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Prix de la forêt dans les Deux-Sèvres

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans les Deux-Sèvres ?

La moitié des ventes se règlent entre 1 641 et 12 391 €/ha, sur une surface médiane de 2,04 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Deux-SèvresNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)3 4954 5045 323
1er quartile (€/ha)1 6412 0042 303
3e quartile (€/ha)12 39114 42814 976
Nombre de mutations56023 04586 327
Surface échangée (ha)2 421non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,0non publié2,3

Deux mille trois cent dix-sept hectares échangés en cinq ans dans un département de six mille kilomètres carrés : le marché forestier deux-sévrien est étroit en volume comme en surface unitaire. C’est la première donnée à retenir.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211263 002en attenteen attente
20221133 147en attenteen attente
20231085 074en attenteen attente
2024993 925en attenteen attente
20251143 189en attenteen attente

La médiane progresse de 9,9 % sur cinq ans, de 2 902 à 3 189 €/ha, mais elle passe par 4 464 €/ha en 2023 pour redescendre ensuite. Sur des effectifs annuels de quatre-vingt-quatorze à cent vingt-deux mutations, une amplitude de cette ampleur ne se lit pas comme une tendance.

L’effet de taille est net et régulier : 3 196 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 497 mutations, 5 001 €/ha de 10 à 25 hectares sur 22 mutations, 7 632 €/ha de 25 à 100 hectares sur 14 mutations. Le prix unitaire est multiplié par 2,4, sur des effectifs trop faibles pour être maniés autrement qu’à titre indicatif.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol, les arbres et le bâti éventuel, sans les séparer. Une mutation de Vouhé, 44,8 hectares à 39 015 €/ha en 2023, illustre la limite : à ce niveau, ce n’est pas la forêt qui se paie, et le prix reconstitué à l’hectare est un plafond, pas une valeur.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Dans les Deux-Sèvres, elle est presque toujours indexée sur la terre agricole, très demandée dans le bocage comme dans la plaine. Le boisement y est un usage résiduel du sol, non un usage principal.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, établie à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une chênaie de Gâtine ou une peupleraie de vallée, elle se calcule à partir d’un cubage. Sur une frênaie de marais atteinte par la chalarose, elle est négative après frais d’abattage.

S’y ajoute la valeur des aménités. En 2024, 5 156 chevreuils et 3 080 sangliers ont été prélevés, mais 138 cerfs élaphes seulement. Le marché des propriétés de chasse qui porte la valeur dans le Bassin parisien n’a pas d’équivalent ici.

Régions naturelles et géographie de marché

Aucune région naturelle deux-sévrienne n’est documentée dans notre référentiel. La Gâtine, le bocage bressuirais, le Thouarsais, le Mellois, la plaine de Niort et le marais poitevin n’y figurent pas, et aucune région limitrophe recensée ne recouvre le département. Nous n’avons donc ni description de massif ni appréciation de terrain à publier, et nous préférons l’écrire plutôt que de transposer la description du bocage vendéen, qui relève d’un autre marché.

À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché. Elle sépare le département en deux.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le nord bocager et la Gâtine

Dix communes du nord et du centre, Vasles, Bressuire, Plaine-et-Vallées, Airvault, Largeasse, Val en Vignes, Secondigny, Moncoutant-sur-Sèvre, Nueil-les-Aubiers et Mazières-en-Gâtine, totalisent 73 mutations en cinq ans. Leur médiane ressort à . C’est là que se trouvent les chênaies constituées et l’appareil de première transformation.

Le marais poitevin et sa bordure

Huit communes du sud-ouest, Arçais, Magné, Saint-Hilaire-la-Palud, Sansais, Le Vanneau-Irleau, Frontenay-Rohan-Rohan, Épannes et Coulon, totalisent 52 mutations. Leur médiane ressort à , sur une surface médiane de 1,75 hectare. Arçais, avec vingt-deux mutations, est la commune la plus active du département : petites parcelles de frênaie et de peupleraie, contraintes par les servitudes hydrauliques.

Un rapport de 2,3 sépare les deux ensembles. Cette géographie est une mesure de marché, pas une description de massif, et ne remplace pas l’appréciation de terrain qui nous manque.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne pédonculé domine, en futaie sur les meilleures stations de Gâtine et du Thouarsais, en taillis sous futaie ailleurs. Le châtaignier occupe les sols acides de la Gâtine. Le frêne tient les bordures du marais poitevin, où la chalarose l’a durement atteint. Le peuplier occupe les vallées de la Sèvre Niortaise, du Thouet et de l’Autize. Les résineux sont marginaux.

L’appareil local recensé compte 423 établissements, dont 29 scieries, 50 entreprises d’exploitation forestière et 150 de sylviculture. Sa physionomie surprend pour un département aussi peu boisé : quatre unités de 100 à 199 salariés, Archimbaud et Fils à Secondigné-sur-Belle, SAS Allin au Vanneau-Irleau, Kazed à La Crèche et Réveau Menuiserie à Combrand, auxquelles s’ajoutent deux unités de placage Thébault, à Sauzé-Vaussais et à Magné. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés deux-sévriennes.

La desserte
Relief nul, réseau dense. La question porte sur l’accès indépendant, souvent absent en bocage, et sur la place de dépôt.
Le morcellement
Avec 2,04 hectares de surface médiane et une seule mutation de plus de cent hectares en cinq ans, la propriété constituée est rare.
La pente
Sans objet, hormis les rebords de vallée du Thouet.
La portance
Décisive dans le marais et sur les terres de bri, où l’exploitation ne se fait qu’en période sèche.
Le droit de chasse
Faible contribution : 138 cerfs élaphes prélevés en 2024 et une seule propriété de plus de cent hectares échangée en cinq ans.
Le document de gestion
Peu répandu sur des surfaces inférieures au seuil du plan simple de gestion obligatoire.
Le statut réglementaire
Parc naturel régional et Natura 2000 sur le marais poitevin, servitudes hydrauliques, baux ruraux et indivisions.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 107 mutations par an de plus d’un hectare. Les plus grandes opérations sont peu nombreuses : Vasles, cent quatre-vingt-quatorze hectares en 2021 à 12 354 €/ha, Saint-Lin, quatre-vingt-deux hectares, et Chey, cinquante-huit.

Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et les voisins dominent en nombre et tiennent le premier quartile, à 1 641 €/ha, sur des parcelles de bocage sans autonomie d’accès. Les propriétaires de Gâtine et du Bressuirais achètent les chênaies constituées, au dessus de la médiane nationale. Les acquéreurs d’agrément alimentent le troisième quartile sur de très petites surfaces, notamment dans le marais.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que l’appareil industriel ne se traduit pas en prix payé sur place. Quatre unités de 100 à 199 salariés et deux ateliers de placage dans un département classé quatre-vingt-cinquième sur quatre-vingt-neuf : la ressource locale ne suffit pas à les alimenter, elles achètent au dehors. Un propriétaire deux-sévrien ne doit pas conclure de la présence de ces usines que son bois trouvera preneur au prix du bassin.

Le deuxième point est l’état sanitaire du frêne. La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des boisements de bordure du marais poitevin. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction du prix du fonds.

Le troisième point est l’illiquidité. Deux mille trois cents hectares échangés en cinq ans, une seule mutation de plus de cent hectares, quatre-vingt-quatorze transactions en 2024 : le délai de vente est ici une composante du prix.

Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’y est documentée, et aucune cote limitrophe n’est transposable. La géographie de marché que nous publions est une donnée, pas un jugement d’expert.

Faire évaluer une forêt dans les Deux-Sèvres

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans les Deux-Sèvres, l’évaluation commence par la localisation, bocage ou marais, dont l’écart mesuré est de un à deux et trois dixièmes, puis par l’état sanitaire du frêne et l’autonomie d’accès.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Deux-Sèvres.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans les Deux-Sèvres ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 495 €/ha entre 2021 et 2025, sur 560 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières DGFiP, soit 38 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 641 et 12 391 €/ha.

Une forêt de Gâtine vaut-elle plus qu’une forêt du marais poitevin ?

Dix communes du nord bocager et de la Gâtine présentent une médiane mesurée de 5 960 €/ha sur 73 mutations, contre 2 564 €/ha sur 52 mutations pour huit communes du marais poitevin et de sa bordure. Le rapport est de 2,3, ce qui rend la médiane départementale peu utilisable telle quelle.

Pourquoi le prix est-il bas alors que la filière bois est présente ?

Le département compte quatre unités de 100 à 199 salariés et deux ateliers de placage pour une surface boisée réduite. Ces usines s’approvisionnent en grande partie hors du département, et leur présence ne se répercute pas sur le prix payé aux propriétaires locaux.

Le frêne des Deux-Sèvres a-t-il encore une valeur ?

La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des frênaies de bordure du marais poitevin. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction du prix du fonds.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans les Deux-Sèvres ?

Cinq vérifications s’imposent : la localisation, bocage ou marais, l’état sanitaire du frêne, l’autonomie d’accès depuis la voirie publique, souvent absente en bocage, la portance des terres de bri, et les servitudes hydrauliques et zonages du Parc naturel régional du Marais poitevin.

Ce que dans les Deux-Sèvres on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe nord bocager et la Gâtine et marais poitevin et sa bordure, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt en Dordogne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Dordogne ?

Presque mille ventes de plus d’un hectare par an, 23 128 hectares échangés en cinq ans : aucun autre département n’approche ce niveau d’activité. Cette liquidité est la caractéristique première du marché périgourdin, et elle va de pair avec un prix bas. La moitié des ventes se règlent entre 1 735 et 13 934 €/ha.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025DordogneNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)3 4124 5045 323
1er quartile (€/ha)1 7352 0042 303
3e quartile (€/ha)13 93414 42814 976
Nombre de mutations4 82023 04586 327
Surface échangée (ha)23 233non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,6non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La Dordogne est le seul département de cette série dont la médiane recule : de 3 734 €/ha en 2021 à 3 585 €/ha en 2025, soit 4,0 % de baisse en euros courants, et près de vingt points en euros constants.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211 0083 611en attenteen attente
20221 0293 365en attenteen attente
20239733 419en attenteen attente
20248923 254en attenteen attente
20259183 472en attenteen attente

La taille joue modérément : 3 402 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 5 783 €/ha de 10 à 25 hectares, 6 775 €/ha de 25 à 100 hectares. Le rapport n’est que de 2,0 entre la petite parcelle et le grand ensemble, gradient contenu qui traduit l’absence d’un segment d’investisseurs venant tirer le haut du marché.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Une évaluation les sépare, et en Dordogne c’est souvent le fonds qui porte l’essentiel de la valeur.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Dans un département où l’agrément, la chasse et la résidence pèsent lourd, elle intègre une composante de situation qui n’a rien de forestier.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un taillis de châtaignier périgourdin, cette valeur de consommation est faible : le produit va au piquet, au bois de chauffage ou à la trituration.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 23 122 sangliers et 2 876 cerfs élaphes prélevés en 2024, la Dordogne est l’un des premiers départements cynégétiques de France, et cette composante est déterminante.

C’est là le point central : en Dordogne, un prix élevé traduit rarement un capital sur pied élevé. Il traduit une situation, une chasse, parfois une perspective d’agrément. L’évaluateur qui le lit comme une valeur forestière se trompe.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Périgord

Chêne, châtaignier et pin, avec de vastes forêts de feuillus et de pins maritimes, de nombreux étangs et zones humides, et des propriétés de chasse. Nos conseillers relèvent que de bons crus de chêne s’y trouvent, mais assortissent la région d’une mise en garde explicite : ne pas y appliquer des prix de valeur vénale trop hauts.

La Double

Chêne, pin maritime et châtaignier, sur le plateau argilo-sableux de l’ouest du département. Secteur recherché pour la chasse, avec de jolies forêts de chêne.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Trois gammes coexistent. Le chêne pédonculé et sessile, qui porte la valeur haute lorsqu’il atteint la qualité de merrain, avec une tonnellerie bordelaise à portée de camion. Le châtaignier, très étendu, dont la destination est le piquet, le parquet et le bois de chauffage, avec une valeur unitaire faible. Le pin maritime, sur les sables de la Double et du Landais, en concurrence directe avec la ressource landaise.

L’appareil local recensé compte 73 scieries, le chiffre le plus élevé de cette série, 176 établissements d’exploitation forestière, 64 unités de charpente et menuiserie et 1 322 entreprises de sylviculture, soit 2 095 établissements. Les unités structurées se situent au Pays de Belvès, à Loubéjac, à Négrondes, à Brantôme-en-Périgord, à Champs-Romain et à Salles-de-Belvès. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés périgourdines.

La desserte
Le relief de causse et de vallée rend l’accès très variable d’une parcelle à l’autre, parfois à quelques centaines de mètres d’écart.
Le morcellement
La surface médiane des ventes est de 2,54 hectares, et le passage au dessus de dix hectares n’apporte qu’une prime modérée, la demande d’ensembles étant faible.
La pente
Structurante sur les versants des vallées de la Dordogne, de la Vézère et de l’Isle.
La portance
Les sols argilo-sableux de la Double et du Landais se déforment vite et imposent des fenêtres de chantier étroites.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de prix du département : 23 122 sangliers, 13 803 chevreuils et 2 876 cerfs élaphes prélevés en 2024. Le bail se capitalise et pèse souvent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
101 mutations sur 4820 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 2 % : un plan approuvé y est donc un argument distinctif.
Le statut réglementaire
Natura 2000 sur les vallées de la Dordogne et de la Vézère, sites classés du Périgord noir, zones humides de la Double, indivision et bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 980 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Brantôme-en-Périgord avec quatre-vingts mutations en cinq ans, Mareuil-en-Périgord soixante-neuf, Eyraud-Crempse-Maurens cinquante-six, La Roche-Chalais cinquante-cinq, Busserolles quarante-six, Les Eyzies quarante-trois, Jumilhac-le-Grand quarante-deux. Les plus grandes opérations restent contenues : Tocane-Saint-Apre, deux cent neuf hectares, Sceau-Saint-Angel, cent quatre-vingt-cinq, La Roche-Chalais, cent quarante-cinq.

Trois profils se le partagent. Les particuliers dominent très largement en nombre : voisins, agriculteurs, résidents, acquéreurs d’agrément. Les chasseurs constituent le segment qui paie le plus cher, sans référence à la production. Les professionnels du bois achètent du châtaignier et du pin à la valeur technique, à des niveaux bas. Les investisseurs institutionnels sont peu présents, faute d’ensembles de taille et de qualité suffisantes.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et en Dordogne nos propres conseillers ont posé la mise en garde.

Le premier point est celui qu’ils formulent eux-mêmes sur le Périgord : ne pas appliquer des prix de valeur vénale trop hauts. La combinaison d’un marché très liquide, d’une demande d’agrément et de la notoriété touristique du département pousse les vendeurs à des attentes que le capital sur pied ne justifie pas. Un taillis de châtaignier reste un taillis de châtaignier, quelle que soit la vue depuis la parcelle.

Le deuxième point est la tendance. La Dordogne est le seul département de cette série dont la médiane recule, de 4,0 % en euros courants et de près de vingt points en euros constants. Le segment haut, celui des propriétés d’agrément et de chasse, s’est nettement contracté depuis 2022.

Le troisième point tient à la nature du peuplement. Le châtaignier, très étendu, souffre de la maladie de l’encre et du chancre, et sa destination commerciale est limitée. Une propriété dont le capital repose sur le châtaignier ne vaut pas ce que le cubage laisse croire.

Le quatrième point est la liquidité elle-même, qui joue dans les deux sens. Un vendeur trouve preneur rapidement, c’est un avantage réel. Mais avec presque mille ventes par an, un acquéreur dispose de comparables abondants et négocie en position de force. La Dordogne est le département où un prix de présentation trop élevé se sanctionne le plus vite.

Faire évaluer une forêt en Dordogne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Évaluer une propriété périgourdine suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier l’état sanitaire du châtaignier, de lire le bail de chasse et de distinguer, dans le prix local, ce qui relève de la forêt et ce qui relève de l’agrément.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Dordogne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Dordogne ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 412 €/ha entre 2021 et 2025, sur 4 820 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 36 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 1 735 et 13 934 €/ha.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Dordogne ?

La médiane départementale recule de 3 734 €/ha en 2021 à 3 585 €/ha en 2025, soit 4,0 % en euros courants et près de vingt points en euros constants. Le troisième quartile perd plus d’un tiers sur la même période, ce qui traduit un retrait du segment des propriétés d’agrément et de chasse.

Pourquoi la Dordogne est-elle le département où l’on vend le plus de forêts ?

Près de mille ventes de plus d’un hectare y sont enregistrées chaque année, soit le volume le plus élevé de France. Le morcellement de la propriété, l’étendue du châtaignier de faible valeur et une demande locale d’agrément et de chasse entretiennent une rotation permanente des petites parcelles.

Une forêt de châtaignier a-t-elle de la valeur en Dordogne ?

Le châtaignier occupe des surfaces considérables mais sa destination commerciale est limitée au piquet, au parquet et au bois de chauffage, avec une valeur unitaire faible. Il est en outre exposé à la maladie de l’encre et au chancre. Un cubage qui le compte au même titre que le chêne surestime le capital.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Dordogne ?

Quatre vérifications s’imposent : la part du châtaignier dans le capital sur pied et son état sanitaire, l’accès réel d’un grumier, très variable d’une parcelle à l’autre en pays de causses et de vallées, le bail de chasse en cours avec son montant, et la composition exacte de la mutation, le prix DVF mêlant le sol, les bois et, le cas échéant, le bâti.

Ces 3 412 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang en Dordogne sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. Périgord et Double ne se paient pas au même prix. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Gironde : cinq années de hausse continue, sur l’un des marchés forestiers les plus fournis de France

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Gironde ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 478 et 11 515 €/ha, sur une surface médiane de 2,63 hectares. Vingt mille hectares échangés en cinq ans placent la Gironde parmi les trois marchés forestiers les plus importants de France en volume.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025GirondeNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)4 6614 5045 323
1er quartile (€/ha)2 4272 0042 303
3e quartile (€/ha)10 87114 42814 976
Nombre de mutations2 78123 04586 327
Surface échangée (ha)20 059non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,7non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La progression est régulière et solide : la médiane passe de 4 160 €/ha en 2021 à 5 391 €/ha en 2025, soit 29,6 % en euros courants, avec une hausse chaque année sans exception. Le premier quartile suit le même mouvement, de 2 000 à 2 698 €/ha, ce qui écarte l’hypothèse d’un effet de composition.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20216144 023en attenteen attente
20224964 370en attenteen attente
20235474 796en attenteen attente
20245615 010en attenteen attente
20255635 207en attenteen attente

La taille joue modérément : 4 594 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 5 284 €/ha de 10 à 25 hectares, 8 594 €/ha de 25 à 100 hectares, 8 819 €/ha au dessus de cent hectares. L’écart est bien plus faible qu’en Bourgogne : ici, la valeur tient au peuplement et à sa conduite, pas à la constitution d’un ensemble.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Gironde, cette séparation est plus lisible qu’ailleurs, parce que le pin maritime se conduit comme une culture à cycle connu.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les sables des Landes de Gascogne, elle intègre l’assainissement, le réseau de fossés et la desserte de défense contre l’incendie, qui sont des investissements incorporés au fonds.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une pinède, cette valeur se calcule précisément : l’âge, la densité et la hauteur suffisent presque à la déterminer.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 19 800 sangliers prélevés en 2024.

L’écart entre les deux composantes est ici le nerf de l’évaluation. Une pinède de dix ans et une pinède de quarante-cinq ans occupent le même sol et ne valent pas le même prix : la première vaut son fonds plus la valeur actuelle d’avenir de sa récolte, la seconde vaut son fonds plus un produit immédiatement mobilisable.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

L’Entre-deux-Mers

Chêne et feuillus en zone viticole, avec des tonneliers à Beychac-et-Caillau et à Saint-Caprais. Nos conseillers résument la mécanique sans détour : ce sont de jolis bosquets de chêne dans un pays de vigne, et la forêt s’y paie parce que les acquéreurs locaux en ont les moyens.

La Grande Lande

Pin maritime, au cœur du massif landais. Meilleure station française pour l’essence, filière très représentée, réseau de défense contre l’incendie remarquable, mais nos conseillers relèvent une augmentation des incendies.

Le Médoc

Chêne et pin maritime, avec des tonneliers à Ludon-Médoc. Secteur recherché pour le pin maritime.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le pin maritime domine très largement en surface et constitue l’essentiel du capital échangé. Sa destination est le sciage, l’emballage, le panneau et la trituration, avec une filière intégrée qui absorbe toute la gamme. Le chêne, présent en Entre-deux-Mers, en Médoc et dans les vallées, porte une valeur unitaire supérieure grâce à la tonnellerie bordelaise, mais sur des surfaces bien moindres.

L’appareil local recensé est l’un des plus denses de France : 67 scieries, 47 unités d’imprégnation, 7 usines de panneaux, 583 établissements d’exploitation forestière et 3 223 entreprises de sylviculture, soit 4 974 établissements. Les unités structurées se situent à Saint-Symphorien, Salles, Salaunes, Grignols, Giscos et Ambarès-et-Lagrave. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

La présence de quarante-sept unités d’imprégnation dit ce que la Gironde est : un bassin industriel où le bois sur pied a une valeur de matière première établie, cotée, et où un vendeur bien conseillé met plusieurs opérateurs en concurrence.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés girondines.

La desserte
Le maillage de pistes du massif landais est dense et entretenu. Une parcelle mal reliée à ce réseau perd immédiatement de la valeur.
Le morcellement
L’écart de prix entre les petites parcelles et les grands ensembles est modéré, ce qui est propre à ce département : le marché achète du peuplement, pas de la contenance.
La pente
Nulle sur la majeure partie du territoire. Le facteur est ici sans objet, ce qui explique une partie de la fluidité du marché.
La portance
Les sables podzoliques et les fonds hydromorphes imposent un assainissement entretenu. Un réseau de fossés dégradé se paie en moins-value.
Le droit de chasse
En 2024, 19 800 sangliers, 13 019 chevreuils et 2 158 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département. Le bail se capitalise.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est fréquent sur les propriétés de production.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et en Gironde la pression d’urbanisation du bassin d’Arcachon et de l’aire bordelaise, qui déplace certaines valeurs hors du champ forestier.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 563 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Salles avec quatre-vingt-quatorze mutations en cinq ans, Mios quatre-vingt-sept, Landiras quarante-huit, Belin-Béliet et Laruscade quarante-cinq, Donnezac quarante-trois, La Teste-de-Buch quarante, Naujac-sur-Mer trente-neuf. Les plus grandes opérations se situent au Teich, huit cent vingt-cinq hectares, à Mios, six cent dix-huit, à Cestas, trois cent sept, à Saint-Médard-en-Jalles, deux cent soixante-cinq.

Trois profils se le partagent. Les professionnels du bois et les coopératives sylvicoles achètent du peuplement à la valeur technique, avec une connaissance fine du cycle. Les investisseurs et les groupements forestiers sont présents sur les ensembles de production, attirés par un rendement plus lisible qu’ailleurs. Les particuliers et les riverains alimentent le premier quartile, souvent sur des parcelles jeunes ou récemment récoltées.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est l’incendie. Nos conseillers le signalent explicitement pour la Grande Lande : les incendies augmentent. Le constat le plus net apparaît à La Teste-de-Buch, où la médiane communale passe de 4 423 €/ha en 2021 à 1 651 €/ha en 2025. Les effectifs annuels y sont faibles, de cinq à douze ventes, ce qui interdit d’en faire une démonstration ; l’incendie de juillet 2022 en est l’explication la plus probable, mais nous la donnons pour ce qu’elle est, une hypothèse. Ce qui n’est pas une hypothèse, c’est qu’une pinède détruite ne vaut plus que son fonds, moins le coût de reconstitution.

Le deuxième point est que la valeur d’une pinède est datée. Elle dépend de l’âge du peuplement au jour de la vente, et un acquéreur qui paie le prix d’un peuplement mûr sur une plantation de quinze ans commet une erreur qui se chiffre en dizaines de milliers d’euros à l’hectare. C’est la faute la plus fréquente dans ce département, et le prix médian, qui mélange tous les âges, l’encourage.

Le troisième point est le risque de tempête. Le massif a été traversé par Martin en 1999 et Klaus en 2009, avec des dégâts qui ont durablement pesé sur les cours. Le pin maritime est un actif à cycle court, donc renouvelable, mais il est aussi exposé, et une assurance tempête n’est pas un luxe sur une propriété de production.

Le quatrième point tient à la pression foncière. Sur le bassin d’Arcachon et la couronne bordelaise, certains prix relevés en DVF n’ont plus rien de forestier : ils intègrent une attente de constructibilité. Une mutation à Mios affichant plus de 54 000 €/ha sur deux cent cinquante hectares ne se transpose à aucune propriété de production.

Faire évaluer une forêt en Gironde

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Évaluer une propriété girondine suppose de dater précisément le peuplement, de mesurer sa densité et sa hauteur, de vérifier l’état du réseau d’assainissement et de défense contre l’incendie, et de distinguer ce qui, dans le prix local, relève de la forêt et ce qui relève de la pression urbaine.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Gironde.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Gironde ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 661 €/ha entre 2021 et 2025, sur 2 815 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 13 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 478 et 11 515 €/ha.

Le prix de la forêt monte-t-il en Gironde ?

La médiane départementale progresse chaque année depuis 2021, de 4 160 à 5 391 €/ha, soit 29,6 % en euros courants sur cinq ans. Le premier quartile suit le même mouvement, ce qui indique une hausse de fond du marché et non l’effet de quelques transactions exceptionnelles.

Quel est l’effet des incendies sur le prix de la forêt en Gironde ?

À La Teste-de-Buch, commune traversée par l’incendie de juillet 2022, la médiane communale passe de 4 423 €/ha en 2021 à 1 651 €/ha en 2025. Les effectifs annuels sont trop faibles pour établir une démonstration statistique, mais le mécanisme est mécanique : une pinède détruite ne vaut plus que son fonds, diminué du coût de reconstitution.

Combien vaut un hectare de pin maritime en Gironde ?

La valeur dépend avant tout de l’âge du peuplement. Une pinède de quinze ans vaut son fonds augmenté de la valeur actuelle d’avenir de sa récolte future ; une pinède de quarante-cinq ans vaut son fonds augmenté d’un produit mobilisable immédiatement. Le prix médian départemental mélange tous les âges et ne s’applique à aucune parcelle précise.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Gironde ?

Quatre vérifications s’imposent : l’âge exact et la densité du peuplement, l’état du réseau de fossés d’assainissement, le raccordement au maillage de pistes de défense contre l’incendie, et l’existence d’une couverture assurantielle tempête et incendie. S’y ajoute, en couronne bordelaise et sur le bassin, la vérification que le prix de référence n’intègre pas une attente d’urbanisation.

Le chiffre de 4 661 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang en Gironde figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Entre-deux-Mers, Grande Lande ou Médoc se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt en Haute-Vienne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Haute-Vienne ?

Un chiffre commande la lecture de ce département : le troisième quartile s’établit à 22 387 €/ha, un niveau que l’on ne rencontre ailleurs que dans les départements de chasse d’agrément, Loiret, Cher ou Indre. Un quart des ventes de plus d’un hectare s’y conclut au dessus de ce niveau, alors que le premier quartile reste à 2 250 €/ha. Le marché haut-viennois est l’un des plus dispersés de France, avec un rapport de dix du premier au troisième quartile.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Haute-VienneNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)5 6804 5045 323
1er quartile (€/ha)2 2322 0042 303
3e quartile (€/ha)22 02814 42814 976
Nombre de mutations1 90023 04586 327
Surface échangée (ha)8 770non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,2non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

C’est également le seul département du Limousin en recul : la médiane passe de 6 289 €/ha en 2021 à 5 663 €/ha en 2025, soit une baisse de 10,0 % en euros courants, et de l’ordre de vingt-cinq points en euros constants.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20213916 160en attenteen attente
20224065 084en attenteen attente
20234345 778en attenteen attente
20243545 594en attenteen attente
20253155 666en attenteen attente

La taille joue peu : 5 416 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 7 445 €/ha de 10 à 25 hectares, 7 898 €/ha de 25 à 100 hectares, 8 940 €/ha au dessus de cent hectares, sur cinq ventes. La dispersion ne vient donc pas de la surface : elle vient de la nature des biens vendus.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Haute-Vienne, cette confusion est particulièrement trompeuse, parce que le département mêle des parcelles boisées à usage résidentiel ou agricole, très chères à l’hectare, et de véritables forêts de production, bien moins chères.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les monts d’Ambazac et la bordure de Millevaches, la pluviométrie et la profondeur du sol donnent des stations à douglas de premier ordre. Sur les versants de bocage à châtaignier, la production est sans commune mesure.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Une plantation de douglas de trente ans est une valeur actuelle d’avenir, pas un produit.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 9 093 sangliers et 1 039 cerfs élaphes prélevés en 2024.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Limousin

Chêne, châtaignier et douglas sur la bordure haut-viennoise du plateau. Nos conseillers y voient un très bon secteur pour le douglas et l’épicéa, avec une production élevée, une bonne pluviométrie, une exploitation relativement aisée et une filière active.

Le plateau de Millevaches

Douglas, épicéa et pin sylvestre, sur le cœur du grand bassin résineux limousin, dont la Haute-Vienne occupe la bordure occidentale. Pluviométrie encore meilleure, production également, mais altitude et éloignement pèsent sur le foncier.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Trois gammes coexistent. Le douglas et l’épicéa de plantation, issus des reboisements du Fonds forestier national, constituent le capital de valeur. Le châtaignier, très étendu, alimente une filière de piquet et de clôture propre au Limousin. Le chêne de bocage occupe le reste, avec une valeur unitaire modeste.

L’appareil local recensé compte 104 scieries, 222 établissements d’exploitation forestière et 556 entreprises de sylviculture, soit 1 320 établissements. Sa physionomie est singulière : plusieurs des unités les plus structurées du département fabriquent des clôtures et des piquets, à Saint-Yrieix-la-Perche, à Glandon et à Coussac-Bonneval, ce qui traduit l’importance du châtaignier. D’autres travaillent le résineux, à Sauviat-sur-Vige, à La Chapelle-Montbrandeix et à Chamboret. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cette filière piquet est un débouché réel pour le châtaignier, mais elle ne transforme pas un taillis en actif de rendement : la valeur unitaire du produit reste faible.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés haut-viennoises.

La desserte
Correcte sur les plateaux reboisés, elle devient limitante dans les vallées encaissées de la Vienne, de la Gartempe et de la Briance.
Le morcellement
Le passage au dessus de dix hectares apporte une prime de 38 %, plus faible que dans les départements de grande propriété.
La pente
Structurante sur les versants des monts d’Ambazac et de Blond et sur la bordure de Millevaches.
La portance
Les arènes granitiques des Monts de Blond et les fonds de vallon tourbeux se déforment vite sous les engins.
Le droit de chasse
En 2024, 9 093 sangliers, 6 686 chevreuils et 1 039 cerfs élaphes ont été prélevés. Le bail se capitalise.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. 36 mutations sur 1910 seulement atteignent vingt-cinq hectares en cinq ans, soit 1.9 % : la quasi-totalité du marché se traite sans document de gestion opposable.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et l’appartenance au parc naturel régional de Millevaches sur la frange orientale.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 382 ventes par an de plus d’un hectare, un rythme élevé. Les communes les plus actives sont Marval avec cinquante mutations en cinq ans, Ambazac et Châteauponsac quarante-trois chacune, Saint-Yrieix-la-Perche et Saint-Pardoux-le-Lac trente-huit, Saint-Sylvestre trente-cinq, Jabreilles-les-Bordes trente et un, Saint-Mathieu trente. Les plus grandes opérations se situent à Beaumont-du-Lac, deux cent vingt-cinq hectares, à Saint-Bonnet-Briance, cent quatre-vingts, à La Croisille-sur-Briance, cent soixante et un.

Trois profils se le partagent. Les particuliers et les riverains, très majoritaires en nombre, achètent de petites parcelles, parfois attenantes à une habitation, et forment le segment qui produit le troisième quartile élevé. Les professionnels du bois et les coopératives achètent du douglas à la valeur technique. Les investisseurs sont peu présents, faute d’ensembles de taille suffisante : cinq ventes seulement de plus de cent hectares en cinq ans.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et en Haute-Vienne il dissimule une confusion.

Le premier point est que le troisième quartile de 22 387 €/ha n’est pas un prix de forêt. Un quart des ventes de plus d’un hectare se conclut au dessus de ce niveau, ce qui est incompatible avec la valeur d’un peuplement forestier limousin, fût-il du meilleur douglas. Ces montants correspondent à des parcelles boisées vendues pour d’autres raisons : attenance à une habitation, agrément, périphérie de Limoges, constructibilité espérée. Un propriétaire qui s’en réclame pour évaluer une forêt de production se trompe d’actif, et un notaire ou un expert contradicteur le relèvera.

Le deuxième point est la baisse. La Haute-Vienne est le seul département du Limousin dont la médiane recule, de 10,0 % en euros courants et d’environ vingt-cinq points en euros constants, alors que la Creuse voisine progresse de 57,7 % sur la même période. Cet écart entre deux départements du même bassin de production mérite d’être expliqué avant d’être commenté : nous l’attribuons à la structure du marché haut-viennois, plus résidentiel et moins forestier, mais nous le donnons comme hypothèse.

Le troisième point est le châtaignier. Il occupe des surfaces considérables, il alimente une filière piquet réelle, et il ne constitue pas pour autant un actif de rendement. Il est en outre exposé à la maladie de l’encre et au chancre. Un cubage qui le compte au même titre que le douglas surestime le capital.

Le quatrième point est sanitaire. L’épicéa commun associé au douglas dans les reboisements a été touché par les scolytes et les sécheresses. Un peuplement d’épicéa acheté aujourd’hui dans ce département s’achète avec un risque de dépréciation rapide.

Faire évaluer une forêt en Haute-Vienne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où le prix va de 2 250 à plus de 22 000 €/ha selon la nature du bien, l’évaluation suppose d’abord de qualifier ce que l’on évalue : une forêt de production ou une parcelle boisée à usage résidentiel.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Haute-Vienne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Haute-Vienne ?

Le prix médian constaté s’établit à 5 680 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 910 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 2 % au-dessus de la médiane nationale. La moitié des transactions se situent entre 2 250 et 22 387 €/ha, soit un rapport de dix entre les deux quartiles.

Pourquoi certaines parcelles boisées se vendent-elles plus de 22 000 €/ha en Haute-Vienne ?

Un quart des ventes de plus d’un hectare dépasse ce niveau, qui est incompatible avec la valeur d’un peuplement forestier de production. Ces montants correspondent à des parcelles vendues pour leur attenance à une habitation, leur agrément ou leur situation en périphérie de Limoges, non pour leur capital sur pied.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Haute-Vienne ?

La médiane départementale recule de 6 289 €/ha en 2021 à 5 663 €/ha en 2025, soit 10,0 % en euros courants, alors que la Creuse voisine progresse de 57,7 % sur la même période. Cet écart entre deux départements du même bassin de production tient probablement à la structure plus résidentielle du marché haut-viennois.

Une châtaigneraie a-t-elle de la valeur en Haute-Vienne ?

Le châtaignier alimente une filière de piquet et de clôture bien implantée, avec des unités à Saint-Yrieix-la-Perche, Glandon et Coussac-Bonneval. Cette filière constitue un débouché réel mais la valeur unitaire du produit reste faible, et le châtaignier est exposé à la maladie de l’encre et au chancre.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Haute-Vienne ?

Quatre vérifications s’imposent : la nature réelle du bien, forêt de production ou parcelle d’agrément, l’âge et la densité de la plantation résineuse, la part d’épicéa exposée aux scolytes, et l’accès grumier dans les vallées encaissées. S’y ajoute le zonage du parc naturel régional sur la frange orientale.

Le chiffre de 5 680 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang en Haute-Vienne figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Limousin et plateau de Millevaches se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Landes : beaucoup de grandes propriétés, et un prix qui varie peu avec la taille

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans les Landes ?

Un chiffre distingue les Landes de tous les départements de cette série : la surface médiane des ventes y atteint 3,53 hectares, contre 2,3 au national. On n’y achète pas des parcelles, on y achète des unités de gestion. La moitié des transactions se règlent entre 3 797 et 15 880 €/ha, et le premier quartile, à 3 797 €/ha, dépasse la médiane de neuf départements français.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025LandesNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)6 6034 5045 323
1er quartile (€/ha)3 7682 0042 303
3e quartile (€/ha)15 15314 42814 976
Nombre de mutations2 36823 04586 327
Surface échangée (ha)22 250non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)3,6non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La médiane progresse de 10,8 % en euros courants sur cinq ans, avec un pic à 7 514 €/ha en 2024. La progression du premier quartile est plus forte, de 3 198 à 4 272 €/ha, soit 33,6 % : c’est le bas du marché qui se resserre le plus.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20214965 827en attenteen attente
20224776 597en attenteen attente
20234816 548en attenteen attente
20244777 353en attenteen attente
20254376 612en attenteen attente

La taille joue très peu : 6 425 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 6 718 €/ha de 10 à 25 hectares, 7 775 €/ha de 25 à 100 hectares, 8 868 €/ha au dessus de cent hectares. Le prix ne varie que d’un facteur 1,4 entre la petite parcelle et le grand ensemble, l’un des écarts les plus resserrés de nos travaux, et il dit quelque chose d’essentiel : ici, la surface ne crée pas de rareté, c’est le peuplement qui fait le prix.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans les Landes, cette séparation est presque un exercice comptable, et c’est ce qui rend le département lisible.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les sables landais, elle intègre le réseau de fossés, les pistes et l’appartenance au dispositif de défense contre l’incendie, autant d’investissements incorporés qui ne se voient pas sur une photographie aérienne.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin maritime, l’âge, la densité et la hauteur suffisent presque à établir cette valeur, ce qui rend l’évaluation landaise plus reproductible qu’ailleurs, et donc plus discutable si elle est bâclée.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 17 139 sangliers prélevés en 2024.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Chalosse

Chêne, feuillus et pin, au sud du département, sous le Marensin. Bons sols forestiers, pin maritime majoritaire, sols à fougère, secteur également demandé pour la chasse.

Les Landes

Pin maritime. Premier massif de production d’Europe pour l’essence, meilleure station française, filière très représentée, réseau de défense contre l’incendie remarquable. Nos conseillers y positionnent le marché nettement au dessus de la valeur technique et relèvent une augmentation des incendies.

La Grande Lande

Pin maritime, au cœur du massif. Mêmes qualités de station.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le pin maritime est l’essence unique du marché landais, à quelques bosquets feuillus près en Chalosse et le long des cours d’eau. Sa destination couvre toute la gamme : sciage et charpente pour les gros bois, emballage et palette pour les moyens, panneau et trituration pour les petits et les produits d’éclaircie. Aucun compartiment n’est perdu, ce qui explique la fermeté des prix.

L’appareil local recensé compte 57 scieries, 18 unités d’imprégnation, 8 usines de panneaux, 583 établissements d’exploitation forestière et 4 596 entreprises de sylviculture, soit 5 914 établissements, le total le plus élevé de France. Les unités structurées se situent à Mimizan, Escource, Ygos-Saint-Saturnin, Léon, Saint-Perdon et Labouheyre, plusieurs employant plus de cinquante salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cette intégration industrielle est l’argument de valorisation du département : un propriétaire landais vend dans un marché concurrentiel, coté, avec des acheteurs multiples à courte distance. C’est la principale raison pour laquelle le pin maritime landais se paie plus cher que la même essence ailleurs.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés landaises.

La desserte
Le maillage de pistes est dense et entretenu par les associations syndicales. Une parcelle mal reliée perd de la valeur immédiatement.
Le morcellement
Facteur secondaire ici, l’écart entre petites et grandes surfaces étant l’un des plus faibles de France.
La pente
Sans objet sur la quasi-totalité du département.
La portance
Les sols hydromorphes et l’état du réseau de fossés commandent la praticabilité des chantiers et la croissance du peuplement. Un assainissement dégradé est une moins-value directe.
Le droit de chasse
En 2024, 17 139 sangliers, 10 356 chevreuils et 1 503 cerfs élaphes ont été prélevés. La chasse à la palombe et à la bécasse ajoute une valeur d’usage propre au département.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux. Il est la norme sur les propriétés de production.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, appartenance à une association syndicale de défense contre l’incendie, dont les obligations et les cotisations se transmettent avec le fonds.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 479 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Parentis-en-Born avec trente-six mutations en cinq ans, Rion-des-Landes trente-cinq, Sanguinet trente-trois, Soustons trente-deux, Morcenx-la-Nouvelle trente, Pouillon vingt-neuf, Saugnac-et-Muret vingt-huit, Biscarrosse vingt-sept. Les plus grandes opérations se situent à Labrit, cinq cent trente-quatre hectares, à Rimbez-et-Baudiets, trois cent quatre-vingt-sept, à Sore, trois cent soixante-et-un, à Lubbon, deux cent soixante-trois.

Trois profils se le partagent. Les sylviculteurs landais eux-mêmes constituent le premier acquéreur : ils agrandissent, échangent, restructurent, et connaissent la valeur du peuplement mieux que quiconque. Les investisseurs et les groupements forestiers sont attirés par la lisibilité du modèle et par un cycle court, quarante à cinquante ans, rare en forêt française. Les industriels et les coopératives sécurisent leur approvisionnement.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le risque, et il est double. L’incendie, que nos conseillers signalent en augmentation malgré un réseau de défense qu’ils qualifient de remarquable, et la tempête, qui a frappé le massif en 1999 puis en 2009 avec des conséquences durables sur les cours. Un actif à cycle court est un actif renouvelable, mais c’est aussi un actif dont la totalité du capital peut disparaître en une nuit. Une propriété landaise s’achète assurée, ou elle s’achète avec une décote.

Le deuxième point est que le prix médian de 6 603 €/ha ne s’applique à aucune parcelle en particulier. Il mélange des plantations de trois ans, qui ne valent que leur fonds et leurs frais engagés, et des peuplements de cinquante ans prêts à récolter. Sur un même hectare de sable, l’écart entre ces deux situations dépasse dix mille euros. C’est l’erreur d’évaluation caractéristique du département, et elle se commet dans les deux sens.

Le troisième point est la dépendance industrielle. La valeur du pin maritime landais tient à la présence des usines. Cette intégration est une force en marché normal, elle devient une exposition quand un grand opérateur réduit ses achats. Un propriétaire dont la propriété est éloignée des unités de première transformation supporte un coût de transport qui se retranche du prix net vendeur.

Le quatrième point est réglementaire. L’appartenance à une association syndicale autorisée de défense contre l’incendie emporte des obligations d’entretien et des cotisations. Elles se transmettent à l’acquéreur, et elles ne figurent jamais dans le prix affiché.

Faire évaluer une forêt dans les Landes

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où l’évaluation est plus reproductible qu’ailleurs, elle est aussi plus facilement contestable : dater le peuplement, mesurer sa densité et sa hauteur, vérifier l’assainissement, la desserte et la couverture assurantielle est le minimum exigible.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Landes.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans les Landes ?

Le prix médian constaté s’établit à 6 603 €/ha entre 2021 et 2025, sur 2 368 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 19 % au-dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 797 et 15 880 €/ha.

Pourquoi le pin maritime se paie-t-il plus cher dans les Landes qu’ailleurs ?

Trois raisons se combinent : la station landaise est la meilleure de France pour l’essence, la filière de transformation est intégrée et présente à courte distance, avec 57 scieries et 8 usines de panneaux recensées, et le cycle de production est court, quarante à cinquante ans, ce qui rend le rendement plus lisible pour un investisseur.

Une grande propriété se paie-t-elle plus cher à l’hectare dans les Landes ?

L’écart est l’un des plus faibles de France : 6 425 €/ha médians en dessous de dix hectares, 8 868 €/ha au dessus de cent hectares. La surface ne crée pas de rareté dans ce département, où le marché achète du peuplement daté plutôt que de la contenance.

Quels risques pèsent sur une forêt landaise ?

L’incendie et la tempête concentrent l’essentiel du risque. Le massif a été traversé par les tempêtes de 1999 et 2009, et nos conseillers relèvent une augmentation des incendies malgré un réseau de défense remarquable. La totalité du capital sur pied d’une parcelle peut disparaître en une nuit, ce qui rend la couverture assurantielle déterminante.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans les Landes ?

Quatre vérifications s’imposent : l’âge exact et la densité du peuplement, qui déterminent la valeur à eux seuls, l’état du réseau de fossés d’assainissement, le raccordement au maillage de pistes de défense contre l’incendie, et les obligations attachées à l’association syndicale dont la propriété dépend. S’y ajoute l’existence d’une assurance tempête et incendie.

Une médiane de 6 603 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Chalosse, s Landes ou Grande Lande sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt en Lot-et-Garonne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Lot-et-Garonne ?

La moitié des ventes se règlent entre 3 591 et 26 949 €/ha, sur une surface médiane de 2,28 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Lot-et-GaronneNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)6 9774 5045 323
1er quartile (€/ha)3 6082 0042 303
3e quartile (€/ha)26 88414 42814 976
Nombre de mutations1 36723 04586 327
Surface échangée (ha)6 732non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,3non publié2,3

Le Lot-et-Garonne se place 57 % au dessus de la médiane néo-aquitaine, au deuxième rang régional derrière les Pyrénées-Atlantiques et devant les Landes, la Gironde et le Périgord. Le troisième quartile dépasse de 78 % le niveau national.

La médiane est stable sur cinq ans, de 7 070 à 7 219 €/ha, soit 2,1 % de progression, et le volume ne faiblit pas.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212767 009en attenteen attente
20222887 143en attenteen attente
20232646 985en attenteen attente
20242736 263en attenteen attente
20252667 111en attenteen attente

L’effet de taille culmine dans la tranche intermédiaire : 6 720 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 1 213 mutations, 10 733 €/ha de 10 à 25 hectares sur 89 mutations, 8 816 €/ha de 25 à 100 hectares sur 29 mutations. Trois mutations dépassent cent hectares, effectif insuffisant pour publier une médiane.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Lot-et-Garonne, deux économies forestières coexistent et la séparation des composantes n’a pas le même sens dans l’une et dans l’autre.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les sables des Landes de Gascogne lot-et-garonnaises, au sud-ouest, elle est modeste. Sur les coteaux de Guyenne et dans les vallées de la Garonne et du Lot, elle est portée par l’arboriculture et le maraîchage, usages parmi les plus rémunérateurs du Sud-Ouest.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin maritime des Landes lot-et-garonnaises, elle se calcule à partir d’un volume et d’un prix au mètre cube connus. Sur un taillis de chêne pubescent de coteau, elle est proche de zéro.

Sur les plantations de pin non encore exploitables, c’est la valeur actuelle d’avenir qui s’applique.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 8 048 chevreuils, 7 691 sangliers, 346 cerfs élaphes et 55 daims ont été prélevés dans le département.

Régions naturelles et géographie de marché

Aucune région naturelle lot-et-garonnaise n’est documentée dans notre référentiel. L’Agenais, le Fumélois, le Néracais, le Marmandais et les Landes de Gascogne lot-et-garonnaises ne figurent pas dans la grille de qualification que le cabinet tient à la maille du massif. Nous ne disposons donc d’aucune description de massif ni d’aucune appréciation de terrain pour ce département, et nous préférons l’écrire plutôt que de reprendre par analogie la description d’un secteur voisin.

À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché, qui relève de la donnée et non du jugement.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Deux pôles

Les dix communes les plus actives se répartissent en deux ensembles distincts. Au sud-ouest, les Landes de Gascogne : Réaup-Lisse avec trente-cinq mutations en cinq ans, Barbaste vingt-huit, Caubeyres vingt-quatre, Saint-Martin-de-Curton vingt et une. Au nord-est, le Fumélois et la bordure du Périgord noir : Blanquefort-sur-Briolance vingt-neuf, Sauveterre-la-Lémance vingt-huit, Gavaudun vingt-deux, Cuzorn et Lacapelle-Biron vingt. S’y ajoute Villeneuve-sur-Lot, dix-neuf.

Ces dix communes totalisent 246 mutations, dont la médiane ressort. Le marché forestier réel du département est donc sensiblement moins cher que ce que la médiane, tirée par les coteaux et les vallées, laisse entendre.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le pin maritime domine le sud-ouest, en peuplements de production sur les sables landais, avec un débouché de sciage, de panneau et de trituration. Le châtaignier et le chêne pédonculé occupent le Fumélois et la bordure périgourdine. Le chêne pubescent tient les coteaux de Guyenne, en taillis de faible valeur. Le peuplier occupe les vallées de la Garonne, du Lot et du Dropt.

L’appareil local recensé compte 1 047 établissements, dont 22 scieries, 141 entreprises d’exploitation forestière et 597 entreprises de sylviculture, effectif considérable qui traduit une économie de plantation résineuse. Quatre unités atteignent 100 à 199 salariés : Righini à Tonneins, C2R à Miramont-de-Guyenne dans la charpente, et surtout deux usines de panneaux, Garnica à Samazan et Steico à Casteljaloux. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés lot-et-garonnaises.

La desserte
Le relief est faible et le réseau dense. La contrainte porte sur la portance des pistes sableuses et sur la place de dépôt.
Le morcellement
Avec 2,28 hectares de surface médiane et trois mutations seulement de plus de cent hectares, le département n’offre guère de gisement de propriétés constituées.
La pente
Marginale, hormis les coteaux du Fumélois et les versants de la Lémance.
La portance
Les sables landais portent mal après épisode pluvieux, les molasses de Guyenne se déforment.
Le droit de chasse
Le chevreuil et le sanglier portent la demande. Le cerf, à 346 prélèvements, reste secondaire.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur, en particulier sur les massifs de pin où la programmation des coupes conditionne la recette.
Le statut réglementaire
Zonages Natura 2000 sur la Lémance et les coteaux secs, servitudes DFCI au sud-ouest, indivision, bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 267 mutations par an de plus d’un hectare, à volume remarquablement stable. Les plus grandes opérations se situent toutes dans les Landes de Gascogne : Pindères, cent vingt-huit hectares, Sauméjan, cent quinze, Allons, cent sept, et Pompogne, quatre-vingt-douze.

Trois profils se partagent ce marché. Les acteurs de la filière pin, coopératives et exploitants, achètent la ressource du sud-ouest à la valeur technique. Les agriculteurs et les arboriculteurs acquièrent le boisement de coteau et de vallée en concurrence d’usage. Les acquéreurs d’agrément portent le troisième quartile, à 26 949 €/ha, sur des biens dont la composante forestière est souvent secondaire.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que la médiane départementale décrit mal le marché forestier réel. Les dix communes qui portent le plus de transactions affichent une médiane mesurée de 5 159 €/ha, soit 26 % au dessous des 6 977 €/ha du département. La médiane est tirée vers le haut par des mutations de coteau et de vallée où le prix rémunère un usage agricole ou résidentiel, non un peuplement.

Le deuxième point est le déséquilibre de la filière. Le département compte 597 entreprises de sylviculture et 22 scieries seulement. L’amont est dense, l’aval de première transformation quasi absent, et les deux usines de panneaux de Samazan et de Casteljaloux consomment de la trituration, non du bois d’œuvre. Un propriétaire de pin doit donc chercher son acheteur de sciage en Gironde ou dans les Landes, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Le troisième point est le risque incendie sur la frange landaise. Il pèse sur le sud-ouest du département, avec obligations de débroussaillement et servitudes DFCI. La perte totale d’un peuplement de pin de trente ans est un événement possible, non couvert à sa valeur de reconstitution.

Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’est documentée. Nous publions une géographie de marché mesurée, ce qui est une donnée, pas un jugement d’expert. L’appréciation de terrain, celle qui distingue une bonne station de pin d’une mauvaise, reste entièrement à écrire pour ce département.

Faire évaluer une forêt en Lot-et-Garonne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département partagé entre une économie de pin de production et un foncier de coteau valorisé par l’agriculture, la première question de l’évaluation est celle du secteur, et la seconde celle du cubage.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Lot-et-Garonne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Lot-et-Garonne ?

Le prix médian constaté s’établit à 6 977 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 334 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 31 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 591 et 26 949 €/ha.

Pourquoi ce département est-il plus cher que les Landes ou la Gironde ?

Le Lot-et-Garonne dépasse de 57 % la médiane néo-aquitaine parce que sa médiane intègre des coteaux et des vallées où le prix rémunère un usage agricole ou arboricole, non un peuplement. Les dix communes qui portent le plus de transactions affichent pour leur part une médiane mesurée de 5 159 €/ha.

Où se vendent les forêts en Lot-et-Garonne ?

Deux pôles concentrent le marché : les Landes de Gascogne au sud-ouest, avec Réaup-Lisse, Barbaste, Caubeyres et Saint-Martin-de-Curton, et le Fumélois au nord-est, avec Blanquefort-sur-Briolance, Sauveterre-la-Lémance, Gavaudun, Cuzorn et Lacapelle-Biron. Les quatre plus grandes opérations se situent toutes dans les Landes de Gascogne.

Le pin lot-et-garonnais trouve-t-il preneur sur place ?

Le département compte 597 entreprises de sylviculture mais seulement 22 scieries, et les deux usines de panneaux de Samazan et de Casteljaloux consomment de la trituration plutôt que du bois d’œuvre. L’acheteur de sciage se trouve en Gironde ou dans les Landes, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Lot-et-Garonne ?

Cinq vérifications s’imposent : le secteur, Landes de Gascogne ou coteau, dont les prix n’ont pas de rapport, l’âge et le volume du pin si c’est l’essence visée, la distance à l’acheteur de sciage effectif, les servitudes DFCI et obligations de débroussaillement au sud-ouest, et la portance des sables en période humide.

Ces 1 334 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Deux pôles parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans les Pyrénées-Atlantiques

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

La moitié des ventes se règlent entre 3 184 et 27 416 €/ha, sur une surface médiane de 2,31 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Pyrénées-AtlantiquesNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)8 1204 5045 323
1er quartile (€/ha)3 0432 0042 303
3e quartile (€/ha)25 63814 42814 976
Nombre de mutations1 11223 04586 327
Surface échangée (ha)4 373non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,3non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le troisième quartile départemental, 27 416 €/ha, dépasse de 74 % le troisième quartile national, et le rapport entre les deux quartiles atteint 8,6 contre 6,6 au plan national.

La médiane progresse de 28,7 % en euros courants sur cinq ans, de 6 907 à 8 886 €/ha, mais les quartiles bougent peu, le premier de 8,8 % et le troisième de 7,2 %. La hausse se concentre sur le cœur du marché.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212236 826en attenteen attente
20222128 613en attenteen attente
20232508 773en attenteen attente
20242327 219en attenteen attente
20251958 621en attenteen attente

L’effet de taille est inversé, singularité du département : 8 531 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 1 057 ventes, 6 972 €/ha de 10 à 25 hectares sur 55 ventes, 8 918 €/ha de 25 à 100 hectares sur 13 ventes. La petite parcelle se paie plus cher que l’ensemble moyen. Aucune vente de plus de cent hectares n’est recensée.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans les Pyrénées-Atlantiques, la part du fonds domine, et l’ignorer conduit à surestimer le peuplement.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur le piémont béarnais, où le maïs, la vigne de Jurançon et l’élevage se disputent le foncier, elle est tirée vers le haut par des usages qui n’ont rien de forestier.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur une hêtraie exploitable par câble, elle peut être nulle, voire négative une fois le débardage retranché. Le prix payé n’en est pas moins élevé : il rémunère autre chose que le bois.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 5 598 sangliers, 7 198 chevreuils, 495 isards et 271 cerfs élaphes ont été prélevés. Le prélèvement d’isard, propre aux départements pyrénéens, distingue le produit cynégétique local de celui des massifs de plaine.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Béarn

. Le chêne y trouve un débouché de type Canadell. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte aucune appréciation de nos conseillers sur ce secteur, la mention étant explicitement « pas d’avis ».

Le Pays basque

. Nos conseillers y relèvent des zones intéressantes de peupliers et une bonne pluviométrie. Le repli ne s’explique donc pas par la qualité de la ressource.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le hêtre domine les versants, en hêtraies et hêtraies-sapinières dont la forêt d’Iraty et le Bager d’Oloron sont les massifs de référence. Le chêne pédonculé occupe le piémont, avec un débouché de sciage et de merrain. Le peuplier tient les fonds de vallée basques.

L’appareil local recensé compte 600 établissements, dont 37 scieries, 67 entreprises d’exploitation forestière, 158 de sylviculture et 25 unités d’imprégnation. Aucun ne dépasse quarante-neuf salariés : les plus importants sont la scierie Idiart à Viodos-Abense-de-Bas, Egan Aquitaine à Jatxou, les établissements Lapassade à Artiguelouve et Barillet à Lons. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés du département.

La desserte
Premier critère local. Entre une parcelle de piémont accessible au grumier et un versant exploitable par câble seulement, l’écart de coût de mobilisation dépasse souvent la recette attendue.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,31 hectares, le département est morcelé, et l’indivision successorale y est fréquente.
La pente
Elle commande tout sur les versants. Au delà de trente pour cent, l’exploitation change de nature et la valeur de consommation s’effondre.
La portance
Les sols de piémont, argileux et très arrosés, restreignent les fenêtres de chantier.
Le droit de chasse
Le sanglier et le chevreuil portent la demande courante, l’isard constitue un produit spécifique avec 495 prélèvements en 2024. Le droit local et l’organisation en ACCA se vérifient au cas par cas.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur, en particulier en indivision.
Le statut réglementaire
Zonages Natura 2000 étendus en altitude, droits d’usage et de pacage historiques, servitudes de passage, statut des communaux et des syndicats de vallée.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 225 ventes par an de plus d’un hectare, en repli en 2025. Sa géographie est nettement béarnaise : les neuf communes les plus actives, Monein avec trente-six mutations en cinq ans, Lasseube trente-trois, Arthez-de-Béarn vingt-deux, Salies-de-Béarn vingt, Lucq-de-Béarn seize, Lagor et Orthez quinze, Bonnut quatorze et Rontignon treize, se situent toutes en Béarn. Aucune commune du Pays basque n’y figure. Les plus grandes opérations restent modestes, quarante-neuf hectares à Baigts-de-Béarn, quarante-huit à Sauveterre-de-Béarn.

Trois profils se partagent ce marché. Les agriculteurs et éleveurs achètent le boisement de piémont pour des motifs qui débordent la sylviculture, agrandissement, accès, réserve foncière. Les particuliers et les familles alimentent le cœur du marché. Les professionnels du bois sont peu présents à l’achat foncier.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point commande tous les autres. Le prix payé dans les Pyrénées-Atlantiques n’est pas, pour l’essentiel, un prix de bois. L’inversion de l’effet de taille en apporte la démonstration : une parcelle de 1 à 10 hectares se négocie 8 531 €/ha, un ensemble de 10 à 25 hectares 6 972 €/ha. Si le bois faisait la valeur, le rapport serait inverse. La petite parcelle de piémont porte une prime d’usage, agricole, résidentielle ou d’agrandissement, qui ne se transpose pas à un massif. Un propriétaire de trente hectares de versant qui se cale sur la médiane départementale se trompe d’un facteur significatif.

Le deuxième point est le coût de mobilisation. Sur un versant à forte pente, l’exploitation par câble absorbe une part majeure de la recette : la valeur de consommation peut être nulle une fois le débardage retranché, et la valeur du massif se réduit à celle du fonds.

Le troisième point est le hêtre. Il occupe la surface, et son débouché principal reste le bois énergie et la palette, à prix unitaires faibles. Une hêtraie mûre et bien conformée n’est pas une garantie de recette : elle suppose un acheteur capable d’aller la chercher.

Le quatrième point est une lacune de notre propre référentiel. Le Béarn concentre l’essentiel du marché, sa cote progresse de 42,2 % en cinq ans, et notre référentiel porte sur ce secteur la mention « pas d’avis ». Un chiffre inexpliqué ne fonde pas une négociation.

Faire évaluer une forêt dans les Pyrénées-Atlantiques

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où le prix unitaire décroît avec la taille et où la pente commande la recette, l’évaluation suppose de séparer strictement la valeur du fonds de celle de la superficie et de chiffrer le coût de mobilisation avant toute conclusion.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans les Pyrénées-Atlantiques.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Le prix médian constaté s’établit à 8 120 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 125 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 53 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 184 et 27 416 €/ha.

Pourquoi une petite parcelle s’y vend-elle plus cher qu’un ensemble moyen ?

Le prix médian atteint 8 531 €/ha de 1 à 10 hectares et redescend à 6 972 €/ha de 10 à 25 hectares. Cette inversion traduit une prime d’usage sur les petites parcelles de piémont, agricole, résidentielle ou d’agrandissement, qui ne se retrouve pas sur les massifs de versant valorisés sur leur seule production.

Le Béarn et le Pays basque se valorisent-ils de la même manière ?

Les deux régions naturelles affichent des cotes très proches, 8 090 €/ha pour le Béarn et 7 788 €/ha pour le Pays basque, mais des trajectoires opposées sur cinq ans, une progression de 42,2 % contre un recul de 37,0 %. Les neuf communes les plus actives du marché départemental se situent toutes en Béarn.

La pente réduit-elle la valeur d’une forêt pyrénéenne ?

Au delà de trente pour cent de pente, l’exploitation suppose un câble ou un tracteur forestier lourd, dont le coût absorbe une part majeure de la recette. La valeur de consommation d’une hêtraie de versant peut devenir nulle une fois le débardage retranché, la valeur du massif se réduisant à celle du fonds.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Cinq vérifications s’imposent : la pente et le mode d’exploitation praticable, le coût de mobilisation jusqu’au premier point de chargement, les droits d’usage ou de pacage historiques, l’état de l’indivision, et le débouché réel du hêtre.

Une médiane de 8 120 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Béarn et Pays basque sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans la Vienne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans la Vienne ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 075 et 14 477 €/ha, sur une surface médiane de 2,24 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, mutations de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree août 2026.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025VienneNouvelle-AquitaineFrance
Prix médian (€/ha)3 9854 5045 323
1er quartile (€/ha)2 0382 0042 303
3e quartile (€/ha)14 54714 42814 976
Nombre de mutations1 13123 04586 327
Surface échangée (ha)7 223non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,2non publié2,3

Un département bon marché mais qui échange beaucoup, 6 948 hectares en cinq ans, davantage que le Lot-et-Garonne voisin dont la médiane est deux fois plus élevée.

La médiane progresse de 15,6 % en euros courants de 3 689 à 4 265 €/ha, mais le volume recule nettement en 2025.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212263 805en attenteen attente
20222624 198en attenteen attente
20232124 414en attenteen attente
20242513 145en attenteen attente
20251804 288en attenteen attente

L’effet de taille est net et régulier, et il porte loin : 3 713 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 955 mutations, 5 421 €/ha de 10 à 25 hectares sur 78 mutations, 6 777 €/ha de 25 à 100 hectares sur 29 mutations, 12 303 €/ha au dessus de cent hectares sur 7 mutations. Le prix unitaire est multiplié par 3,3 entre la petite parcelle et le grand ensemble.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans la Vienne, le gradient de taille indique un marché où la propriété constituée se paie pour ce qu’elle est, ce qui n’est pas le cas partout.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les terres de brandes du Montmorillonnais et les sols acides de la Gâtine, elle est modeste. Sur les plaines calcaires du Neuvillois et du Loudunais, elle est indexée sur des terres céréalières élevées.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies de Moulière et de Mareuil, conduites en futaie, elle est réelle et se calcule à partir d’un cubage. Sur un taillis de brande, elle est proche de zéro.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 8 039 sangliers, 5 459 chevreuils et 2 917 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département, troisième tableau de cerf de France. Sur les propriétés constituées, ce revenu porte une part déterminante de la valeur, et il explique le niveau de la tranche supérieure à cent hectares.

Régions naturelles et géographie de marché

Aucune région naturelle viennoise n’est documentée dans notre référentiel. Le Châtelleraudais, le Montmorillonnais, le Loudunais, le Neuvillois, les Terres de brandes et le Civraisien ne figurent pas dans la grille de qualification que le cabinet tient à la maille du massif. Nous n’avons donc ni description de massif ni appréciation de terrain à publier, et nous préférons l’écrire plutôt que de par analogie la description d’un secteur voisin.

À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché, qui relève de la donnée et non du jugement.

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le seuil du Poitou

Les dix communes les plus actives, Chauvigny avec vingt-cinq mutations en cinq ans, Valdivienne vingt, Scorbé-Clairvaux et Boivre-la-Vallée dix-neuf, Bonnes dix-sept, Thurageau quinze, Orches, Saint-Martin-la-Pallu et Beaumont-Saint-Cyr quatorze, Genouillé treize, se répartissent entre la vallée de la Vienne et le nord du département, entre Châtellerault et Loudun.

Elles totalisent 170 mutations, dont la médiane ressort. Le marché courant viennois est donc moins cher que ce que la médiane laisse entendre, celle-ci étant relevée par les grandes propriétés de chasse.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne pédonculé et le chêne sessile font la valeur, en futaie sur les stations profondes de Moulière, de Mareuil, de Scévolles et de Verrières. Le charme domine le sous-étage. Le châtaignier occupe les sols acides de la Gâtine et du Montmorillonnais. Le pin maritime et le pin sylvestre marquent les boisements de brandes. Le peuplier tient les vallées de la Vienne, du Clain et de la Gartempe.

L’appareil local recensé compte 596 établissements, dont 18 scieries seulement, 94 entreprises d’exploitation forestière et 250 de sylviculture. La présence de 17 unités d’imprégnation est cohérente avec une économie de pin de brande. L’établissement le plus important est celui d’Alliance Forêts Bois à Smarves, de 50 à 99 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés viennoises.

La desserte
Relief faible, réseau dense. La question porte sur l’accès indépendant et la place de dépôt.
Le morcellement
Avec 2,24 hectares de surface médiane mais sept mutations de plus de cent hectares, le gisement de grandes propriétés reste réel.
La pente
Marginale, hormis les versants de la Vienne et de la Gartempe.
La portance
Les terres de brandes sont hydromorphes une partie de l’année, les argiles à silex du Montmorillonnais se déforment.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de valeur sur les grandes propriétés, avec 2 917 cerfs élaphes prélevés en 2024, troisième tableau de France.
Le document de gestion
36 mutations sur 1069 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 3 % : un plan approuvé y est donc un argument distinctif.
Le statut réglementaire
Natura 2000 sur les brandes et les vallées, sites classés, servitudes, indivision, bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 214 mutations par an de plus d’un hectare, avec un repli net en 2025. Les plus grandes opérations sortent de l’ordinaire pour un département de ce niveau de prix : Verrue, huit cent vingt-cinq hectares, Saint-Laurent-de-Jourdes, trois cent vingt-huit, Roiffé, cent quatre-vingt-quinze, et Boivre-la-Vallée, cent quatre-vingt-huit.

Trois profils se partagent ce marché. Les groupes de chasse et les investisseurs patrimoniaux achètent les grands ensembles, à 12 303 €/ha médians au dessus de cent hectares, attirés par le tableau de cerf et par des prix d’entrée bas au regard du Bassin parisien. Les agriculteurs et les voisins alimentent le premier quartile, à 2 075 €/ha. Les exploitants forestiers interviennent sur le chêne des grands massifs, mais l’appareil local est léger.

Contreparties et points de vigilance

Ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que la médiane viennoise et le prix d’une propriété constituée n’ont pas de rapport. À 3 985 €/ha en médiane et 12 303 €/ha au dessus de cent hectares, le rapport est de un à trois. Ce qui se paie sur les grands ensembles, c’est un droit de chasse adossé au troisième tableau de cerf de France, à une distance de Paris qui rend le département compétitif face à la Sologne ou au Loiret. Un propriétaire de trois cents hectares qui se cale sur la médiane départementale se trompe lourdement.

Le deuxième point est la dépendance de ce segment à un seul facteur. Un marché de grandes propriétés porté par la chasse est exposé à ce qui affecte la chasse : plans de chasse, coût de l’indemnisation des dégâts, transformation de la demande. Le retournement mesuré dans le Loiret, en Eure-et-Loir et en Seine-et-Marne montre que ce segment n’est pas immuable.

Le troisième point est la faiblesse de la première transformation. Dix-huit scieries dans un département qui produit du chêne de qualité : les acheteurs sont extérieurs et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’y est documentée. La géographie de marché que nous publions est une donnée, pas un jugement d’expert, et sur un département qui porte des massifs de chêne de qualité cette absence est regrettable.

Faire évaluer une forêt dans la Vienne

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où une grande propriété vaut trois fois la médiane, la première question de l’évaluation est celle du marché adressable, la seconde celle du bail de chasse, capitalisé net de la charge de dégâts.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Vienne.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans la Vienne ?

Le prix médian constaté s’établit à 3 985 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 069 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 25 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 075 et 14 477 €/ha.

Une grande propriété se paie-t-elle plus cher à l’hectare dans la Vienne ?

Le prix médian passe de 3 713 €/ha entre un et dix hectares à 12 303 €/ha au dessus de cent hectares, soit un rapport de 3,3. Ce qui se paie sur les grands ensembles, c’est un droit de chasse adossé au troisième tableau de cerf élaphe de France, à une distance de Paris qui rend le département compétitif.

La chasse fait-elle le prix des grandes forêts viennoises ?

Avec 2 917 cerfs élaphes prélevés en 2024, la Vienne présente le troisième tableau de France, derrière l’Indre-et-Loire et le Cantal. Sur les propriétés constituées, le bail capitalisé explique le niveau de la tranche supérieure à cent hectares.

Où se vendent les forêts dans la Vienne ?

Les dix communes les plus actives, de Chauvigny à Genouillé en passant par Valdivienne, Scorbé-Clairvaux et Bonnes, se répartissent entre la vallée de la Vienne et le nord du département. Leur médiane mesurée ressort à 3 325 €/ha, soit 17 % au dessous de la médiane départementale.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans la Vienne ?

Cinq vérifications s’imposent : le marché adressable visé, parcelle courante ou propriété de chasse, dont les prix diffèrent d’un facteur trois, le bail de chasse net de la charge de dégâts, la portance des terres de brandes, la distance à l’acheteur de bois, et la qualité réelle du chêne, bille par bille.

Ces 3 985 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang dans la Vienne sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. seuil du Poitou porte l’essentiel du marché. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt des Landes de Gascogne

Les essences et la station

Le chiffre suffit à situer le massif. Sur les 677 000 hectares de la F21, l’IGN compte 541 000 hectares de conifères purs, soit quatre-vingts pour cent de la surface, contre 61 000 hectares de feuillus purs. Aucune autre sylvoécorégion française n’atteint cette concentration. Le pin maritime y règne presque seul, accompagné du chêne pédonculé et du chêne-liège dans les lagunes et les bordures.

La station est un podzol sableux, filtrant, pauvre en éléments minéraux, reposant sur un alios plus ou moins continu et sur une nappe superficielle qui remonte l’hiver. C’est un sol que rien d’autre ne valorise et sur lequel le pin maritime produit, une fois drainé et fertilisé, des accroissements que sa médiocrité chimique ne laisserait pas prévoir. Le drainage par fossés, mis en place au dix-neuvième siècle, reste la condition d’existence de ce massif : un réseau non entretenu se traduit par un engorgement hivernal et une perte de croissance mesurable dès la deuxième rotation.

Le climat est le plus chaud et le plus sec de tous les massifs traités. Nos relevés sur trente ans donnent pour les stations des Landes et de la Gironde un déficit hydrique estival moyen de 219 millimètres et 29,7 jours au-dessus de trente degrés, contre 205 et 20,4 au plan national. Bordeaux-Mérignac atteint 275 millimètres de déficit, Biscarrosse 268, le Cap-Ferret 291. À l’inverse, le gel tardif est pratiquement absent, à 1,0 jour en avril et mai contre 3,7 en moyenne nationale. Cette combinaison, chaleur et sécheresse estivales sans contrainte de gel, définit exactement la niche du pin maritime et explique qu’il soit régulièrement proposé comme essence d’adaptation ailleurs en France, proposition que le gel de printemps interdit sur la plupart des stations du Centre.

La filière et les débouchés

L’échelle est industrielle et elle n’est pas d’abord celle du sciage. L’extrait Sirene recense 11 935 établissements de la filière sur les trois départements, dont 8 416 relèvent de la sylviculture, c’est-à-dire de la propriété : c’est la base de propriétaires la plus large de cette série, quatre fois celle du Limousin.

Le sciage compte 146 unités, dont huit dépassent cinquante salariés : Gascogne Bois à Escource et à Saint-Symphorien, Lesbats Scieries d’Aquitaine à Saint-Perdon et à Léon, Archimbaud à Labouheyre, F.P Bois à Mimizan, Lamarque Sogy Bois à Ygos-Saint-Saturnin, PGS Beynel à Salles. Aucune ne dépasse cent salariés. Le poids industriel se situe ailleurs, dans le panneau et la fibre : Egger, à Rion-des-Landes, emploie de cinq cents à neuf cent quatre-vingt-dix-neuf personnes et constitue le plus important établissement de transformation rencontré dans l’ensemble de ce lot, devant Garnica à Samazan et Steico à Casteljaloux, tous deux entre cent et cent quatre-vingt-dix-neuf. Smurfit Westrock Comptoir du Pin maintient un réseau d’achat de six sites au moins, à Biganos, Bazas, Saint-Jean-d’Illac, Castets, Roquefort et Bégaar. Alliance Forêts Bois, à Cestas, opère à l’amont avec cent à cent quatre-vingt-dix-neuf salariés et cinq antennes.

Pour le propriétaire, la conséquence est que le bois d’industrie n’est pas ici un sous-produit mais un débouché structurant, et que le prix d’une éclaircie s’y négocie dans des conditions sans équivalent ailleurs.

Les contraintes

L’incendie est la première, et elle est en aggravation. Nos conseillers la signalent en fiche tout en soulignant la qualité du réseau de défense de la forêt contre l’incendie, dont le maillage de pistes et de points d’eau est le plus développé de France. Un acquéreur doit vérifier l’appartenance de la propriété à une association syndicale autorisée de DFCI, l’état des accès et la cotisation associée, car ces éléments conditionnent l’assurabilité et la valeur de revente autant que le peuplement lui-même.

Le vent est la seconde. La façade océanique enregistre des rafales de référence de 35,0 mètres par seconde au Cap-Ferret, 33,2 à Biscarrosse et 31,6 à Capbreton, contre 26,7 en moyenne nationale, tandis que l’intérieur du massif reste dans la moyenne. Le risque n’est donc pas homogène et la position de la propriété par rapport au littoral doit être appréciée. Le référentiel technique de l’IGN porte d’ailleurs la trace des tempêtes passées : ses calculs de taux de prélèvement excluent explicitement les chablis de Klaus pour l’ancienne Aquitaine, faute de quoi la série serait ininterprétable.

La troisième est cynégétique et elle se concentre sur le jeune peuplement. La Gironde se place au troisième rang national pour le chevreuil avec 13 019 prélèvements en 2024 et au septième pour le sanglier, les Landes aux septième et treizième rangs. Sur une plantation de pin de trois à six ans, l’abroutissement de la flèche terminale ne tue pas l’arbre mais détruit sa rectitude, c’est-à-dire la totalité de sa valeur future en bois d’œuvre.

Le marché forestier dans les Landes de Gascogne

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane s’établit à 6 603 euros par hectare dans les Landes sur 2 229 mutations, à 4 661 en Gironde et à 6 977 en Lot-et-Garonne. Les Landes progressent de 11,1 pour cent depuis 2021 et la Gironde de 24,8, quand le repère national n’avance que de 4,7.

Le trait distinctif est ailleurs, et il est unique dans ce lot. Dans les Landes, le prix médian est de 6 039 euros pour les mutations de un à dix hectares et de 6 038 euros pour celles de dix à vingt-cinq. Deux euros d’écart. Il ne monte qu’à 7 378 au-delà de vingt-cinq hectares. Partout ailleurs, le prix à l’hectare croît fortement avec la surface, jusqu’à un rapport de trois et demi dans le Nivernais. Ici, il ne croît pratiquement pas.

C’est la signature d’un marché standardisé. L’objet vendu n’est pas une propriété avec son caractère propre, c’est un hectare de plantation d’un âge et d’une densité connus, dont la valeur se calcule et ne se discute guère. Le pin maritime landais est le seul actif forestier français qui s’échange à peu près comme une matière première, et cela vaut aussi bien pour l’acquéreur, qui sait ce qu’il achète, que pour le vendeur, qui ne doit pas espérer de prime au caractère.

Le repère amont conforte cette lecture. Le pin maritime de plus de 1,5 mètre cube est passé de 30,86 euros le mètre cube sur pied en 2010 à 56,67 euros au second semestre 2025, soit un peu plus qu’un doublement, avec un sommet à 64,02 euros au premier semestre 2022. À semestres comparables, le second semestre 2025 recule de 2,4 pour cent sur celui de 2024. C’est la seule essence de notre mercuriale dont la classe de référence n’a pas été modifiée à la refonte de 2025, et donc la seule dont nous puissions publier la série complète sans rupture.

Biens disponibles

Les forêts disponibles dans les Landes de Gascogne

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur les Landes, la Gironde et le Lot-et-Garonne. Aucune propriété landaise n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

Le cabinet intervient dans les Landes de Gascogne en gestion forestière comme en transaction, depuis Clermont-Ferrand.

Voir toutes les forêts à vendre Faire évaluer ma forêt dans les Landes Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt du Limousin

Les essences et la station

La composition est mixte et le reste. Sur la G13, l’IGN dénombre 82 000 hectares en mélange de deux feuillus, 71 000 de feuillus purs, 59 000 en mélange de feuillus variés, mais aussi 47 000 hectares de conifères purs et 42 000 en mélange de conifères et de feuillus. Le chêne sessile et le châtaignier tiennent les versants et les basses terres, le douglas et l’épicéa commun les plateaux reboisés depuis les années cinquante.

La station explique la réputation. L’arène granitique donne des sols profonds, meubles, bien drainés et suffisamment pourvus, et la pluviométrie fait le reste. Nos relevés sur trente ans donnent à Bugeat un déficit hydrique estival de 50 millimètres, à Peyrelevade de 69, à Ussel de 74, contre 205 en moyenne nationale. Le douglas y atteint des accroissements que peu de stations françaises égalent, et il le fait sans que le propriétaire ait à arbitrer entre croissance et risque de sécheresse.

Le frein est le gel de printemps, et il est plus sévère ici que dans les autres massifs à douglas. Merlines enregistre 12,1 jours de gel en avril et mai, Ussel-les-Plaines 10,2, Bugeat 10,1, La Courtine 9,3, contre 3,7 en moyenne nationale. Sur les plateaux hauts, ces valeurs classent le gel au niveau maximal de notre échelle. Le choix de la provenance et la protection des plants dans les cinq premières années y conditionnent la réussite du renouvellement bien davantage que la fertilité, qui est acquise.

Le châtaignier appelle une réserve propre. Présent sur de grandes surfaces en taillis, il souffre de l’encre et du chancre, et sa destination est aujourd’hui presque exclusivement le piquet, le bardage et le bois énergie. Le valoriser en bois d’œuvre relève de l’exception et ne doit pas être posé en hypothèse par défaut dans une projection de flux.

La filière et les débouchés

C’est l’appareil le plus complet de cette série, et il ne s’arrête pas au sciage. La SAS Farges, sous l’enseigne Farges Bois, exploite à Égletons dans la tranche de 250 à 499 salariés. Panneaux de Corrèze, à Ussel, transforme le bois d’industrie avec 100 à 199 salariés. Le Comptoir des Bois de Brive, à Brive-la-Gaillarde, opère à l’amont dans la même tranche. La coopérative CFBL a son siège à Ussel avec 50 à 99 salariés et des antennes à Salon-la-Tour, Argentat et Aubusson, Alliance Forêts Bois est à Saint-Léonard-de-Noblat, et Bois et Scieries du Centre à Sauviat-sur-Vige. Au-delà, la seconde transformation est présente à l’échelle industrielle, avec Jeld-Wen à Ussel, Atulam à Jarnages et Polytech à Eyrein, toutes trois entre 100 et 199 salariés. L’extrait Sirene recense 228 scieries sur les trois départements, dont 104 en Haute-Vienne.

Cette densité produit un effet mesurable que nous ne pouvons montrer nulle part ailleurs. Notre mercuriale est nationale à quatre-vingt-dix-sept pour cent de ses lignes, mais elle porte pour le Limousin deux analyses régionales des Experts Forestiers de France sur le douglas : 79,28 euros le mètre cube sur pied au second semestre 2021 sur 33 436 mètres cubes analysés, et 90,58 euros au premier semestre 2022 sur 17 829 mètres cubes, en fiabilité élevée dans les deux cas. Ces prix portent sur toutes grosseurs confondues et ne se comparent donc pas à la série nationale du gros bois, qui retient la classe supérieure à 1,5 mètre cube. Nous les publions pour ce qu’ils sont, un repère régional propre, et non comme un écart au national.

Les contraintes

La première est politique et il faut la nommer. Les plantations résineuses du plateau de Millevaches font l’objet d’une contestation organisée, portée sur la coupe rase, la monoculture et l’enrésinement des fonds de vallée. Nos conseillers la signalent en fiche. Quelle que soit l’appréciation que l’on porte sur le fond du débat, un acquéreur doit l’intégrer comme un facteur d’horizon : elle pèse sur l’acceptabilité locale des chantiers, elle alimente des propositions d’encadrement réglementaire de la coupe rase, et elle introduit une incertitude sur la liberté de conduite du peuplement à trente ans. Aucun autre massif de cette série ne porte ce paramètre à ce degré.

La seconde est cynégétique et localisée. La Corrèze se place au neuvième rang national pour le cerf élaphe avec 2 511 prélèvements en 2024, très au-dessus de la Creuse et de la Haute-Vienne. Sur le douglas, le frottis et l’écorçage par le cerf dégradent la bille de pied, c’est-à-dire précisément la partie qui porte la valeur, et le dommage ne se voit qu’à l’abattage.

Le marché forestier en Limousin

Le trait remarquable est la divergence entre trois départements qui partagent la même essence, la même station et la même filière. Sur les mutations d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane s’établit à 5 680 euros par hectare en Haute-Vienne, à 3 815 en Corrèze et à 3 619 dans la Creuse. Les trajectoires s’opposent : la Creuse progresse de 53,1 pour cent entre 2021 et 2025, la Corrèze stagne à 0,4 pour cent, la Haute-Vienne recule de 9,2 pour cent.

Les structures de marché diffèrent tout autant. Dans la Creuse, le prix passe de 3 333 euros pour les mutations de un à dix hectares à 10 363 au-delà de vingt-cinq, soit un rapport de trois. En Haute-Vienne, il va de 5 411 à 8 329, soit un rapport d’un et demi. Autrement dit, la Creuse offre encore de grandes unités décotées que le marché est en train de rattraper, tandis que la Haute-Vienne se traite déjà à un niveau homogène quelle que soit la taille. Pour un investisseur qui cherche à constituer un ensemble de douglas, l’écart d’entrée est aujourd’hui dans la Creuse, et il se referme vite.

Biens disponibles

Les forêts disponibles en Limousin

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur la Haute-Vienne, la Corrèze et la Creuse. Aucune propriété limousine n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

Le cabinet intervient en Limousin en gestion forestière comme en transaction, depuis Clermont-Ferrand.

Voir toutes les forêts à vendre Faire évaluer ma forêt en Limousin Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Homo et arbor radices habent