Le hors-bilan dit souvent plus que le bilan.
Un bilan patrimonial ne se limite pas à additionner ce que vous détenez. Il établit comment vous le détenez, ce qui pèse dessus, et ce que la situation produira si rien ne change. C’est ce recensement qui révèle les angles morts : un régime matrimonial devenu inadapté, une clause bénéficiaire jamais relue, une indivision qui se prépare sans que personne ne l’ait décidée.
Le recensement porte sur trois plans, et c’est le troisième qui compte le plus. Ce que vous détenez, ce qui pèse dessus, et la façon dont vous le détenez.
Résidence principale et secondaire, immobilier locatif, terres, bois et étangs, avoirs financiers, assurance-vie, épargne retraite et salariale, biens professionnels, parts de sociétés.
Crédits en cours et leur terme, dettes fiscales, engagements de caution, dettes familiales. Un passif oublié fausse toute la lecture, et il est presque toujours oublié.
Régime matrimonial, pleine propriété, usufruit, nue-propriété, indivision et quotes-parts, société civile, clauses bénéficiaires, donations déjà consenties. C’est là que se trouvent les vrais écarts.
Deux patrimoines de valeur identique peuvent produire des conséquences opposées à la première succession, selon la seule manière dont ils sont détenus. Un bon actif mal détenu devient un mauvais patrimoine. C’est pourquoi nous consacrons plus de temps au troisième plan qu’aux deux premiers.
Une fois le recensement établi, la même situation se lit selon quatre axes. Ils ne se hiérarchisent pas : ils se contredisent souvent, et c’est cette contradiction qui doit être arbitrée.
Ce que le patrimoine produit, ce qu’il coûte, et ce qui peut être mobilisé à quel horizon. La question n’est pas le rendement affiché, c’est la liquidité disponible au moment où elle sera nécessaire.
Qui recevra quoi, dans quelles conditions, et qui se trouvera protégé ou exposé. Régime matrimonial, droits du conjoint survivant, réserve héréditaire, situation des enfants d’une première union.
Ce que la situation coûte aujourd’hui et ce qu’elle coûtera à la transmission. Cet axe éclaire, il ne commande pas : une décision prise pour un motif fiscal seul se retourne presque toujours.
Ce qui se passe en cas de décès, d’invalidité ou de dépendance. C’est l’axe le plus souvent négligé, et celui dont l’oubli coûte le plus cher, parce qu’il se révèle au moment où personne n’est en état de décider.
Le bilan repose sur un entretien, pas sur un questionnaire rempli seul. Notre rôle y est d’écouter plus que d’exposer, et de poser les questions que personne n’a posées.
Il se tient par téléphone, dans l’un de nos bureaux ou chez vous. Comptez une à deux heures pour un premier entretien. Aucun document n’est obligatoire à ce stade : ce qui manque se complète ensuite.
Le bilan aboutit à un document écrit, remis et commenté de vive voix. Il expose la situation telle qu’elle est, les angles morts identifiés, les échéances à anticiper, et une architecture proposée dans l’ordre où elle se met en place. Les supports d’investissement n’y figurent pas en tête : le contenant commande le contenu.
Une architecture patrimoniale se juge sur vingt ans, pas sur un exercice.
Si le patrimoine comporte une composante forestière ou rurale, elle est traitée avec la même exigence que le reste. Un bois porté au bilan à sa valeur d’acquisition de 1998 n’informe personne : il faut l’évaluer, et savoir ce que le marché a fait entre-temps, ce que notre étude sur le prix du bois permet de mesurer.
Un recensement complet de ce que vous détenez, de ce que vous devez et de la façon dont vous le détenez, suivi d’une lecture de cette situation selon quatre axes : économique, civil, fiscal et social, prévoyance. Il aboutit à un document remis et commenté de vive voix.
Le premier échange est sans engagement et sans frais. Il détermine si un bilan complet se justifie et sous quelle forme. Les conditions d’un bilan complet figurent au barème des honoraires, remis avant tout engagement.
Non. Le bilan porte sur l’ensemble du patrimoine, sans en isoler une partie. La compétence forestière du cabinet est une spécificité, pas une condition d’entrée.
Le contrat de mariage ou de PACS s’il existe, les actes de propriété, les tableaux d’amortissement des crédits, les relevés de contrats d’assurance-vie et d’épargne retraite, le dernier avis d’imposition, et les statuts des sociétés détenues. Rien n’est obligatoire au premier entretien.
Il établit d’abord un diagnostic et une architecture juridique et fiscale. Les supports d’investissement viennent après, jamais avant. Le contenant commande le contenu.
Sur ce que le mot recouvre au juste, voir qu’est-ce qu’un patrimoine.
Les termes qui reviennent dans un bilan, de l’usufruit à la clause bénéficiaire, sont définis dans notre lexique du patrimoine.
Les informations publiées sur cette page ont une portée générale et informative. Elles ne constituent ni une offre, ni un démarchage, ni un conseil personnalisé. TerrAgree Patrimoine est affilié à la CNCGP et immatriculé à l’ORIAS sous le numéro 26009926. Toute mise en œuvre juridique ou fiscale est validée avec les professionnels habilités concernés.
Renseignez votre situation à votre rythme, puis un premier échange d’une à deux heures, sans frais et sans engagement. Vos réponses ne sont lues que par le gestionnaire en charge de votre dossier.
Homo et arbor radices habent