Dans les Deux-Sèvres, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 3 495 €/ha, sur 560 mutations de plus d'un hectare et 2 317 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département se situe 38 % au dessous de la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et 26 % au dessous de celle de Nouvelle-Aquitaine, 4 444 €/ha. Il occupe le quatre-vingt-cinquième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 1 641 et 12 391 €/ha, sur une surface médiane de 2,04 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Deux-Sèvres | Nouvelle-Aquitaine | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 3 495 | 4 504 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 1 641 | 2 004 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 12 391 | 14 428 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 560 | 23 045 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 2 421 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,0 | non publié | 2,3 |
Deux mille trois cent dix-sept hectares échangés en cinq ans dans un département de six mille kilomètres carrés : le marché forestier deux-sévrien est étroit en volume comme en surface unitaire. C’est la première donnée à retenir.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 126 | 3 002 | en attente | en attente |
| 2022 | 113 | 3 147 | en attente | en attente |
| 2023 | 108 | 5 074 | en attente | en attente |
| 2024 | 99 | 3 925 | en attente | en attente |
| 2025 | 114 | 3 189 | en attente | en attente |
La médiane progresse de 9,9 % sur cinq ans, de 2 902 à 3 189 €/ha, mais elle passe par 4 464 €/ha en 2023 pour redescendre ensuite. Sur des effectifs annuels de quatre-vingt-quatorze à cent vingt-deux mutations, une amplitude de cette ampleur ne se lit pas comme une tendance.
L’effet de taille est net et régulier : 3 196 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 497 mutations, 5 001 €/ha de 10 à 25 hectares sur 22 mutations, 7 632 €/ha de 25 à 100 hectares sur 14 mutations. Le prix unitaire est multiplié par 2,4, sur des effectifs trop faibles pour être maniés autrement qu’à titre indicatif.
Un prix DVF additionne le sol, les arbres et le bâti éventuel, sans les séparer. Une mutation de Vouhé, 44,8 hectares à 39 015 €/ha en 2023, illustre la limite : à ce niveau, ce n’est pas la forêt qui se paie, et le prix reconstitué à l’hectare est un plafond, pas une valeur.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Dans les Deux-Sèvres, elle est presque toujours indexée sur la terre agricole, très demandée dans le bocage comme dans la plaine. Le boisement y est un usage résiduel du sol, non un usage principal.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, établie à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une chênaie de Gâtine ou une peupleraie de vallée, elle se calcule à partir d’un cubage. Sur une frênaie de marais atteinte par la chalarose, elle est négative après frais d’abattage.
S’y ajoute la valeur des aménités. En 2024, 5 156 chevreuils et 3 080 sangliers ont été prélevés, mais 138 cerfs élaphes seulement. Le marché des propriétés de chasse qui porte la valeur dans le Bassin parisien n’a pas d’équivalent ici.
Aucune région naturelle deux-sévrienne n’est documentée dans notre référentiel. La Gâtine, le bocage bressuirais, le Thouarsais, le Mellois, la plaine de Niort et le marais poitevin n’y figurent pas, et aucune région limitrophe recensée ne recouvre le département. Nous n’avons donc ni description de massif ni appréciation de terrain à publier, et nous préférons l’écrire plutôt que de transposer la description du bocage vendéen, qui relève d’un autre marché.
À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché. Elle sépare le département en deux.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Dix communes du nord et du centre, Vasles, Bressuire, Plaine-et-Vallées, Airvault, Largeasse, Val en Vignes, Secondigny, Moncoutant-sur-Sèvre, Nueil-les-Aubiers et Mazières-en-Gâtine, totalisent 73 mutations en cinq ans. Leur médiane ressort à . C’est là que se trouvent les chênaies constituées et l’appareil de première transformation.
Huit communes du sud-ouest, Arçais, Magné, Saint-Hilaire-la-Palud, Sansais, Le Vanneau-Irleau, Frontenay-Rohan-Rohan, Épannes et Coulon, totalisent 52 mutations. Leur médiane ressort à , sur une surface médiane de 1,75 hectare. Arçais, avec vingt-deux mutations, est la commune la plus active du département : petites parcelles de frênaie et de peupleraie, contraintes par les servitudes hydrauliques.
Un rapport de 2,3 sépare les deux ensembles. Cette géographie est une mesure de marché, pas une description de massif, et ne remplace pas l’appréciation de terrain qui nous manque.
Le chêne pédonculé domine, en futaie sur les meilleures stations de Gâtine et du Thouarsais, en taillis sous futaie ailleurs. Le châtaignier occupe les sols acides de la Gâtine. Le frêne tient les bordures du marais poitevin, où la chalarose l’a durement atteint. Le peuplier occupe les vallées de la Sèvre Niortaise, du Thouet et de l’Autize. Les résineux sont marginaux.
L’appareil local recensé compte 423 établissements, dont 29 scieries, 50 entreprises d’exploitation forestière et 150 de sylviculture. Sa physionomie surprend pour un département aussi peu boisé : quatre unités de 100 à 199 salariés, Archimbaud et Fils à Secondigné-sur-Belle, SAS Allin au Vanneau-Irleau, Kazed à La Crèche et Réveau Menuiserie à Combrand, auxquelles s’ajoutent deux unités de placage Thébault, à Sauzé-Vaussais et à Magné. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés deux-sévriennes.
Le marché tourne autour de 107 mutations par an de plus d’un hectare. Les plus grandes opérations sont peu nombreuses : Vasles, cent quatre-vingt-quatorze hectares en 2021 à 12 354 €/ha, Saint-Lin, quatre-vingt-deux hectares, et Chey, cinquante-huit.
Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et les voisins dominent en nombre et tiennent le premier quartile, à 1 641 €/ha, sur des parcelles de bocage sans autonomie d’accès. Les propriétaires de Gâtine et du Bressuirais achètent les chênaies constituées, au dessus de la médiane nationale. Les acquéreurs d’agrément alimentent le troisième quartile sur de très petites surfaces, notamment dans le marais.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que l’appareil industriel ne se traduit pas en prix payé sur place. Quatre unités de 100 à 199 salariés et deux ateliers de placage dans un département classé quatre-vingt-cinquième sur quatre-vingt-neuf : la ressource locale ne suffit pas à les alimenter, elles achètent au dehors. Un propriétaire deux-sévrien ne doit pas conclure de la présence de ces usines que son bois trouvera preneur au prix du bassin.
Le deuxième point est l’état sanitaire du frêne. La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des boisements de bordure du marais poitevin. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction du prix du fonds.
Le troisième point est l’illiquidité. Deux mille trois cents hectares échangés en cinq ans, une seule mutation de plus de cent hectares, quatre-vingt-quatorze transactions en 2024 : le délai de vente est ici une composante du prix.
Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’y est documentée, et aucune cote limitrophe n’est transposable. La géographie de marché que nous publions est une donnée, pas un jugement d’expert.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans les Deux-Sèvres, l’évaluation commence par la localisation, bocage ou marais, dont l’écart mesuré est de un à deux et trois dixièmes, puis par l’état sanitaire du frêne et l’autonomie d’accès.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Deux-Sèvres.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 3 495 €/ha entre 2021 et 2025, sur 560 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières DGFiP, soit 38 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 641 et 12 391 €/ha.
Dix communes du nord bocager et de la Gâtine présentent une médiane mesurée de 5 960 €/ha sur 73 mutations, contre 2 564 €/ha sur 52 mutations pour huit communes du marais poitevin et de sa bordure. Le rapport est de 2,3, ce qui rend la médiane départementale peu utilisable telle quelle.
Le département compte quatre unités de 100 à 199 salariés et deux ateliers de placage pour une surface boisée réduite. Ces usines s’approvisionnent en grande partie hors du département, et leur présence ne se répercute pas sur le prix payé aux propriétaires locaux.
La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des frênaies de bordure du marais poitevin. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction du prix du fonds.
Cinq vérifications s’imposent : la localisation, bocage ou marais, l’état sanitaire du frêne, l’autonomie d’accès depuis la voirie publique, souvent absente en bocage, la portance des terres de bri, et les servitudes hydrauliques et zonages du Parc naturel régional du Marais poitevin.
Ce que dans les Deux-Sèvres on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe nord bocager et la Gâtine et marais poitevin et sa bordure, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent