L’un a choisi la forêt. L’autre y est né.
Adrien Sebastiao vient d’une famille d’artisans, où l’on tenait que la place que l’on occupe s’obtient par le travail et que le client passe avant le reste. Il n’a hérité d’aucune terre.
La forêt s’est imposée à lui en 2010, alors qu’il exerçait dans l’immobilier. Il y a vu ce que le marché ne voyait pas encore : un actif vivant, une réponse aux décennies qui venaient, et une élégance qu’aucun autre placement ne possède. Une forêt porte des noms de parcelles, des histoires de famille, une durée qui dépasse celle de son propriétaire.
Sa conviction s’est formée en observant. Nivernais, il a regardé la manière dont les Auvergnats s’étaient établis, à Paris et ailleurs, et en a tiré une règle qui ne l’a plus quitté : ils ne bâtissaient pas pour eux, mais pour ceux qui viendraient après. Discrétion, temps long, transmission.
Dix années à parcourir la France lui ont donné une connaissance directe du marché de l’investissement forestier et de ce qui lui manquait. La société dont il était associé occupait alors la première place de ce marché.
En 2020, il propose d’en élargir le périmètre. Son associé préfère s’en tenir à l’existant. Il part et fonde TerrAgree.
Le constat de départ est simple. Une clientèle patrimoniale se tourne vers la forêt, la belle pierre, la vigne et les grands domaines, sans trouver de maison capable de traiter l’ensemble avec le même niveau d’exigence. Ces actifs sont les plus anciens de l’histoire de l’investissement. Ils demeurent le contrepoids d’un monde qui veut tout maintenant, car l’immédiateté n’arrive jamais par hasard : elle arrive quand on n’a pas anticipé, ou quand on ne regarde que soi.
Il dirige aujourd’hui l’ensemble des maisons du groupe et en fixe la doctrine.
Xavier Roussey est né dans le Jura en 1991, dans une famille où l’on travaillait le bois depuis deux générations. Son grand-père était bûcheron du temps de la hache et du passe-partout.
Il a exercé les métiers de la filière avant de la conseiller : travaux sylvicoles, bûcheronnage, scierie, puis inventaire et évaluation. Formation forestière complète, du BEP à la licence. Indépendant depuis 2013, il rejoint Adrien Sebastiao autour d’une même lecture de l’avenir du secteur.
Gestionnaire forestier par la formation et par la pratique, il conduit l’évaluation des massifs et accompagne les grands propriétaires forestiers dans la cession de leurs biens. Propriétaire forestier lui-même, il travaille des parcelles dévastées qu’il a choisi de ne pas reboiser artificiellement, préférant accompagner la régénération naturelle plutôt que la forcer.
Sa position sur le métier tient en un mot : l’adaptation. Le climat change, les essences évoluent, la forêt de demain ne ressemblera pas à celle d’hier. Le rôle du gestionnaire est d’accompagner ce mouvement, sur la durée, et de le documenter pour le propriétaire.
La France est héritière de l’ordonnance du 13 août 1669 sur le fait des Eaux et Forêts, par laquelle Colbert établissait que la forêt est une richesse stratégique, à gérer durablement, à protéger des abus, à exploiter avec ordre. Nous n’y retranchons rien.
TerrAgree ne sert aucun dogme. Ni approvisionner une industrie à tout prix, ni sanctuariser à tout prix. Nous répondons au propriétaire, dans le cadre de la réglementation, selon ses convictions et le temps qu’il entend consacrer à son bien.
Un seul mot mérite d’être porté : héritage. Celui que l’on a reçu, celui que l’on transmettra.
Première réponse sous 24 heures, sans engagement.
Homo et arbor radices habent