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Investissement forestier : Adrien Sebastiao interrogé par Les Echos

Ce que dit l’article

Le journal observe que la demande de forêts progresse depuis la crise sanitaire, portée par deux profils d’épargnants : ceux qui cherchent un actif décorrélé des marchés financiers, donc peu volatil, et ceux qui veulent donner un sens écologique à leur épargne. Il n’élude pas la contrepartie et la place dès le chapô : le rendement de cet actif patrimonial reste faible.

Adrien Sebastiao y corrige une idée reçue. Beaucoup de particuliers croient découvrir un produit nouveau alors qu’il s’agit, avec l’or, de l’un des placements les plus anciens du monde. Ce qui a changé n’est pas l’actif, c’est son accès : la « confidentialité » qui entourait longtemps la forêt n’a plus cours.

Cet accès s’est ouvert par les véhicules collectifs. Les groupements fonciers forestiers, puis plus récemment les groupements forestiers d’investissement, permettent d’entrer avec des tickets sans commune mesure avec l’acquisition d’un massif en direct.

Logo du journal Les Echos Lire l’article sur le site des Echos

Ce que nous en retenons

La démocratisation est réelle, et elle est bonne. Elle appelle toutefois une précision que le format d’un article de presse permet rarement.

Détenir une part de groupement et détenir une forêt ne sont pas la même chose. Le premier donne accès à une classe d’actifs, avec la gestion déléguée, la mutualisation du risque et une liquidité relative. Le second engage un bien identifié, avec ses aléas propres, sa conduite à décider et son usage. Les deux se défendent, mais ils ne répondent pas à la même intention, et le ticket d’entrée n’est pas le bon critère pour choisir entre eux.

Quant au rendement, il ne se juge pas sur le revenu d’un exercice. La forêt capitalise en volume avant de distribuer en euros, et sa performance se lit sur la durée d’une révolution, non sur une année.

Pour examiner ce que la forêt peut occuper dans votre patrimoine, écrivez-nous.

Étiquettes : investissement forestier, presse, GFI

Magny-Cours : nos clients dans les coulisses de la course, aux côtés de Rudy Servol

Une journée dans les stands

Nos invités ont passé la journée auprès du staff et des mécaniciens, là où se prennent les décisions que le public ne voit jamais. C’est la partie de la course qui ressemble le plus à nos métiers : un travail long, méthodique, dont le résultat se joue en quelques secondes visibles.

Les conversations sont revenues sur ce que les deux univers ont en commun, la gestion du risque, la préparation, et la différence entre une décision prise dans l’instant et une décision préparée depuis des mois. Un pilote arbitre en une fraction de seconde ce qu’une équipe a construit pendant une saison. Un propriétaire forestier arbitre en une signature ce qu’une génération a laissé pousser.

Pourquoi nous organisons ces journées

Nous accompagnons des patrimoines qui se transmettent sur plusieurs générations. Cela suppose une relation qui ne se limite pas à l’échange de documents et aux rendez-vous d’arbitrage.

Ces rencontres n’ont pas d’autre objet. Réunir des propriétaires et des investisseurs qui se croisent rarement, dans un cadre qui n’est pas celui du travail, et prolonger une conversation que le bureau interrompt toujours trop tôt. Elles s’ajoutent au cycle des Quatre Saisons de TerrAgree, consacré à la forêt et à sa lecture patrimoniale.

Nous remercions Rudy Servol, son équipe et les organisateurs, qui ont ouvert leurs portes sans réserve.

Pour échanger sur votre patrimoine forestier ou rural, écrivez-nous.

Étiquettes : vie d’entreprise, partenariats

Comparer les investissements : la méthode et le livre blanc TerrAgree

Pourquoi comparer les investissements est devenu indispensable

Immobilier, forêt, or, actions, fonds indiciels, bitcoin, sociétés civiles de placement immobilier, terres agricoles : le nombre de supports accessibles à un particulier n’a jamais été aussi élevé, et l’information n’a jamais été aussi abondante ni aussi orientée.

Le risque tient moins au manque de données qu’à leur présentation. Un actif mis en avant pour sa performance des trois dernières années ne dit rien de son comportement sur trente ans, de sa fiscalité à la transmission, ni de sa liquidité le jour où il faut vendre. Comparer les investissements corrige cette myopie en réintroduisant les critères que la performance récente masque.

Comment comparer les investissements : les six critères à retenir

Une comparaison sérieuse repose sur six critères, appliqués de la même manière à chaque actif.

  • Le rendement potentiel, exprimé net de charges et d’impôt, et non en performance brute.
  • Le risque, distingué selon sa nature, risque de marché, risque climatique, risque de contrepartie, risque réglementaire.
  • La volatilité, c’est-à-dire l’amplitude des variations de valeur sur la période de détention.
  • Le comportement en période de crise, qui révèle la fonction réelle d’un actif dans un portefeuille.
  • La liquidité, soit le délai et le coût de sortie.
  • La capacité de transmission, qui recouvre le régime fiscal applicable et la solidité juridique du bien lors d’une succession.

Ces six critères forment la grille de lecture du livre blanc.

Forêt, or, immobilier, ETF, bitcoin : que compare-t-on vraiment ?

L’erreur la plus répandue consiste à comparer deux actifs sur un seul chiffre. L’or protège d’une instabilité mais ne produit aucun revenu. Un fonds indiciel actions offre performance et liquidité, avec une volatilité assumée. L’immobilier locatif repose sur un loyer contractuel et une gestion. La forêt capitalise en matière, indépendamment des marchés, et bénéficie d’un régime de transmission sans équivalent. Le bitcoin relève d’une classe d’actifs récente, dont l’historique ne couvre pas encore un cycle patrimonial complet.

Ces actifs ne se classent pas les uns au-dessus des autres. Ils occupent des fonctions distinctes, et c’est leur complémentarité, non leur concentration, qui construit un patrimoine.

Le temps, unité de mesure commune à tous les actifs

Les objectifs d’un investisseur de trente ans ne sont pas ceux d’un investisseur de cinquante ou de soixante-cinq ans. Les phases se succèdent, épargne, capitalisation, diversification, sécurisation, transmission, et un actif pertinent à l’une ne l’est pas nécessairement à la suivante.

L’étude établit par ailleurs que trois motivations reviennent à toutes les époques, depuis les tablettes de Sumer jusqu’aux marchés contemporains : chercher un refuge contre l’instabilité, obtenir un rendement, transmettre. Identifier laquelle de ces trois motivations conduit une décision est le préalable à toute comparaison.

Ce que contient le livre blanc « Les Actifs et le Temps »

  • Une histoire de l’investissement à travers les grandes civilisations.
  • Le rôle de la forêt dans la construction d’un patrimoine.
  • Une analyse de l’immobilier, de l’or et des marchés financiers.
  • Une comparaison entre forêt, immobilier et fonds indiciels.
  • Une confrontation entre forêt, or et bitcoin.
  • Une analyse des matières premières.
  • Les performances de différents produits d’investissement sur longue période.
  • Un panorama des grands événements économiques ayant influencé les marchés.

L’ensemble est mis en perspective avec les transformations en cours, inflation, niveau des taux d’intérêt, intelligence artificielle, transition environnementale, évolutions réglementaires et tensions géopolitiques.

À qui s’adresse ce comparatif des classes d’actifs

Aux investisseurs particuliers qui souhaitent comprendre avant d’arbitrer. Aux conseillers en gestion de patrimoine, notaires et experts-comptables qui rencontrent des actifs ruraux sans en détenir toutes les clefs. Aux familles patrimoniales et aux chefs d’entreprise engagés dans une réflexion de transmission.

Pour une application à une situation particulière, notre audit patrimonial global reprend cette grille sur un patrimoine réel.

Questions fréquentes sur la comparaison des investissements

Quel est le meilleur investissement en 2026 ?

La question n’admet pas de réponse unique. Le meilleur investissement est celui qui correspond à l’horizon de détention, au besoin de revenu, à la tolérance au risque et à l’objectif de transmission du détenteur. Un même actif peut être adapté à trente ans et inadapté à soixante-cinq.

Comment comparer le rendement de deux placements différents ?

En raisonnant net de charges et d’impôt, sur une durée identique, et en intégrant les coûts de sortie. Une performance brute annoncée sur trois ans n’est pas comparable à un rendement net observé sur trente ans.

La forêt est-elle un bon placement de diversification ?

Sa composante biologique, l’accroissement du volume de bois, progresse indépendamment des marchés financiers, ce qui en fait un actif de décorrélation. En contrepartie, elle est illiquide et suppose une gestion suivie.

Pourquoi la capacité de transmission est-elle un critère de comparaison ?

Parce qu’elle modifie le coût total de détention. Un actif dont la transmission est fiscalement encadrée conserve une part supérieure de sa valeur au passage de génération, ce qui se convertit en points de rendement annuel sur la durée de détention.

Télécharger le livre blanc

Les Actifs et le Temps est en accès libre.

Pour examiner la place de ces actifs dans votre propre patrimoine, écrivez-nous.

L’auteur

Adrien Sebastiao

Fondateur de la Maison TerrAgree. Il conduit les deux métiers du cabinet, la gestion forestière et la gestion de patrimoine, et signe les travaux de l’Observatoire.

Forêt de Cudot : de la vente à la gestion durable, avec EcoTree

Un massif marqué par trente ans d’aléas

L’histoire de ce bois explique son état présent. Ancien taillis sous futaie dégradé, il a été converti en plantation résineuse. Les tempêtes de 1999 et de 2010 l’ont éprouvé, puis le déficit hydrique de 2017 a déclenché un dépérissement des peuplements. Le précédent propriétaire a dû procéder à des coupes rases pour y répondre.

Ce parcours n’a rien d’exceptionnel. Il est celui de nombreux massifs français plantés en résineux au vingtième siècle sur des stations qui, dans le climat d’aujourd’hui, ne les portent plus.

Trois tiers, trois situations

Le massif se lit aujourd’hui en trois parts sensiblement égales.

  • Un tiers en anciennes plantations, témoin de la conversion résineuse et de ses limites.
  • Un tiers reboisé, dont le choix des essences engage le siècle à venir.
  • Un tiers en attente de régénération naturelle, où la reconstitution se fera par le semis en place.

Conduire ces trois parts suppose trois calendriers et trois itinéraires techniques distincts sur une même propriété. C’est la difficulté de ce dossier, et son intérêt.

Ce que la gestion adaptative signifie ici

Adapter ne consiste pas à replanter à l’identique en espérant un climat plus clément. Cela consiste à choisir des essences en fonction de ce que la station pourra porter dans cinquante ans, à échelonner les interventions et à préserver la capacité du massif à se régénérer seul là où il le peut.

Cette conduite fait du bois de Cudot un puits de carbone actif, non par affichage mais par effet de la reconstitution en cours.

Deux approches complémentaires

EcoTree conduit désormais le massif. TerrAgree a apporté sa lecture patrimoniale et sylvicole du bien, comme sur tous les dossiers que traite notre pôle de gestion forestière.

Un massif dégradé n’est pas un massif perdu. Il demande un diagnostic sérieux, un calendrier, et la patience de laisser au sol le temps de faire son travail.

Si vous détenez une propriété touchée par le dépérissement ou une tempête, et souhaitez savoir ce qu’elle peut redevenir, écrivez-nous.

Étiquettes : gestion forestière durable, reboisement, Yonne

Formation évaluation forestière : TerrAgree forme l’ensemble de son pôle technique

Une session conduite par Xavier Roussey

Xavier Roussey a bâti la session sur son expérience de la gestion et de l’audit rural. Le choix d’un intervenant issu de nos propres rangs répond à une exigence simple : la méthode transmise doit être celle que le cabinet applique sur le terrain, et non un cadre théorique rapporté de l’extérieur.

La session a réuni les gestionnaires et les chargés de mission du pôle, sans exception. Nous formons l’équipe entière ou nous ne formons personne : une méthode d’évaluation ne vaut que si tous ceux qui rendent un chiffre l’appliquent de la même manière.

Pourquoi former des gestionnaires à l’évaluation

La gestion forestière reste le socle du métier, pilotage sylvicole, plans simples de gestion, suivi des coupes et des travaux, choix des itinéraires techniques.

Mais les questions que nous recevons ont changé. Un propriétaire demande aujourd’hui ce que son bien vaut, ce qu’il produira et ce qu’il coûtera à transmettre. Conduire une forêt et l’évaluer sont deux métiers distincts, et le second ne se déduit pas du premier. Former nos gestionnaires à l’évaluation, c’est refuser de renvoyer ces questions à un tiers.

