Dans l'Oise, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 8 522 €/ha, sur 748 mutations de plus d'un hectare et 4 134 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département vaut 1,7 fois la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et se situe 16 % au dessous de celle des Hauts-de-France, 10 565 €/ha. Il occupe le dix-neuvième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 5 357 et 13 558 €/ha, sur une surface médiane de 2,26 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Oise | Hauts-de-France | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 8 522 | 10 101 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 5 357 | 5 739 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 13 558 | 20 555 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 748 | 2 807 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 4 463 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,3 | non publié | 2,3 |
L’Oise échange 748 mutations en cinq ans, plus que le Pas-de-Calais et la Somme réunis. Avec l’Aisne voisine, c’est l’un des deux départements de la région où la forêt existe en tant que ressource, ici avec Compiègne, Halatte, Ermenonville et Chantilly, et cela se lit dans un prix plus bas.
La médiane progresse de 3,4 % en euros courants de 8 943 à 9 250 €/ha : c’est la variation la plus faible des cinq départements des Hauts-de-France.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 147 | 8 383 | en attente | en attente |
| 2022 | 148 | 7 960 | en attente | en attente |
| 2023 | 143 | 8 043 | en attente | en attente |
| 2024 | 152 | 9 706 | en attente | en attente |
| 2025 | 158 | 8 760 | en attente | en attente |
L’effet de taille est net : 8 408 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 636 mutations, 10 748 €/ha de 10 à 25 hectares sur 46 mutations, 14 546 €/ha de 25 à 100 hectares sur 30 mutations. Trois mutations dépassent cent hectares, effectif insuffisant pour publier une médiane. Le prix unitaire est multiplié par 1,7, ce qui distingue l’Oise des départements picards voisins où la surface ne crée pas de prime.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans l’Oise, la séparation a un sens réel, le département portant à la fois des peuplements de valeur et une pression foncière francilienne.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les limons du Beauvaisis et du Valois, il reste indexé sur des terres céréalières élevées, et près de la limite francilienne il intègre une composante de proximité étrangère à la sylviculture.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies de qualité du Valois et des abords de Compiègne, cette valeur est substantielle et se calcule à partir d’un cubage.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 11 854 sangliers, 6 047 chevreuils et 1 068 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département. Ce tableau porte une part importante de la valeur, mais le sanglier emporte une charge d’indemnisation des dégâts agricoles à apprécier au bail.
Une seule région naturelle isarienne est documentée dans notre référentiel, et nous préférons l’écrire plutôt que de laisser croire à une couverture complète.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne et hêtre, au nord-ouest du département, sur la boutonnière. Qualifié au marché vénal supérieur par nos conseillers.
Le même secteur figure deux fois dans notre référentiel, une fois par versant. Le pays de Bray chevauche l’Oise et la Seine-Maritime, et la demande qui s’y adresse n’est pas la même : rouennaise et havraise sur le versant normand, picarde et francilienne sur le versant picard.
Le Valois, le Clermontois, le Noyonnais et le Beauvaisis, qui portent l’essentiel des mutations isariennes et les massifs les plus réputés, ne sont pas couverts par le référentiel.
Le chêne sessile fait la valeur haute, en futaie sur les sables et les limons du Valois et des abords de Compiègne, avec un débouché de sciage et de merrain. Le hêtre accompagne sur les stations fraîches, le charme domine le sous-étage. Le pin sylvestre occupe les sables d’Ermenonville et de Halatte, sans prime. Les grands massifs étant domaniaux ou institutionnels, donc hors marché, ce sont leurs abords qui se négocient.
L’appareil local recensé compte 823 établissements, dont 37 scieries, 144 entreprises d’exploitation forestière et 299 de sylviculture. L’implantation la plus importante est celle de l’Office national des forêts à Compiègne, de 100 à 199 salariés, suivie de Smart Wood France à Saint-Sauveur. Les unités de première transformation restent modestes, comme la scierie Dupriez-Lépinette à Vineuil-Saint-Firmin. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés isariennes.
