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La forêt du Livradois-Forez

Où s’arrête le Livradois-Forez

Le Puy-de-Dôme réunit deux massifs que ce lot traite séparément et qu’il ne faut pas confondre. Les Combrailles occupent l’ouest du département, sur les plateaux granitiques de la sylvoécorégion G21, à sept cents mètres d’altitude moyenne. Le Livradois-Forez occupe l’est, au-delà de la vallée de l’Allier et de la plaine de Limagne, entre huit cents et douze cents mètres. La coupure est franche : deux cents à cinq cents mètres d’altitude d’écart, deux sylvoécorégions distinctes, et une plaine céréalière entre les deux.

Les essences et la station

La composition diffère selon la chaîne. Sur la G42, qui porte le Forez et ses contreforts, l’IGN compte 43 000 hectares de conifères purs et 39 000 en mélange de conifères et de feuillus, soit plus de la moitié de la surface avec une présence résineuse. Sur la G30, plus volcanique et plus basse, le feuillu pur redevient majoritaire avec 34 000 hectares.

Le nom que nos conseillers donnent au Livradois dit l’essentiel : sapinière-hêtraie. Le sapin pectiné occupe l’étage montagnard avec le hêtre, l’épicéa a été introduit sur les hauts, et le douglas s’est installé sur les stations basses et moyennes, où nos conseillers le jugent excellent malgré la dominance de la sapinière. Le socle est granitique et métamorphique, les sols sont acides, sains et profonds sur les versants, plus superficiels sur les croupes et les crêts.

La contrainte de station est le gel de printemps, et elle atteint ici une intensité que nous n’avons rencontrée nulle part ailleurs. Nos relevés sur trente ans donnent 20,1 jours de gel en avril et mai à Auvers, 15,3 à Saint-Paul-de-Tartas, 13,6 au col de la Loge, 13,3 à Saint-Anthème, contre 3,7 en moyenne nationale et 8,2 à Pionsat, dans les Combrailles. À l’inverse, le bilan hydrique estival est confortable et devient même excédentaire en altitude, avec un solde positif de 51 millimètres à Chastreix et de 29 à Super-Besse. Le massif ne manque pas d’eau, il manque de saison de végétation, et cette contrainte se paie à l’installation du peuplement bien plus qu’à sa croissance.

Nos conseillers ajoutent une réserve d’exploitation qu’il faut reprendre telle quelle : sur les contreforts du Forez et du Livradois, la sortie des bois n’est pas toujours commode, et les conditions se dégradent à mesure que l’on s’éloigne du bassin d’Ambert.

La filière et les débouchés

L’appareil de première transformation est dense et morcelé. L’extrait Sirene recense 6 153 établissements de la filière sur les trois départements et 211 scieries, quatre-vingt-six dans le Puy-de-Dôme, soixante-trois dans la Loire et soixante-deux en Haute-Loire. C’est la deuxième densité de sciage de nos deux lots, derrière le massif vosgien.

Trois unités seulement dépassent cinquante salariés. La scierie Moulin, à Dunières en Haute-Loire, tient la tranche de cent à cent quatre-vingt-dix-neuf et constitue le principal acheteur de résineux du secteur. Livra-Bois, à Doré-l’Église, emploie cinquante à quatre-vingt-dix-neuf personnes et dispose d’un second site à Arlanc. France Bois Imprégnés, à Boisset-lès-Montrond, complète le dispositif dans la Loire.

L’axe Arlanc et Doré-l’Église forme un véritable bassin de sciage, avec les Établissements Veyrière à Arlanc dans la tranche de vingt à quarante-neuf salariés, Veyrière Bois Énergie, Forêt et Sciage du Livradois à Auzelles et le Sciage du Haut Livradois à Saint-Sauveur-la-Sagne. Les Fils Philipon opèrent à La Chapelle-Geneste, en Haute-Loire. En aval, la Loire porte des industries de seconde transformation d’échelle supérieure : Cetih à Roanne, de deux cents à deux cent quarante-neuf salariés, Ossabois à Balbigny et Isonat à Mably, tous deux entre cinquante et quatre-vingt-dix-neuf.

Cette configuration distingue nettement le Livradois-Forez des Combrailles voisines, où quatorze scieries seulement travaillent le plateau et où deux seulement dépassent vingt salariés. Le douglas y trouve ici un preneur à quelques kilomètres, ce qui n’est pas le cas à l’ouest du département.

Les contraintes

Le grand gibier est ici la contrainte la plus faible de nos deux lots, et il faut le dire aussi franchement que l’inverse. La saison 2024 place la Haute-Loire au quatre-vingt-huitième rang national pour le sanglier avec 2 841 prélèvements, la Loire au quatre-vingt-quatrième avec 3 400, le Puy-de-Dôme au soixante-septième. Les tableaux n’enregistrent aucun prélèvement de cerf élaphe dans la Loire. Le renouvellement se joue donc sur la station et sur la desserte, non sur la protection.

La desserte est la vraie difficulté. Les pentes des versants du Forez, la longueur des dessertes et l’enclavement de certains vallons imposent des coûts de mobilisation que la mercuriale nationale ne reflète pas. Un peuplement identique se valorise différemment selon qu’il est au-dessus ou au-dessous de la piste, et cet écart se motive ligne à ligne au dossier.

S’y ajoute l’épicéa, sensible au scolyte à ces altitudes moyennes, dont la part dans un peuplement doit être établie avant toute évaluation.

Le marché forestier en Livradois-Forez

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane s’établit à 2 516 euros par hectare dans le Puy-de-Dôme sur 2 678 mutations, à 3 188 euros en Haute-Loire et à 4 118 euros dans la Loire. Les trajectoires divergent nettement : la Loire progresse de 38,4 pour cent entre 2021 et 2025, le Puy-de-Dôme de 11,0, tandis que la Haute-Loire recule de 19,5.

L’effet de surface est modeste partout. Dans le Puy-de-Dôme, le prix passe de 2 358 euros pour les mutations de un à dix hectares à 3 904 de dix à vingt-cinq et 6 700 au-delà. En Haute-Loire, les deux premières tranches sont identiques, à 3 053 et 3 075 euros, et le saut ne se produit qu’au-delà de vingt-cinq hectares, à 6 887. Dans la Loire, la courbe s’inverse même en fin de série, à 4 000, 5 794 puis 5 609 euros.

Nos conseillers qualifient le Livradois et le Forez l’un et l’autre à la valeur vénale, sans prime. La lecture est cohérente avec les chiffres : c’est un massif de production résineuse abondante, dans des départements où l’offre foncière est large et où aucune demande d’agrément ne vient soutenir les prix. La valeur y suit le peuplement et la desserte, et rien d’autre.

Biens disponibles

Les forêts disponibles en Livradois-Forez

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur le Puy-de-Dôme, la Loire et la Haute-Loire. Aucune propriété du massif n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

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Clermont-Ferrand, siège de la Maison TerrAgree

Le bureau de Clermont-Ferrand 23 rue Maréchal Foch
63000 Clermont-Ferrand

04 43 97 19 18
contact@terragree.com

Le siège est à une heure de la plaine d’Ambert. Il suit le Livradois et le Forez en gestion forestière comme en transaction, et connaît le bassin de sciage d’Arlanc.

Faire évaluer ma forêt en Livradois-Forez Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans la Drôme

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans la Drôme ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 390 et 12 069 €/ha, sur une surface médiane de 2,86 hectares. L’écart entre les deux quartiles atteint un rapport de huit.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025DrômeAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)3 2643 6365 323
1er quartile (€/ha)1 3901 6262 303
3e quartile (€/ha)12 0699 33114 976
Nombre de mutations1 10115 73986 327
Surface échangée (ha)6 689non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,9non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché est stable : la médiane passe de 3 539 €/ha en 2021 à 3 532 €/ha en 2025, soit 0,2 % de recul en euros courants, donc une érosion réelle d’une quinzaine de points. Le

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212693 321en attenteen attente
20222093 883en attenteen attente
20231903 032en attenteen attente
20242193 067en attenteen attente
20252143 484en attenteen attente

La taille produit un résultat inhabituel : 3 725 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 1 887 €/ha seulement de 10 à 25 hectares, sur cent six ventes, puis 3 539 €/ha de 25 à 100 hectares, sur quarante-cinq ventes. Le prix unitaire est divisé par deux dans la tranche intermédiaire, et l’effectif est suffisant pour que le constat tienne.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans la Drôme, la séparation oppose deux moitiés de département qui n’ont presque rien en commun.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Dans la vallée du Rhône et la Drôme des collines, la concurrence agricole et résidentielle soutient le fonds. Dans le Diois et sur les contreforts du Vercors, la pente et l’altitude le dépriment.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur le pin sylvestre et le pin noir, très étendus dans le sud du département, cette valeur est faible ; sur le sapin des hauteurs, elle est réelle mais l’exploitation la grève.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 12 392 sangliers, 1 067 cerfs élaphes et 240 chamois prélevés en 2024.

Un quart des ventes se conclut sous 1 390 €/ha : ce sont des boisements de pente, de garrigue ou de pin sur station sèche, sans capital mobilisable. Le prix payé y correspond au fonds, diminué du coût d’accès.

Les régions naturelles du département

Le référentiel TerrAgree documente une région naturelle pour la Drôme. Le Vercors drômois, la Drôme des collines et la vallée du Rhône ne sont pas documentés par notre référentiel, et nous le signalons plutôt que de combler ce vide par une approximation.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Diois

Pin sylvestre, sapin, pin noir et chêne pubescent. Nos conseillers rattachent ce secteur, comme l’ensemble des régions de montagne d’Auvergne-Rhône-Alpes, à une même appréciation : exploitation compliquée en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. Le positionnement est nettement sous la valeur technique.

Ce niveau provient du référentiel des régions naturelles TerrAgree. Le Diois déborde sur les Hautes-Alpes, et se compare à lui-même, non à la médiane départementale.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le pin sylvestre et le pin noir d’Autriche, largement issus des reboisements de restauration des terrains en montagne, couvrent le sud et l’est du département. Leur valeur unitaire est faible et leur débouché limité à la palette, à la trituration et au bois énergie. Le sapin pectiné et l’épicéa occupent les hauteurs du Vercors et du Diois, avec une valeur réelle mais une exploitation coûteuse. Le chêne pubescent et le chêne vert couvrent les stations sèches, sans débouché de valeur.

L’appareil local recensé est léger : 28 scieries, 79 établissements d’exploitation forestière, 65 unités de charpente et menuiserie et 70 entreprises de sylviculture, soit 579 établissements. Les unités structurées se situent à Marches, Lens-Lestang et Le Grand-Serre, dans la moitié nord du département. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

La géographie de cet appareil mérite attention : les trois unités de taille significative se situent au nord, quand la ressource résineuse se trouve à l’est et au sud. La distance entre la ressource et la transformation est, dans ce département, un coût réel.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés drômoises.

La desserte
C’est le facteur numéro un, et nos conseillers le nomment pour le Diois : seules les entreprises locales peuvent exploiter les zones de très forte pente. Une parcelle sans piste ne trouve pas d’opérateur.
Le morcellement
Il joue de façon atypique : la tranche de dix à vingt-cinq hectares se paie moitié moins à l’hectare que les petites parcelles. La prime revient à la parcelle attenante à une habitation ou à une exploitation, non à l’ensemble forestier.
La pente
Déterminante sur les trois quarts du département, du Vercors au Diois et aux Baronnies.
La portance et la sécheresse
Les sols marneux du Diois se ravinent, et les stations sèches du sud limitent la croissance autant que la portance limite les chantiers.
Le droit de chasse
En 2024, 12 392 sangliers, 3 889 chevreuils, 1 067 cerfs élaphes et 240 chamois ont été prélevés. Le bail se capitalise.
Le document de gestion
46 mutations sur 1101 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 4 % : au dessous, aucun plan opposable n’est exigible.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, terrains soumis au régime de la restauration des terrains en montagne, et appartenance au parc naturel régional du Vercors ou à celui des Baronnies provençales selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 226 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Valherbasse avec vingt et une mutations en cinq ans, Grâne vingt, Hauterives dix-huit, Taulignan dix-sept, La Chapelle-en-Vercors seize, Saint-Jean-en-Royans quatorze, Le Poët-Laval treize. Les plus grandes opérations restent modestes : Combovin, cent six hectares, Réauville, soixante-dix-sept, Bezaudun-sur-Bine, soixante-quinze.

Trois profils se le partagent. Les propriétaires voisins, agriculteurs et résidents, achètent des parcelles attenantes et constituent le premier acquéreur. Les acquéreurs d’agrément, attirés par la Drôme provençale et le Vercors, alimentent le troisième quartile sur des biens dont la valeur n’est pas forestière. Les professionnels du bois, peu nombreux, achètent le sapin des hauteurs quand la desserte le permet.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est l’exploitation, et il vient de nos conseillers : en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent intervenir. Cela signifie deux choses. La concurrence à l’achat est faible, et le coût de sortie est élevé. Un beau sapin du Diois ou du Vercors qui ne se sort pas ne vaut pas ce que le cubage indique, et un propriétaire qui applique une mercuriale sans correction de desserte obtient un chiffre inutilisable.

Le deuxième point est l’anomalie de la tranche intermédiaire. Dix à vingt-cinq hectares se paient 1 887 €/ha médians, soit la moitié du prix des petites parcelles, sur cent six ventes : l’effectif interdit de traiter ce résultat comme un accident. Il signale que la propriété forestière de taille moyenne n’a pas d’acquéreur naturel dans ce département, coincée entre la parcelle d’agrément et l’ensemble exploitable.

Le troisième point est la ressource elle-même. Le pin sylvestre et le pin noir issus de la restauration des terrains en montagne couvrent de vastes surfaces, mais leur débouché se limite à la palette, à la trituration et au bois énergie. Un cubage impressionnant en volume peut correspondre à une valeur de consommation faible.

Le quatrième point est une lacune de notre référentiel, et nous préférons l’écrire. Une seule région naturelle drômoise y est documentée, le Diois. Le Vercors, la Drôme des collines et la vallée du Rhône n’ont pas de cote propre. La médiane départementale porte donc, pour ces secteurs, l’essentiel de l’information disponible, et c’est insuffisant pour une négociation.

Faire évaluer une forêt dans la Drôme

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la pente commande le coût de sortie et où le nombre d’opérateurs est réduit, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, puis d’en retrancher ce que l’exploitation coûtera réellement.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Drôme.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans la Drôme ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 264 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 101 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 38 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 390 et 12 069 €/ha.

Pourquoi les propriétés de dix à vingt-cinq hectares se paient-elles moitié moins dans la Drôme ?

La tranche de dix à vingt-cinq hectares se règle à 1 887 €/ha médians, contre 3 725 €/ha pour les parcelles de moins de dix hectares, sur un échantillon de cent six ventes. Cette taille n’a pas d’acquéreur naturel dans le département : trop grande pour l’agrément, trop petite ou trop pentue pour intéresser un exploitant.

L’exploitation forestière est-elle difficile dans la Drôme ?

Nos conseillers indiquent que dans le Diois, en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. La conséquence est double : un coût de sortie élevé et une concurrence réduite à l’achat des coupes, qui pèsent l’un et l’autre sur le prix net vendeur.

Le pin sylvestre drômois a-t-il de la valeur ?

Le pin sylvestre et le pin noir, largement issus des reboisements de restauration des terrains en montagne, couvrent de vastes surfaces mais leur débouché se limite à la palette, à la trituration et au bois énergie. Un volume important ne s’y traduit pas par une valeur de consommation élevée.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans la Drôme ?

Quatre vérifications s’imposent : l’accès effectif et la pente, qui déterminent si le bois peut être sorti, la nature réelle du peuplement, pin de reboisement ou sapin de production, la distance aux unités de transformation, situées au nord du département, et le régime applicable aux terrains de restauration en montagne.

Le chiffre de 3 264 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans la Drôme figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Diois se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Haute-Loire : le parcellaire forestier le plus morcelé de France

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Haute-Loire ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 443 et 7 346 €/ha, sur une surface médiane de 2,02 hectares. Avec 1 947 transactions en cinq ans, la Haute-Loire est un marché actif malgré sa taille modeste.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Haute-LoireAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)3 1883 6365 323
1er quartile (€/ha)1 4431 6262 303
3e quartile (€/ha)7 3469 33114 976
Nombre de mutations1 94715 73986 327
Surface échangée (ha)6 551non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché recule : la médiane passe de 3 754 €/ha en 2021 à 3 150 €/ha en 2025, soit une baisse de 16,1 % en euros courants. La trajectoire est irrégulière, avec une remontée en 2023 puis un nouveau repli.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20214003 499en attenteen attente
20224023 098en attenteen attente
20234053 689en attenteen attente
20243673 015en attenteen attente
20253732 929en attenteen attente

La taille joue de façon atypique : 3 323 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 3 090 €/ha de 10 à 25 hectares, sur cinquante-huit ventes, puis 7 361 €/ha de 25 à 100 hectares, sur dix ventes seulement. Le passage à la tranche intermédiaire ne rapporte rien ; il faut atteindre vingt-cinq hectares pour que le prix unitaire double. Aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Loire, la question posée par ce niveau de prix rejoint celle du Puy-de-Dôme voisin : où passe la valeur d’une ressource résineuse que nos conseillers jugent bonne ?

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur le Velay oriental et les contreforts du Livradois, la station à sapin et à douglas est bonne. L’altitude allonge les révolutions et la pente renchérit la sortie des bois.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une sapinière-hêtraie, le hêtre associé pèse un volume important pour une valeur unitaire faible.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 2 841 sangliers, 4 330 chevreuils et 1 147 cerfs élaphes prélevés en 2024. Le tableau de sanglier est l’un des plus faibles de nos travaux : la Haute-Loire n’est pas un département d’agrément cynégétique.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

L’Aubrac

Hêtre et résineux d’altitude, sur la frange sud-ouest. Nos conseillers y voient un secteur plutôt agricole, avec de jolis peuplements résineux dans les combes intéressantes. Cote.

Le Velay oriental

Douglas, sapin et pin sylvestre. Nos conseillers relèvent une bonne production de sapin et de douglas, mais aussi peu d’acteurs de la filière.

La Margeride

Sapin, pin sylvestre, douglas et hêtre. Bonne production résineuse selon nos conseillers, sur de bons sols forestiers, avec une exploitation facilitée à l’ouest, du côté de l’A75, et une filière qui se dynamise lentement.

Le Livradois

Sapinière-hêtraie, avec La Chaise-Dieu pour référence. Nos conseillers y voient une très bonne station pour le douglas, tout en soulignant que la sapinière-hêtraie reste majoritaire et que l’exploitation n’est pas toujours commode sur les contreforts. , l’échantillon le plus solide du département.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et le douglas constituent le compartiment de valeur, sur le Velay oriental, la Margeride et les contreforts du Livradois. Le hêtre, associé au sapin dans la sapinière-hêtraie, occupe des volumes importants pour une valeur unitaire faible. Le pin sylvestre occupe les stations sèches du bassin du Puy.

L’appareil local recensé compte 62 scieries, 309 établissements d’exploitation forestière et 546 entreprises de sylviculture, soit 1 313 établissements. Il abrite une unité de première transformation de 100 à 199 salariés à Dunières, ainsi que des sites structurés à Craponne-sur-Arzon, La Chapelle-Geneste, Araules et Sembadel. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Une observation s’impose ici. Nos conseillers indiquent, pour le Velay oriental, qu’il y a peu d’acteurs de la filière, alors que le recensement fait apparaître une unité de plus de cent salariés à Dunières, au cœur même de ce secteur, et 309 exploitants forestiers dans le département. Ces deux lectures ne se recoupent pas. Nous les présentons toutes deux plutôt que d’en écarter une, et la question mérite d’être tranchée sur le terrain.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés altiligériennes.

La desserte
Nos conseillers la signalent comme non commode sur les contreforts du Livradois et facilitée sur la Margeride ouest. Cet écart commande le prix du même peuplement.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,02 hectares et une tranche intermédiaire qui ne rapporte aucune prime, le département est structurellement handicapé sur ce point.
La pente
Déterminante sur les gorges de la Loire et de l’Allier et sur les versants du Mézenc.
La portance
Les sols volcaniques du Velay et les zones humides du Devès imposent des chantiers en période sèche ou gelée.
Le droit de chasse
En 2024, 2 841 sangliers, 4 330 chevreuils et 1 147 cerfs élaphes ont été prélevés. Le bail se capitalise, mais il pèse moins qu’ailleurs.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 11 mutations sur 1947 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 0.6 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et l’appartenance au parc naturel régional Livradois-Forez ou à celui des Monts d’Ardèche selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 396 ventes par an de plus d’un hectare, un rythme élevé rapporté à la surface boisée. Les communes les plus actives sont Le Chambon-sur-Lignon et Dunières avec quarante et une mutations en cinq ans, Tence et Riotord trente-sept, Saint-Julien-Molhesabate trente, Saint-Jeures, Retournac et Bas-en-Basset vingt-neuf. Toutes se situent sur le plateau vellave oriental, autour du bassin de Dunières, c’est-à-dire dans un rayon très court autour de la principale unité de transformation du département. Les plus grandes opérations restent rares : Auvers, trois cent quatre-vingt-cinq hectares, très au dessus des suivantes, Saint-Just-près-Brioude avec cinquante-huit hectares et Jax avec quarante-neuf.

Trois profils se le partagent. Les exploitants forestiers et les scieurs achètent du sapin et du douglas à la valeur technique. Les propriétaires voisins et les agriculteurs achètent pour regrouper, dans un parcellaire très divisé. Les investisseurs institutionnels sont absents, faute d’ensembles de taille suffisante.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le morcellement, et il est le sujet central. Une surface médiane de 2,02 hectares, une tranche de dix à vingt-cinq hectares qui se paie moins cher à l’hectare que les petites parcelles, dix ventes seulement entre vingt-cinq et cent hectares en cinq ans, aucune au delà : la Haute-Loire ne propose pas d’objet forestier de taille économique. La valeur de consommation d’un beau sapin y est réelle mais elle se réalise mal, parce que le coût fixe d’un chantier ne se répartit pas.

Le deuxième point est la composition des peuplements. La sapinière-hêtraie du Livradois reste majoritaire, et le hêtre y pèse un volume important pour une valeur faible. Un cubage qui ne distingue pas les essences surestime le capital de façon substantielle. C’est l’erreur d’évaluation la plus fréquente dans ce département.

Le troisième point est la contradiction que nous relevons plus haut, et que nous ne masquons pas : nos conseillers signalent peu d’acteurs de la filière sur le Velay oriental, quand le recensement y localise une unité de plus de cent salariés et compte 309 exploitants dans le département. L’une des deux lectures est incomplète. Tant que la question n’est pas tranchée, un vendeur ne doit pas tenir pour acquis qu’il mettra plusieurs acheteurs en concurrence.

Le quatrième point est le recul du marché, de 16,1 % en cinq ans, alors que trois des quatre régions naturelles du département sont stables ou en hausse. Cet écart suggère que la baisse départementale tient à la composition des ventes plutôt qu’à un effondrement des cotes locales. Nous le signalons sans le trancher.

Faire évaluer une forêt en Haute-Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où le morcellement et la composition des peuplements commandent tout, l’évaluation suppose de distinguer le sapin et le douglas du hêtre dans le cubage, et de chiffrer le coût de sortie sur une parcelle de deux hectares.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Haute-Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 188 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 947 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 40 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 443 et 7 346 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle bon marché en Haute-Loire malgré une bonne production ?

Trois facteurs se combinent : un morcellement extrême, avec une parcelle médiane de deux hectares et aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, la prédominance de la sapinière-hêtraie dont le hêtre vaut peu, et une exploitation que nos conseillers jugent non commode sur les contreforts du Livradois.

Où trouve-t-on le meilleur résineux en Haute-Loire ?

Le Velay oriental, à 4 006 €/ha, offre une bonne production de sapin et de douglas selon nos conseillers, et la Margeride une bonne production de sapin pectiné et de douglas sur de bons sols forestiers. Le Livradois porte une très bonne station à douglas, mais la sapinière-hêtraie y reste majoritaire et l’exploitation plus difficile.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Haute-Loire ?

La médiane départementale recule de 3 754 €/ha en 2021 à 3 150 €/ha en 2025, soit 16,1 % en euros courants. Trois des quatre régions naturelles du département sont pourtant stables ou en hausse sur la même période, ce qui suggère que la baisse tient à la composition des ventes plutôt qu’à un recul général des cotes.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Haute-Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : la part du hêtre dans le cubage, la contiguïté avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, le coût de sortie des bois depuis la parcelle, et le nombre réel d’opérateurs susceptibles d’acheter la coupe, point sur lequel nos sources divergent.

Une médiane de 3 188 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Aubrac, Velay oriental ou Margeride sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt en Haute-Savoie

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Haute-Savoie ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 512 et 11 479 €/ha, sur une surface médiane de 1,75 hectare.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Haute-SavoieAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)4 5873 6365 323
1er quartile (€/ha)2 5001 6262 303
3e quartile (€/ha)10 2129 33114 976
Nombre de mutations72315 73986 327
Surface échangée (ha)2 219non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)1,8non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le résultat mérite d’être posé : dans l’un des départements les plus chers de France pour le foncier, le prix de la forêt se situe au dessous de la médiane nationale.

La médiane recule de 17,9 % en euros courants de 5 313 à 4 364 €/ha, et le troisième quartile perd 37,8 %.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211395 250en attenteen attente
20221324 119en attenteen attente
20231664 491en attenteen attente
20241514 673en attenteen attente
20251354 147en attenteen attente

L’effet de taille est irrégulier : 4 587 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 693 ventes, 7 056 €/ha de 10 à 25 hectares sur 17 ventes, 4 566 €/ha de 25 à 100 hectares sur 9 ventes. Ces deux dernières tranches reposent sur des effectifs faibles. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Savoie, la question décisive porte sur ce qu’il en coûte pour transformer un peuplement en recette.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. En montagne, elle est bridée par l’inconstructibilité et par les contraintes d’exploitation, ce qui explique qu’elle ne suive pas la valeur des terrains de vallée.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un versant à forte pente, le coût de mobilisation, câble ou tracteur forestier lourd, absorbe une part majeure de la recette, et la valeur de consommation peut devenir nulle. Le cubage indique alors un volume que le marché ne paiera pas.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 3 775 sangliers, 2 339 chevreuils, 1 987 chamois et 1 941 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département. Le chamois constitue un produit cynégétique sans équivalent en plaine.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Faucigny

Hêtre, sapin et épicéa, du Chablais aux Aravis., . Nos conseillers relèvent une exploitation difficile en très forte pente, où seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent intervenir. Ils citent Lignalpes à Saint-Pierre-en-Faucigny et Neofor parmi les acteurs de la filière résineuse.

Le Chablais

Sapin et épicéa, au nord. Même appréciation de nos conseillers que pour le Faucigny, sur la pente et sur le petit nombre d’opérateurs capables d’intervenir.

Le Genevois

Chêne, hêtre et épicéa, à la frontière suisse. . Nos conseillers y décrivent une production résineuse dans un secteur dépérissant, avec un itinéraire sylvicole compliqué.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et l’épicéa constituent la ressource de production, avec un débouché de charpente et de bois massif reconstitué, soutenu par une filière de seconde transformation dense. Le hêtre occupe les versants chauds et les altitudes moyennes, avec un débouché de palette et de bois énergie. Le Semnoz, les Aravis et le Salève sont les références locales.

L’appareil local recensé compte 799 établissements, dont 50 scieries, 137 entreprises d’exploitation forestière et 104 unités de charpente et menuiserie. Les plus importantes sont Sivalbp à Thônes et Lignalpes à Saint-Pierre-en-Faucigny dans le sciage, Techniwood et Euro Lamellé Bois à Rumilly, de 50 à 99 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés haut-savoyardes.

La desserte
Premier critère, et de loin. Une parcelle desservie par une piste praticable au tracteur forestier n’appartient pas au même marché qu’un versant accessible au seul câble.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 1,75 hectare, la Haute-Savoie figure parmi les départements les plus morcelés, héritage d’un parcellaire agricole de montagne.
La pente
Elle commande la valeur. Sur les versants du Chablais et du Faucigny, l’exploitation bascule au câble et le coût de mobilisation double.
La portance
Les sols de moraine et les versants humides des Préalpes imposent souvent l’exploitation sur sol gelé.
Le droit de chasse
Le chamois, avec 1 987 prélèvements en 2024, et le cerf élaphe, avec 1 941, constituent un produit spécifique. L’organisation locale de la chasse doit être vérifiée au cas par cas.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 9 mutations sur 719 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 1.3 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Forêts de protection, zonages Natura 2000 d’altitude, servitudes de remontées mécaniques, droits d’usage et de pacage, périmètres de captage.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 144 ventes par an de plus d’un hectare. Une commune domine : Fillière, avec cinquante-trois mutations en cinq ans, soit 7 % des transactions forestières du département, devant Thônes dix-sept, Seytroux quinze, Boëge et La Clusaz quatorze, Saint-Jeoire treize, Bellevaux douze, Le Grand-Bornand et Saint-Gervais-les-Bains onze. Les plus grandes opérations restent modestes : Ballaison, soixante hectares, puis trois mutations à Fillière.

Deux profils dominent. Les propriétaires locaux, agriculteurs et familles, échangent de petites parcelles dans une logique de regroupement ou de succession. Les acquéreurs d’agrément portent le troisième quartile sur des biens dont la composante forestière est souvent secondaire. Les investisseurs forestiers sont absents, faute de propriétés de taille et d’accès suffisants.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le plus contre-intuitif. La Haute-Savoie est un département cher où la forêt ne l’est pas. À 4 587 €/ha, elle se situe 17 % sous la médiane nationale et recule de 17,9 % en cinq ans. La raison est technique : ce qui fait la valeur d’un actif forestier, c’est la capacité à en sortir le bois, et cette capacité est ici structurellement limitée.

Le deuxième point est la divergence interne, et c’est le constat majeur du département. Le Faucigny perd 47,8 % et le Chablais 32,1 % en cinq ans, quand le Genevois gagne 50,3 %. Les deux secteurs qui reculent sont les secteurs forestiers de montagne. Celui qui monte est la frange frontalière genevoise, où la valeur du sol est déterminée par la proximité de Genève. La hausse haut-savoyarde n’est pas une hausse forestière. Un propriétaire du Chablais ou des Aravis qui invoque la dynamique du Genevois pour justifier un prix se réfère à un marché qui n’est pas le sien.

Le troisième point est sanitaire, et nos conseillers l’écrivent pour le Genevois : secteur dépérissant, itinéraire sylvicole compliqué. Sur l’épicéa de basse et moyenne altitude, le coût de reconstitution doit être retranché de la valeur, non ajouté à une espérance.

Le quatrième point est la dépendance à un petit nombre d’opérateurs. Nos conseillers le disent sans détour : seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter en très forte pente. Le prix net vendeur dépend donc d’abord du nombre d’entreprises réellement consultées.

Faire évaluer une forêt en Haute-Savoie

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où la pente commande la recette, aucune valeur n’est défendable sans un chiffrage du coût de mobilisation établi sur le terrain, versant par versant.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Savoie.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Haute-Savoie ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 587 €/ha entre 2021 et 2025, sur 719 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 17 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 512 et 11 479 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle bon marché dans un département aussi cher ?

La valeur d’un actif forestier tient à la capacité d’en sortir le bois, et cette capacité est structurellement limitée en très forte pente, où seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent intervenir. Le coût de mobilisation absorbe une part majeure de la recette.

Le prix de la forêt monte-t-il en Haute-Savoie ?

La médiane départementale recule de 5 313 €/ha en 2021 à 4 364 €/ha en 2025, soit 17,9 % en euros courants, et le troisième quartile perd 37,8 %. Seul le Genevois, à la frontière suisse, progresse, de 50,3 % en cinq ans, pour des raisons de pression foncière étrangères à la sylviculture.

Le Faucigny et le Genevois relèvent-ils du même marché ?

Le Faucigny recule de 47,8 % en cinq ans et le Chablais de 32,1 %, quand le Genevois progresse de 50,3 %. Les deux premiers sont des secteurs forestiers de montagne contraints par la pente, le troisième est une frange frontalière où la valeur du sol est déterminée par la proximité de Genève.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Haute-Savoie ?

Cinq vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le coût de mobilisation jusqu’au premier point de chargement, l’état sanitaire de l’épicéa de basse et moyenne altitude, l’existence de droits d’usage ou de servitudes de remontées mécaniques, et le nombre d’entreprises de travaux forestiers réellement en mesure d’intervenir.

De ces 719 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Faucigny, Chablais ou Genevois ne se paient pas au même prix. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Isère : un des marchés forestiers les moins chers de France, et le plus régulier

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Isère ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 721 et 7 443 €/ha, sur une surface médiane de 2,01 hectares. Le troisième quartile, à 7 443 €/ha, est l’un des plus bas de nos travaux : l’Isère n’a pas de haut de marché.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025IsèreAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)3 3843 6365 323
1er quartile (€/ha)1 7211 6262 303
3e quartile (€/ha)7 4439 33114 976
Nombre de mutations1 43415 73986 327
Surface échangée (ha)5 923non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,1non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché progresse régulièrement : la médiane passe de 3 326 €/ha en 2021 à 3 692 €/ha en 2025, soit 11,0 % en euros courants, avec une stabilité remarquable d’une année à l’autre. C’est l’un des marchés les moins volatils que nous ayons documentés.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212733 276en attenteen attente
20223193 356en attenteen attente
20232953 469en attenteen attente
20242833 465en attenteen attente
20252643 542en attenteen attente

La taille joue jusqu’à vingt-cinq hectares puis s’inverse : 3 470 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 5 767 €/ha de 10 à 25 hectares, 4 686 €/ha de 25 à 100 hectares, sur vingt-deux ventes. Aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Isère, la question posée par ce niveau de prix est celle de tous les départements alpins : la ressource est de qualité, l’exploitation coûte cher, et c’est le coût de sortie qui absorbe la valeur.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. En Chartreuse et sur Belledonne, la station à sapin et épicéa est excellente. La pente, elle, décide de ce qu’il en restera au propriétaire.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. En montagne, cette décote intègre un coût de débardage qui peut dépasser la moitié de la valeur bord de route.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. L’Isère se distingue ici : 1 746 chamois prélevés en 2024, de loin le premier tableau de chamois de tous les départements que nous avons documentés, avec également 166 mouflons, 1 199 cerfs élaphes et 7 654 sangliers.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Trièves

Sapin, épicéa et pin, au pied du Vercors. Nos conseillers positionnent ce secteur nettement sous la valeur technique.

Le Grésivaudan

Sapin et épicéa, sur la Chartreuse et Belledonne, avec la Grande Chartreuse pour référence en sapin.

Nos conseillers rattachent ces deux secteurs, comme l’ensemble des régions alpines d’Auvergne-Rhône-Alpes, à une même appréciation : exploitation compliquée en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. C’est la clé de lecture du département.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et l’épicéa commun dominent la Chartreuse, Belledonne, le Vercors et l’Oisans, avec une destination de charpente, de sciage et de menuiserie. Le hêtre les accompagne en mélange, pour une valeur unitaire faible. Le chêne, le châtaignier et le robinier occupent les basses terres du Bas-Dauphiné et de la vallée du Rhône.

L’appareil local recensé est solide : 92 scieries, 230 établissements d’exploitation forestière, 95 unités de charpente et menuiserie et 184 entreprises de sylviculture, soit 1 186 établissements. Les unités structurées se situent au Cheylas, à Veurey-Voroize, aux Abrets-en-Dauphiné, à Marcilloles, à Viriville et à Varces-Allières-et-Risset. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Quatre-vingt-douze scieries placent l’Isère parmi les départements les mieux équipés de France. Le paradoxe iséroit tient là : une bonne ressource, un appareil de transformation dense, et le quatre-vingt-septième prix de France. Ce n’est ni la ressource ni le débouché qui manquent, c’est la capacité à faire descendre le bois à un coût acceptable.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés iséroises.

La desserte
C’est le facteur numéro un. Sur les massifs, l’écart de valeur entre une parcelle desservie par une piste et une parcelle qui exige un câble se compte en milliers d’euros par hectare.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,01 hectares et aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, les propriétés vendues supportent mal seules le coût d’un chantier de montagne.
La pente
Déterminante sur la Chartreuse, Belledonne, le Vercors et l’Oisans, où le débardage par câble reste souvent la seule option.
La portance
Les sols de montagne et les couloirs d’avalanche restreignent les fenêtres d’intervention à quelques mois par an.
Le droit de chasse
En 2024, 7 654 sangliers, 7 245 chevreuils, 1 746 chamois, 1 199 cerfs élaphes et 166 mouflons ont été prélevés. La chasse de montagne, chamois et mouflon, constitue une valeur d’usage propre au département.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est rare, la plupart des propriétés étant sous le seuil d’obligation.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, terrains soumis au régime de la restauration des terrains en montagne, périmètres de protection contre les risques naturels, et appartenance aux parcs naturels régionaux de Chartreuse ou du Vercors selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 288 ventes par an de plus d’un hectare, avec une remarquable stabilité de volume. Les communes les plus actives sont Saint-Pierre-de-Chartreuse avec trente et une mutations en cinq ans, Villard-de-Lans vingt-sept, Roybon vingt-cinq, Porte des Bonnevaux vingt et une, Saint-Antoine-l’Abbaye et Crêts-en-Belledonne dix-neuf, Autrans-Méaudre-en-Vercors dix-sept. Les massifs de Chartreuse et du Vercors concentrent l’essentiel de l’activité. Les plus grandes opérations restent modestes : Villeneuve-de-Marc, cent cinquante-sept hectares, Porte des Bonnevaux, cent trois, Roybon, cent deux.

Trois profils se le partagent. Les exploitants forestiers et les scieurs, nombreux, achètent du sapin et de l’épicéa à la valeur technique, en tenant compte du coût de sortie qu’ils connaissent mieux que le vendeur. Les propriétaires voisins achètent pour regrouper. Les acquéreurs d’agrément, attirés par les stations de Chartreuse et du Vercors, alimentent le troisième quartile.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le coût de sortie, et il explique presque tout. Nos conseillers l’énoncent sans détour : en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. Cela signifie une concurrence réduite à l’achat des coupes et un coût de débardage qui peut absorber la moitié de la valeur bord de route. Un sapin de Chartreuse et un sapin de plaine ne valent pas la même chose sur pied, quelle que soit leur qualité.

Le deuxième point est l’absence de haut de marché. Un troisième quartile à 7 443 €/ha, aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, vingt-deux ventes seulement entre vingt-cinq et cent hectares : l’Isère n’offre pas d’objet forestier de taille et de valeur suffisantes pour intéresser un investisseur institutionnel. Un propriétaire d’un ensemble de cette nature devra chercher son acquéreur hors du département.

Le troisième point est le paradoxe que nous relevons plus haut. Quatre-vingt-douze scieries, une station à sapin et épicéa excellente, et le quatre-vingt-septième prix de France. La valeur existe mais elle se réalise mal. Pour un acquéreur capable d’investir dans la desserte, cette situation constitue une opportunité réelle ; pour un propriétaire qui ne le peut pas, elle constitue une contrainte durable. Nous le disons dans les deux sens.

Le quatrième point est sanitaire et climatique. L’épicéa commun subit sur tout l’arc alpin les effets des sécheresses et des attaques de scolytes, et les basses altitudes sont les plus exposées. Un peuplement d’épicéa en dessous de mille mètres s’examine avant d’être payé au prix du sapin d’altitude.

Faire évaluer une forêt en Isère

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où le coût de sortie fait le prix, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, puis de chiffrer précisément le mode de débardage et son coût, faute de quoi le résultat est théorique.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Isère.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Isère ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 384 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 434 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 36 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 721 et 7 443 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle bon marché en Isère malgré une bonne ressource ?

Le département compte quatre-vingt-douze scieries et une station à sapin et épicéa excellente, mais se classe quatre-vingt-septième sur quatre-vingt-douze en prix. La cause est le coût de sortie : en zone de très forte pente, seules les entreprises locales peuvent exploiter, ce qui réduit la concurrence et renchérit le débardage.

L’Isère est-elle un bon département pour la chasse de montagne ?

Avec 1 746 chamois prélevés en 2024, l’Isère présente de loin le premier tableau de chamois de tous les départements que nous avons documentés, auxquels s’ajoutent 166 mouflons et 1 199 cerfs élaphes. La chasse de montagne y constitue une valeur d’usage réelle, qui se capitalise dans le bail.

Existe-t-il de grandes propriétés forestières à vendre en Isère ?

Aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans, et vingt-deux seulement entre vingt-cinq et cent hectares. Le département n’offre pas d’objet forestier de taille suffisante pour intéresser un investisseur institutionnel, et un propriétaire d’un tel ensemble devra chercher son acquéreur à l’extérieur.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Isère ?

Quatre vérifications s’imposent : le mode de débardage possible et son coût, qui peut absorber la moitié de la valeur bord de route, l’état sanitaire de l’épicéa en dessous de mille mètres d’altitude, l’existence d’une piste desservant la parcelle, et les servitudes attachées aux terrains de restauration en montagne et aux périmètres de risque naturel.

Le chiffre de 3 384 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang en Isère figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Trièves et Grésivaudan se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Loire : un marché forestier où la propriété constituée ne se vend presque jamais

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans la Loire ?

La surface médiane des ventes s’établit à 1,90 hectare, parmi les plus faibles de France. La Loire est un marché de très petites parcelles, et cette caractéristique commande tout le reste. La moitié des ventes se règlent entre 2 000 et 9 037 €/ha.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025LoireAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)4 1183 6365 323
1er quartile (€/ha)1 9871 6262 303
3e quartile (€/ha)8 6499 33114 976
Nombre de mutations1 47915 73986 327
Surface échangée (ha)4 891non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)1,9non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La progression est l’une des plus fortes du pays : la médiane passe de 3 394 €/ha en 2021 à 5 000 €/ha en 2025, soit 47,3 % en euros courants, quand le national gagne 5,5 %. Le

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212563 294en attenteen attente
20223374 105en attenteen attente
20233034 520en attenteen attente
20243104 041en attenteen attente
20252734 667en attenteen attente

La taille joue peu, faute de matière : 4 134 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 5 973 €/ha de 10 à 25 hectares, 5 608 €/ha de 25 à 100 hectares sur onze ventes seulement. Aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans. Dans la Loire, le segment de la grande propriété n’existe pas sur le marché.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Une évaluation les sépare, et dans la Loire le déséquilibre entre les deux est frappant.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les monts du Forez et le Beaujolais vert, les stations à douglas comptent parmi les meilleures de France. Sur les versants secs du Roannais et les hautes chaumes, la production est bien moindre.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une parcelle de deux hectares, cette valeur se heurte à un obstacle matériel : la mise en marché d’un lot aussi petit supporte des frais fixes qui grèvent le prix net vendeur.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Elle est ici plus modeste qu’ailleurs, avec 3 400 sangliers et 3 535 chevreuils prélevés en 2024, l’un des tableaux les plus faibles des départements étudiés.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Beaujolais

Douglas, chêne et sapin, sur le Beaujolais vert. Nos conseillers y voient l’une des meilleures stations forestières françaises pour le douglas, et positionnent le marché nettement au dessus de la valeur technique. Le débouché résineux est structuré, avec des opérateurs à La Roche-en-Brénil, Sougy-sur-Loire et dans le Rhône.

Le Forez

Douglas, sapin et épicéa, sur les monts du Forez et le Livradois-Forez. Nos conseillers résument : très bon pour le douglas et le sapin.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le douglas et le sapin pectiné constituent le capital de valeur, issus des reboisements de montagne du siècle dernier. Le chêne et les feuillus divers occupent les basses pentes et les fonds de vallée, avec une valeur unitaire nettement inférieure. Le châtaignier est présent sur les versants acides, sans débouché de valeur.

L’appareil local recensé compte 63 scieries, 19 unités d’imprégnation, 419 établissements d’exploitation forestière et 797 entreprises de sylviculture, soit 1 812 établissements. Les unités structurées se situent à Boisset-lès-Montrond, Savigneux, Belmont-de-la-Loire, Saint-Priest-la-Prugne, Chalmazel-Jeansagnière et Noirétable. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Le fait notable est la coïncidence entre les communes les plus actives du marché et l’implantation des scieries : Saint-Priest-la-Prugne, Chalmazel-Jeansagnière, Noirétable et Belmont-de-la-Loire figurent dans les deux listes. Le marché foncier ligérien se fait là où le bois se transforme.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés ligériennes.

La desserte
En montagne, elle commande tout. Une parcelle de deux hectares sans accès grumier ne trouve pas d’acquéreur professionnel, quelle que soit la qualité du peuplement.
Le morcellement
C’est le facteur structurel du département. Avec une surface médiane de 1,90 hectare, la plupart des propriétés ne permettent pas une exploitation économique isolée, et la valeur en dépend directement.
La pente
Sur les monts du Forez et les versants du Pilat, elle décide du mode d’exploitation et de son coût.
La portance
Les sols granitiques et hydromorphes des hautes chaumes restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
En 2024, 3 400 sangliers et 3 535 chevreuils ont été prélevés dans le département, un tableau modeste. Le bail se capitalise, mais il pèse moins que dans les départements de plaine.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est rare ici, la plupart des propriétés étant en dessous du seuil d’obligation.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et l’appartenance au parc naturel régional du Pilat ou du Livradois-Forez selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 299 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Chalmazel-Jeansagnière avec quarante-huit mutations en cinq ans, Saint-Priest-la-Prugne quarante-quatre, La Valla-en-Gier trente-sept, Noirétable trente-deux, Belmont-de-la-Loire trente, Sauvain vingt-sept, Usson-en-Forez vingt-six. Les plus grandes opérations restent rares : Chausseterre, deux cent dix-sept hectares, Colombier, soixante-treize, Saint-Romain-d’Urfé, cinquante-sept.

Trois profils se le partagent. Les propriétaires voisins et les agriculteurs sylviculteurs constituent le premier acquéreur : ils achètent pour regrouper et rendre exploitable ce qui ne l’était pas. Les professionnels du bois et les coopératives achètent du capital sur pied de douglas près des scieries. Les investisseurs institutionnels sont absents, faute d’ensembles de taille suffisante : aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le morcellement, et il n’est pas une nuance mais le sujet central. Une surface médiane de 1,90 hectare signifie qu’une majorité des propriétés vendues ne peuvent pas supporter seules le coût d’un chantier d’exploitation. La valeur de consommation théorique d’un douglas mûr y est réelle, mais elle se réalise mal. Un acquéreur qui applique une mercuriale sans intégrer les frais fixes de mise en marché surestime son achat.

Le deuxième point concerne la hausse. Les 47,3 % de progression en cinq ans portent sur un compartiment résineux dans un contexte de dépérissement généralisé en France. Le douglas du Forez et du Beaujolais vert est mieux tenu que l’épicéa, mais il n’est pas indemne, et les stations limites se comportent mal en épisode de sécheresse. La qualité de la station se vérifie parcelle par parcelle, jamais au niveau de la région naturelle.

Le troisième point est l’absence de marché haut. Aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, onze ventes seulement entre vingt-cinq et cent hectares. Un propriétaire qui détiendrait un ensemble de cette taille dans la Loire ne trouverait pas de comparable local : sa mise en marché devrait s’adresser à des acquéreurs extérieurs au département, et le délai s’en ressentirait.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Deux mutations recensées, à Saint-Romain-d’Urfé et à Renaison, affichent des prix supérieurs à 60 000 €/ha sur plusieurs dizaines d’hectares : ces montants ne sont pas des prix de forêt et ne se transposent à aucune propriété.

Faire évaluer une forêt dans la Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la parcelle médiane fait moins de deux hectares, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, de qualifier la station et surtout d’apprécier honnêtement ce que la mise en marché d’un petit lot coûtera au vendeur.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans la Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 118 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 479 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 25 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 000 et 9 037 €/ha.

Le prix de la forêt monte-t-il dans la Loire ?

La médiane départementale passe de 3 394 €/ha en 2021 à 5 000 €/ha en 2025, soit 47,3 % en euros courants, l’une des plus fortes progressions de France. Le premier quartile gagne 58,7 % sur la même période, ce qui indique un mouvement qui touche l’ensemble du marché.

Le Forez est-il un bon secteur pour le douglas ?

Nos conseillers tiennent le Forez et le Beaujolais vert pour deux des meilleures stations françaises du douglas, avec un débouché résineux structuré. Les cotes s’établissent à 3 759 €/ha pour le Forez et 4 506 €/ha pour le Beaujolais, toutes deux en progression sur cinq ans. La station se vérifie néanmoins parcelle par parcelle.

Pourquoi les forêts vendues dans la Loire sont-elles si petites ?

La surface médiane des ventes atteint 1,90 hectare, parmi les plus faibles des départements étudiés, et aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans. Le morcellement hérité du parcellaire agricole de montagne explique cette structure, et il limite la possibilité d’exploiter économiquement une propriété isolée.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans la Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : l’accès grumier effectif, déterminant en montagne, la contiguïté de la parcelle avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, la station réelle sous la plantation de douglas, et le coût de mise en marché d’un lot de faible contenance, qui se retranche du prix net vendeur.

De ces 1 479 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Beaujolais et Forez ne se paient pas au même prix. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Puy-de-Dôme : le prix forestier le plus bas de France, sur l’un des marchés les plus actifs

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans le Puy-de-Dôme ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 131 et 6 608 €/ha, sur une surface médiane de 1,98 hectare. Le premier quartile, à 1 131 €/ha, est le plus bas que nous ayons relevé.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Puy-de-DômeAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)2 5163 6365 323
1er quartile (€/ha)1 1311 6262 303
3e quartile (€/ha)6 6089 33114 976
Nombre de mutations2 84915 73986 327
Surface échangée (ha)10 050non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La médiane progresse de 11,7 % en euros courants sur cinq ans, ce qui reste inférieur à l’inflation cumulée de la période : en euros constants, le marché est stable.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20215932 359en attenteen attente
20225842 554en attenteen attente
20235752 756en attenteen attente
20245132 331en attenteen attente
20255842 635en attenteen attente

La taille joue : 2 548 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 4 526 €/ha de 10 à 25 hectares, 6 570 €/ha de 25 à 100 hectares, sur trente ventes. Aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Puy-de-Dôme, la question posée par ce niveau de prix est simple : où passe la valeur d’une ressource que nos conseillers jugent excellente ?

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur le Livradois et les contreforts du Forez, la station à douglas est de premier ordre. Mais nos conseillers relèvent que l’exploitation n’est pas toujours commode sur les contreforts, et cette contrainte se retranche directement du fonds.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Dans un département où la sapinière-hêtraie est majoritaire, cette valeur est plombée par le hêtre, dont la valeur unitaire est faible.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 5 677 sangliers, 595 cerfs élaphes, 132 chamois et 94 mouflons prélevés en 2024. Le tableau est modeste au regard de la surface boisée.

Un quart des ventes se conclut sous 1 131 €/ha : ce sont des hêtraies de pente, des taillis et des landes boisées sans capital mobilisable. Le prix payé y correspond au fonds, diminué de la difficulté d’accès.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Velay oriental

Douglas, sapin et pin sylvestre. Nos conseillers y relèvent une bonne production de sapin et de douglas, mais peu d’acteurs de la filière.

Le Forez

Douglas, sapin et épicéa, sur les monts du Forez. Nos conseillers résument : très bon pour le douglas et le sapin.

La Montagne bourbonnaise

Douglas, sapin et chêne, sur la frange nord. Très joli secteur selon nos conseillers, avec une réserve nette sur les mauvais versants.

La Margeride

Sapin, pin sylvestre, douglas et hêtre. Nos conseillers y voient un causse plat, à bonne production résineuse, avec une filière qui se dynamise lentement.

Le Livradois

Sapinière-hêtraie, avec La Chaise-Dieu pour référence. Nos conseillers en font une très bonne station pour le douglas, tout en relevant que la sapinière-hêtraie reste majoritaire et que l’exploitation n’est pas toujours commode sur les contreforts, plus facile vers Ambert. , l’échantillon le plus large du département.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et le hêtre en mélange dominent le Livradois et les contreforts, héritage d’une sylviculture ancienne. Le douglas, issu des reboisements, constitue le compartiment de valeur, en progression sur toutes les régions naturelles sauf le Livradois. Le pin sylvestre occupe les stations sèches de la Limagne et de la Margeride.

L’appareil local recensé est dense : 86 scieries, 448 établissements d’exploitation forestière et 1 906 entreprises de sylviculture, soit 3 028 établissements. Les unités structurées se situent à Doré-l’Église, Saint-Avit, Chaumont-le-Bourg, Arlanc, Cournon-d’Auvergne et La Goutelle. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Ce tissu contredit l’idée d’un département dépourvu de débouché : quatre-vingt-six scieries, c’est davantage que dans les Landes. Le problème du Puy-de-Dôme n’est pas l’absence d’acheteurs, c’est le coût pour leur amener le bois.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés puydômoises.

La desserte
C’est le facteur numéro un, et nos conseillers le nomment explicitement pour le Livradois. Sur les contreforts, l’exploitation n’est pas commode ; vers Ambert, elle l’est. Cet écart de praticabilité fait plus que doubler la valeur d’un même peuplement.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 1,98 hectare et aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, la plupart des propriétés ne supportent pas seules le coût d’un chantier.
La pente
Déterminante sur les monts Dore, le Forez et le Livradois, où le câble reste parfois la seule option de débardage.
La portance
Les sols volcaniques et granitiques hydromorphes de fond de vallon restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
En 2024, 5 677 sangliers, 7 008 chevreuils, 595 cerfs élaphes, 132 chamois et 94 mouflons ont été prélevés. Le tableau reste modeste : le Puy-de-Dôme n’est pas un département d’agrément cynégétique.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 33 mutations sur 2849 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 1.1 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et l’appartenance au parc naturel régional Livradois-Forez ou à celui des Volcans d’Auvergne selon la localisation.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 576 ventes par an de plus d’un hectare, l’un des rythmes les plus élevés de France. Les communes les plus actives sont Saint-Victor-Montvianeix avec soixante mutations en cinq ans, Saint-Anthème cinquante-deux, Châteldon cinquante, Ambert quarante-huit, Auzelles quarante-sept, Fournols quarante-quatre, Fayet-Ronaye quarante et une, Saint-Germain-l’Herm trente-sept : toutes dans le Livradois-Forez. Les plus grandes opérations restent modestes : Le Brugeron, cent quatre-vingt-neuf hectares, Combronde, cent quarante-deux, Médeyrolles, cent six.

Trois profils se le partagent. Les exploitants forestiers et les scieurs locaux, très nombreux, achètent du capital sur pied à la valeur technique et connaissent parfaitement le coût de sortie. Les propriétaires voisins et les agriculteurs achètent pour regrouper. Les investisseurs institutionnels sont absents, faute d’ensembles de taille suffisante.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix le plus bas de France signifie, et ce qu’il ne signifie pas.

Le premier point est que ce n’est pas un défaut de ressource. Nos conseillers jugent la station à douglas excellente sur le Livradois, très bonne sur le Forez et la Montagne bourbonnaise. Le département compte quatre-vingt-six scieries. Le prix bas ne traduit donc ni une mauvaise production ni une absence de débouché : il traduit un coût d’exploitation et un morcellement qui absorbent la valeur avant qu’elle n’atteigne le propriétaire.

Le deuxième point est la composition des peuplements. La sapinière-hêtraie reste majoritaire sur le Livradois, et le hêtre y pèse un volume important pour une valeur unitaire faible. Un cubage qui ne distingue pas le sapin et le douglas du hêtre surestime largement le capital.

Le troisième point est que le Livradois recule, seul secteur du département dans ce cas, de 6,9 % en cinq ans sur 2 576 ventes, l’échantillon le plus solide dont nous disposions. Cette baisse porte précisément sur la région où la station est la meilleure et l’accès le plus difficile. Le message est net : dans ce département, l’accessibilité fait le prix plus que la qualité de la station.

Le quatrième point est une opportunité, et il faut la dire aussi. Un prix d’entrée à 2 516 €/ha sur des stations à douglas de premier ordre constitue, pour un acquéreur capable de regrouper et de créer de la desserte, un rapport qualité-prix qu’aucun autre département ne présente. Cette opportunité est réelle, mais elle suppose un travail foncier long et un investissement en voirie qui ne se récupère pas à court terme.

Faire évaluer une forêt dans le Puy-de-Dôme

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où l’accessibilité pèse plus que la station, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, de distinguer le résineux du hêtre dans le cubage, et de chiffrer honnêtement le coût de sortie des bois.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Puy-de-Dôme.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans le Puy-de-Dôme ?

Le prix médian constaté s’établit à 2 516 €/ha entre 2021 et 2025, sur 2 849 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP. C’est le niveau le plus bas des quatre-vingt-douze départements exploitables, 52 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle si bon marché dans le Puy-de-Dôme ?

Ce n’est pas un défaut de ressource : nos conseillers jugent la station à douglas excellente et le département compte quatre-vingt-six scieries. Trois facteurs expliquent ce niveau : la difficulté d’exploitation sur les contreforts du Livradois et du Forez, un morcellement extrême avec une parcelle médiane de moins de deux hectares, et la prédominance de la sapinière-hêtraie, dont le hêtre vaut peu.

Le Livradois est-il un bon secteur pour le douglas ?

Nos conseillers y voient une très bonne station pour le douglas, tout en relevant que la sapinière-hêtraie reste majoritaire et que l’exploitation n’est pas toujours commode sur les contreforts, plus facile vers Ambert. La cote du Livradois est la plus basse du département, à 2 639 €/ha, et la seule en recul.

Peut-on faire une bonne affaire forestière dans le Puy-de-Dôme ?

Un prix d’entrée à 2 516 €/ha sur des stations à douglas de premier ordre constitue un rapport qualité-prix sans équivalent en France. L’opportunité suppose toutefois un travail de regroupement foncier long et un investissement en desserte qui ne se récupère pas à court terme.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans le Puy-de-Dôme ?

Quatre vérifications s’imposent : le coût réel de sortie des bois depuis la parcelle jusqu’à une place de dépôt, la part du hêtre dans le cubage, souvent surévaluée, la contiguïté avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, et la pente, qui détermine le mode d’exploitation possible.

Ces 2 849 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Velay oriental, Forez ou Montagne bourbonnaise parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans le Rhône

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans le Rhône ?

Un chiffre situe ce département : 2 926 hectares échangés en cinq ans, l’un des volumes les plus faibles de tous ceux que nous avons documentés. La moitié des ventes se règlent entre 2 188 et 11 009 €/ha, sur une surface médiane de 1,99 hectare.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025RhôneAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)4 1463 6365 323
1er quartile (€/ha)2 1001 6262 303
3e quartile (€/ha)10 2729 33114 976
Nombre de mutations88215 73986 327
Surface échangée (ha)2 956non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La médiane progresse de 5,1 % en euros courants sur cinq ans, avec une année 2023 nettement au dessus des autres. Sur un marché de moins de deux cents ventes annuelles, ces écarts d’une année à l’autre relèvent autant de la composition des ventes que d’un mouvement de fond, et nous les lisons avec prudence.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211884 192en attenteen attente
20221653 546en attenteen attente
20231635 587en attenteen attente
20241864 054en attenteen attente
20251804 450en attenteen attente

La taille joue fortement : 4 203 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 10 453 €/ha de 10 à 25 hectares, sur trente ventes, et 14 108 €/ha de 25 à 100 hectares, sur cinq ventes seulement, effectif trop réduit pour être interprété. Aucune mutation de plus de cent hectares en cinq ans.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Rhône, la séparation oppose deux réalités : un massif résineux de premier ordre au nord-ouest, et une pression foncière métropolitaine qui déforme les références partout ailleurs.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur le Beaujolais vert, la station à douglas est excellente. Sur les monts du Lyonnais et les coteaux périurbains, la valeur du fonds n’a plus grand chose de forestier.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un douglas du Beaujolais vert arrivé à maturité, cette valeur est substantielle.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Elle est ici faible : 2 200 sangliers et 2 966 chevreuils prélevés en 2024, et aucun cerf élaphe recensé. Le Rhône n’est pas un département de chasse au grand gibier.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Beaujolais

Douglas, chêne et sapin, sur le Beaujolais vert. L’appréciation de nos conseillers est la plus élogieuse de tout le référentiel, et elle tient en une phrase : une des meilleures stations forestières pour le douglas de France. Ils positionnent le marché nettement au dessus de la valeur technique, avec un débouché résineux structuré vers La Roche-en-Brénil, Sougy-sur-Loire et les scieurs du Rhône et de la Loire.

Le Mâconnais-Beaujolais

Chêne, douglas et châtaignier, avec un tonnelier à Romanèche-Thorins. Nos conseillers y voient de très jolis secteurs, parmi les plus beaux. Cet échantillon est trop mince pour fonder une tendance, et nous ne publions ce chiffre qu’assorti de cette réserve.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le douglas domine le compartiment de valeur, sur le Beaujolais vert, où les plus anciennes plantations françaises de l’essence se trouvent, notamment autour de Claveisolles. Le sapin pectiné et l’épicéa l’accompagnent en altitude. Le chêne et le châtaignier occupent les coteaux du Mâconnais et les monts du Lyonnais, avec des valeurs unitaires moindres.

L’appareil local recensé compte 34 scieries, 276 établissements d’exploitation forestière, 113 unités de charpente et menuiserie et 1 128 entreprises de sylviculture, soit 2 022 établissements. Les unités structurées se situent à Thizy-les-Bourgs, Saint-Igny-de-Vers et Cours, toutes dans le Beaujolais vert. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Le nombre élevé d’entreprises de sylviculture, 1 128, s’explique en partie par la proximité de la métropole lyonnaise et par la présence d’activités de paysage et d’entretien, que la nomenclature ne distingue pas de la sylviculture proprement dite. Ce chiffre ne mesure donc pas une capacité de mobilisation forestière.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés rhodaniennes.

La desserte
Sur le Beaujolais vert, le réseau issu des reboisements est correct. Dans les combes et sur les versants raides, l’accès devient limitant.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 1,99 hectare et aucune vente de plus de cent hectares en cinq ans, les propriétés vendues supportent mal seules le coût d’un chantier. Le passage au dessus de dix hectares multiplie pourtant le prix unitaire par deux et demi.
La pente
Déterminante sur les versants du Beaujolais et des monts du Lyonnais.
La portance
Les sols granitiques et arénacés se déforment en période humide et limitent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
En 2024, 2 200 sangliers et 2 966 chevreuils ont été prélevés, sans cerf élaphe recensé. Le bail se capitalise, mais il pèse peu : c’est l’un des tableaux les plus faibles de nos travaux.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 5 mutations sur 897 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 0.6 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, et surtout la pression d’urbanisation de l’aire métropolitaine lyonnaise, qui déplace certaines valeurs hors du champ forestier.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 179 ventes par an de plus d’un hectare, pour un volume total de 2 926 hectares en cinq ans. Les communes les plus actives sont Deux-Grosnes avec quarante-sept mutations en cinq ans, Poule-les-Écharmeaux trente-huit, Claveisolles trente-deux, Cours trente, Saint-Bonnet-le-Troncy vingt-cinq, Vauxrenard vingt-quatre, Amplepuis vingt-deux. Toutes se situent dans le Beaujolais vert, c’est-à-dire dans le secteur à douglas. Les plus grandes opérations sont d’une modestie remarquable : la plus étendue, à Saint-Marcel-l’Éclairé, porte sur quarante-deux hectares.

Trois profils se le partagent. Les exploitants forestiers et les scieurs du Beaujolais achètent le douglas à la valeur technique. Les propriétaires voisins achètent pour regrouper, dans un parcellaire très divisé. Les acquéreurs d’agrément, venus de l’agglomération lyonnaise, alimentent le troisième quartile sur des biens dont la valeur n’est pas forestière.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et dans le Rhône il dissimule un décalage.

Le premier point est ce décalage même. Nos conseillers tiennent le Beaujolais vert pour une des meilleures stations forestières pour le douglas de France, et la cote de la région naturelle s’établit à 4 506 €/ha, tandis que le département se classe soixante-huitième sur quatre-vingt-douze. La qualité de la station est réelle, la valorisation foncière reste modeste. L’explication tient à la taille des objets échangés : la plus grande mutation recensée en cinq ans porte sur quarante-deux hectares.

Le deuxième point est l’étroitesse du marché. Deux mille neuf cent vingt-six hectares en cinq ans, et cent soixante-dix-neuf ventes par an. Un acquéreur qui cherche un ensemble de production dans ce département ne trouvera pas d’offre à sa mesure, et un vendeur d’une propriété constituée devra s’adresser à l’extérieur.

Le troisième point est la volatilité apparente. La médiane annuelle varie de 3 654 à 5 831 €/ha entre 2022 et 2023, sur des effectifs de moins de deux cents ventes. Ces écarts ne mesurent pas un marché qui s’emballe puis se retourne : ils mesurent la composition des ventes d’une année donnée. Aucune de ces valeurs annuelles ne doit être citée isolément.

Le quatrième point est la pression métropolitaine. Le troisième quartile, à 11 009 €/ha, dans un département dont la production forestière est concentrée sur un secteur restreint, mesure pour partie de la proximité lyonnaise et non de la forêt. Un propriétaire du Beaujolais vert et un propriétaire des monts du Lyonnais ne se situent pas sur le même marché.

Faire évaluer une forêt dans le Rhône

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où une excellente station à douglas coexiste avec une pression foncière métropolitaine, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied et de dire clairement à quel marché la propriété s’adresse.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Rhône.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans le Rhône ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 146 €/ha entre 2021 et 2025, sur 897 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 21 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha mais 17 % au-dessus de la médiane régionale. La moitié des transactions se situent entre 2 188 et 11 009 €/ha.

Le Beaujolais vert est-il un bon secteur pour le douglas ?

Nos conseillers y voient une des meilleures stations forestières pour le douglas de France, avec un débouché résineux structuré. La cote de la région naturelle du Beaujolais progresse de 24,8 % entre 2021 et 2025, à 4 506 €/ha, et les communes les plus actives du marché départemental s’y concentrent toutes.

Pourquoi le Rhône est-il un petit marché forestier ?

Deux mille neuf cent vingt-six hectares ont été échangés en cinq ans, l’un des volumes les plus faibles de tous les départements que nous avons documentés, et la plus grande mutation recensée porte sur quarante-deux hectares. Le parcellaire est très divisé et la pression urbaine soustrait du foncier au marché forestier.

Peut-on acheter une grande propriété forestière dans le Rhône ?

Aucune mutation de plus de cent hectares n’a été recensée en cinq ans, et cinq seulement entre vingt-cinq et cent hectares. Un acquéreur cherchant un ensemble de production ne trouvera pas d’offre à sa mesure dans ce département et devra élargir sa recherche à la Loire ou à la Saône-et-Loire voisines.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans le Rhône ?

Quatre vérifications s’imposent : l’âge et la densité de la plantation de douglas, la station réelle qui la porte, la contiguïté avec d’autres propriétés susceptibles d’être regroupées, et la part du prix qui relève de la proximité lyonnaise plutôt que de la production forestière.

Ces 4 146 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang dans le Rhône sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. Beaujolais et Mâconnais-Beaujolais ne se paient pas au même prix. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt en Savoie

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Savoie ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 200 et 10 358 €/ha, sur une surface médiane de 1,83 hectare.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025SavoieAuvergne-Rhône-AlpesFrance
Prix médian (€/ha)4 1353 6365 323
1er quartile (€/ha)2 1741 6262 303
3e quartile (€/ha)10 3459 33114 976
Nombre de mutations60115 73986 327
Surface échangée (ha)1 639non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)1,8non publié2,3

Un chiffre commande la lecture de tout ce qui suit : 581 des 589 mutations recensées portent sur des surfaces de un à dix hectares, soit 99 % du marché. Aucune analyse par tranche de surface n’y est possible.

La médiane recule de 14,4 % en euros courants de 5 225 à 4 475 €/ha, et le nombre de mutations passe de 131 à 93.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211315 085en attenteen attente
20221243 934en attenteen attente
20231334 454en attenteen attente
20241163 604en attenteen attente
2025974 475en attenteen attente

Seule la tranche de 1 à 10 hectares est publiable, à 4 234 €/ha médians sur 581 mutations. Les tranches supérieures comptent quatre mutations chacune, effectif très insuffisant, et aucune vente ne dépasse cent hectares.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Savoie, la question décisive porte sur ce qu’il en coûte de transformer un peuplement en recette.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. En montagne, il est bridé par l’inconstructibilité et par les contraintes d’exploitation, ce qui le déconnecte des terrains de vallée et de station.

La valeur de la superficie est celle du peuplement savoyard, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un versant à forte pente, le coût de mobilisation, câble ou tracteur forestier lourd, absorbe une part majeure de la recette, et la valeur de consommation peut devenir nulle. Le cubage indique alors un volume que le marché ne paiera pas.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 3 573 sangliers, 2 551 chamois, 2 439 chevreuils et 2 047 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département. Le poids du chamois et du cerf y est plus élevé qu’en Haute-Savoie voisine.

Les régions naturelles du département

Trois régions naturelles touchent la Savoie, toutes trois documentées sur des échantillons restreints.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Maurienne

Sapin et épicéa, à l’est. Réserve : l’échantillon annuel tombe de vingt-sept à dix-huit ventes, et une amplitude pareille sur de tels effectifs ne se manie pas comme un indice. Qualifiée à la valeur technique inférieure.

La Tarentaise

Sapin et épicéa, au nord-est. avec la même réserve d’effectif, de vingt-deux à trente-deux ventes par an. Également qualifiée à la valeur technique inférieure.

Le Grésivaudan

Sapin et épicéa de Chartreuse et de Belledonne, à l’ouest, principalement sur l’Isère. Nos conseillers en signalent la notoriété, la Grande Chartreuse pour le sapin, et citent Bois du Dauphiné au Cheylas et Monnet-Sève parmi les acteurs de la filière résineuse.

Nos conseillers portent sur ces trois secteurs la même appréciation, et nous la reprenons telle quelle : exploitation compliquée en zone de très forte pente, seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter. L’appréciation n’est propre à aucun des trois, la qualification de marché les distingue.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le sapin pectiné et l’épicéa constituent la ressource de production, en pessières-sapinières d’altitude, avec un débouché de charpente et de bois massif reconstitué. Le hêtre occupe les versants chauds, avec un débouché de palette et de bois énergie. Le mélèze marque les hautes vallées de Maurienne et de Tarentaise. Les Bauges, la Chartreuse savoyarde et le Beaufortain sont les références locales.

L’appareil local recensé compte 592 établissements, dont 46 scieries, 109 entreprises d’exploitation forestière et seulement 65 de sylviculture. Les plus importantes sont l’Office national des forêts à Chambéry, de 100 à 199 salariés, la Scierie de Savoie Lapierre et Martin à Rognaix et Packing Log à Aix-les-Bains. Rapporté au volume échangé, l’appareil de sciage savoyard est substantiel : le département transforme davantage qu’il ne vend de foncier. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés savoyardes.

La desserte
Premier critère. Une parcelle desservie par une piste praticable au tracteur forestier n’appartient pas au même marché qu’un versant accessible au seul câble.
Le morcellement
Avec 1,83 hectare de surface médiane et 99 % des mutations sous dix hectares, la Savoie est un marché de parcelle, héritage d’un parcellaire agricole de montagne.
La pente
Elle commande la valeur. En Maurienne et en Tarentaise, le passage au câble au delà de trente pour cent double le coût de mobilisation.
La portance
Les sols de moraine et les versants humides limitent les fenêtres de chantier et imposent souvent l’exploitation sur sol gelé.
Le droit de chasse
Le chamois, avec 2 551 prélèvements en 2024, et le cerf élaphe, avec 2 047, constituent un produit spécifique. L’organisation locale se vérifie au cas par cas.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 4 mutations sur 589 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 0.7 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Forêts de protection, parcs des Bauges, de Chartreuse et de la Vanoise, servitudes de remontées mécaniques, droits d’usage et de pacage.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 118 mutations par an de plus d’un hectare, en repli continu. Les communes les plus actives sont Queige avec quinze mutations en cinq ans, Ugine et Saint-Georges-des-Hurtières treize, Val-d’Arc, Saint-Pierre-d’Entremont et Corbel douze, Villard-sur-Doron et Attignat-Oncin onze. Elles se répartissent entre le Beaufortain, la basse Maurienne et la Chartreuse. Les plus grandes opérations restent très modestes : École, soixante-dix-huit hectares, puis trente, et Argentine, vingt-huit.

Deux profils dominent. Les propriétaires locaux, agriculteurs et familles, échangent de petites parcelles dans une logique de regroupement ou de succession, et font l’essentiel du marché. Les acquéreurs d’agrément portent le troisième quartile. Les investisseurs forestiers sont absents, faute de propriétés de taille et d’accès suffisants.

Contreparties et points de vigilance

Ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que la Savoie n’offre pas de marché forestier au sens patrimonial. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des mutations portent sur moins de dix hectares et aucune propriété de plus de cent hectares n’a été vendue en cinq ans. Un acquéreur cherchant un actif de production ne trouvera pas d’offre à sa mesure.

Le deuxième point est le coût de mobilisation, et nos conseillers l’écrivent pour les trois régions naturelles : seules les entreprises de travaux forestiers locales peuvent exploiter en très forte pente. La valeur de consommation peut alors être nulle une fois le débardage retranché, et le prix net vendeur dépend d’abord du nombre d’entreprises consultées.

Le troisième point est le repli, simultané sur le prix et sur le volume. La médiane perd 14,4 % en cinq ans et le nombre de mutations passe de 131 à 93, soit 29 % de moins. Deux signaux concordants valent mieux qu’un.

Le quatrième point tient à la donnée. La plus grande mutation recensée, soixante-dix-huit hectares à École, dans les Bauges, ressort à 387 €/ha. Un tel niveau ne se lit pas comme un prix de marché : il signale une cession entre parties liées ou une composition particulière du bien, et ne dit rien de la valeur d’un massif des Bauges.

Faire évaluer une forêt en Savoie

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où la pente commande la recette et où les comparables sont tous de petite surface, aucune valeur n’est défendable sans un chiffrage du coût de mobilisation établi sur le terrain.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Savoie.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Savoie ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 135 €/ha entre 2021 et 2025, sur 589 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 21 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 200 et 10 358 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle bon marché dans un département de montagne touristique ?

La valeur d’un actif forestier tient à la capacité d’en sortir le bois, structurellement limitée en très forte pente. La valeur du fonds est par ailleurs bridée par l’inconstructibilité, ce qui la déconnecte des terrains de station.

Trouve-t-on de grandes propriétés forestières en Savoie ?

Cinq cent quatre-vingt-une des cinq cent quatre-vingt-neuf mutations recensées portent sur moins de dix hectares, soit 99 % du marché, et aucune vente de plus de cent hectares n’a été relevée en cinq ans. La plus grande opération porte sur soixante-dix-huit hectares.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Savoie ?

La médiane recule de 5 225 €/ha en 2021 à 4 475 €/ha en 2025, soit 14,4 % en euros courants, et le nombre de mutations annuelles passe de 131 à 93, soit 29 % de moins. Ces deux signaux concordants traduisent un marché qui se contracte.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Savoie ?

Cinq vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le coût de mobilisation jusqu’au premier point de chargement, le nombre d’entreprises en mesure d’intervenir, les droits d’usage, de pacage ou servitudes de remontées mécaniques, et le montant du bail de chasse.

Ces 589 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Maurienne, Tarentaise ou Grésivaudan parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt de la Dombes

Les essences et la station

La sylvoécorégion C51, Saône, Bresse et Dombes, porte 247 000 hectares de forêt selon l’inventaire forestier national sur 2020-2024. La composition y est plus exclusivement feuillue que partout ailleurs dans cette série : 99 000 hectares en mélange de deux feuillus, 68 000 en mélange de feuillus variés, 65 000 en feuillus purs, et seulement 3 000 hectares de conifères purs, soit un peu plus d’un pour cent. Le chêne pédonculé domine, accompagné du charme, du frêne et du bouleau sur les stations les plus engorgées.

Le sol commande tout. Les argiles de la moraine glaciaire donnent des terrains lourds, imperméables, à hydromorphie marquée, sur lesquels l’eau stagne en hiver et se retire brutalement en été. C’est cette imperméabilité qui a permis la création des étangs et c’est elle qui limite l’enracinement. Le chêne pédonculé y est chez lui, le sessile s’y comporte mal, et toute essence à pivot profond y trouve un obstacle à faible profondeur.

La contrainte climatique dominante est thermique, et c’est le seul massif de cette série dans ce cas. Sur les vingt-sept communes, notre référentiel classe l’axe thermique comme dominant dans les vingt-sept, avec une note de 4 sur 5 et un profil identique, ce qui traduit une homogénéité que nous ne rencontrons nulle part ailleurs. La station de Baneins compte 36,5 jours au-dessus de trente degrés par an, celle de Marlieux 30,5, contre 20,4 en moyenne nationale, tandis que le gel tardif y est négligeable, à 1,3 et 2,0 jours en avril et mai. La combinaison d’un sol argileux qui se dessèche et se fissure et d’un été chaud explique les dépérissements observés sur chêne pédonculé, essence qui supporte l’engorgement hivernal mais non le déficit estival prolongé.

La filière et les débouchés

Il n’y a pratiquement pas de filière sur place. Dans les vingt-sept communes du cœur de la Dombes, l’extrait Sirene ne recense que quarante-trois établissements de la filière bois, dont trois scieries, contre 324 établissements pour un nombre comparable de communes dans les Combrailles. Le département de l’Ain en compte pourtant 952 et soixante-huit scieries, mais elles se répartissent au nord, en Bresse, et à l’est, dans le Bugey, où Monnet-Sève exploite ses sites d’Outriaz et de Saint-Vulbas.

Les acheteurs de chêne sont bressans. LBSA, à Viriat, dans la tranche de cinquante à quatre-vingt-dix-neuf salariés, et la scierie Subtil et Fils, dans la même commune, constituent les deux débouchés locaux de première transformation, à une trentaine de kilomètres du nord de la Dombes et à plus de soixante de son extrémité méridionale. Pour un propriétaire de Villars-les-Dombes ou de Saint-André-de-Corcy, le transport pèse et la mise en concurrence demande d’élargir le cercle vers le Beaujolais et le nord lyonnais.

Les contraintes

La particularité juridique de la Dombes tient au droit de chasse, et elle a des conséquences directes sur la valeur. Sous le régime de la loi Verdeille, le propriétaire ne peut soustraire son fonds à l’association communale de chasse agréée qu’au-delà d’un seuil de superficie fixé par département. Mais l’article L. 422-13 prévoit des seuils dérogatoires propres aux milieux humides, qui sont exactement ceux de la Dombes : l’opposition est ouverte à partir d’un hectare pour un étang isolé, et à partir de cinquante ares pour un étang comportant au premier septembre 1963 des installations fixes, huttes ou gabions. Dans les deux cas, l’opposition ne vaut que pour la chasse au gibier d’eau.

La portée pratique est considérable. Dans un pays où la propriété se compose d’étangs et de bois enchevêtrés, la maîtrise du droit de chasse ne se déduit pas de la surface globale mais de la configuration précise de chaque plan d’eau et de l’antériorité de ses installations. Aucune évaluation dombiste sérieuse ne peut se faire sans cette vérification, car l’aménité cynégétique y porte une part importante de la valeur technique.

Il faut ajouter une limite de nos propres données. Les tableaux de chasse dont nous disposons ne couvrent que le grand gibier, et ils placent l’Ain au soixante-deuxième rang national pour le cerf élaphe et au soixante et onzième pour le chevreuil. Ces rangs ne décrivent pas la Dombes : sa réputation cynégétique repose sur le gibier d’eau et le faisan, que nos sources ne mesurent pas. Nous publions le chiffre dont nous disposons en disant qu’il ne répond pas à la question.

Reste la portance. Sur argile lourde, les chantiers d’exploitation sont fermés une grande partie de l’hiver, et le tassement est irréversible. La fenêtre d’intervention est étroite et doit être intégrée au calendrier comme au prix.

Le marché forestier en Dombes

Nous ne publions pas de prix médian à l’échelle de la Dombes. Une médiane de massif suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les prix qui suivent sont donc départementaux et se lisent comme tels : la Dombes ne couvre qu’une part de l’Ain.

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane de l’Ain s’établit à 3 623 euros par hectare sur 979 mutations, en recul de 11,7 pour cent depuis 2021, à contre-courant de la tendance nationale. Mais cette médiane départementale agrège la Dombes, la Bresse, le Bugey et le Revermont, quatre marchés sans rapport, et le Bugey résineux la tire vers le bas.

L’effet de surface y est net : 3 517 euros pour les mutations de un à dix hectares, 5 669 de dix à vingt-cinq, 9 350 au-delà. Nos conseillers qualifient la Dombes au-dessus de la valeur technique, et cette position se comprend une fois admis que l’objet vendu n’est pas un peuplement. Ce qui se traite ici, c’est un ensemble bois et étang, avec son droit de chasse, sa pisciculture et sa proximité de Lyon. Le capital sur pied en est une composante, rarement la principale.

Biens disponibles

Les biens disponibles en Dombes

Cette sélection reprend les biens de la page Transactions, forêts et étangs, filtrés sur l’Ain. Aucun bien dombiste n’est actuellement présenté à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

Voir les forêts à vendre Voir les étangs à vendre Le bureau du massif

Lyon, bureau TerrAgree

Le bureau de Lyon 23 rue Maréchal Foch
63000 Clermont-Ferrand

04 43 97 19 18
contact@terragree.com

Le bureau est à trente kilomètres du plateau. Il suit la Dombes en gestion forestière comme en transaction, et traite les ensembles bois et étang avec leur droit de chasse.

Faire évaluer mon bien en Dombes Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Homo et arbor radices habent