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Prix de la forêt en Haute-Garonne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Haute-Garonne ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 555 et 25 442 €/ha, sur une surface médiane de 2,11 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Haute-GaronneOccitanieFrance
Prix médian (€/ha)6 5525 6765 323
1er quartile (€/ha)2 5002 0022 303
3e quartile (€/ha)25 83022 40114 976
Nombre de mutations70111 17086 327
Surface échangée (ha)2 721non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,2non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le troisième quartile départemental dépasse de 61 % le troisième quartile national, quand le premier quartile est proche du niveau national. Le rapport entre les deux atteint 10,0, contre 6,6 au plan national. Deux marchés cohabitent sans se toucher.

La médiane est presque stable sur cinq ans, de 6 321 à 6 602 €/ha, soit 4,4 % en euros courants. Le troisième quartile recule en revanche de 23,0 %.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211726 197en attenteen attente
20221167 886en attenteen attente
20231546 648en attenteen attente
20241286 922en attenteen attente
20251315 800en attenteen attente

L’effet de taille est irrégulier : 6 594 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 674 ventes, 4 846 €/ha de 10 à 25 hectares sur 28 ventes, 9 818 €/ha de 25 à 100 hectares sur 12 ventes. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée sur la période.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Garonne, la confusion est aggravée par la présence d’une métropole d’un million d’habitants qui déforme la valeur du sol sur toute la moitié nord du département.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Dans la couronne toulousaine, elle intègre une composante périurbaine étrangère à la sylviculture. Dans le Comminges, elle redevient une valeur forestière ordinaire, contrainte par la pente et par l’éloignement.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une hêtraie de piémont pyrénéen, elle est souvent faible une fois le coût de mobilisation retranché. Sur un chêne de coteau accessible, elle est réelle mais modeste.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 6 682 sangliers, 5 872 chevreuils, 2 187 cerfs élaphes et 95 isards ont été prélevés dans le département. Le tableau de cerf est élevé et constitue un argument de valorisation sur les propriétés du sud.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Comminges

Hêtre et sapin, au sud du département et sur les Hautes-Pyrénées. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte aucune appréciation de nos conseillers sur ce secteur, la mention étant explicitement « pas d’avis ». C’est pourtant là que se fait le marché forestier du département.

Le Lauragais

Secteur peu boisé, feuillus, à l’est de Toulouse et sur l’Aude. Nos conseillers y voient des massifs de qualité possible, mais sans plus. Le recul est net et il concerne le secteur le plus proche de la métropole.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le hêtre et le sapin pectiné occupent les versants du Comminges, autour du Cagire et d’Arbas, avec des débouchés de sciage et de palette pour le premier, de charpente pour le second. Le chêne pubescent tient les coteaux molassiques, en peuplements peu productifs. Le peuplier occupe les vallées de la Garonne et de l’Ariège, à cycle court. La forêt de Bouconne, en périphérie ouest de Toulouse, relève d’une fonction récréative plus que productive.

L’appareil local recensé compte 682 établissements, dont 36 scieries, 82 entreprises d’exploitation forestière et 119 de sylviculture. Les unités les plus importantes sont Lagrange Production à La Magdelaine-sur-Tarn, de 100 à 199 salariés, Alliance Forêts Bois à Toulouse et la Société d’exploitation des bois du Sud-Ouest à Saint-Gaudens, de 50 à 99 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés haut-garonnaises.

La desserte
Elle sépare le département en deux. Au nord, tout est accessible. Dans le Comminges, l’accès grumier conditionne l’existence même d’une recette.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,11 hectares, le département est morcelé, et l’absence de toute vente de plus de cent hectares en cinq ans prive le marché de références sur les grands ensembles.
La pente
Déterminante au sud. Au delà de trente pour cent, l’exploitation change de nature et la valeur de consommation s’effondre.
La portance
Les molasses argileuses des coteaux se déforment vite après épisode pluvieux et restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
Avec 2 187 cerfs élaphes prélevés en 2024, la demande cynégétique est réelle et se capitalise sur les propriétés constituées du sud du département.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 12 mutations sur 714 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 1.7 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages Natura 2000 en montagne, droits d’usage et de pacage, servitudes de passage, et pression d’urbanisme sur la couronne toulousaine.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 143 ventes par an de plus d’un hectare. Sa géographie est entièrement méridionale : les neuf communes les plus actives, Montbrun-Bocage avec dix-huit mutations en cinq ans, Saleich quatorze, Montesquieu-Volvestre et Puymaurin douze, Sauveterre-de-Comminges neuf, puis Saint-Michel, Malvezie, Boutx et Milhas avec huit chacune, se situent toutes dans le Volvestre et le Comminges. Aucune commune de la couronne toulousaine n’y figure. Les plus grandes opérations restent modestes : Esperce, soixante-quinze hectares, Lautignac, soixante-treize, Herran, quarante-huit.

Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et éleveurs du piémont achètent le boisement pour des motifs d’agrandissement et d’accès. Les chasseurs portent le troisième quartile sur les propriétés constituées du sud. Les acquéreurs urbains, venus de Toulouse, alimentent un segment de petites parcelles où la composante d’agrément l’emporte largement sur la sylviculture.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est la scission du marché. Un rapport de 10,0 entre les quartiles, dans un département où le premier quartile se situe au niveau national et le troisième 61 % au dessus, signifie que la médiane départementale ne décrit aucune propriété réelle. Toute évaluation qui s’y adosse est indéfendable.

Le deuxième point est que la métropole ne soutient pas le prix de la forêt, elle en soutient une frange. Le Lauragais, secteur le plus proche de Toulouse, recule de 22,6 % en cinq ans. La proximité urbaine crée une prime sur la petite parcelle d’agrément, elle ne crée pas de marché forestier. Un propriétaire de coteau qui compte sur la pression toulousaine se trompe de mécanisme.

Le troisième point est le coût de mobilisation dans le Comminges. Trente-six scieries pour l’ensemble du département, deux entreprises d’exploitation structurées recensées à Saint-Gaudens : le nombre d’opérateurs capables d’aller chercher un lot en forte pente est limité, et cette rareté se paie sur le prix net vendeur, indépendamment de la qualité du peuplement.

Le quatrième point est une lacune de notre propre référentiel, et nous préférons l’écrire. Le Comminges concentre l’essentiel du marché forestier haut-garonnais, sa cote progresse de 7,8 % en cinq ans, et notre référentiel porte sur ce secteur la mention « pas d’avis ». Nous publions le chiffre, l’analyse de terrain reste à établir.

Faire évaluer une forêt en Haute-Garonne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département scindé entre une couronne métropolitaine et un piémont pyrénéen, l’évaluation suppose de qualifier d’abord le marché adressable, puis de séparer la valeur du fonds de celle de la superficie et de chiffrer le coût de mobilisation.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Garonne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Haute-Garonne ?

Le prix médian constaté s’établit à 6 552 €/ha entre 2021 et 2025, sur 714 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 20 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 555 et 25 442 €/ha.

Pourquoi l’écart de prix est-il aussi large dans ce département ?

Le rapport entre le troisième et le premier quartile atteint 10,0, contre 6,6 au plan national. Deux marchés cohabitent sans se toucher : un marché de production en Comminges, contraint par la pente et le coût de mobilisation, et un marché de petites parcelles d’agrément dans l’orbite toulousaine.

La proximité de Toulouse fait-elle monter le prix des forêts ?

Le Lauragais, secteur le plus proche de la métropole, recule de 22,6 % en cinq ans, à 5 546 €/ha, et aucune commune de la couronne toulousaine ne figure parmi les neuf plus actives du marché. La pression urbaine crée une prime ponctuelle sur la petite parcelle, elle ne construit pas de marché forestier.

Où se vendent réellement les forêts en Haute-Garonne ?

Les neuf communes les plus actives, de Montbrun-Bocage à Milhas en passant par Saleich, Montesquieu-Volvestre et Sauveterre-de-Comminges, se situent toutes dans le Volvestre et le Comminges, au sud du département. Le marché forestier haut-garonnais est un marché de piémont pyrénéen.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Haute-Garonne ?

Quatre vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le nombre d’opérateurs réellement capables d’intervenir sur le lot, l’existence de droits d’usage ou de pacage en zone de montagne, et le montant du bail de chasse, le tableau de cerf élaphe étant élevé au sud du département.

Ces 714 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Comminges et Lauragais parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Loire : un marché forestier où la propriété constituée ne se vend presque jamais

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans la Loire ?

La surface médiane des ventes s’établit à 1,90 hectare, parmi les plus faibles de France. La Loire est un marché de très petites parcelles, et cette caractéristique commande tout le reste. La moitié des ventes se règlent entre 2 000 et 9 037 €/ha.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025LoireAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)4 1183 6365 323
1er quartile (€/ha)1 9871 6262 303
3e quartile (€/ha)8 6499 33114 976
Nombre de mutations1 47915 73986 327
Surface échangée (ha)4 891non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)1,9non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La progression est l’une des plus fortes du pays : la médiane passe de 3 394 €/ha en 2021 à 5 000 €/ha en 2025, soit 47,3 % en euros courants, quand le national gagne 5,5 %. Le

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212563 294en attenteen attente
20223374 105en attenteen attente
20233034 520en attenteen attente
20243104 041en attenteen attente
20252734 667en attenteen attente

La taille joue peu, faute de matière : 4 134 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 5 973 €/ha de 10 à 25 hectares, 5 608 €/ha de 25 à 100 hectares sur onze ventes seulement. Aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans. Dans la Loire, le segment de la grande propriété n’existe pas sur le marché.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Une évaluation les sépare, et dans la Loire le déséquilibre entre les deux est frappant.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les monts du Forez et le Beaujolais vert, les stations à douglas comptent parmi les meilleures de France. Sur les versants secs du Roannais et les hautes chaumes, la production est bien moindre.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une parcelle de deux hectares, cette valeur se heurte à un obstacle matériel : la mise en marché d’un lot aussi petit supporte des frais fixes qui grèvent le prix net vendeur.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Elle est ici plus modeste qu’ailleurs, avec 3 400 sangliers et 3 535 chevreuils prélevés en 2024, l’un des tableaux les plus faibles des départements étudiés.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Beaujolais

Douglas, chêne et sapin, sur le Beaujolais vert. Nos conseillers y voient l’une des meilleures stations forestières françaises pour le douglas, et positionnent le marché nettement au dessus de la valeur technique. Le débouché résineux est structuré, avec des opérateurs à La Roche-en-Brénil, Sougy-sur-Loire et dans le Rhône.

Le Forez

Douglas, sapin et épicéa, sur les monts du Forez et le Livradois-Forez. Nos conseillers résument : très bon pour le douglas et le sapin.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le douglas et le sapin pectiné constituent le capital de valeur, issus des reboisements de montagne du siècle dernier. Le chêne et les feuillus divers occupent les basses pentes et les fonds de vallée, avec une valeur unitaire nettement inférieure. Le châtaignier est présent sur les versants acides, sans débouché de valeur.

L’appareil local recensé compte 63 scieries, 19 unités d’imprégnation, 419 établissements d’exploitation forestière et 797 entreprises de sylviculture, soit 1 812 établissements. Les unités structurées se situent à Boisset-lès-Montrond, Savigneux, Belmont-de-la-Loire, Saint-Priest-la-Prugne, Chalmazel-Jeansagnière et Noirétable. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Le fait notable est la coïncidence entre les communes les plus actives du marché et l’implantation des scieries : Saint-Priest-la-Prugne, Chalmazel-Jeansagnière, Noirétable et Belmont-de-la-Loire figurent dans les deux listes. Le marché foncier ligérien se fait là où le bois se transforme.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés ligériennes.

La desserte
En montagne, elle commande tout. Une parcelle de deux hectares sans accès grumier ne trouve pas d’acquéreur professionnel, quelle que soit la qualité du peuplement.
Le morcellement
C’est le facteur structurel du département. Avec une surface médiane de 1,90 hectare, la plupart des propriétés ne permettent pas une exploitation économique isolée, et la valeur en dépend directement.
La pente
Sur les monts du Forez et les versants du Pilat, elle décide du mode d’exploitation et de son coût.
La portance
Les sols granitiques et hydromorphes des hautes chaumes restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
En 2024, 3 400 sangliers et 3 535 chevreuils ont été prélevés dans le département, un tableau modeste. Le bail se capitalise, mais il pèse moins que dans les départements de plaine.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est rare ici, la plupart des propriétés étant en dessous du seuil d’obligation.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et l’appartenance au parc naturel régional du Pilat ou du Livradois-Forez selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 299 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Chalmazel-Jeansagnière avec quarante-huit mutations en cinq ans, Saint-Priest-la-Prugne quarante-quatre, La Valla-en-Gier trente-sept, Noirétable trente-deux, Belmont-de-la-Loire trente, Sauvain vingt-sept, Usson-en-Forez vingt-six. Les plus grandes opérations restent rares : Chausseterre, deux cent dix-sept hectares, Colombier, soixante-treize, Saint-Romain-d’Urfé, cinquante-sept.

Trois profils se le partagent. Les propriétaires voisins et les agriculteurs sylviculteurs constituent le premier acquéreur : ils achètent pour regrouper et rendre exploitable ce qui ne l’était pas. Les professionnels du bois et les coopératives achètent du capital sur pied de douglas près des scieries. Les investisseurs institutionnels sont absents, faute d’ensembles de taille suffisante : aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le morcellement, et il n’est pas une nuance mais le sujet central. Une surface médiane de 1,90 hectare signifie qu’une majorité des propriétés vendues ne peuvent pas supporter seules le coût d’un chantier d’exploitation. La valeur de consommation théorique d’un douglas mûr y est réelle, mais elle se réalise mal. Un acquéreur qui applique une mercuriale sans intégrer les frais fixes de mise en marché surestime son achat.

Le deuxième point concerne la hausse. Les 47,3 % de progression en cinq ans portent sur un compartiment résineux dans un contexte de dépérissement généralisé en France. Le douglas du Forez et du Beaujolais vert est mieux tenu que l’épicéa, mais il n’est pas indemne, et les stations limites se comportent mal en épisode de sécheresse. La qualité de la station se vérifie parcelle par parcelle, jamais au niveau de la région naturelle.

Le troisième point est l’absence de marché haut. Aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, onze ventes seulement entre vingt-cinq et cent hectares. Un propriétaire qui détiendrait un ensemble de cette taille dans la Loire ne trouverait pas de comparable local : sa mise en marché devrait s’adresser à des acquéreurs extérieurs au département, et le délai s’en ressentirait.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Deux mutations recensées, à Saint-Romain-d’Urfé et à Renaison, affichent des prix supérieurs à 60 000 €/ha sur plusieurs dizaines d’hectares : ces montants ne sont pas des prix de forêt et ne se transposent à aucune propriété.

Faire évaluer une forêt dans la Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la parcelle médiane fait moins de deux hectares, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, de qualifier la station et surtout d’apprécier honnêtement ce que la mise en marché d’un petit lot coûtera au vendeur.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans la Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 118 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 479 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 25 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 000 et 9 037 €/ha.

Le prix de la forêt monte-t-il dans la Loire ?

La médiane départementale passe de 3 394 €/ha en 2021 à 5 000 €/ha en 2025, soit 47,3 % en euros courants, l’une des plus fortes progressions de France. Le premier quartile gagne 58,7 % sur la même période, ce qui indique un mouvement qui touche l’ensemble du marché.

Le Forez est-il un bon secteur pour le douglas ?

Nos conseillers tiennent le Forez et le Beaujolais vert pour deux des meilleures stations françaises du douglas, avec un débouché résineux structuré. Les cotes s’établissent à 3 759 €/ha pour le Forez et 4 506 €/ha pour le Beaujolais, toutes deux en progression sur cinq ans. La station se vérifie néanmoins parcelle par parcelle.

Pourquoi les forêts vendues dans la Loire sont-elles si petites ?

La surface médiane des ventes atteint 1,90 hectare, parmi les plus faibles des départements étudiés, et aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans. Le morcellement hérité du parcellaire agricole de montagne explique cette structure, et il limite la possibilité d’exploiter économiquement une propriété isolée.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans la Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : l’accès grumier effectif, déterminant en montagne, la contiguïté de la parcelle avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, la station réelle sous la plantation de douglas, et le coût de mise en marché d’un lot de faible contenance, qui se retranche du prix net vendeur.

De ces 1 479 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Beaujolais et Forez ne se paient pas au même prix. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans les Pyrénées-Atlantiques

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

La moitié des ventes se règlent entre 3 184 et 27 416 €/ha, sur une surface médiane de 2,31 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Pyrénées-AtlantiquesNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)8 1204 5045 323
1er quartile (€/ha)3 0432 0042 303
3e quartile (€/ha)25 63814 42814 976
Nombre de mutations1 11223 04586 327
Surface échangée (ha)4 373non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,3non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le troisième quartile départemental, 27 416 €/ha, dépasse de 74 % le troisième quartile national, et le rapport entre les deux quartiles atteint 8,6 contre 6,6 au plan national.

La médiane progresse de 28,7 % en euros courants sur cinq ans, de 6 907 à 8 886 €/ha, mais les quartiles bougent peu, le premier de 8,8 % et le troisième de 7,2 %. La hausse se concentre sur le cœur du marché.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212236 826en attenteen attente
20222128 613en attenteen attente
20232508 773en attenteen attente
20242327 219en attenteen attente
20251958 621en attenteen attente

L’effet de taille est inversé, singularité du département : 8 531 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 1 057 ventes, 6 972 €/ha de 10 à 25 hectares sur 55 ventes, 8 918 €/ha de 25 à 100 hectares sur 13 ventes. La petite parcelle se paie plus cher que l’ensemble moyen. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans les Pyrénées-Atlantiques, la part du fonds domine, et l’ignorer conduit à surestimer le peuplement.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur le piémont béarnais, où le maïs, la vigne de Jurançon et l’élevage se disputent le foncier, elle est tirée vers le haut par des usages qui n’ont rien de forestier.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une hêtraie exploitable par câble, elle peut être nulle, voire négative une fois le débardage retranché. Le prix payé n’en est pas moins élevé : il rémunère autre chose que le bois.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 5 598 sangliers, 7 198 chevreuils, 495 isards et 271 cerfs élaphes ont été prélevés. Le prélèvement d’isard, propre aux départements pyrénéens, distingue le produit cynégétique local de celui des massifs de plaine.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Béarn

. Le chêne y trouve un débouché de type Canadell. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte aucune appréciation de nos conseillers sur ce secteur, la mention étant explicitement « pas d’avis ».

Le Pays basque

. Nos conseillers y relèvent des zones intéressantes de peupliers et une bonne pluviométrie. Le repli ne s’explique donc pas par la qualité de la ressource.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le hêtre domine les versants, en hêtraies et hêtraies-sapinières dont la forêt d’Iraty et le Bager d’Oloron sont les massifs de référence. Le chêne pédonculé occupe le piémont, avec un débouché de sciage et de merrain. Le peuplier tient les fonds de vallée basques.

L’appareil local recensé compte 600 établissements, dont 37 scieries, 67 entreprises d’exploitation forestière, 158 de sylviculture et 25 unités d’imprégnation. Aucun ne dépasse quarante-neuf salariés : les plus importants sont la scierie Idiart à Viodos-Abense-de-Bas, Egan Aquitaine à Jatxou, les établissements Lapassade à Artiguelouve et Barillet à Lons. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés du département.

La desserte
Premier critère local. Entre une parcelle de piémont accessible au grumier et un versant exploitable par câble seulement, l’écart de coût de mobilisation dépasse souvent la recette attendue.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,31 hectares, le département est morcelé, et l’indivision successorale y est fréquente.
La pente
Elle commande tout sur les versants. Au delà de trente pour cent, l’exploitation change de nature et la valeur de consommation s’effondre.
La portance
Les sols de piémont, argileux et très arrosés, restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
Le sanglier et le chevreuil portent la demande courante, l’isard constitue un produit spécifique avec 495 prélèvements en 2024. Le droit local et l’organisation en ACCA se vérifient au cas par cas.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur, en particulier en indivision.
Le statut réglementaire
Zonages Natura 2000 étendus en altitude, droits d’usage et de pacage historiques, servitudes de passage, statut des communaux et des syndicats de vallée.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 225 ventes par an de plus d’un hectare, en repli en 2025. Sa géographie est nettement béarnaise : les neuf communes les plus actives, Monein avec trente-six mutations en cinq ans, Lasseube trente-trois, Arthez-de-Béarn vingt-deux, Salies-de-Béarn vingt, Lucq-de-Béarn seize, Lagor et Orthez quinze, Bonnut quatorze et Rontignon treize, se situent toutes en Béarn. Aucune commune du Pays basque n’y figure. Les plus grandes opérations restent modestes, quarante-neuf hectares à Baigts-de-Béarn, quarante-huit à Sauveterre-de-Béarn.

Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et éleveurs achètent le boisement de piémont pour des motifs qui débordent la sylviculture, agrandissement, accès, réserve foncière. Les particuliers et les familles alimentent le cœur du marché. Les professionnels du bois sont peu présents à l’achat foncier.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point commande tous les autres. Le prix payé dans les Pyrénées-Atlantiques n’est pas, pour l’essentiel, un prix de bois. L’inversion de l’effet de taille en apporte la démonstration : une parcelle de 1 à 10 hectares se négocie 8 531 €/ha, un ensemble de 10 à 25 hectares 6 972 €/ha. Si le bois faisait la valeur, le rapport serait inverse. La petite parcelle de piémont porte une prime d’usage, agricole, résidentielle ou d’agrandissement, qui ne se transpose pas à un massif. Un propriétaire de trente hectares de versant qui se cale sur la médiane départementale se trompe d’un facteur significatif.

Le deuxième point est le coût de mobilisation. Sur un versant à forte pente, l’exploitation par câble absorbe une part majeure de la recette : la valeur de consommation peut être nulle une fois le débardage retranché, et la valeur du massif se réduit à celle du fonds.

Le troisième point est le hêtre. Il occupe la surface, et son débouché principal reste le bois énergie et la palette, à prix unitaires faibles. Une hêtraie mûre et bien conformée n’est pas une garantie de recette : elle suppose un acheteur capable d’aller la chercher.

Le quatrième point est une lacune de notre propre référentiel. Le Béarn concentre l’essentiel du marché, sa cote progresse de 42,2 % en cinq ans, et notre référentiel porte sur ce secteur la mention « pas d’avis ». Un chiffre inexpliqué ne fonde pas une négociation.

Faire évaluer une forêt dans les Pyrénées-Atlantiques

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où le prix unitaire décroît avec la taille et où la pente commande la recette, l’évaluation suppose de séparer strictement la valeur du fonds de celle de la superficie et de chiffrer le coût de mobilisation avant toute conclusion.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Pyrénées-Atlantiques.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Le prix médian constaté s’établit à 8 120 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 125 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 53 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 184 et 27 416 €/ha.

Pourquoi une petite parcelle s’y vend-elle plus cher qu’un ensemble moyen ?

Le prix médian atteint 8 531 €/ha de 1 à 10 hectares et redescend à 6 972 €/ha de 10 à 25 hectares. Cette inversion traduit une prime d’usage sur les petites parcelles de piémont, agricole, résidentielle ou d’agrandissement, qui ne se retrouve pas sur les massifs de versant valorisés sur leur seule production.

Le Béarn et le Pays basque se valorisent-ils de la même manière ?

Les deux régions naturelles affichent des cotes très proches, 8 090 €/ha pour le Béarn et 7 788 €/ha pour le Pays basque, mais des trajectoires opposées sur cinq ans, une progression de 42,2 % contre un recul de 37,0 %. Les neuf communes les plus actives du marché départemental se situent toutes en Béarn.

La pente réduit-elle la valeur d’une forêt pyrénéenne ?

Au delà de trente pour cent de pente, l’exploitation suppose un câble ou un tracteur forestier lourd, dont le coût absorbe une part majeure de la recette. La valeur de consommation d’une hêtraie de versant peut devenir nulle une fois le débardage retranché, la valeur du massif se réduisant à celle du fonds.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Cinq vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le coût de mobilisation jusqu’au premier point de chargement, les droits d’usage ou de pacage historiques, l’état de l’indivision, et le débouché réel du hêtre.

Une médiane de 8 120 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Béarn et Pays basque sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Yonne : un marché forestier où la taille du lot commande le prix à l’hectare

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans l’Yonne ?

Douze mille hectares échangés en cinq ans pour 1 313 ventes : l’Yonne est un département de grandes propriétés, et sa médiane, calculée sur des transactions dont la moitié font moins de 2,36 hectares, décrit mal le marché qui compte. La moitié des ventes se règlent entre 1 962 et 12 770 €/ha.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025YonneBourgogne-Franche-ComtéFrance
Prix médian (€/ha)4 0054 2865 323
1er quartile (€/ha)1 8092 0882 303
3e quartile (€/ha)11 75310 30914 976
Nombre de mutations1 2948 05986 327
Surface échangée (ha)12 168non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,4non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le prix par tranche de surface est l’indicateur utile : 3 910 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 7 047 €/ha de 10 à 25 hectares, 11 522 €/ha de 25 à 100 hectares, 15 616 €/ha au dessus de cent hectares, sur dix-neuf ventes. Un grand ensemble se paie quatre fois le prix unitaire d’une petite parcelle.

L’Yonne est par ailleurs l’un des rares départements en recul : la médiane passe de 4 236 €/ha en 2021 à 3 979 €/ha en 2025, soit une baisse de 6,1 % en euros courants, et d’environ vingt points en euros constants.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212663 900en attenteen attente
20222784 204en attenteen attente
20232703 974en attenteen attente
20242244 317en attenteen attente
20252563 974en attenteen attente

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Une évaluation les sépare, et dans l’Yonne elle sépare aussi ce qui relève du bois et ce qui relève de la chasse.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Elle distingue les sols humides et profonds de la Puisaye, favorables au chêne, des plateaux calcaires du Tonnerrois, où nos conseillers relèvent des sols tantôt superficiels, tantôt bons dans les combes.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne de merrain, le capital est considérable mais immobilisé pour longtemps.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 18 245 sangliers prélevés en 2024, l’un des tout premiers tableaux de Bourgogne, cette composante est déterminante sur les grandes propriétés.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Puisaye

Chêne et feuillus de sols humides, autour de Saint-Fargeau. Nos conseillers y voient un très bon secteur, notamment pour le chêne, avec une chasse prisée parce que le foncier est structuré par de grandes propriétés. Les acheteurs de chêne y sont de premier plan.

Le Pays d’Othe

Chêne sessile de qualité, au nord-est du département. Secteur prisé pour sa proximité avec Troyes et Reims, bien desservi, avec une station favorable à la production et des merrandiers à courte distance.

Le Sénonais

Chêne et feuillus, au nord. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de feuillus.

Le Tonnerrois

Chêne et feuillus de plateau calcaire. Nos conseillers en font un secteur délicat : des sols tantôt superficiels, tantôt bons dans les combes, de bons endroits et des moins bons, avec des dépérissements notables.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne domine la valeur, avec deux qualités distinctes : le chêne de Puisaye et du Pays d’Othe, destiné au merrain et à la tonnellerie, et le chêne de plateau du Tonnerrois, plus irrégulier. Le hêtre, le charme et les feuillus divers accompagnent, avec une valeur unitaire faible. Les résineux sont marginaux, sauf sur la bordure morvandelle du sud du département.

L’appareil local recensé est parmi les plus légers des départements que nous avons traités : 22 scieries, 153 établissements d’exploitation forestière et 262 entreprises de sylviculture, soit 696 établissements. Les unités structurées se situent à Saint-Florentin, Cerisiers, Toucy, Pont-sur-Yonne et Saint-Maurice-Thizouaille, avec une merranderie et une parqueterie. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cette faiblesse relative de l’appareil local est un point à peser : le chêne icaunais est de qualité, mais une partie des acheteurs vient de l’extérieur du département, notamment de l’Aube et de la Nièvre voisines. Le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés icaunaises.

La desserte
Le relief est modéré et le réseau routier dense, ce qui déplace la question vers la place de dépôt et la portance.
Le morcellement
Le prix unitaire est multiplié par quatre entre les parcelles de moins de dix hectares et les ensembles de plus de cent. C’est le facteur dominant du département.
La pente
Marginale, sauf sur les combes du Tonnerrois et la bordure morvandelle.
La portance
Les sols humides de la Puisaye et les argiles de plateau restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
En 2024, 18 245 sangliers, 8 992 chevreuils et 562 cerfs élaphes ont été prélevés. Sur les grandes propriétés de Puisaye, le bail pèse souvent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est la norme sur le segment haut.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et l’appartenance au parc naturel régional du Morvan au sud du département.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 263 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Charny Orée de Puisaye avec quarante mutations en cinq ans, Appoigny, Seignelay et Charbuy dix-sept chacune, Saints-en-Puisaye, Quarré-les-Tombes, Treigny-Perreuse-Sainte-Colombe et Mézilles seize. Les plus grandes opérations se situent à Mézilles, six cent quarante-cinq hectares, à Aisy-sur-Armançon, quatre cent dix-sept, à Perrigny-sur-Armançon, trois cent quarante-trois.

Trois profils se le partagent. Les investisseurs, les groupements forestiers et les acquéreurs de propriétés de chasse absorbent le segment haut et expliquent les 15 616 €/ha au dessus de cent hectares. Les professionnels du bois, souvent extérieurs au département, achètent du chêne à la valeur technique. Les particuliers et les voisins alimentent le premier quartile, à 1 962 €/ha, l’un des plus bas des départements de plaine.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que le marché icaunais baisse pendant que ses régions naturelles montent, et l’inverse. La médiane départementale recule de 6,1 % en cinq ans, alors que le Tonnerrois progresse de 62,4 % et le Pays d’Othe de 52,3 %, tandis que la Puisaye recule de 9,6 % et le Sénonais de 20,0 %. Ces mouvements contradictoires, mesurés sur des échantillons de trois cents à six cents ventes, invitent à la prudence : aucun de ces chiffres ne constitue à lui seul une cote opposable, et un vendeur qui choisirait celui qui l’arrange se ferait contredire.

Le deuxième point est sanitaire. Nos conseillers relèvent des dépérissements notables dans le Tonnerrois, sur des plateaux calcaires où les sols superficiels exposent le chêne au stress hydrique. La progression de la cote de ce secteur, la plus forte du département, ne doit pas faire oublier que la ressource y est fragilisée.

Le troisième point tient à la structure du marché. Dix-neuf ventes de plus de cent hectares en cinq ans, à 15 616 €/ha, coexistent avec plus d’un millier de petites parcelles à 3 910 €/ha. Ces deux marchés ne communiquent pas, et la médiane départementale n’a de sens pour aucun des deux.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. La plus grande mutation recensée, six cent quarante-cinq hectares à Mézilles, affiche un prix à l’hectare qui n’a aucun sens forestier : il s’agit manifestement d’un ensemble bâti. Aucune valeur ne se déduit d’une ligne DVF sans en connaître la composition.

Faire évaluer une forêt dans l’Yonne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où le prix unitaire varie du simple au quadruple selon la surface et où les régions naturelles évoluent en sens contraire, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, de qualifier la station et de positionner la propriété sur le bon segment.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans l’Yonne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans l’Yonne ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 005 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 313 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP. Ce chiffre est peu représentatif : le prix médian va de 3 910 €/ha en dessous de dix hectares à 15 616 €/ha au dessus de cent hectares.

Le prix de la forêt baisse-t-il dans l’Yonne ?

La médiane départementale recule de 4 236 €/ha en 2021 à 3 979 €/ha en 2025, soit 6,1 % en euros courants et environ vingt points en euros constants. Ce recul global masque des mouvements contraires entre régions naturelles, le Tonnerrois et le Pays d’Othe progressant fortement tandis que la Puisaye et le Sénonais reculent.

Où la forêt se paie-t-elle le plus cher dans l’Yonne ?

La Puisaye affiche la cote la plus élevée avec 5 329 €/ha, devant le Pays d’Othe à 5 118 €/ha, le Sénonais à 3 913 €/ha et le Tonnerrois à 3 636 €/ha. La qualité du chêne et la structure du foncier en grandes propriétés de chasse expliquent la position de la Puisaye.

Pourquoi les grandes propriétés se paient-elles quatre fois plus cher à l’hectare dans l’Yonne ?

Dix-neuf ventes de plus de cent hectares ont été recensées en cinq ans, à 15 616 €/ha médians. Ces ensembles réunissent une chasse constituée, avec 18 245 sangliers prélevés dans le département en 2024, un chêne de qualité et un document de gestion. Ils s’adressent à des investisseurs et à des acquéreurs de propriétés de chasse.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans l’Yonne ?

Quatre vérifications s’imposent : la profondeur réelle du sol sur les plateaux calcaires du Tonnerrois, où les dépérissements sont notables, la qualité du chêne au regard des débouchés de merranderie, la distance aux acheteurs, l’appareil local étant léger, et le bail de chasse en cours, déterminant sur les grands ensembles de Puisaye.

Le chiffre de 4 005 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans l’Yonne figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Puisaye, Pays d’Othe ou Sénonais se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt du Nivernais

Les essences et la station

La composition est d’une netteté rare. Sur les 153 000 hectares de la B53, l’IGN dénombre 65 000 hectares de feuillus purs, 49 000 en mélange de deux feuillus et 28 000 en mélange de feuillus variés, contre 7 000 seulement de conifères purs. Le feuillu tient 92 pour cent de la surface. Le contraste avec le Morvan voisin, où les conifères purs occupent 34 000 hectares sur 141 000, se lit à quelques kilomètres de distance et tient à la roche mère : les marnes et argiles du Jurassique et du Crétacé du Nivernais donnent des sols profonds à bonne réserve utile, quand le granite morvandiau porte des sols acides et froids.

Le chêne sessile domine et se comporte ici comme dans les grandes chênaies de futaie régulière. Aux Bertranges, l’ONF décrit un peuplement à 80 pour cent de sessile, d’un âge moyen de quatre-vingt-dix ans, et note un profil géologique proche de ceux de Tronçais et de Bercé. Le sessile y grandit avant de grossir, et c’est la lenteur de la croissance qui fait la finesse du grain recherchée par la tonnellerie. Les hauteurs atteintes appellent une précaution technique que nous rappelons à chaque dossier nivernais : les plus beaux sujets dépassent trente-cinq mètres, et les barèmes de cubage Adrian et Chaudé s’arrêtent à vingt-huit mètres. Employés au-delà, ils sous-estiment le volume. Sur ces peuplements, seuls les tarifs Schaeffer conviennent.

Le climat mérite d’être lu à l’échelle du département et non de la région. Nos relevés sur les stations Météo-France de la Nièvre, sur trente ans jusqu’en 2024, donnent un déficit hydrique estival de 211 millimètres à Clamecy et de 209 à Saint-Pierre-le-Moûtier, contre 82 à Château-Chinon et 69 à Larochemillay. D’un bout à l’autre du même département, le déficit varie du simple au triple. La chênaie nivernaise est du côté sec, et cette contrainte croîtra.

La filière et les débouchés

Le Nivernais possède ce qui manque à presque tous les autres massifs français : la chaîne de valeur du chêne est implantée sur place. La Maison Charlois est à Murlin, en lisière des Bertranges, avec sa scierie et sa branche foresterie. Nièvre Merrain fend à Varzy. La tonnellerie Berthomieu, avec les marques Ermitage et Oenosylva, est à La Charité-sur-Loire, et les Ateliers du Chêne travaillent à Saint-Martin-du-Puy. La scierie Petitrenaud, à Dirol, complète le dispositif merrandier. Le parquet a ses unités à Myennes. Le résineux, minoritaire, trouve son débouché à Sougy-sur-Loire, où Bois et Sciages de Sougy, enseigne MS Bois du groupe Monnet-Sève, est la plus grosse unité du département avec cent à cent quatre-vingt-dix-neuf salariés.

Cette densité a une conséquence directe sur le prix payé au propriétaire. Le merrandier achète debout, dans un rayon court, et la concurrence entre Murlin, Varzy et Dirol se joue sur les mêmes lots. Un propriétaire nivernais qui vend son chêne en gré à gré sans mise en concurrence renonce à un avantage que peu de régions offrent. L’extrait Sirene recense pour l’ensemble du département 1 150 établissements de la filière, dont trente scieries.

Les contraintes

La première n’est pas cynégétique. La saison 2024 place la Nièvre au quarante-sixième rang national pour le cerf élaphe avec 785 prélèvements, au quarante-huitième pour le chevreuil et au trente-septième pour le sanglier. La pression existe, elle n’est pas déterminante, et le renouvellement ne s’y joue pas d’abord sur la clôture.

La contrainte réelle est sanitaire. Sur la Bourgogne-Franche-Comté, l’IGN mesure pour la période officielle 2014-2022 une production brute de feuillus de 6,6 millions de mètres cubes par an et une mortalité de 1,6 million, soit un quart de la production annulé. Sur 2005-2012, le rapport était de 6 pour cent. La mortalité feuillue a quadruplé en dix ans. Le chêne sessile résiste mieux que le pédonculé et le hêtre, mais aucun peuplement nivernais ne doit être valorisé aujourd’hui sans un examen sanitaire porté au dossier.

Le marché forestier en Nivernais

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane de la Nièvre s’établit à 4 479 euros par hectare, en progression de 26,5 pour cent depuis 2021 quand le repère national n’avance que de 5,0. Mais la médiane départementale dit peu, car l’effet de surface y est plus violent qu’ailleurs : 3 557 euros pour les mutations de un à dix hectares, 8 499 de dix à vingt-cinq, 12 929 au-delà de vingt-cinq. Un rapport de trois et demi, contre deux et demi au plan national.

Cette pente est la signature d’un marché de production. On n’achète pas ici un morceau de bois pour la promenade, on achète une chênaie constituée, et le prix suit le capital sur pied. Nos conseillers qualifient d’ailleurs le Nivernais à la valeur technique, non au-dessus : le prix payé s’explique par le peuplement, il n’a pas besoin d’une prime de rareté ou d’agrément pour se justifier.

Le repère amont est celui du chêne sur pied. Aux ventes groupées des Experts Forestiers de France, France entière, le gros bois de plus de 1,5 mètre cube a culminé au second semestre 2022 à 292,84 euros le mètre cube, puis est revenu à 246,89 au second semestre 2024. À classe et à semestre comparables, le premier semestre 2025 s’inscrit à 221,25 euros contre 244,35 un an plus tôt, soit un repli de 9,5 pour cent. Le second semestre 2025 a changé de nomenclature et nous ne le chaînons pas à la série précédente.

Biens disponibles

Les forêts disponibles dans le Nivernais

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur la Nièvre, le Cher et l’Yonne. Aucune propriété nivernaise n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

Voir toutes les forêts à vendre Le bureau du massif

La Charité-sur-Loire, bureau technique TerrAgree Forêt

Le bureau de La Charité-sur-Loire

Votre interlocuteur : Adrien Sebastiao

23 rue Maréchal Foch
63000 Clermont-Ferrand

04 43 97 19 18
contact@terragree.com

Le bureau se tient à l’intérieur du massif, à quinze kilomètres des Bertranges. Il suit la Nièvre et ses marges en gestion forestière comme en transaction, et connaît les acheteurs de chêne sur pied du secteur.

Faire évaluer ma forêt dans le Nivernais Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Haute-Loire : le parcellaire forestier le plus morcelé de France

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Haute-Loire ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 443 et 7 346 €/ha, sur une surface médiane de 2,02 hectares. Avec 1 947 transactions en cinq ans, la Haute-Loire est un marché actif malgré sa taille modeste.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Haute-LoireAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)3 1883 6365 323
1er quartile (€/ha)1 4431 6262 303
3e quartile (€/ha)7 3469 33114 976
Nombre de mutations1 94715 73986 327
Surface échangée (ha)6 551non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché recule : la médiane passe de 3 754 €/ha en 2021 à 3 150 €/ha en 2025, soit une baisse de 16,1 % en euros courants. La trajectoire est irrégulière, avec une remontée en 2023 puis un nouveau repli.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20214003 499en attenteen attente
20224023 098en attenteen attente
20234053 689en attenteen attente
20243673 015en attenteen attente
20253732 929en attenteen attente

La taille joue de façon atypique : 3 323 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 3 090 €/ha de 10 à 25 hectares, sur cinquante-huit ventes, puis 7 361 €/ha de 25 à 100 hectares, sur dix ventes seulement. Le passage à la tranche intermédiaire ne rapporte rien ; il faut atteindre vingt-cinq hectares pour que le prix unitaire double. Aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Loire, la question posée par ce niveau de prix rejoint celle du Puy-de-Dôme voisin : où passe la valeur d’une ressource résineuse que nos conseillers jugent bonne ?

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur le Velay oriental et les contreforts du Livradois, la station à sapin et à douglas est bonne. L’altitude allonge les révolutions et la pente renchérit la sortie des bois.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une sapinière-hêtraie, le hêtre associé pèse un volume important pour une valeur unitaire faible.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 2 841 sangliers, 4 330 chevreuils et 1 147 cerfs élaphes prélevés en 2024. Le tableau de sanglier est l’un des plus faibles de nos travaux : la Haute-Loire n’est pas un département d’agrément cynégétique.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

L’Aubrac

Hêtre et résineux d’altitude, sur la frange sud-ouest. Nos conseillers y voient un secteur plutôt agricole, avec de jolis peuplements résineux dans les combes intéressantes. Cote.

Le Velay oriental

Douglas, sapin et pin sylvestre. Nos conseillers relèvent une bonne production de sapin et de douglas, mais aussi peu d’acteurs de la filière.

La Margeride

Sapin, pin sylvestre, douglas et hêtre. Bonne production résineuse selon nos conseillers, sur de bons sols forestiers, avec une exploitation facilitée à l’ouest, du côté de l’A75, et une filière qui se dynamise lentement.

Le Livradois

Sapinière-hêtraie, avec La Chaise-Dieu pour référence. Nos conseillers y voient une très bonne station pour le douglas, tout en soulignant que la sapinière-hêtraie reste majoritaire et que l’exploitation n’est pas toujours commode sur les contreforts. , l’échantillon le plus solide du département.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et le douglas constituent le compartiment de valeur, sur le Velay oriental, la Margeride et les contreforts du Livradois. Le hêtre, associé au sapin dans la sapinière-hêtraie, occupe des volumes importants pour une valeur unitaire faible. Le pin sylvestre occupe les stations sèches du bassin du Puy.

L’appareil local recensé compte 62 scieries, 309 établissements d’exploitation forestière et 546 entreprises de sylviculture, soit 1 313 établissements. Il abrite une unité de première transformation de 100 à 199 salariés à Dunières, ainsi que des sites structurés à Craponne-sur-Arzon, La Chapelle-Geneste, Araules et Sembadel. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Une observation s’impose ici. Nos conseillers indiquent, pour le Velay oriental, qu’il y a peu d’acteurs de la filière, alors que le recensement fait apparaître une unité de plus de cent salariés à Dunières, au cœur même de ce secteur, et 309 exploitants forestiers dans le département. Ces deux lectures ne se recoupent pas. Nous les présentons toutes deux plutôt que d’en écarter une, et la question mérite d’être tranchée sur le terrain.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés altiligériennes.

La desserte
Nos conseillers la signalent comme non commode sur les contreforts du Livradois et facilitée sur la Margeride ouest. Cet écart commande le prix du même peuplement.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,02 hectares et une tranche intermédiaire qui ne rapporte aucune prime, le département est structurellement handicapé sur ce point.
La pente
Déterminante sur les gorges de la Loire et de l’Allier et sur les versants du Mézenc.
La portance
Les sols volcaniques du Velay et les zones humides du Devès imposent des chantiers en période sèche ou gelée.
Le droit de chasse
En 2024, 2 841 sangliers, 4 330 chevreuils et 1 147 cerfs élaphes ont été prélevés. Le bail se capitalise, mais il pèse moins qu’ailleurs.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 11 mutations sur 1947 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 0.6 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et l’appartenance au parc naturel régional Livradois-Forez ou à celui des Monts d’Ardèche selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 396 ventes par an de plus d’un hectare, un rythme élevé rapporté à la surface boisée. Les communes les plus actives sont Le Chambon-sur-Lignon et Dunières avec quarante et une mutations en cinq ans, Tence et Riotord trente-sept, Saint-Julien-Molhesabate trente, Saint-Jeures, Retournac et Bas-en-Basset vingt-neuf. Toutes se situent sur le plateau vellave oriental, autour du bassin de Dunières, c’est-à-dire dans un rayon très court autour de la principale unité de transformation du département. Les plus grandes opérations restent rares : Auvers, trois cent quatre-vingt-cinq hectares, très au dessus des suivantes, Saint-Just-près-Brioude avec cinquante-huit hectares et Jax avec quarante-neuf.

Trois profils se le partagent. Les exploitants forestiers et les scieurs achètent du sapin et du douglas à la valeur technique. Les propriétaires voisins et les agriculteurs achètent pour regrouper, dans un parcellaire très divisé. Les investisseurs institutionnels sont absents, faute d’ensembles de taille suffisante.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le morcellement, et il est le sujet central. Une surface médiane de 2,02 hectares, une tranche de dix à vingt-cinq hectares qui se paie moins cher à l’hectare que les petites parcelles, dix ventes seulement entre vingt-cinq et cent hectares en cinq ans, aucune au delà : la Haute-Loire ne propose pas d’objet forestier de taille économique. La valeur de consommation d’un beau sapin y est réelle mais elle se réalise mal, parce que le coût fixe d’un chantier ne se répartit pas.

Le deuxième point est la composition des peuplements. La sapinière-hêtraie du Livradois reste majoritaire, et le hêtre y pèse un volume important pour une valeur faible. Un cubage qui ne distingue pas les essences surestime le capital de façon substantielle. C’est l’erreur d’évaluation la plus fréquente dans ce département.

Le troisième point est la contradiction que nous relevons plus haut, et que nous ne masquons pas : nos conseillers signalent peu d’acteurs de la filière sur le Velay oriental, quand le recensement y localise une unité de plus de cent salariés et compte 309 exploitants dans le département. L’une des deux lectures est incomplète. Tant que la question n’est pas tranchée, un vendeur ne doit pas tenir pour acquis qu’il mettra plusieurs acheteurs en concurrence.

Le quatrième point est le recul du marché, de 16,1 % en cinq ans, alors que trois des quatre régions naturelles du département sont stables ou en hausse. Cet écart suggère que la baisse départementale tient à la composition des ventes plutôt qu’à un effondrement des cotes locales. Nous le signalons sans le trancher.

Faire évaluer une forêt en Haute-Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où le morcellement et la composition des peuplements commandent tout, l’évaluation suppose de distinguer le sapin et le douglas du hêtre dans le cubage, et de chiffrer le coût de sortie sur une parcelle de deux hectares.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Haute-Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 188 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 947 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 40 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 443 et 7 346 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle bon marché en Haute-Loire malgré une bonne production ?

Trois facteurs se combinent : un morcellement extrême, avec une parcelle médiane de deux hectares et aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, la prédominance de la sapinière-hêtraie dont le hêtre vaut peu, et une exploitation que nos conseillers jugent non commode sur les contreforts du Livradois.

Où trouve-t-on le meilleur résineux en Haute-Loire ?

Le Velay oriental, à 4 006 €/ha, offre une bonne production de sapin et de douglas selon nos conseillers, et la Margeride une bonne production de sapin pectiné et de douglas sur de bons sols forestiers. Le Livradois porte une très bonne station à douglas, mais la sapinière-hêtraie y reste majoritaire et l’exploitation plus difficile.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Haute-Loire ?

La médiane départementale recule de 3 754 €/ha en 2021 à 3 150 €/ha en 2025, soit 16,1 % en euros courants. Trois des quatre régions naturelles du département sont pourtant stables ou en hausse sur la même période, ce qui suggère que la baisse tient à la composition des ventes plutôt qu’à un recul général des cotes.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Haute-Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : la part du hêtre dans le cubage, la contiguïté avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, le coût de sortie des bois depuis la parcelle, et le nombre réel d’opérateurs susceptibles d’acheter la coupe, point sur lequel nos sources divergent.

Une médiane de 3 188 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Aubrac, Velay oriental ou Margeride sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Loiret : quatrième prix forestier de France, et un marché qui se retourne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans le Loiret ?

La moitié des ventes se règlent entre 5 600 et 28 496 €/ha, sur une surface médiane de 4,05 hectares. Le premier quartile du Loiret dépasse la médiane de quarante-quatre départements français : même le bas du marché y est cher.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025LoiretCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)12 2628 4645 323
1er quartile (€/ha)5 6003 9222 303
3e quartile (€/ha)28 49621 83414 976
Nombre de mutations9465 10586 327
Surface échangée (ha)11 657non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)4,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

C’est aussi l’un des reculs les plus marqués de nos travaux : la médiane passe de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit une baisse de 15,6 % en euros courants, et d’environ trente points en euros constants. Le

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
202122812 752en attenteen attente
202219714 472en attenteen attente
202317513 158en attenteen attente
202418111 275en attenteen attente
202516510 490en attenteen attente

Fait rare, le prix unitaire décroît avec la surface au delà de vingt-cinq hectares : 10 381 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 19 290 €/ha de 10 à 25 hectares, 17 348 €/ha de 25 à 100 hectares, 16 579 €/ha au dessus de cent hectares. Le segment le plus recherché est celui des propriétés de dix à vingt-cinq hectares, taille d’une chasse familiale accessible depuis Paris.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Loiret, la part du peuplement dans le prix payé est faible, et le dire est un service rendu au client.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Ici, la situation domine tout : une heure et demie de Paris, avec des massifs constitués et des étangs.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin sylvestre solognot ou un chêne de la forêt d’Orléans, cette valeur est réelle mais sans commune mesure avec les niveaux du foncier local.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le Loiret est un département cynégétique majeur, et cette composante domine souvent les deux autres réunies.

Un hectare vendu 29 000 € dans le Loiret ne porte pas cinq fois plus de bois qu’un hectare vendu 5 700 €. Il porte une chasse et une distance à Paris.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Sologne

Chêne, pin sylvestre et chasse. Nos conseillers le disent sans détour : la demande se fait sur la chasse, même s’il existe de jolis massifs de douglas et de pin sylvestre.

Le Gâtinais

Chêne, pin sylvestre et châtaignier. Secteur recherché pour la chasse, dont la proximité de Paris fait la dynamique.

La Beauce

Très peu boisée, feuillus épars. Nos conseillers résument : lorsqu’il y a des forêts, leur valeur peut monter, parce qu’elles sont rares dans un pays de grande culture.

Le Val de Loire

Peupliers et feuillus alluviaux, avec la forêt d’Orléans en bordure nord de la Sologne. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de chêne et une proximité parisienne qui dynamise le secteur.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Trois gammes coexistent. Le chêne de la forêt d’Orléans et du Val de Loire, destiné au sciage et au merrain. Le pin sylvestre solognot, de valeur unitaire modeste, dont nos conseillers notent qu’il pourrait céder la place au pin maritime. Le peuplier des vallées alluviales, compartiment à part, à cycle court.

L’appareil local recensé compte 35 scieries, 120 établissements d’exploitation forestière et 291 entreprises de sylviculture, soit 786 établissements. Les unités structurées se situent à Ouzouer-sur-Loire, Vitry-aux-Loges, Coullons, Sennely et Saint-Aignan-le-Jaillard. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cent vingt exploitants forestiers pour un département de cette taille est un chiffre bas, cohérent avec un marché où le foncier se vend pour d’autres raisons que la production.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés du Loiret.

La desserte
Le relief est nul et les accès rarement bloquants. Ce qui compte est la qualité du réseau interne d’allées et de layons, qui relève de l’aménagement cynégétique.
Le morcellement
Le segment le plus valorisé est celui de dix à vingt-cinq hectares, à 19 290 €/ha, taille d’une chasse constituée accessible à un acquéreur individuel.
La pente
Sans objet sur la totalité du département.
La portance
Les sables et argiles solognots sont hydromorphes en hiver et restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de prix. En 2024, 16 486 sangliers, 6 850 chevreuils et 1 974 cerfs élaphes ont été prélevés. La clôture, les étangs et les aménagements pèsent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
110 mutations sur 946 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 12 % : le document est ici la norme, et son absence se remarque.
Le statut réglementaire
Natura 2000 sur la Sologne et le val de Loire inscrit au patrimoine mondial, servitudes d’étangs, indivision et bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 191 ventes par an de plus d’un hectare, et le nombre décroît régulièrement, de 228 en 2021 à 166 en 2025. Les communes les plus actives sont Bazoches-sur-le-Betz avec soixante-trois mutations en cinq ans, La Ferté-Saint-Aubin trente-trois, Chuelles vingt-cinq, Bouzy-la-Forêt dix-neuf, Sury-aux-Bois dix-huit, Villemurlin seize. Les plus grandes opérations se situent à Nevoy, quatre cent quarante hectares, à Ardon, trois cent soixante-quatre, à Jouy-le-Potier, deux cent vingt-sept, à Neuvy-en-Sullias, deux cent huit.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs parisiens de propriétés de chasse fixent le haut du marché. Les investisseurs et les groupements forestiers visent les massifs de chêne du Val de Loire et de la forêt d’Orléans. Les professionnels du bois achètent du capital sur pied à des niveaux sans rapport avec le foncier local.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et dans le Loiret il dissimule un retournement.

Le premier point est le recul, et il est le plus marqué de tous nos travaux. Moins 15,6 % en euros courants sur cinq ans, et un troisième quartile qui perd 43 % entre 2023 et 2025, de 38 566 à 21 973 €/ha. Le nombre de ventes recule également, de 228 à 166 par an. Ces trois signaux convergent : le marché parisien de la chasse d’agrément s’est nettement contracté depuis 2022. Un vendeur qui se réfère aux prix de 2022 ou 2023 se réfère à un marché qui n’existe plus.

Le deuxième point est que le Loiret n’est pas cher en forêt, il est cher en chasse et en distance à Paris. Un troisième quartile à 28 496 €/ha est sans rapport avec la valeur d’un peuplement solognot. Un propriétaire qui invoque ces niveaux pour une parcelle sans territoire constitué se prépare une déconvenue, en succession comme en cession.

Le troisième point est le Gâtinais, qui perd 18,7 % en cinq ans quand la Beauce voisine gagne 23,2 %. Ces deux mouvements contraires, mesurés sur des échantillons de deux cents à six cents ventes, montrent que la contraction touche d’abord les secteurs les plus dépendants de la demande d’agrément, et épargne ceux où la rareté joue.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Plusieurs des grandes mutations recensées, notamment à Neuvy-en-Sullias à plus de 30 000 €/ha, comportent manifestement du bâti et ne se transposent à aucune propriété forestière.

Faire évaluer une forêt dans le Loiret

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la chasse et la distance à Paris font le prix, et où le marché se retourne, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément le territoire cynégétique et de dire au client ce qui, dans le prix qu’on lui annonce, relève encore du marché de 2026.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Loiret.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans le Loiret ?

Le prix médian constaté s’établit à 12 262 €/ha entre 2021 et 2025, sur 946 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 127 % au-dessus de la médiane nationale. C’est le huitième département le plus cher de France. La moitié des transactions se situent entre 5 600 et 28 496 €/ha.

Le prix de la forêt baisse-t-il dans le Loiret ?

La médiane départementale recule de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit 15,6 % en euros courants et environ trente points en euros constants. Le troisième quartile perd 43 % depuis 2023 et le nombre de ventes annuelles décroît : le marché de la chasse d’agrément s’est contracté.

Pourquoi la forêt se paie-t-elle si cher dans le Loiret ?

La chasse et la distance à Paris expliquent l’essentiel. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le département offre des territoires constitués à une heure et demie de la capitale. La valeur du peuplement, pin sylvestre solognot ou chêne de la forêt d’Orléans, ne justifie pas à elle seule ces niveaux.

Quelle taille de propriété se paie le plus cher dans le Loiret ?

Les propriétés de dix à vingt-cinq hectares atteignent 19 290 €/ha médians, contre 10 381 €/ha en dessous de dix hectares et 16 579 €/ha au dessus de cent. Cette taille correspond à celle d’une chasse familiale accessible à un acquéreur individuel, ce qui en fait le segment le plus disputé.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans le Loiret ?

Quatre vérifications s’imposent : la consistance réelle du territoire de chasse, clôture, étangs et aménagements compris, la valeur du capital sur pied, souvent modeste au regard du prix demandé, la portance des sables et argiles solognots, et la date des transactions comparables invoquées, le marché ayant nettement reculé depuis 2023.

Le chiffre de 12 262 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans le Loiret figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Sologne, Gâtinais ou Beauce se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans les Pyrénées-Orientales

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Orientales ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 950 et 21 423 €/ha, sur une surface médiane de 4,00 hectares, l’une des plus élevées de la série.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Pyrénées-OrientalesOccitanieFrance
Prix médian (€/ha)6 2245 6765 323
1er quartile (€/ha)1 9802 0022 303
3e quartile (€/ha)21 36822 40114 976
Nombre de mutations36911 17086 327
Surface échangée (ha)4 247non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)4,0non publié2,3

Le rapport entre les quartiles atteint 11,0, contre 6,6 au plan national. La série annuelle affiche une progression de 99,6 % de 5 415 à 10 806 €/ha : ce chiffre ne doit pas être lu comme une tendance. Il repose sur cinquante-neuf mutations en 2025 contre quatre-vingt-cinq en 2021, le volume reculant de 31 %. Sur de tels effectifs, une poignée de petites parcelles bien situées suffit à déplacer la médiane.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
2021875 556en attenteen attente
2022896 081en attenteen attente
2023655 556en attenteen attente
2024686 468en attenteen attente
20256011 355en attenteen attente

Le fait solide du département est ailleurs, dans l’inversion complète du gradient de taille : 6 757 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 276 mutations, 7 089 €/ha de 10 à 25 hectares sur 49 mutations, puis 2 573 €/ha de 25 à 100 hectares sur 33 mutations, et 2 011 €/ha au dessus de cent hectares sur 5 mutations. Le prix unitaire est divisé par 3,4 entre la parcelle courante et le grand ensemble.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol, les arbres et le bâti éventuel, sans les séparer, et il ne distingue pas davantage une suberaie en rotation d’un taillis de chêne vert.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les Aspres, les Albères et la bordure du Vallespir, elle est portée par la proximité de Perpignan, par la vigne et par une demande résidentielle. Sur les hauts versants du Canigou et du haut Vallespir, elle est très faible.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, établie à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une suberaie entretenue des Albères, elle repose sur un revenu de récolte de liège dont la rotation est d’une dizaine d’années. Sur un taillis de chêne vert ou une pinède de pin à crochets d’altitude, elle est proche de zéro.

S’y ajoute la valeur des aménités. En 2024, 9 095 sangliers, 3 062 chevreuils, 1 960 cerfs élaphes, 440 mouflons et 875 isards, premier tableau de France, ont été prélevés. La chasse de montagne relève très majoritairement de l’association communale, ce qui limite ce revenu sur les propriétés privées.

Régions naturelles et géographie de marché

Aucune région naturelle catalane n’est documentée dans notre référentiel. Le Vallespir, les Aspres, les Albères, le Conflent, le Capcir, la Cerdagne et le Fenouillèdes n’y figurent pas, et aucune région limitrophe recensée ne recouvre le département. Nous n’avons donc ni description de massif ni appréciation de terrain à publier.

À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché, qui relève de la donnée et non du jugement.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le bassin du Tech

Quatorze communes du Vallespir, Le Boulou et Oms avec vingt et une mutations chacune, Arles-sur-Tech dix-sept, Caixas treize, Maureillas-las-Illas douze, Saint-Laurent-de-Cerdans, Montbolo et Céret onze, Serralongue, Coustouges et Corsavy dix, puis Prats-de-Mollo-la-Preste, Lamanère et La Bastide, totalisent une part notable du marché, à de médiane sur une surface médiane de 5,55 hectares.

Le reste du département

Les 201 autres mutations, dispersées sur les Aspres, les Albères, la frange littorale et le Conflent, sans qu’aucune commune n’en porte plus de neuf, ressortent à sur une surface médiane de 2,42 hectares. Le Vallespir porte la surface, le reste du département porte le prix unitaire.

Cette géographie est une mesure de marché, pas une description de massif. Elle ne remplace pas l’appréciation de terrain qui nous manque.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne-liège tient les Albères et les Aspres, avec une filière locale sans équivalent en France. Le châtaignier occupe les sols acides du Vallespir. Le hêtre et le sapin pectiné marquent les versants nord du Canigou. Le pin à crochets et le pin sylvestre occupent le Capcir et la Cerdagne. Le chêne vert domine la basse montagne, en taillis de faible valeur unitaire.

L’appareil local recensé compte 333 établissements, dont 19 scieries, 39 entreprises d’exploitation forestière et 52 de sylviculture. Sa singularité est le liège : DIAM France à Céret, de 100 à 199 salariés, et la Société nouvelle des bouchons Trescases au Boulou, de 50 à 99, auxquelles s’ajoute Bouchons Abel. L’agence de l’Office national des forêts à Perpignan compte de 50 à 99 salariés, et la scierie Bois du Canigou à Finestret figure parmi les rares unités de première transformation. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés catalanes.

La desserte
Premier facteur du haut Vallespir, où l’absence de piste rend la ressource théorique.
Le morcellement
Avec 4,00 hectares de surface médiane, le département est moins morcelé que la moyenne, sans que cela crée de prime.
La pente
Déterminante sur l’ensemble de la haute chaîne et des versants du Tech.
La portance
Sols de pente peu profonds sur schistes et granites, exposés à l’érosion.
Le risque incendie
Structurant sur les Aspres, les Albères et la basse montagne, avec obligations de débroussaillement.
Le document de gestion
Peu répandu, il sécurise l’acquéreur lorsqu’il existe.
Le statut réglementaire
Réserves naturelles, Natura 2000 sur le Canigou et les Albères, servitudes de passage et indivisions anciennes.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 73 mutations par an, en recul de près d’un tiers depuis 2021. Les plus grandes opérations, toutes dans le haut Vallespir, se règlent à des niveaux très bas : Serralongue, quatre cent quarante-quatre hectares à 2 251 €/ha en 2021, Arles-sur-Tech, cent soixante-quatorze hectares à 2 011 €/ha, La Bastide, cent vingt hectares à 3 323 €/ha, Corsavy, cent onze hectares à 1 476 €/ha, et Lamanère, cent deux hectares à 537 €/ha.

Trois profils se partagent ce marché. Les propriétaires et exploitants locaux échangent les grands ensembles de montagne, à des prix proches de la valeur du fonds nu. Les acquéreurs résidentiels et d’agrément, sur les Aspres et la bordure littorale, portent le troisième quartile à 21 423 €/ha. Les industriels du liège interviennent sur un segment restreint.

Contreparties et points de vigilance

Ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que la grande propriété se paie ici trois fois moins cher à l’hectare que la petite. À 2 011 €/ha au dessus de cent hectares contre 6 757 €/ha entre un et dix, le département inverse la règle observée presque partout ailleurs. Un massif de montagne catalan est difficile à exploiter et sans acquéreur institutionnel. Lamanère à 537 €/ha sur cent deux hectares en donne la borne basse.

Le deuxième point est la fragilité de la série annuelle. La médiane double en 2025, sur cinquante-neuf mutations. Une évaluation appuyée sur le seul millésime 2025 serait indéfendable devant un contradicteur.

Le troisième point est le liège. La ressource des Albères et des Aspres est réelle et la filière existe, mais la récolte suppose une main-d’œuvre qualifiée et rare, une rotation d’une dizaine d’années et des peuplements entretenus. Une suberaie non démasclée depuis vingt ans n’a pas la valeur d’une suberaie en rotation, et l’écart ne se lit pas sur une photographie aérienne.

Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’y est documentée. La géographie de marché que nous publions est une donnée, pas un jugement d’expert.

Faire évaluer une forêt dans les Pyrénées-Orientales

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Ici, l’évaluation commence par la taille et l’altitude, qui commandent le marché adressable, puis par l’état des suberaies lorsqu’il y en a, arbre par arbre.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Pyrénées-Orientales.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Orientales ?

Le prix médian constaté s’établit à 6 224 €/ha entre 2021 et 2025, sur 363 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières DGFiP, soit 16 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 950 et 21 423 €/ha.

Une grande propriété se paie-t-elle plus cher à l’hectare ?

Le prix médian passe de 6 757 €/ha entre un et dix hectares à 2 011 €/ha au dessus de cent hectares, soit une division par 3,4. Le département inverse la règle observée presque partout ailleurs : le grand massif de montagne est difficile à exploiter et son marché est étroit.

Le prix des forêts a-t-il vraiment doublé en 2025 ?

La médiane annuelle passe de 6 193 €/ha en 2024 à 10 806 €/ha en 2025, mais sur cinquante-neuf mutations seulement, contre quatre-vingt-cinq en 2021. Un mouvement de cette ampleur sur un effectif aussi réduit ne constitue pas une tendance et ne peut fonder aucune évaluation.

Le chêne-liège a-t-il de la valeur dans les Pyrénées-Orientales ?

La suberaie des Albères et des Aspres alimente une filière identifiée, avec DIAM France à Céret et les bouchonneries du Boulou. Sa valeur suppose des peuplements entretenus, une main-d’œuvre de démasclage qualifiée et une rotation d’une dizaine d’années : un peuplement délaissé ne vaut pas un peuplement en rotation.

Où se vendent les forêts dans les Pyrénées-Orientales ?

Quatorze communes du Vallespir, du Boulou à Lamanère en passant par Oms, Arles-sur-Tech et Céret, concentrent 162 mutations, soit 45 % du marché départemental et 2 857 des 4 179 hectares échangés, à une médiane mesurée de 5 521 €/ha. Les 201 autres mutations, plus petites, ressortent à 6 711 €/ha.

Ce que dans les Pyrénées-Orientales on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe bassin du Tech et reste du département, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Forêt d’Ardenne : cinq ans de prix immobile, et un massif que son département ne résume pas

Les essences et la station

Les conifères purs y occupent 13 000 hectares sur 75 000, dix-sept pour cent, quand l’Argonne en compte sept et les plateaux calcaires du Nord-Est quatre (IGN, 2020-2024). Le mélange de deux feuillus reste majoritaire à 25 000 hectares, devant les feuillus purs et les mélanges de feuillus variés à 15 000 chacun. La roche mère se lit au millionième dans la classe « schistes, grès, quartzites » : réserve utile notée 2 sur 5, contrainte principale l’enracinement, géochimie siliceuse et alumineuse, note trophique 2 sur 5, cortège acidiphile attendu (clé BRGM transcrite par TerrAgree). Sol pauvre, sol mince, sol acide.

Le climat réserve une surprise que peu de vendeurs mentionnent. À Rocroi, 382 mètres, le déficit hydrique estival moyen 1995-2024 se limite à 59,9 millimètres, avec 4,7 jours au delà de trente degrés et 3,5 jours de gelée en avril et mai. À Charleville-Mézières, 145 mètres, le déficit monte à 105,8 millimètres et le gel tardif à 9,5 jours, note 4 sur 5 (Météo-France, séries trentenaires, stations complètes). Le fond de vallée gèle donc près de trois fois plus que le plateau qui le domine de deux cent quarante mètres : c’est l’inversion thermique de la Meuse encaissée, et elle déclasse les stations basses pour toute régénération sensible aux gelées de printemps.

Le vent, lui, ne mérite pas sa réputation. La note de chablis ressort à 2 sur 5 à Rocroi et à 1 à Charleville, l’exposition mesurée la plus faible de tout le lot. Les chablis ardennais ne viennent pas de la force du vent mais de l’enracinement traçant de l’épicéa commun sur des sols superficiels. Cette essence est trophiquement chez elle sur le schiste acide, tolérance forte à l’acidité, mais sa résistance à la sécheresse est notée 1 sur 4 et elle réclame plus de mille millimètres par an (ONF Grand Est, juin 2020). Le hêtre, de tolérance moyenne à l’acidité, travaille ici en limite. Le chêne sessile, de tolérance forte, tient.

La filière et les débouchés

Le périmètre compte 160 établissements de la filière, et c’est le seul du lot à porter une chaîne complète. Deux scieries de 20 à 49 salariés y travaillent, La Scierie Ardennaise à Vireux-Wallerand et la SAS IFA à Fumay, doublées d’une capacité d’imprégnation rare à cette échelle, les Établissements A. Baret à Haybes, 20 à 49 salariés, et Canjaère à Cliron. Isopac à Givet ferme la chaîne sur l’emballage. Hors massif, UNILIN à Bazeilles, 200 à 249 salariés, placage et panneaux, constitue la première unité du département. Le fichier Sirene, arrêté au 25 juillet 2026, ne dit jamais si un établissement travaille le résineux ou le feuillu, et son géocodage reste partiel : ces listes sont un plancher, pas un recensement.

La conséquence pratique est nette. L’imprégnation signe un débouché résineux structuré, poteaux et bois de structure, que le propriétaire ne trouve nulle part ailleurs dans le lot. Le résineux ardennais se vend donc à quelques kilomètres de la coupe. Le feuillu de qualité secondaire, lui, reste tributaire du même transport que partout.

Les contraintes

Le grand gibier pèse et se diversifie. Les Ardennes ont prélevé 7 870 sangliers en 2024 contre 6 039 dix ans plus tôt, et n’exécutent leur plan de chasse cerf élaphe qu’à 59 pour cent, 584 réalisations pour 986 attributions. Le département porte en outre daim et mouflon, 18 réalisations pour 66 attributions et 21 pour 53, deux espèces absentes des autres massifs du lot et dont l’abroutissement se cumule au reste (tableaux de chasse départementaux, 2024).

La topographie coûte cher. L’amplitude altimétrique médiane atteint 246 mètres par commune, pour un point haut de 504 mètres, et la Meuse s’encaisse entre Monthermé et Givet en versants que le débardage classique ne prend pas. Le prix bord de route s’en ressent avant toute négociation. Sur le plan sanitaire, l’épicéa a subi les attaques de scolytes qui ont marqué le Grand Est depuis 2018 ; aucun de nos fichiers ne porte de volume dépérissant à l’échelle du massif, et nous ne l’estimons pas. Enfin, l’enrésinement et les coupes rases y font l’objet d’une contestation locale installée, dont un acquéreur doit tenir compte avant de bâtir un scénario de renouvellement résineux.

Le marché forestier en Ardenne

Nous ne publions pas de prix médian à l’échelle de l’Ardenne. Une médiane de massif suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Le prix qui suit est donc départemental et se lit comme tel : l’Ardenne ne couvre qu’une part du département des Ardennes.

Le département des Ardennes compte 604 mutations d’un hectare et plus entre 2021 et 2025, médiane 6 621 euros par hectare. Le fait marquant tient dans la série annuelle : 6 924 euros en 2021, 6 928 en 2025. Quatre euros d’écart en cinq ans, sur un marché où les départements voisins ont bougé de dix à quarante-six pour cent sur la même période, la Marne de dix, la Meuse de quarante-six. Le département était déjà cher au départ, et le rattrapage qui a porté les marchés du sud n’avait pas lieu d’être ici.

La taille se paie franchement : 6 556 euros par hectare de 1 à 10 hectares sur 510 mutations, 8 697 de 25 à 100 sur 22, et 14 849 au delà de cent hectares sur 7 mutations, seule tranche de cette taille suffisamment fournie pour être publiée dans tout le lot. Une réserve s’impose toutefois. Le 30 septembre 2024, une mutation de 458 hectares à Rocroi a été enregistrée pour 13 millions d’euros, soit 28 382 euros par hectare, hors de toute logique forestière. Elle ne déplace pas la médiane, mais elle interdit tout raisonnement en moyenne sur ce département (DVF retraité TerrAgree, 2021-2025).

En amont, le contraste avec le lot est complet. L’épicéa de bois d’œuvre de plus de 1,5 mètre cube, vendu sur pied en adjudication, valait 68,60 euros le mètre cube au premier semestre 2022 et 75,32 au premier semestre 2025, une progression de dix pour cent, pendant que le chêne des massifs voisins reculait de vingt-neuf à trente-neuf pour cent selon la classe de grosseur. Source : mercuriale TerrAgree d’après EFF et CNIEFEB, France entière, la nomenclature ayant changé au second semestre 2025, les millésimes suivants ne sont pas comparables. Un massif à dix-sept pour cent de conifères a traversé le retournement du feuillu sans le subir. C’est l’explication la plus probable d’un prix du fonds qui tient sans monter, et le propriétaire qui attend une hausse de rattrapage attend une chose qui ne viendra pas de la même manière qu’ailleurs.

Biens disponibles

Les forêts disponibles en Ardenne

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur les Ardennes. Aucune propriété ardennaise n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

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Vittel, bureau TerrAgree Forêt

Le bureau de Vittel 23 rue Maréchal Foch
63000 Clermont-Ferrand

04 43 97 19 18
contact@terragree.com

Le bureau de Vittel couvre l’Ardenne et le nord-est du Grand Est. Le cabinet y intervient en gestion forestière comme en transaction.

Faire évaluer ma forêt en Ardenne Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Forêt du Pays d’Othe : un plateau d’argile à silex partagé entre deux marchés qui ne vont pas dans le même sens

Les essences et la station

Les feuillus purs occupent 45 000 hectares, le mélange de deux feuillus 51 000, les mélanges de feuillus variés 34 000. Les conifères purs se limitent à 5 000 hectares, moins de quatre pour cent, la proportion la plus faible des cinq massifs (IGN, 2020-2024). La formation de couverture est l’argile à silex, que le millionième classe en texture fine : réserve utile notée 4 sur 5, contrainte principale l’hydromorphie (clé BRGM transcrite par TerrAgree).

Cette réserve n’est pas un luxe, elle est la condition de la forêt. Le Pays d’Othe est le plus sec et le plus chaud du lot. À Saint-Mards-en-Othe, 227 mètres, le déficit hydrique estival moyen 1995-2024 atteint 195,5 millimètres, note 3 sur 5, avec 14,3 jours au delà de trente degrés. À Sens, 70 mètres, le déficit monte à 216,1 millimètres et les jours de forte chaleur à 19,2 (Météo-France, séries trentenaires, stations complètes). Une réserve : la station de Flacy, qui rattache vingt-trois des trente-six communes, s’arrête en 2020 et ne mesure pas le vent ; nous nous appuyons sur les deux stations à jour de 2024 plutôt que sur la plus proche.

Le couple à comprendre est donc celui d’un sol qui stocke et d’un climat qui assèche. Le chêne sessile, tolérance forte à l’acidité et enracinement pivotant profond, y puise ce que la craie nue ne lui donnerait pas. Le hêtre, qui réclame plus de 750 millimètres et dont la résistance à la sécheresse est notée 2 sur 4 (ONF Grand Est, juin 2020), travaille en limite et sera le premier à céder si le déficit s’aggrave. Le silex, lui, n’est pas un détail sylvicole mais un fait commercial : il use les outils de sciage et se paie en décote sur les lots dont l’origine est connue.

La filière et les débouchés

Le périmètre compte 71 établissements de la filière, dont quatre scieries seulement, mais l’une d’elles change la donne. La Parqueterie de Bourgogne, à Cerisiers, 20 à 49 salariés, donne au massif un débouché parquet sur place qu’aucun des quatre autres ne possède. Viennent la Scierie du Pays d’Othe à Rigny-le-Ferron et O Bobois à Aix-Villemaur-Pâlis, 10 à 19 salariés, et N.T. Bois, exploitant forestier de la même commune, 20 à 49. En lisière immédiate, Tarteret Philippe SAS à Estissac appartient au même bassin. À l’autre bout de la chaîne, Kronospan à Auxerre, 100 à 199 salariés, absorbe la trituration. Comme partout, le fichier Sirene arrêté au 25 juillet 2026 ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage reste partiel : ces listes minorent la réalité.

La conséquence pour le propriétaire est favorable et rare. Le chêne de qualité moyenne, celui qui ne fait ni tonnellerie ni belle charpente et qui ailleurs part au bois de chauffage, trouve ici un acheteur en parquet. Le petit bois et le houppier trouvent Auxerre. C’est le massif du lot où la gamme complète se valorise sans quitter la région.

Les contraintes

Le sanglier domine tout le reste. L’Yonne en a prélevé 18 245 en 2024 contre 8 182 dix ans plus tôt : la population a doublé en dix ans, la progression la plus rapide de tous les départements du lot. L’Aube passe de 7 401 à 9 842 (tableaux de chasse départementaux, 2024). Sur argile à silex, sous une glandée de chêne régulière, le boutis retourne les régénérations et les dégâts aux cultures riveraines alourdissent à la fois le prix du bail de chasse et le risque de contentieux avec le voisinage agricole. Le chevreuil, lui, reste tenu, 74 pour cent d’exécution dans l’Aube et 75 dans l’Yonne. Fait notable, le cerf élaphe de l’Aube ne progresse pas, 1 012 réalisations en 2024 contre 1 062 en 2014, seul département du lot dans ce cas.

L’hydromorphie de l’argile impose une exploitation en fenêtre et expose au tassement des sols, avec les conséquences habituelles sur les délais et sur l’état des cloisonnements. Le morcellement, enfin, interdit à peu près partout d’atteindre les vingt-cinq hectares d’un seul tenant du plan simple de gestion.

Le marché forestier en Pays d’Othe

Nous ne publions pas de prix médian à l’échelle du Pays d’Othe. Une médiane de massif suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les prix qui suivent sont donc départementaux et se lisent comme tels : le Pays d’Othe ne couvre qu’une part de l’Aube et de l’Yonne.

L’Aube ressort à 4 673 euros par hectare, l’Yonne à 4 005. Deux versants d’un même plateau, deux marchés qui se séparent de plus de six cents euros par hectare, de part et d’autre d’une limite administrative qui ne recouvre aucune rupture de station.

Une précision de méthode s’impose ici. La Marne et l’Aube sont les deux départements français les plus affectés par la correction des mutations réparties sur plusieurs communes, que nous appliquons systématiquement : leurs médianes brutes, calculées ligne à ligne, ressortent de dix à treize pour cent au-dessus des valeurs publiées ci-dessus. Toute source qui donne pour ces deux départements un prix supérieur n’a vraisemblablement pas agrégé les mutations multi-communes.

Ce qui commande le prix ici n’est pas le sol, c’est la taille du lot mis en vente, et l’Yonne, le meilleur échantillon des deux, le montre sans détour : 3 588 euros par hectare de 1 à 10 hectares, 6 234 de 10 à 25, 9 632 de 25 à 100. Un bien vendu par lots de quelques hectares se situe structurellement dans la tranche la moins payée. Ce n’est pas la station qui décote, c’est la coupure foncière. Un propriétaire qui regrouperait avant de vendre changerait de tranche, donc de prix.

La dynamique, elle, sépare les deux versants. L’Aube passe de 4 179 euros en 2021 à 6 100 en 2025, quarante-six pour cent, quand l’Yonne va de 3 900 à 3 974, deux pour cent. Le même plateau est à cheval sur un marché qui s’apprécie et sur un marché qui ne bouge pas.

En amont, deux repères. Le peuplier de plus d’un mètre cube, essence des vallées de la Vanne, valait 54,98 euros le mètre cube au premier semestre 2022 et 57,36 au premier semestre 2025, une progression de quatre pour cent, fiabilité élevée aux deux bornes. Le frêne de plus d’un mètre cube passe lui de 119,33 à 150,78 euros, vingt-six pour cent, mais le volume analysé y est passé de 838 à 4 110 mètres cubes et la fiabilité de moyenne à élevée : cet écart mêle une hausse réelle et un meilleur recensement, il ne se transpose pas tel quel sur un lot. Source : mercuriale TerrAgree d’après EFF et CNIEFEB, France entière, la nomenclature ayant changé au second semestre 2025, les millésimes suivants ne sont pas comparables.

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Les forêts disponibles en Pays d’Othe

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Vittel, bureau TerrAgree Forêt

Le bureau de Vittel 23 rue Maréchal Foch
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Le bureau de Vittel couvre le Pays d’Othe et l’est du Bassin parisien. Le cabinet y intervient en gestion forestière comme en transaction.

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Homo et arbor radices habent