Le prix médian passe de 4 800 euros par hectare en 2021 à 8 006 en 2025, soit plus soixante-sept pour cent, la deuxième progression des quatre-vingts départements publiés. La hausse est continue sur les cinq millésimes, sur des effectifs annuels de soixante-douze à quatre-vingt-trois mutations qui commandent la prudence.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 3 000 et 20 789 €/ha, sur une surface médiane de 1,79 hectare.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Vendée | Pays de la Loire | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 6 688 | 6 408 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 869 | 3 356 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 20 405 | 15 996 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 392 | 3 460 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 1 658 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 1,8 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
Le département échange environ 330 hectares de forêt par an, étroitesse qui est la clé de lecture de tout ce qui suit.
La médiane progresse de 69,1 % en euros courants sur cinq ans, de 4 789 à 8 100 €/ha, de façon continue d’une année sur l’autre. Le premier quartile suit, de 2 128 à 3 410 €/ha, soit 60,2 %. Une réserve s’impose : avec soixante-treize à quatre-vingt-quatre ventes par an, l’échantillon annuel est mince, et l’amplitude mesurée est un ordre de grandeur, non un indice.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 81 | 4 800 | en attente | en attente |
| 2022 | 83 | 5 767 | en attente | en attente |
| 2023 | 82 | 6 437 | en attente | en attente |
| 2024 | 74 | 7 873 | en attente | en attente |
| 2025 | 72 | 8 006 | en attente | en attente |
Que le premier quartile progresse en même temps que la médiane écarte l’hypothèse d’un artefact tenant à quelques transactions exceptionnelles : c’est le bas du marché qui monte.
La taille joue modérément : 6 690 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 367 ventes, 7 309 €/ha de 10 à 25 hectares sur 13 ventes, 10 129 €/ha de 25 à 100 hectares sur 14 ventes. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée sur la période.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Vendée, où la forêt est un accident dans le bocage, la part du fonds est déterminante.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Elle est tirée par la rareté et par la pression foncière d’un département dont la démographie progresse fortement. Elle reste indexée sur la valeur des terres agricoles locales.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies de bocage et les taillis de bord de haie, elle est faible. Sur les peuplements constitués de Mervent-Vouvant, elle devient significative.
Sur les jeunes plantations, nombreuses dans un département où le reboisement bocager est actif, c’est la valeur actuelle d’avenir qui s’applique.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 4 527 sangliers, 5 029 chevreuils et 73 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département. Le cerf y est marginal, ce qui interdit la formation d’un marché cynégétique haut de gamme.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
. Nos conseillers y constatent une bonne demande.
. Nos conseillers y décrivent une demande dynamique et attribuent le mouvement à un marché porté par la scierie Piveteau. C’est la seule explication de terrain dont nous disposions, et nous la reprenons telle quelle, en signalant plus bas ce que nos données permettent d’en confirmer.
Le chêne pédonculé domine, en peuplements de bocage et en futaie autour de Mervent-Vouvant. Le châtaignier et le frêne accompagnent, ce dernier fortement affecté par la chalarose. Le pin maritime occupe le cordon littoral, à fonction de fixation dunaire. Le peuplier tient les fonds du marais poitevin.
L’appareil local présente une configuration singulière. Le recensement compte 436 établissements, dont 28 scieries mais seulement 26 entreprises d’exploitation forestière et 88 de sylviculture. À l’inverse, la Vendée porte Piveteau Bois à Sainte-Florence, de 500 à 999 salariés, seule scierie de première transformation recensée dans cette tranche d’effectifs à l’échelle nationale, MEO à Cugand, de 250 à 499 salariés, et JH Industries à Challans et La Garnache, de 200 à 249 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés vendéennes.
Le marché tourne autour de 79 ventes par an de plus d’un hectare, en repli depuis 2023. Les communes les plus actives sont Soullans avec treize mutations en cinq ans, Chantonnay onze, Challans et Saint-Denis-la-Chevasse dix, Grosbreuil et Dompierre-sur-Yon huit, La Garnache sept. Les plus grandes opérations restent modestes, soixante-dix hectares au Boupère, soixante-huit à Saint-Valérien, soixante-six à La Chaize-le-Vicomte et à Fougeré.
Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et les voisins achètent la parcelle de bocage pour des motifs d’agrandissement ou d’accès et alimentent le premier quartile. Les particuliers résidents portent le cœur du marché. L’agrément littoral porte le troisième quartile, à 20 789 €/ha, sur des biens dont la composante forestière est parfois secondaire.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point porte sur l’explication de la hausse. Notre référentiel attribue la progression de 70,1 % du bocage vendéen à un marché porté par la scierie Piveteau. Nos propres données ne confirment pas ce mécanisme, et nous préférons le dire. Le département n’échange que 330 hectares de forêt par an et ne compte que vingt-six entreprises d’exploitation forestière : une unité de cette taille consomme un volume sans commune mesure avec la ressource vendéenne et s’approvisionne nécessairement hors du département. L’hypothèse plus probable est une hausse de rareté. Le point est soumis à la validation de nos conseillers.
Le deuxième point est l’étroitesse du gisement. Soixante-dix-neuf ventes par an, une surface médiane de 1,79 hectare, aucune propriété de plus de cent hectares en cinq ans : un vendeur d’ensemble constitué n’y trouvera pas de comparable local.
Le troisième point est sanitaire. La chalarose du frêne a fortement affecté les peuplements de bocage et de fonds humides : le coût de reconstitution se retranche de la valeur, et un alignement dépérissant constitue une charge, pas un actif.
Le quatrième point concerne la fiabilité du chiffre. Une progression de 69,1 % mesurée sur des échantillons annuels de soixante-treize à quatre-vingt-quatre ventes ne se manie pas comme une progression mesurée sur mille transactions. Le sens du mouvement est établi, son amplitude exacte ne l’est pas.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où le gisement est étroit et les comparables rares, l’évaluation suppose un travail de terrain et un élargissement raisonné du périmètre de comparaison, méthode qui doit être exposée avant tout résultat.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Vendée.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 6 688 €/ha entre 2021 et 2025, sur 392 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 26 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 000 et 20 789 €/ha.
La médiane progresse de 4 789 €/ha en 2021 à 8 100 €/ha en 2025, soit 69,1 % en euros courants, de façon continue, avec un premier quartile en hausse de 60,2 %. L’échantillon annuel, de soixante-treize à quatre-vingt-quatre ventes, impose de traiter cette amplitude comme un ordre de grandeur.
Notre référentiel attribue la progression du bocage vendéen au marché porté par la scierie Piveteau, à Sainte-Florence. Les données départementales ne confirment pas ce mécanisme : la Vendée n’échange que 330 hectares de forêt par an et ne compte que vingt-six entreprises d’exploitation forestière, une unité de cette taille s’approvisionnant hors du département.
La surface médiane par vente s’établit à 1,79 hectare et aucune transaction de plus de cent hectares n’a été relevée entre 2021 et 2025. Le département est un pays de bocage où la forêt occupe une place résiduelle, d’où l’absence de marché structuré pour les acquéreurs institutionnels.
Quatre vérifications s’imposent : l’état sanitaire du frêne, la portance des sols de marais et de fonds de vallée, impraticables une partie de l’année, les servitudes littorales et hydrauliques, et la pertinence des comparables retenus, les références locales étant rares.
Ce que en Vendée on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe marais breton et bocage vendéen, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent