Les Echos ont consacré un article à la forêt comme actif réel devenu accessible aux épargnants. Adrien Sebastiao, consultant associé chez TerrAgree, y est interrogé sur la démocratisation de cet investissement.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 9 août 2026
Le journal observe que la demande de forêts progresse depuis la crise sanitaire, portée par deux profils d’épargnants : ceux qui cherchent un actif décorrélé des marchés financiers, donc peu volatil, et ceux qui veulent donner un sens écologique à leur épargne. Il n’élude pas la contrepartie et la place dès le chapô : le rendement de cet actif patrimonial reste faible.
Adrien Sebastiao y corrige une idée reçue. Beaucoup de particuliers croient découvrir un produit nouveau alors qu’il s’agit, avec l’or, de l’un des placements les plus anciens du monde. Ce qui a changé n’est pas l’actif, c’est son accès : la « confidentialité » qui entourait longtemps la forêt n’a plus cours.
Cet accès s’est ouvert par les véhicules collectifs. Les groupements fonciers forestiers, puis plus récemment les groupements forestiers d’investissement, permettent d’entrer avec des tickets sans commune mesure avec l’acquisition d’un massif en direct.
Lire l’article sur le site des Echos
La démocratisation est réelle, et elle est bonne. Elle appelle toutefois une précision que le format d’un article de presse permet rarement.
Détenir une part de groupement et détenir une forêt ne sont pas la même chose. Le premier donne accès à une classe d’actifs, avec la gestion déléguée, la mutualisation du risque et une liquidité relative. Le second engage un bien identifié, avec ses aléas propres, sa conduite à décider et son usage. Les deux se défendent, mais ils ne répondent pas à la même intention, et le ticket d’entrée n’est pas le bon critère pour choisir entre eux.
Quant au rendement, il ne se juge pas sur le revenu d’un exercice. La forêt capitalise en volume avant de distribuer en euros, et sa performance se lit sur la durée d’une révolution, non sur une année.
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Homo et arbor radices habent