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Nos données, notre usage de l’intelligence artificielle

Nous utilisons l’intelligence artificielle. Nous vous expliquons comment, et pourquoi cela sert la qualité de nos analyses.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 8 août 2026

La source avant tout

Notre métier commence par une exigence simple : savoir d’où vient le chiffre.

Nous collectons nos données exclusivement auprès des sources officielles, administrations françaises, institutions européennes, organismes publics et interprofessions reconnues. Jamais auprès d’opérateurs privés diffusant de la donnée retraitée.

Ce choix n’exprime aucune défiance envers ces acteurs, dont beaucoup produisent un travail sérieux. Il exprime une règle de méthode et d’équité. Une donnée retraitée porte nécessairement les choix de celui qui l’a traitée : son périmètre, ses filtres, ses arbitrages. Ces choix sont légitimes, mais ils ne sont pas les nôtres, et ils ne sont pas toujours documentés. Remonter à la source primaire est le seul moyen de savoir exactement ce que l’on manipule, et de l’assumer devant un client, un notaire ou un contradicteur.

Collecter, traiter, organiser : le travail que l’IA nous permet

Une donnée officielle brute n’est pas une donnée exploitable. Elle arrive volumineuse, hétérogène, parfois incohérente, souvent conçue pour un autre usage que le nôtre. Entre la source et l’analyse, il existe un long travail de collecte, de nettoyage, de croisement et de structuration.

C’est précisément à cet endroit que nous mobilisons l’intelligence artificielle.

Elle nous permet de traiter des volumes qu’aucune équipe humaine ne pourrait absorber dans un délai raisonnable : plusieurs centaines de milliers d’enregistrements, croisés sur des années, sur l’ensemble du territoire, à l’échelle de la région naturelle et non du seul département. Elle nous permet aussi de détecter des anomalies de structure dans les fichiers publics, ces biais que la lecture manuelle laisse passer et qui faussent silencieusement un résultat.

Ce que l’IA apporte n’est pas une opinion. C’est une capacité de traitement.

Notre méthode de traitement

Le même principe gouverne l’ensemble de nos travaux d’analyse, et notre observatoire en donne la meilleure illustration, puisqu’il est public.

Nous partons du fichier officiel des mutations foncières, dans son état brut. Ce fichier n’a pas été conçu pour mesurer un prix de forêt. Il faut donc en isoler le périmètre pertinent, en corriger les artefacts de structure et le rapprocher d’un référentiel géographique cohérent avec la réalité forestière. Ce travail représente l’essentiel de l’effort. Il précède toute publication de chiffre.

Le travail s’est fait à deux mains. L’intelligence artificielle a organisé la matière, révélé les incohérences, testé les hypothèses à grande échelle. Nos experts ont défini les conventions de calcul, arbitré les cas litigieux, fixé les seuils de publication et validé chaque étape. Aucun résultat n’est publié sans qu’un conseiller forestier l’ait examiné, discuté et assumé.

Les traitements que nous conduisons pour le compte de nos clients relèvent de la même méthode. Leur contenu demeure couvert par le secret professionnel.

La donnée nourrit le jugement. Elle ne le remplace pas.

Le contrôle humain, plusieurs fois plutôt qu’une

Une chaîne automatisée produit des résultats vraisemblables. Vraisemblable n’est pas exact.

Chaque production passe donc par plusieurs niveaux de vérification humaine : contrôle des sources, contrôle des calculs, confrontation aux observations de terrain, relecture croisée entre conseillers. Lorsque l’observation de terrain contredit la donnée, c’est le terrain qui l’emporte, et l’écart est documenté plutôt que lissé.

Nous exposons nos limites méthodologiques au lieu de les taire. C’est la condition d’une expertise qui tient devant une objection.

Notre conviction : le collaborateur augmenté

TerrAgree croit à l’humain augmenté.

L’intelligence artificielle ne remplace ni le conseiller forestier, ni son regard sur une parcelle, ni la connaissance d’un marché local. Elle absorbe la part mécanique du métier, la collecte, le traitement et l’organisation de la donnée, pour restituer à nos équipes ce qui a le plus de valeur : le temps de l’expertise, de l’analyse et du conseil.

Nos experts ne passent plus leurs journées à constituer des tableaux. Ils les passent à interpréter, à arbitrer et à défendre une valeur.

C’est ainsi que nous utilisons l’intelligence artificielle. Au service de la rigueur, jamais à la place de l’homme.

Mention synthétique

Usage de l’intelligence artificielle. TerrAgree recourt à l’intelligence artificielle pour la collecte, le traitement et l’organisation des données issues exclusivement de sources officielles, publiques et institutionnelles. L’analyse, l’interprétation et la validation relèvent intégralement de nos experts, qui contrôlent chaque production à plusieurs niveaux et engagent leur responsabilité professionnelle. L’intelligence artificielle augmente notre capacité de traitement. Elle ne se substitue à aucun jugement d’expert.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 8 août 2026

Homo et arbor radices habent