Dans le Morbihan, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 8 506 €/ha, sur 1 104 transactions de plus d'un hectare et 4 187 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département dépasse de 53 % la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et se situe 6 % au dessous de celle de Bretagne, 9 091 €/ha. Il occupe le vingt-cinquième rang des quatre-vingt-douze départements exploitables. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 4 044 et 26 225 €/ha, sur une surface médiane de 2,15 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Morbihan | Bretagne | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 8 506 | 9 005 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 4 044 | 3 926 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 26 225 | 28 743 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 104 | 3 006 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 4 189 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,2 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
Le troisième quartile morbihannais dépasse de 66 % le troisième quartile national, et le premier quartile, 4 044 €/ha, dépasse la médiane de quatorze départements.
La médiane progresse de 17,4 % en euros courants sur cinq ans, de 7 318 à 8 590 €/ha, avec un sommet en 2023 à 10 224 €/ha suivi d’une correction.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 237 | 7 237 | en attente | en attente |
| 2022 | 222 | 9 967 | en attente | en attente |
| 2023 | 246 | 10 219 | en attente | en attente |
| 2024 | 199 | 8 000 | en attente | en attente |
| 2025 | 200 | 8 498 | en attente | en attente |
L’effet de taille s’inverse au delà de vingt-cinq hectares : 8 455 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 1 036 ventes, 10 184 €/ha de 10 à 25 hectares sur 62 ventes, 9 141 €/ha de 25 à 100 hectares sur 8 ventes seulement, effectif faible à interpréter avec prudence.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Morbihan, la part du fonds domine, et la traiter comme une valeur de peuplement conduit à des évaluations fausses par excès.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Elle est ici portée par la pression foncière bretonne, par la concurrence de l’usage agricole dans un département d’élevage intensif, et par l’attractivité résidentielle du littoral. Aucun de ces trois facteurs n’est forestier.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un taillis de chêne de bocage, elle est faible. Sur les douglas du Porhoët, elle devient significative et justifie un examen séparé.
Sur les plantations résineuses non encore exploitables, c’est la valeur actuelle d’avenir qui s’applique.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 6 225 sangliers, 9 597 chevreuils et 293 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne et hêtre, au nord-est du département et sur les Côtes-d’Armor. Nos conseillers y voient une bonne station forestière, vallonnée, avec un terrain favorable au douglas. C’est la seule appréciation de terrain singulière dont nous disposions pour ce département, et elle porte sur le secteur qui monte le plus.
Chêne et pin maritime, au sud. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte aucune appréciation de nos conseillers sur ce secteur, la mention étant explicitement « pas d’avis ».
Le chêne pédonculé domine le bocage, en taillis et taillis sous futaie de faible valeur unitaire. Le hêtre accompagne au nord, sur les stations du Porhoët. Le douglas constitue le seul segment de production réellement valorisant, sur les sols profonds et frais du nord-est. Le pin maritime occupe les landes du sud et les abords de Quénécan. Les massifs de Quénécan, de Camors et les landes de Lanvaux sont les références locales.
L’appareil local recensé compte 869 établissements, dont 30 scieries, 78 entreprises d’exploitation forestière et 384 de sylviculture. Les unités les plus importantes sont Josso et Armor Panneaux à Val d’Oust, ainsi que Silvadec à Arzal, de 50 à 99 salariés chacune, suivies de Gauthier Lamellés Collés à Sérent. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés morbihannaises.
Le marché tourne autour de 221 ventes par an de plus d’un hectare, avec un repli depuis 2023. Les communes les plus actives sont Languidic avec trente-six mutations en cinq ans, Guiscriff trente et une, Inguiniel vingt-cinq, Quistinic et Sérent vingt-deux, Ploërdut et Plouay vingt et une, Bubry vingt, Guern dix-huit. Toutes se situent dans le centre et le nord-ouest du département, à l’écart du littoral. La plus grande opération recensée porte sur cent quatre-vingt-cinq hectares à Saint-Aignan, en janvier 2025.
Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et les voisins achètent la parcelle de bocage pour des motifs d’agrandissement et alimentent le premier quartile. Les particuliers résidents et les acquéreurs d’agrément portent le cœur du marché et le troisième quartile. Les investisseurs forestiers restent peu nombreux, faute de propriétés de taille suffisante.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que le prix morbihannais est un prix de terre bretonne, pas un prix de bois. Un département qui compte trente scieries et une seule vente de plus de cent hectares en cinq ans ne dispose ni de l’appareil ni du gisement d’un marché forestier. Ce sont la pression foncière, la concurrence agricole et l’attractivité résidentielle qui portent la cote. Un propriétaire qui déduit de 8 506 €/ha que ses peuplements valent cher confond la valeur du fonds et celle de la superficie.
Le deuxième point le démontre par les chiffres. La plus grande propriété vendue du département, cent quatre-vingt-cinq hectares à Saint-Aignan en janvier 2025, s’est réglée à 2 010 €/ha, soit la moitié du premier quartile départemental. Dès que la surface impose de raisonner en actif de production, le prix retombe à sa valeur forestière. Cette vente unique en dit davantage sur la réalité du marché que la médiane.
Le troisième point est la volatilité. La médiane est passée de 7 318 à 10 224 €/ha entre 2021 et 2023, puis a reculé à 8 032 en 2024 avant de remonter. Le millésime 2024 se situe 21,4 % au dessous du millésime 2023 : une évaluation calée sur des comparables de 2023 est aujourd’hui à refaire.
Le quatrième point est une lacune de notre propre référentiel. Le Vannetais représente le plus grand nombre de ventes du département dans notre référentiel, 707 sur cinq ans, et il est marqué « pas d’avis ». Nous publions sa cote, nous ne l’expliquons pas.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où le fonds porte l’essentiel de la valeur, l’évaluation suppose de séparer strictement les deux composantes et de qualifier le marché adressable avant tout chiffre.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Morbihan.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 8 506 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 104 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 53 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 4 044 et 26 225 €/ha.
La pression foncière régionale, la concurrence de l’usage agricole dans un département d’élevage et l’attractivité résidentielle portent la valeur du sol bien au dessus de son potentiel de production. Le premier quartile morbihannais, 4 044 €/ha, dépasse ainsi la médiane de quatorze départements français.
La plus grande propriété vendue entre 2021 et 2025, cent quatre-vingt-cinq hectares à Saint-Aignan, s’est réglée à 2 010 €/ha, soit la moitié du premier quartile départemental. Dès que la surface impose de raisonner en actif de production plutôt qu’en foncier d’agrément, le prix unitaire retombe.
Le Porhoët, au nord-est du département, est décrit par nos conseillers comme une bonne station forestière, vallonnée, au terrain favorable au douglas. Sa cote progresse de 58,1 % en cinq ans, de 6 452 à 10 198 €/ha sur 540 ventes, la plus forte progression relevée sur les régions naturelles bretonnes de notre référentiel.
Quatre vérifications s’imposent : la part respective du fonds et du peuplement dans le prix demandé, la qualité réelle de la station pour le douglas si c’est l’essence visée, les servitudes littorales et les contraintes de boisement liées à la reconquête bocagère, et le millésime des comparables retenus, le marché ayant fortement varié entre 2021 et 2025.
Une médiane de 8 506 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Porhoët et Vannetais sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent