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Maine-et-Loire : la plus forte progression des Pays de la Loire, sur un marché encore sous la moyenne

En Maine-et-Loire, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 4 730 €/ha, sur 1 005 mutations de plus d'un hectare et 5 938 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département se situe 14 % au dessous de la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et 26 % au dessous de celle des Pays de la Loire, 6 207 €/ha. Il occupe le cinquante-cinquième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Maine-et-Loire ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 734 et 11 672 €/ha, sur une surface médiane de 2,15 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Maine-et-LoirePays de la LoireFrance
Prix médian (€/ha)4 7306 4085 323
1er quartile (€/ha)2 7343 3562 303
3e quartile (€/ha)11 67215 99614 976
Nombre de mutations1 0053 46086 327
Surface échangée (ha)6 513non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,1non publié2,3

Le Maine-et-Loire concentre 29 % des mutations forestières des Pays de la Loire tout en se situant sous la médiane nationale. Marché abondant, prix bas.

La médiane progresse de 28,0 % en euros courants sur cinq ans, de 3 986 à 5 101 €/ha, et le premier quartile suit, de 2 201 à 2 782 €/ha.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212193 986en attenteen attente
20221954 571en attenteen attente
20231925 362en attenteen attente
20242015 064en attenteen attente
20251985 101en attenteen attente

L’effet de taille est net et régulier : 4 435 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 892 mutations, 8 418 €/ha de 10 à 25 hectares sur 74 mutations, 8 889 €/ha de 25 à 100 hectares sur 30 mutations, 13 421 €/ha au dessus de cent hectares sur 9 mutations. Le prix unitaire est multiplié par 3,1 entre la petite parcelle et le grand ensemble, l’un des gradients les plus marqués de la série.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Maine-et-Loire, le prix bas et le gradient de taille indiquent un marché de production.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les sables du Baugeois et du Saumurois, il est modeste, ces terrains ayant une faible valeur agricole alternative. Il remonte dans les Mauges et le Segréen, où la concurrence de l’élevage est vive.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne de qualité tonnellerie du Baugeois, elle est très élevée et fait toute la différence entre deux parcelles voisines. Sur un pin maritime, elle se calcule à partir d’un volume et d’un prix au mètre cube connus.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 9 653 chevreuils, 8 822 sangliers et 535 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Haut-Anjou

Chêne et feuillus, au nord-ouest. Qualifié au marché vénal, sans appréciation de terrain, la mention étant « pas d’avis ».

Le Baugeois

Chêne et pin maritime, au nord-est, également sur la Sarthe. Nos conseillers y voient de très beaux massifs de chêne, de très belles qualités, avec des scieurs locaux, et signalent la proximité de Bercé et de Jupilles, grand cru de chêne destiné à la tonnellerie.

Le Saumurois

Chêne, feuillus et pin, au sud-est. Même appréciation que pour le Baugeois, et une notoriété rappelée, celle de Chinon, ancienne chasse royale.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne sessile fait la valeur haute, en futaie sur les stations du Baugeois, avec un débouché de tonnellerie et de tranchage pour les meilleures billes. Le pin maritime occupe les sables de la Breille-les-Pins et de Fontevraud. Le châtaignier et le chêne pédonculé tiennent le bocage des Mauges. Le peuplier occupe les vallées de la Loire et du Layon.

L’appareil local recensé compte 874 établissements, dont 21 scieries seulement, 88 entreprises d’exploitation forestière et 426 de sylviculture. Le département est riche en seconde transformation et pauvre en première : Briand Construction Bois à Verrières-en-Anjou, Bréheret et les Pépinières Chauviré à Montrevault-sur-Èvre, Atlantem à Cholet, toutes de 50 à 99 salariés, relèvent de la charpente ou de l’amont. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés angevines.

La desserte
Le relief est faible et le réseau dense. La question porte sur la place de dépôt et la portance des pistes.
Le morcellement
Avec 2,15 hectares de surface médiane, le département est morcelé, mais conserve un gisement réel de grands ensembles, sept mutations de plus de cent hectares.
La pente
Marginale, hormis les coteaux du Layon.
La portance
Les sables du Baugeois portent, les argiles des Mauges et les fonds ligériens non.
Le droit de chasse
Le chevreuil et le sanglier portent la demande. Avec 535 cerfs élaphes prélevés en 2024, un segment cynégétique existe sur les massifs du Baugeois et du Saumurois.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur, la programmation des coupes conditionnant la recette en pineraie.
Le statut réglementaire
Val de Loire inscrit au patrimoine mondial, parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, servitudes, indivision, bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 191 mutations par an de plus d’un hectare, et sa géographie est nette : Baugé-en-Anjou concentre à elle seule cent trois mutations en cinq ans, devant Noyant-Villages soixante-douze, La Breille-les-Pins quarante-sept, Longué-Jumelles trente-huit, Mouliherne vingt-neuf, Gennes-Val-de-Loire et Les Bois d’Anjou vingt-sept. Ces huit communes du Baugeois et du Saumurois totalisent 38 % du marché départemental. Les plus grandes opérations se situent à La Breille-les-Pins, deux cent vingt-neuf hectares, à Longué-Jumelles, cent soixante-quinze, et à Chanteloup-les-Bois, cent soixante-dix.

Trois profils se partagent ce marché. Les professionnels du bois, merrandiers et exploitants de pin, achètent à la valeur technique et savent ce qu’ils acquièrent. Les investisseurs patrimoniaux visent les grands ensembles du Baugeois. Les particuliers et les voisins alimentent le premier quartile, à 2 734 €/ha.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que la médiane angevine ne décrit pas le chêne de Baugeois. À 4 730 €/ha, elle est tirée vers le bas par un marché abondant de petites parcelles de pin et de taillis. Le chêne de qualité tonnellerie se traite dans le troisième quartile et au delà. L’écart entre un chêne de sciage et un chêne de merrain se compte en centaines d’euros par mètre cube : c’est l’erreur d’appréciation la plus coûteuse du département, dans les deux sens.

Le deuxième point est la concentration. Huit communes du Baugeois et du Saumurois font 38 % du marché. Hors de ce périmètre, les comparables sont rares et le prix se forme sur une concurrence d’usage agricole : une évaluation dans les Mauges ne peut pas s’appuyer sur des références de Baugé-en-Anjou.

Le troisième point est la faiblesse de la première transformation. Vingt et une scieries dans un département qui produit du chêne de tonnellerie : les acheteurs de merrain sont en Sarthe, en Indre-et-Loire ou en Bourgogne, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur. La richesse angevine en seconde transformation ne bénéficie pas au propriétaire forestier.

Le quatrième point est une lacune de notre référentiel, et elle porte sur le secteur qui monte. Le Haut-Anjou affiche la cote la plus élevée du département, 8 921 €/ha, et la plus forte progression, 46,7 % en cinq ans, sans que nos conseillers l’aient documenté. Un chiffre inexpliqué ne fonde pas une négociation.

Faire évaluer une forêt en Maine-et-Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où l’écart entre sciage et merrain fait toute la valeur, l’évaluation suppose un examen bille par bille et une station qualifiée sur le terrain, pas déduite de la carte.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Maine-et-Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Maine-et-Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 730 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 005 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 14 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 734 et 11 672 €/ha.

Pourquoi la forêt angevine est-elle moins chère que la moyenne française ?

Le marché est abondant, 1 005 mutations en cinq ans dont l’essentiel en petites parcelles de pin et de taillis, ce qui tire la médiane vers le bas. Le chêne de qualité tonnellerie du Baugeois se traite dans le troisième quartile et au delà, à 11 672 €/ha et plus.

Une grande propriété se paie-t-elle plus cher à l’hectare en Maine-et-Loire ?

Le prix médian passe de 4 435 €/ha entre un et dix hectares à 13 421 €/ha au dessus de cent hectares, soit un rapport de 3,1. Ce gradient figure parmi les plus marqués de la série et traduit un marché où la surface constitutive crée une prime réelle.

Où se vendent les forêts en Maine-et-Loire ?

Huit communes du Baugeois et du Saumurois totalisent 38 % du marché, Baugé-en-Anjou concentrant à elle seule cent trois mutations en cinq ans. Hors de ce périmètre, les comparables sont rares et le prix se forme sur une concurrence d’usage agricole.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Maine-et-Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : la qualité réelle du chêne bille par bille, la station qualifiée sur le terrain et non déduite de la proximité de Bercé, l’âge et le volume du pin maritime si c’est l’essence visée, et la distance à l’acheteur effectif, le département ne comptant que vingt et une scieries.

Ces 4 730 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang en Maine-et-Loire sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. Haut-Anjou, Baugeois ou Saumurois ne se paient pas au même prix. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Pretium loci, non silvae.

Homo et arbor radices habent