen neuf, Renac huit, Mesnil-Roc’h et Bazouges-la-Pérouse sept, Grand-Fougeray, Plélan-le-Grand et Langon six. La plus grande opération, de loin, se situe à Paimpont, quatre cent trois hectares, devant Feins, cent soixante-neuf, et Saint-Péran, cent trente-huit.
Trois profils se partagent ce marché. Les acquéreurs d’agrément de l’aire rennaise portent le troisième quartile, à 27 392 €/ha. Les agriculteurs et les voisins alimentent le premier quartile. Les investisseurs patrimoniaux interviennent ponctuellement sur les rares ensembles de Brocéliande.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est la fiabilité de la progression affichée. Une hausse de 54,8 % en cinq ans mesurée sur des échantillons annuels de soixante-douze à quatre-vingt-trois mutations ne se manie pas comme une progression mesurée sur mille transactions. Le sens du mouvement est établi, la hausse touchant simultanément le premier quartile et la médiane ; son amplitude exacte ne l’est pas.
Le deuxième point est l’ampleur de la dispersion, avec un rapport de 6,5 entre les quartiles et un troisième quartile 82 % au dessus du niveau national. Le haut du marché relève de l’agrément périurbain rennais et littoral, le bas d’un marché de bocage agricole : les deux n’ont ni les mêmes acheteurs ni les mêmes déterminants, et la médiane ne décrit ni l’un ni l’autre.
Le troisième point est une lacune de notre référentiel, et elle est ici structurelle. Une seule région naturelle brétillienne est documentée, le pays de Fougères, qui ne couvre que le nord-est. Le pays de Rennes, le Vitréen et le pays de Redon, où se font la plupart des transactions, ne sont pas couverts. Nous ne disposons d’aucune cote de massif pour l’essentiel du département.
Le quatrième point tient à Brocéliande. Le massif de Paimpont porte une notoriété nationale et la plus grande mutation du département, quatre cent trois hectares. Cette notoriété crée une attente de prix que la station voisine ne justifie pas toujours : sur des landes et des sols acides, la production reste modeste, et la valeur du peuplement ne se déduit pas de la réputation du lieu. Elle se qualifie sur le terrain.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où le fonds porte l’essentiel de la valeur et où les comparables sont rares, l’évaluation suppose de séparer strictement les deux composantes et d’élargir de façon raisonnée le périmètre de comparaison, méthode qui doit être exposée avant tout résultat.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Ille-et-Vilaine.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 10 912 €/ha entre 2021 et 2025, sur 394 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 2,0 fois la médiane nationale de 5 323 €/ha. C’est le premier rang de Bretagne et le dixième rang métropolitain.
Le marché brétillien est le plus étroit de la région, 394 mutations en cinq ans contre 1 107 en Morbihan, et il subit la pression foncière de l’aire rennaise, l’une des plus dynamiques de France, ainsi que l’attractivité de la côte d’Émeraude au nord.
La médiane progresse de 7 553 €/ha en 2021 à 11 693 €/ha en 2025, soit 54,8 % en euros courants, avec un premier quartile qui suit. L’échantillon annuel, de soixante-douze à quatre-vingt-trois mutations, impose de traiter cette amplitude comme un ordre de grandeur.
Le massif de Paimpont porte la plus grande mutation du département, quatre cent trois hectares, et une notoriété nationale. Cette notoriété crée une attente de prix que la station ne justifie pas toujours : sur des landes et des sols acides, la production reste modeste et la valeur du peuplement se qualifie sur le terrain, pas d’après la réputation du lieu.
Quatre vérifications s’imposent : la part respective du fonds et du peuplement dans le prix demandé, la date des comparables retenus, le marché ayant fortement varié d’une année sur l’autre, la portance des landes tourbeuses de Brocéliande, et les servitudes littorales sur la frange nord.
Ce que en Ille-et-Vilaine on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe pays de Fougères, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent