En Tarn-et-Garonne, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 8 427 €/ha, sur 713 mutations de plus d'un hectare et 3 318 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département dépasse de 60 % la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et de 51 % celle d'Occitanie, 5 631 €/ha. Il occupe le vingtième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 2 955 et 31 441 €/ha, sur une surface médiane de 2,60 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Tarn-et-Garonne | Occitanie | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 8 427 | 5 676 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 998 | 2 002 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 31 400 | 22 401 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 728 | 11 170 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 3 414 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,6 | non publié | 2,3 |
Le troisième quartile dépasse de 108 % le troisième quartile national et le rapport entre les quartiles atteint 10,6, contre 6,6 au plan national. Le département porte deux marchés distincts : un marché de causse à faible valeur et un marché de vallée et d’agrément à niveau élevé.
La médiane recule de 8,7 % en euros courants sur cinq ans, de 7 820 à 7 141 €/ha, après un sommet à 10 427 €/ha en 2023. Le troisième quartile progresse en revanche de 9,4 %.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 157 | 7 692 | en attente | en attente |
| 2022 | 164 | 9 072 | en attente | en attente |
| 2023 | 150 | 10 660 | en attente | en attente |
| 2024 | 124 | 7 747 | en attente | en attente |
| 2025 | 133 | 7 075 | en attente | en attente |
L’effet de taille est irrégulier : 8 380 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 657 mutations, 11 411 €/ha de 10 à 25 hectares sur 40 mutations, 7 234 €/ha de 25 à 100 hectares sur 15 mutations. Une seule mutation dépasse cent hectares, à Sistels.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Tarn-et-Garonne, la part du peuplement est faible.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les causses de Caylus et de Saint-Antonin, il est modeste, le sol calcaire superficiel ayant peu de valeur agricole alternative. Dans les vallées, il est porté par l’arboriculture et le maraîchage.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un taillis de chêne pubescent de causse, elle est proche de zéro. Sur les chênaies pédonculées des gorges de l’Aveyron et les peupleraies de vallée, elle existe et se calcule.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 7 132 chevreuils, 5 424 sangliers et 363 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département.
Une seule région naturelle tarn-et-garonnaise est documentée dans notre référentiel, et nous préférons l’écrire.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne pubescent et feuillus, au nord et à l’est du département, principalement sur le Lot. Nos conseillers le décrivent en une phrase : plateau calcaire, peu productif. Qualifié à la valeur technique inférieure, degré le plus bas de notre grille.
L’écart avec la médiane départementale est considérable et doit être expliqué. Les deux grandeurs ne mesurent pas la même chose : le Quercy déborde largement sur le Lot, où les prix sont bas, et le marché tarn-et-garonnais comprend en outre des vallées et des franges périurbaines toulousaines et montalbanaises qu’aucune description de causse ne recouvre.
La Lomagne, le Bas-Quercy et les vallées de la Garonne et du Tarn ne sont pas documentés par notre référentiel.
Le chêne pubescent domine les causses, en taillis de faible valeur unitaire, avec un débouché de bois de chauffage. Le chêne pédonculé occupe les versants frais des gorges de l’Aveyron et de la Bonnette, avec un débouché de sciage et de merrain pour les meilleures billes. Le pin noir marque les reboisements de causse, le peuplier tient les vallées.
L’appareil local recensé compte 290 établissements, dont 12 scieries seulement, 28 entreprises d’exploitation forestière et 125 de sylviculture. L’unité la plus importante, C2R à Montaigu-de-Quercy, de 50 à 99 salariés, relève de la charpente. Figurent aussi Embalbois à Moissac, Mirabel Emballages et la tonnellerie Lovato à Canals. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés tarn-et-garonnaises.
Le marché tourne autour de 143 mutations par an de plus d’un hectare, en repli depuis 2023. Les communes les plus actives sont Caylus avec trente-huit mutations en cinq ans, Saint-Antonin-Noble-Val trente-deux, Moissac vingt-six, Bruniquel vingt-deux, Cazes-Mondenard dix-huit, Montaigu-de-Quercy seize, Ginals quinze et L’Honor-de-Cos quatorze. À l’exception de Moissac, toutes se situent sur le causse et dans les gorges du nord-est. Les plus grandes opérations se situent à Sistels, cent quatre hectares, et à Bruniquel, quatre-vingt-douze et quatre-vingt-deux hectares.
Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et les voisins acquièrent le taillis de causse à bas prix. Les acquéreurs d’agrément, attirés par les gorges de l’Aveyron et la proximité de Toulouse et de Montauban, portent le troisième quartile à 31 441 €/ha. Les professionnels du bois sont peu présents : douze scieries ne construisent pas un marché de production.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est la contradiction entre le prix départemental et la cote du massif. Le Quercy, seule région naturelle documentée du département, cote 4 695 €/ha, recule de 35,2 % en cinq ans et est qualifié par nos conseillers au degré le plus bas de notre grille, celui de la vente à la valeur technique ou en dessous. La médiane départementale, à 8 427 €/ha, est 82 % au dessus. Ce qui se paie dans le département n’est donc pas le causse boisé mais l’agrément des gorges et la proximité de deux agglomérations. Sur un causse de Caylus, la cote de région naturelle est le repère pertinent, pas la médiane départementale.
Le deuxième point est le mouvement en ciseaux. La médiane recule de 8,7 % pendant que le troisième quartile progresse de 9,4 %. Le marché ordinaire s’affaisse, le segment d’agrément se renforce : les deux évoluent en sens contraire et une évaluation qui les confond se trompe deux fois.
Le troisième point est le débouché. Douze scieries, aucune unité de première transformation d’envergure : le chêne de causse n’a de valeur que de chauffage, et le chêne de gorge trouve preneur au prix du transport. Sur ces peuplements, la valeur de consommation est faible et le coût d’exploitation en versant encaissé peut l’annuler.
Le quatrième point est une lacune de notre référentiel. La Lomagne, le Bas-Quercy et les vallées, qui portent une part substantielle du marché, ne sont pas documentés. Nous ne disposons d’aucune cote de massif pour ces secteurs.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où la cote de massif et la médiane départementale divergent de 82 %, la première question de l’évaluation est celle du secteur, causse ou vallée, et la seconde celle du marché adressable.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Tarn-et-Garonne.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 8 427 €/ha entre 2021 et 2025, sur 713 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 60 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 955 et 31 441 €/ha.
Le Quercy cote 4 695 €/ha, contre 8 527 pour le département. La région naturelle déborde largement sur le Lot, où les prix sont bas, et la médiane départementale intègre les vallées de la Garonne et du Tarn ainsi que les franges périurbaines toulousaines et montalbanaises, qu’aucune description de causse ne recouvre.
La médiane recule de 7 820 €/ha en 2021 à 7 141 €/ha en 2025, soit 8,7 %, après un sommet à 10 427 €/ha en 2023. Le troisième quartile progresse en revanche de 9,4 % sur la même période : le marché ordinaire s’affaisse pendant que le segment d’agrément se renforce.
Le chêne pubescent de causse a une valeur de consommation proche de zéro, son débouché principal étant le bois de chauffage. Nos conseillers qualifient le Quercy à la valeur technique inférieure et le décrivent en une phrase : plateau calcaire, peu productif.
Quatre vérifications s’imposent : le secteur, causse ou vallée, dont les prix n’ont pas de rapport entre eux, la part du prix qui rémunère effectivement un peuplement, l’accès aux versants encaissés des gorges de l’Aveyron, et la distance à l’acheteur de bois effectif, le département ne comptant que douze scieries.
De ces 713 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Quercy porte l’essentiel du marché. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent