En Haute-Garonne, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 6 552 €/ha, sur 714 transactions de plus d'un hectare et 2 706 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département dépasse de 20 % la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et de 14 % celle d'Occitanie, 5 870 €/ha. Il occupe le quarante-troisième rang des quatre-vingt-douze départements exploitables. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 2 555 et 25 442 €/ha, sur une surface médiane de 2,11 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Haute-Garonne | Occitanie | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 6 552 | 5 676 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 500 | 2 002 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 25 830 | 22 401 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 701 | 11 170 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 2 721 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,2 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
Le troisième quartile départemental dépasse de 61 % le troisième quartile national, quand le premier quartile est proche du niveau national. Le rapport entre les deux atteint 10,0, contre 6,6 au plan national. Deux marchés cohabitent sans se toucher.
La médiane est presque stable sur cinq ans, de 6 321 à 6 602 €/ha, soit 4,4 % en euros courants. Le troisième quartile recule en revanche de 23,0 %.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 172 | 6 197 | en attente | en attente |
| 2022 | 116 | 7 886 | en attente | en attente |
| 2023 | 154 | 6 648 | en attente | en attente |
| 2024 | 128 | 6 922 | en attente | en attente |
| 2025 | 131 | 5 800 | en attente | en attente |
L’effet de taille est irrégulier : 6 594 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 674 ventes, 4 846 €/ha de 10 à 25 hectares sur 28 ventes, 9 818 €/ha de 25 à 100 hectares sur 12 ventes. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée sur la période.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Garonne, la confusion est aggravée par la présence d’une métropole d’un million d’habitants qui déforme la valeur du sol sur toute la moitié nord du département.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Dans la couronne toulousaine, elle intègre une composante périurbaine étrangère à la sylviculture. Dans le Comminges, elle redevient une valeur forestière ordinaire, contrainte par la pente et par l’éloignement.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une hêtraie de piémont pyrénéen, elle est souvent faible une fois le coût de mobilisation retranché. Sur un chêne de coteau accessible, elle est réelle mais modeste.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 6 682 sangliers, 5 872 chevreuils, 2 187 cerfs élaphes et 95 isards ont été prélevés dans le département. Le tableau de cerf est élevé et constitue un argument de valorisation sur les propriétés du sud.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Hêtre et sapin, au sud du département et sur les Hautes-Pyrénées. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte aucune appréciation de nos conseillers sur ce secteur, la mention étant explicitement « pas d’avis ». C’est pourtant là que se fait le marché forestier du département.
Secteur peu boisé, feuillus, à l’est de Toulouse et sur l’Aude. Nos conseillers y voient des massifs de qualité possible, mais sans plus. Le recul est net et il concerne le secteur le plus proche de la métropole.
Le hêtre et le sapin pectiné occupent les versants du Comminges, autour du Cagire et d’Arbas, avec des débouchés de sciage et de palette pour le premier, de charpente pour le second. Le chêne pubescent tient les coteaux molassiques, en peuplements peu productifs. Le peuplier occupe les vallées de la Garonne et de l’Ariège, à cycle court. La forêt de Bouconne, en périphérie ouest de Toulouse, relève d’une fonction récréative plus que productive.
L’appareil local recensé compte 682 établissements, dont 36 scieries, 82 entreprises d’exploitation forestière et 119 de sylviculture. Les unités les plus importantes sont Lagrange Production à La Magdelaine-sur-Tarn, de 100 à 199 salariés, Alliance Forêts Bois à Toulouse et la Société d’exploitation des bois du Sud-Ouest à Saint-Gaudens, de 50 à 99 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés haut-garonnaises.
Le marché tourne autour de 143 ventes par an de plus d’un hectare. Sa géographie est entièrement méridionale : les neuf communes les plus actives, Montbrun-Bocage avec dix-huit mutations en cinq ans, Saleich quatorze, Montesquieu-Volvestre et Puymaurin douze, Sauveterre-de-Comminges neuf, puis Saint-Michel, Malvezie, Boutx et Milhas avec huit chacune, se situent toutes dans le Volvestre et le Comminges. Aucune commune de la couronne toulousaine n’y figure. Les plus grandes opérations restent modestes : Esperce, soixante-quinze hectares, Lautignac, soixante-treize, Herran, quarante-huit.
Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et éleveurs du piémont achètent le boisement pour des motifs d’agrandissement et d’accès. Les chasseurs portent le troisième quartile sur les propriétés constituées du sud. Les acquéreurs urbains, venus de Toulouse, alimentent un segment de petites parcelles où la composante d’agrément l’emporte largement sur la sylviculture.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est la scission du marché. Un rapport de 10,0 entre les quartiles, dans un département où le premier quartile se situe au niveau national et le troisième 61 % au dessus, signifie que la médiane départementale ne décrit aucune propriété réelle. Toute évaluation qui s’y adosse est indéfendable.
Le deuxième point est que la métropole ne soutient pas le prix de la forêt, elle en soutient une frange. Le Lauragais, secteur le plus proche de Toulouse, recule de 22,6 % en cinq ans. La proximité urbaine crée une prime sur la petite parcelle d’agrément, elle ne crée pas de marché forestier. Un propriétaire de coteau qui compte sur la pression toulousaine se trompe de mécanisme.
Le troisième point est le coût de mobilisation dans le Comminges. Trente-six scieries pour l’ensemble du département, deux entreprises d’exploitation structurées recensées à Saint-Gaudens : le nombre d’opérateurs capables d’aller chercher un lot en forte pente est limité, et cette rareté se paie sur le prix net vendeur, indépendamment de la qualité du peuplement.
Le quatrième point est une lacune de notre propre référentiel, et nous préférons l’écrire. Le Comminges concentre l’essentiel du marché forestier haut-garonnais, sa cote progresse de 7,8 % en cinq ans, et notre référentiel porte sur ce secteur la mention « pas d’avis ». Nous publions le chiffre, l’analyse de terrain reste à établir.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département scindé entre une couronne métropolitaine et un piémont pyrénéen, l’évaluation suppose de qualifier d’abord le marché adressable, puis de séparer la valeur du fonds de celle de la superficie et de chiffrer le coût de mobilisation.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Garonne.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 6 552 €/ha entre 2021 et 2025, sur 714 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 20 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 555 et 25 442 €/ha.
Le rapport entre le troisième et le premier quartile atteint 10,0, contre 6,6 au plan national. Deux marchés cohabitent sans se toucher : un marché de production en Comminges, contraint par la pente et le coût de mobilisation, et un marché de petites parcelles d’agrément dans l’orbite toulousaine.
Le Lauragais, secteur le plus proche de la métropole, recule de 22,6 % en cinq ans, à 5 546 €/ha, et aucune commune de la couronne toulousaine ne figure parmi les neuf plus actives du marché. La pression urbaine crée une prime ponctuelle sur la petite parcelle, elle ne construit pas de marché forestier.
Les neuf communes les plus actives, de Montbrun-Bocage à Milhas en passant par Saleich, Montesquieu-Volvestre et Sauveterre-de-Comminges, se situent toutes dans le Volvestre et le Comminges, au sud du département. Le marché forestier haut-garonnais est un marché de piémont pyrénéen.
Quatre vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le nombre d’opérateurs réellement capables d’intervenir sur le lot, l’existence de droits d’usage ou de pacage en zone de montagne, et le montant du bail de chasse, le tableau de cerf élaphe étant élevé au sud du département.
Ces 714 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Comminges et Lauragais parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent