La forêt couvre 30 % de la planète. La Russie est le pays le plus forestier, ses massifs recouvrant près de la moitié de son territoire, devant le Brésil et le Canada. En France, la forêt occupe 31 % du territoire métropolitain, ce qui place le pays au quatrième rang européen par la surface, après la Suède, la Finlande et l'Espagne.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 12 mars 2021
Certains départements les plus boisés sont couverts de forêt entre 40 et 60 % de leur surface. Au sud-ouest, la Gironde, les Landes, la Dordogne, la Corrèze et le Lot. Plus à l’est, l’Ariège, le Var et les Alpes-Maritimes. En Auvergne-Rhône-Alpes, la Lozère, l’Ardèche et la Drôme. Dans l’Est enfin, le Haut-Rhin, les Vosges, la Haute-Marne, la Haute-Saône et le Doubs.
Plus de 45 % du volume de bois sur pied a dépassé trente ans, ce qui donne à cette forêt une valeur que sa seule surface ne dit pas.
À l’inverse, les zones les moins boisées se situent au cœur de la Bretagne, en Normandie, dans le Nord et dans le Gers.
Outre-mer, les surfaces varient fortement : 8 millions d’hectares en Guyane, 139 000 à La Réunion, 66 000 en Guadeloupe, 50 000 en Martinique et 14 000 à Mayotte.
Les trois quarts de la forêt française sont en plaine, et les deux tiers sont d’exploitation aisée.
Contrairement à une idée répandue, la forêt privée française est privée à 75 %. La forêt publique se partage entre les collectivités, 16 %, et l’État, 9 % au titre du domaine.
Un quart public, trois quarts privés : c’est cette structure de propriété qui commande tout le reste, la gestion comme le marché.
Les forêts françaises abritent 138 espèces d’arbres. Les essences principales sont le chêne, le hêtre et le pin, devant l’épicéa, le sapin et le châtaignier, puis, plus rares, le charme, le frêne, le douglas, l’érable et le peuplier. L’ensemble se répartit entre 72 % de feuillus et 28 % de résineux, et près de la moitié de la forêt est constituée de peuplements mélangés.
Le chêne est la première essence française et la plus noble. Son bois sert la menuiserie et la tonnellerie, qui abrite les plus grands vins.
La forêt accueille par ailleurs 73 espèces de mammifères, 120 espèces d’oiseaux et 72 % de la flore métropolitaine. Elle représente 46 % de la surface du réseau Natura 2000. La biodiversité est présente jusqu’en ville, où l’on compte 550 000 hectares de forêts urbaines.
La forêt capte l’équivalent de 15 % des émissions annuelles de dioxyde de carbone du pays, et stocke 1,26 milliard de tonnes de carbone.
Un mètre cube de bois stocke une tonne de dioxyde de carbone. Employé comme matériau, il évite en outre l’émission d’une tonne liée à la fabrication et à l’usage d’un matériau concurrent.
Elle filtre enfin les poussières et les pollutions microbiennes de l’air, tout en jouant un rôle de régulation hydraulique et d’épuration de l’eau.
Elle nous entoure et nous accompagne sans que nous lui prêtions attention, à moins d’en faire son métier. Ces quelques chiffres sont là pour rappeler ce qu’elle tient.
Sources : inventaire forestier national de l’IGN et ministère de l’Agriculture.
L’auteurLe monde rural et l’environnement sont des secteurs où les enjeux sont immenses. Entre préservation des espèces, besoins alimentaires, productivité, rentabilité et attentes écologiques, les acteurs ancestraux peinent à trouver leur place. Dans ces domaines où rien n’est tout noir ou tout blanc, tout reste à faire et les possibilités sont infinies.
Tous les articlesHomo et arbor radices habent