Le marché tourne autour de 143 mutations par an de plus d’un hectare, en progression depuis 2023. Les communes les plus actives sont Chiry-Ourscamp avec onze mutations en cinq ans, Ansacq et Gilocourt dix, puis Choisy-au-Bac, Lévignen, Carlepont et Bury huit. Les plus grandes opérations se situent à Savignies, cent cinquante-sept hectares, à Ormoy-Villers, cent cinquante et un, et à Lachapelle-aux-Pots, cent seize.
Trois profils se partagent ce marché. Les groupes de chasse et les acquéreurs d’agrément franciliens portent le haut du marché sur les ensembles du Valois et des abords de Compiègne. Les investisseurs patrimoniaux visent les mêmes biens, attirés par la proximité et le régime fiscal. Les agriculteurs et les voisins alimentent le premier quartile, à 5 357 €/ha.
Ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que dans l’Oise le prix conserve un lien avec la production, et cela se paie par un niveau plus bas. À 8 522 €/ha, le département se situe 16 % sous la médiane régionale et très loin des 23 904 €/ha du Pas-de-Calais. Ce n’est pas une faiblesse : c’est la marque d’un marché où l’offre existe, 748 mutations contre 382. La rareté fait le prix chez les voisins picards, l’abondance relative le modère ici.
Le deuxième point est la charge attachée au droit de chasse. Onze mille huit cent cinquante-quatre sangliers prélevés en 2024 décrivent une population qui occasionne des dégâts agricoles importants. L’indemnisation pèse sur les détenteurs du droit de chasse et figure de plus en plus souvent au cahier des charges du bail : le revenu cynégétique doit être capitalisé net.
Le troisième point est la lacune du référentiel, ici structurelle. Une seule région naturelle isarienne est documentée, le pays de Bray, qui ne représente qu’une fraction du marché. Le Valois, le Clermontois, le Noyonnais et le Beauvaisis, où se font la plupart des transactions, ne sont pas couverts : nous ne disposons d’aucune cote de massif pour l’essentiel du département.
Le quatrième point est la proximité des grands massifs domaniaux, qui crée une attente de prix que la station voisine ne justifie pas toujours : la qualité d’une chênaie du Valois ne se déduit pas de la réputation du massif d’à côté, elle se qualifie sur le terrain, bille par bille.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où la chasse et le peuplement portent chacun une part réelle de la valeur, l’évaluation suppose de les séparer et de capitaliser le bail net de la charge de dégâts.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans l’Oise.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 8 522 €/ha entre 2021 et 2025, sur 748 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 1,7 fois la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 5 357 et 13 558 €/ha.
L’Oise dispose d’une véritable ressource forestière et d’un marché actif, 748 mutations en cinq ans contre 382 dans le Pas-de-Calais. Chez ses voisins picards, c’est la rareté du bois en plaine céréalière qui fait le prix ; ici, l’abondance relative de l’offre le modère.
Le prix médian passe de 8 408 €/ha entre un et dix hectares à 14 546 €/ha entre vingt-cinq et cent hectares, soit un rapport de 1,7. Cet effet de taille distingue l’Oise des départements picards voisins, où la surface ne crée pas de prime supplémentaire.
Les 11 854 sangliers prélevés en 2024 traduisent une demande cynégétique forte, mais aussi une population qui occasionne des dégâts agricoles importants. L’indemnisation pèse sur le détenteur du droit de chasse et le revenu doit être capitalisé net de cette charge.
Quatre vérifications s’imposent : la qualité réelle de la station, qui ne se déduit pas de la proximité d’un grand massif domanial, le montant du bail de chasse et la charge de dégâts qui lui est attachée, l’existence d’un accès indépendant, et la portance des limons de plateau et des argiles du Bray.
Ces 8 522 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang dans l’Oise sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. pays de Bray porte l’essentiel du marché. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent