Dans la Drôme, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 3 264 €/ha, sur 1 101 transactions de plus d'un hectare et 6 671 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département se tient 38 % sous la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et 9 % sous celle d'Auvergne-Rhône-Alpes. Il occupe le quatre-vingt-neuvième rang des quatre-vingt-douze départements exploitables. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 1 390 et 12 069 €/ha, sur une surface médiane de 2,86 hectares. L’écart entre les deux quartiles atteint un rapport de huit.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Drôme | Auvergne-Rhône-Alpes | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 3 264 | 3 636 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 1 390 | 1 626 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 12 069 | 9 331 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 101 | 15 739 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 6 689 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,9 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
Le marché est stable : la médiane passe de 3 539 €/ha en 2021 à 3 532 €/ha en 2025, soit 0,2 % de recul en euros courants, donc une érosion réelle d’une quinzaine de points. Le
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 269 | 3 321 | en attente | en attente |
| 2022 | 209 | 3 883 | en attente | en attente |
| 2023 | 190 | 3 032 | en attente | en attente |
| 2024 | 219 | 3 067 | en attente | en attente |
| 2025 | 214 | 3 484 | en attente | en attente |
La taille produit un résultat inhabituel : 3 725 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 1 887 €/ha seulement de 10 à 25 hectares, sur cent six ventes, puis 3 539 €/ha de 25 à 100 hectares, sur quarante-cinq ventes. Le prix unitaire est divisé par deux dans la tranche intermédiaire, et l’effectif est suffisant pour que le constat tienne.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans la Drôme, la séparation oppose deux moitiés de département qui n’ont presque rien en commun.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Dans la vallée du Rhône et la Drôme des collines, la concurrence agricole et résidentielle soutient le fonds. Dans le Diois et sur les contreforts du Vercors, la pente et l’altitude le dépriment.
La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur le pin sylvestre et le pin noir, très étendus dans le sud du département, cette valeur est faible ; sur le sapin des hauteurs, elle est réelle mais l’exploitation la grève.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 12 392 sangliers, 1 067 cerfs élaphes et 240 chamois prélevés en 2024.
Un quart des ventes se conclut sous 1 390 €/ha : ce sont des boisements de pente, de garrigue ou de pin sur station sèche, sans capital mobilisable. Le prix payé y correspond au fonds, diminué du coût d’accès.
Le référentiel TerrAgree documente une région naturelle pour la Drôme. Le Vercors drômois, la Drôme des collines et la vallée du Rhône ne sont pas documentés par notre référentiel, et nous le signalons plutôt que de combler ce vide par une approximation.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Pin sylvestre, sapin, pin noir et chêne pubescent. Nos conseillers rattachent ce secteur, comme l’ensemble des régions de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes, à une même appréciation : exploitation compliquée en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. Le positionnement est nettement sous la valeur technique.
Ce niveau provient du référentiel des régions naturelles TerrAgree. Le Diois déborde sur les Hautes-Alpes, et se compare à lui-même, non à la médiane départementale.
Le pin sylvestre et le pin noir d’Autriche, largement issus des reboisements de restauration des terrains en montagne, couvrent le sud et l’est du département. Leur valeur unitaire est faible et leur débouché limité à la palette, à la trituration et au bois énergie. Le sapin pectiné et l’épicéa occupent les hauteurs du Vercors et du Diois, avec une valeur réelle mais une exploitation coûteuse. Le chêne pubescent et le chêne vert couvrent les stations sèches, sans débouché de valeur.
L’appareil local recensé est léger : 28 scieries, 79 établissements d’exploitation forestière, 65 unités de charpente et menuiserie et 70 entreprises de sylviculture, soit 579 établissements. Les unités structurées se situent à Marches, Lens-Lestang et Le Grand-Serre, dans la moitié nord du département. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
La géographie de cet appareil mérite attention : les trois unités de taille significative se situent au nord, quand la ressource résineuse se trouve à l’est et au sud. La distance entre la ressource et la transformation est, dans ce département, un coût réel.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés drômoises.
Le marché tourne autour de 226 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Valherbasse avec vingt et une mutations en cinq ans, Grâne vingt, Hauterives dix-huit, Taulignan dix-sept, La Chapelle-en-Vercors seize, Saint-Jean-en-Royans quatorze, Le Poët-Laval treize. Les plus grandes opérations restent modestes : Combovin, cent six hectares, Réauville, soixante-dix-sept, Bezaudun-sur-Bine, soixante-quinze.
Trois profils se le partagent. Les propriétaires voisins, agriculteurs et résidents, achètent des parcelles attenantes et constituent le premier acquéreur. Les acquéreurs d’agrément, attirés par la Drôme provençale et le Vercors, alimentent le troisième quartile sur des biens dont la valeur n’est pas forestière. Les professionnels du bois, peu nombreux, achètent le sapin des hauteurs quand la desserte le permet.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est l’exploitation, et il vient de nos conseillers : en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent intervenir. Cela signifie deux choses. La concurrence à l’achat est faible, et le coût de sortie est élevé. Un beau sapin du Diois ou du Vercors qui ne se sort pas ne vaut pas ce que le cubage indique, et un propriétaire qui applique une mercuriale sans correction de desserte obtient un chiffre inutilisable.
Le deuxième point est l’anomalie de la tranche intermédiaire. Dix à vingt-cinq hectares se paient 1 887 €/ha médians, soit la moitié du prix des petites parcelles, sur cent six ventes : l’effectif interdit de traiter ce résultat comme un accident. Il signale que la propriété forestière de taille moyenne n’a pas d’acquéreur naturel dans ce département, coincée entre la parcelle d’agrément et l’ensemble exploitable.
Le troisième point est la ressource elle-même. Le pin sylvestre et le pin noir issus de la restauration des terrains en montagne couvrent de vastes surfaces, mais leur débouché se limite à la palette, à la trituration et au bois énergie. Un cubage impressionnant en volume peut correspondre à une valeur de consommation faible.
Le quatrième point est une lacune de notre référentiel, et nous préférons l’écrire. Une seule région naturelle drômoise y est documentée, le Diois. Le Vercors, la Drôme des collines et la vallée du Rhône n’ont pas de cote propre. La médiane départementale porte donc, pour ces secteurs, l’essentiel de l’information disponible, et c’est insuffisant pour une négociation.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la pente commande le coût de sortie et où le nombre d’opérateurs est réduit, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, puis d’en retrancher ce que l’exploitation coûtera réellement.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Drôme.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 3 264 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 101 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 38 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 390 et 12 069 €/ha.
La tranche de dix à vingt-cinq hectares se règle à 1 887 €/ha médians, contre 3 725 €/ha pour les parcelles de moins de dix hectares, sur un échantillon de cent six ventes. Cette taille n’a pas d’acquéreur naturel dans le département : trop grande pour l’agrément, trop petite ou trop pentue pour intéresser un exploitant.
Nos conseillers indiquent que dans le Diois, en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. La conséquence est double : un coût de sortie élevé et une concurrence réduite à l’achat des coupes, qui pèsent l’un et l’autre sur le prix net vendeur.
Le pin sylvestre et le pin noir, largement issus des reboisements de restauration des terrains en montagne, couvrent de vastes surfaces mais leur débouché se limite à la palette, à la trituration et au bois énergie. Un volume important ne s’y traduit pas par une valeur de consommation élevée.
Quatre vérifications s’imposent : l’accès effectif et la pente, qui déterminent si le bois peut être sorti, la nature réelle du peuplement, pin de reboisement ou sapin de production, la distance aux unités de transformation, situées au nord du département, et le régime applicable aux terrains de restauration en montagne.
Le chiffre de 3 264 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans la Drôme figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Diois se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent