Prix de la forêt en Loire-Atlantique
Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Loire-Atlantique ?
La moitié des ventes se règlent entre 3 497 et 20 060 €/ha, sur une surface médiane de 2,06 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Loire-Atlantique | Pays de la Loire | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 8 156 | 6 408 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 3 702 | 3 356 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 21 488 | 15 996 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 345 | 3 460 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 1 800 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,1 | non publié | 2,3 |
338 mutations en cinq ans, le plus faible effectif de toute la série, pour 1 740 hectares échangés, dans un département de plus d’un million et demi d’habitants. La rareté de l’objet explique une part du niveau de prix. La médiane recule de 4,5 % sur la période, après un pic à 10 345 €/ha en 2024.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 76 | 7 014 | en attente | en attente |
| 2022 | 76 | 7 802 | en attente | en attente |
| 2023 | 60 | 9 440 | en attente | en attente |
| 2024 | 67 | 11 182 | en attente | en attente |
| 2025 | 66 | 6 353 | en attente | en attente |
L’effet de taille joue, mais sur des effectifs réduits : 7 830 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 293 mutations, 11 659 €/ha de 10 à 25 hectares sur 34 mutations, 10 297 €/ha de 25 à 100 hectares sur 10 mutations. Une seule mutation dépasse cent hectares en cinq ans, ce qui interdit de publier une tranche supérieure.
Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements
Un prix DVF additionne le sol, les arbres et le bâti éventuel, sans les séparer, et dans l’aire nantaise la composante foncière domine presque toujours.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. En Loire-Atlantique, elle est presque partout portée par autre chose que la forêt : la pression de l’aire urbaine nantaise, celle du littoral guérandais, la valeur des terres du vignoble et du bocage. Le boisement y est un usage résiduel du sol.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, établie à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait en récoltant aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote de maturité, de travaux et de risque. Sur une chênaie constituée des marches de Bretagne, elle se calcule à partir d’un cubage. Sur une frênaie de bordure de marais atteinte par la chalarose, elle est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction.
S’y ajoute la valeur des aménités. En 2024, 7 736 sangliers et 5 352 chevreuils ont été prélevés, mais 101 cerfs élaphes seulement. Le marché des propriétés de chasse qui porte la valeur dans le Bassin parisien n’a pas d’équivalent ici, et la contribution du bail à la valeur reste modeste.
Régions naturelles et géographie de marché
Une seule région naturelle documentée touche le département, et elle n’en couvre que la frange sud.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Le marais breton
Peu boisé, feuillus littoraux et pin maritime. La région naturelle déborde largement sur la Vendée et ne recouvre en Loire-Atlantique que le pays de Retz, autour de Machecoul-Saint-Même, de Chaumes-en-Retz et de Bourgneuf. Nos conseillers la qualifient à la valeur technique et relèvent une bonne demande, avec une réserve sur la fiabilité du rattachement géographique.
Le reste du département n’est pas documenté : ni la Brière, ni le sillon de Bretagne, ni les marches de Bretagne, ni le pays d’Ancenis, ni le vignoble nantais ne figurent dans la grille de qualification du cabinet. Or c’est dans ces secteurs, et non dans le pays de Retz, que se traitent les plus grandes propriétés.
Les dix communes les plus actives, Avessac avec onze mutations, Chaumes-en-Retz et Guérande neuf, Missillac, Herbignac, Blain, Loireauxence, Sévérac et Le Cellier huit, Machecoul-Saint-Même sept, totalisent 84 mutations à une médiane mesurée de. Cette géographie mesurée est une donnée, pas une description de massif.
Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?
Le chêne pédonculé domine, en futaie sur les meilleures stations des marches de Bretagne et du pays d’Ancenis, en bocage ailleurs. Le châtaignier occupe les sols acides du sillon de Bretagne. Le frêne tient les bordures de marais et les haies bocagères, où la chalarose l’a durement atteint. Le peuplier occupe les vallées de l’Erdre et de la Loire. Le pin maritime marque la frange littorale et le pays de Retz.
L’appareil local recensé compte 661 établissements, dont 18 scieries seulement, 49 entreprises d’exploitation forestière et 157 de sylviculture, mais 79 unités de charpente et menuiserie et 22 d’emballage. La physionomie est celle d’une deuxième transformation industrielle sans première transformation : Minco à Aigrefeuille-sur-Maine, de 200 à 249 salariés, F.M.A. à La Regrippière et Guilbault-Cesbron à La Boissière-du-Doré, de 50 à 99, les Établissements Fradin à La Planche en panneaux et placage, et Briand Construction Bois à Vallet. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?
À essence et surface comparables, sept éléments distinguent deux propriétés ligériennes.
- La desserte
- Relief nul, réseau dense, ports à portée. La question porte sur l’accès indépendant, souvent absent en bocage.
- Le morcellement
- Avec 2,06 hectares de surface médiane et une seule mutation de plus de cent hectares, la propriété constituée est très rare.
- La pente
- Sans objet, hormis les coteaux de la Loire et de l’Erdre.
- La portance
- Décisive en Brière, dans le marais breton et sur les terres hydromorphes du bocage, où l’exploitation ne se fait qu’en période sèche.
- Le droit de chasse
- Faible contribution : 101 cerfs élaphes prélevés en 2024, sur un parcellaire de bocage rarement d’un seul tenant.
- Le document de gestion
- Rare : la quasi-totalité des surfaces est sous le seuil obligatoire.
- Le statut réglementaire
- Parc naturel régional de Brière, loi Littoral, Natura 2000 sur les marais et l’estuaire, servitudes hydrauliques, pression d’urbanisme.
Le marché local, volume et profils d’acquéreurs
Le marché tourne autour de 68 mutations par an de plus d’un hectare. Les plus grandes opérations se situent toutes au nord-est du département, dans les marches de Bretagne et le pays d’Ancenis : Le Cellier, cent trente et un hectares à 16 201 €/ha en 2022, Issé, soixante-sept hectares à 21 163 €/ha, Saint-Vincent-des-Landes, cinquante-cinq hectares à 31 101 €/ha, et Soulvache, quarante hectares.
Trois profils se partagent ce marché. Les acquéreurs patrimoniaux et d’agrément, souvent issus de l’agglomération nantaise, portent le troisième quartile à 20 060 €/ha sur de petites surfaces. Les agriculteurs et les voisins tiennent le premier quartile, à 3 497 €/ha, sur des parcelles de bocage sans accès autonome. Les propriétaires forestiers constitués se concentrent au nord-est.
Contreparties et points de vigilance
Ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que ce prix est un prix de foncier périurbain et littoral, non un prix de bois. Vingt-sixième rang de France à 8 156 €/ha, avec dix-huit scieries et une seule mutation de plus de cent hectares en cinq ans : ce qui se paie ici est une situation dans l’aire nantaise ou sur la presqu’île, rarement un capital sur pied. L’évaluateur qui lit ces niveaux comme des valeurs forestières se trompe.
Le deuxième point est l’illiquidité. Trois cent trente-huit mutations en cinq ans, le plus faible effectif que nous ayons documenté, pour 1 740 hectares échangés. Un vendeur ne trouve pas un acquéreur quand il le veut, et le délai est une composante du prix.
Le troisième point est l’état sanitaire du frêne. La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des boisements de bordure de marais et des haies bocagères. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux se retranche du prix du fonds.
Le quatrième point est une lacune de notre référentiel. Seule la frange sud du département, le pays de Retz rattaché au marais breton, est couverte par une cote de massif, et cette cote recule trois fois plus vite que la médiane départementale. Les marches de Bretagne, où se traitent les plus grandes propriétés, ne sont documentées par aucune appréciation de terrain.
Faire évaluer une forêt en Loire-Atlantique
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, non une valeur d’expertise. En Loire-Atlantique, la première question est celle du marché adressable, agrément périurbain ou propriété forestière du nord-est, dont les déterminants n’ont rien de commun. La seconde est l’état sanitaire du frêne.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Loire-Atlantique.
Faire évaluer une propriété forestièreQuestions fréquentes
Quel est le prix d’un hectare de forêt en Loire-Atlantique ?
Le prix médian constaté s’établit à 8 156 €/ha entre 2021 et 2025, sur 338 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières DGFiP, soit 50 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 497 et 20 060 €/ha.
Pourquoi la forêt est-elle chère en Loire-Atlantique ?
Le niveau tient à la rareté de l’objet et à la pression foncière de l’aire nantaise et du littoral, non à la ressource. Le département compte dix-huit scieries et n’a enregistré qu’une seule mutation de plus de cent hectares en cinq ans. Ce qui se paie est une situation, rarement un capital sur pied.
Combien de forêts se vendent-elles chaque année en Loire-Atlantique ?
Le marché tourne autour de 68 mutations de plus d’un hectare par an, pour 1 740 hectares échangés sur cinq ans. C’est le plus faible effectif de transactions de la série, et cette illiquidité allonge les délais de vente au point de constituer une composante du prix.
Le frêne a-t-il encore une valeur en Loire-Atlantique ?
La chalarose a détruit la valeur d’usage d’une partie des frênaies de bordure de marais et des haies bocagères. Sur ces peuplements, la valeur de la superficie est nulle et le coût d’abattage des arbres dangereux vient en déduction du prix du fonds.
Où se vendent les plus grandes propriétés du département ?
Les quatre plus grandes mutations recensées se situent au nord-est, dans les marches de Bretagne et le pays d’Ancenis : Le Cellier, cent trente et un hectares, Issé, soixante-sept, Saint-Vincent-des-Landes, cinquante-cinq, et Soulvache, quarante. Ce secteur n’est couvert par aucune cote de massif de notre référentiel.
Ces 8 156 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang en Loire-Atlantique sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. marais breton porte l’essentiel du marché. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026