Ce que la formation a couvert

  • L’analyse des flux futurs liés à la production de bois et leur actualisation.
  • La mesure du capital sur pied et de son accroissement.
  • La lecture des dynamiques du marché forestier, à l’échelle nationale et régionale.
  • L’intégration du cadre réglementaire et fiscal dans la valeur du bien.
  • La distinction entre une moyenne de marché à l’hectare et la valeur d’une propriété déterminée.

Ce dernier point a occupé une part importante de la session. Deux massifs de même surface, dans le même département, peuvent différer du simple au multiple selon leur peuplement, leur station et leur desserte. Un indice situe un marché, il n’évalue jamais un bien.

Ce que cela change pour les propriétaires que nous accompagnons

Nos équipes articulent désormais deux lectures sur le même bien. La gestion conduit le massif et décide de sa trajectoire sylvicole. L’évaluation en mesure la valeur et l’échéancier économique.

Concrètement, un propriétaire qui envisage de vendre, de transmettre ou d’assurer obtient un chiffre étayé et justifié, établi par le gestionnaire qui connaît déjà son bien. C’est également le socle de tout accompagnement à l’achat et à la vente.

TerrAcademy, notre centre de formation interne

Cette session s’inscrit dans TerrAcademy, le centre de formation interne du cabinet, dont la mission est de structurer le conseil en investissement forestier.

Les formations spécialisées demeurent rares dans ce domaine. Nous avons donc construit notre propre démarche pédagogique, et la formation continue est devenue un pilier de notre expertise. Certains modules seront ouverts à nos clients, afin de leur rendre lisibles les mécanismes de valorisation d’un patrimoine forestier.

Lire l’article complet dans notre magazine

Pour toute question sur la valeur de votre propriété, écrivez-nous.

Étiquettes : évaluation forestière, formation

L’intervenant

Xavier Roussey

Co-fondateur de TerrAgree Forêt, gestionnaire forestier. Il conduit l’évaluation des massifs et accompagne les propriétaires sur le terrain. Son parcours.

Investissement forestier et art vivant : notre journée du 21 juin

Une conférence sur la sylviculture et l’investissement forestier

La matinée a été conduite par Xavier Roussey et Adrien Sebastião, sur la sylviculture, la conduite durable des peuplements et les conditions d’un investissement forestier tenu dans la durée.

Quatre questions ont structuré les échanges.

  • Comment valoriser un massif sans dégrader l’écosystème qui le porte ?
  • Quelle stratégie retenir selon le type de peuplement et la station ?
  • Comment anticiper la transmission d’un patrimoine forestier ?
  • Pourquoi et comment investir en forêt ?

La salle réunissait des praticiens de terrain et des investisseurs. La confrontation de ces deux points de vue est ce qui a donné à la matinée son intérêt : les premiers raisonnent en décennies, les seconds en allocation, et la gestion forestière consiste précisément à faire tenir les deux ensemble.

Un déjeuner champêtre du chef Mathieu Barbet

Le chef Mathieu Barbet a composé un repas accordé au lieu, produits locaux, cuissons justes, assiettes sobres, servi sur une grande tablée. La conversation du matin s’y est prolongée, dans un autre registre.

Un vernissage photographique consacré à la forêt

L’après-midi, Natacha Sibellas et François Berrué ont présenté leur travail sur la forêt. Deux regards distincts sur le même objet, entre ombre et lumière, matière et silence, qui donnent à voir ce qu’un inventaire ne dit jamais.

Poésie et piano pour clore la journée

Le poète Emmanuel Flory a lu ses textes, un moment d’écoute et de recul après une journée de discussions techniques.

Les pianistes Dud’L ont ensuite interprété Les Quatre Saisons de Piazzolla à quatre mains. Le choix n’était pas décoratif : une œuvre construite sur le cycle des saisons, jouée devant des gens dont le métier se mesure en révolutions forestières.

Une journée qui s’inscrit dans un cycle

Cette journée appartient aux Quatre Saisons de TerrAgree, le cycle de rencontres que nous conduisons avec nos clients et nos partenaires. Chaque étape aborde la forêt par un angle différent, technique, patrimonial ou artistique, et pose la même question de fond : ce qu’une forêt vaut ne se réduit pas à ce qu’elle produit.

Nous remercions les intervenants, les artistes et les participants.

Pour échanger sur votre projet forestier, qu’il s’agisse d’acquérir ou de transmettre, écrivez-nous.

Étiquettes : investissement forestier, Les Quatre Saisons

La forêt, l’immobilier et la fiscalité : notre ouvrage sur la fiscalité forestière

La fiscalité éclaire une décision, elle ne la commande pas

C’est la thèse de l’ouvrage et elle vaut d’être posée d’emblée. Un régime fiscal favorable réduit le coût de détention ou de transmission d’un bien. Il ne crée ni rendement, ni qualité d’actif, ni pertinence patrimoniale.

Un investissement décidé pour son avantage fiscal se retourne le jour où le régime change, et les régimes changent. Un investissement décidé pour ce que le bien est, puis optimisé fiscalement, tient. L’ordre des opérations n’est pas un détail de méthode, c’est la méthode.

Les cinq raisons d’entrer en forêt

L’ouvrage examine les motifs qui conduisent à cet actif, et ils ne se ressemblent pas.

  • La protection, pour ceux qui cherchent un actif tangible et une valeur de refuge.
  • La transmission, pour ceux qui anticipent et veulent mettre les leurs à l’abri.
  • Le rendement, pour les investisseurs qui conduisent activement leur bien.
  • L’usage, pour ceux qui chassent, marchent et emmènent leurs enfants sur leurs propres terres.
  • L’environnement, pour ceux qui veulent que leur capital serve à quelque chose de vivant.

Ces cinq motifs ne s’excluent pas, mais l’un domine toujours. Savoir lequel vous conduit détermine le type de massif à rechercher, sa localisation et son horizon.

Pourquoi nous avons écrit ce livre

L’investissement forestier est longtemps resté l’affaire d’un petit nombre, faute d’une documentation lisible plutôt que par difficulté réelle. Nous avons publié ce livre pour la même raison que nous avons créé notre magazine taG : rendre accessible un actif de l’économie réelle, celui qui fait vivre une filière, des scieries et des emplois qui ne se délocalisent pas.

Nous ne prétendons pas qu’un investissement vaut mieux qu’un autre. Nous constatons que le tangible et le durable tiennent mieux dans les périodes troublées.

Commander l’ouvrage

L’ouvrage existe en version imprimée et en version numérique. Pour connaître les conditions et commander votre exemplaire, écrivez-nous.

Pour une question portant sur votre propre situation, notre audit fiscal traite les régimes applicables à un patrimoine déterminé.

Étiquettes : fiscalité forestière, publication, investir en forêt

Le mémorandum TerrAgree : ce qu’il contient et comment il est établi

Le mot vient du latin memorare, rappeler à la mémoire. Il désigne ce dont il faut se souvenir, et c’est exactement la fonction du document : retenir le passé d’un massif pour éclairer les décisions qui l’engagent sur cinquante ans.

Ce que contient un mémorandum TerrAgree

  • L’étude de la station forestière, sol, exposition, alimentation en eau, et ce que la station peut porter à long terme.
  • L’histoire du massif, interventions passées, sinistres, régimes de propriété successifs.
  • La composition des peuplements, essences, classes d’âge, état sanitaire, capital sur pied et accroissement.
  • La cartographie détaillée, parcellaire, dessertes, points d’eau, contraintes d’exploitation.
  • Les scénarios sylvicoles envisageables, avec leurs échéanciers et leurs conséquences sur la valeur.
  • L’évaluation financière, flux économiques attendus et valeur du bien.
  • Le cadre fiscal applicable, à la détention comme à la transmission.
  • Les aménités et services écosystémiques, chasse, agrément, eau, paysage, qui entrent dans le prix sans figurer au compte d’exploitation.

Ce n’est pas un rapport de visite. C’est un dossier d’instruction, destiné à ce qu’une décision soit prise en connaissance de cause plutôt qu’à partir d’un prix à l’hectare.

Un document établi sur le terrain

Un mémorandum ne s’écrit pas derrière un bureau. Les inventaires, les relevés de station et les observations sanitaires sont conduits en forêt, par tout temps, par les équipes du pôle gestion forestière, menées par Simon Filiol et Xavier Roussey.

S’y ajoute l’analyse du marché local du bois et du foncier, sans laquelle les volumes mesurés ne se convertissent pas en valeur.

Pourquoi le temps long impose cette méthode

Un chêne récolté aujourd’hui a été semé par quelqu’un dont nous ignorons le nom. Un peuplement installé cette année arrivera à maturité au siècle prochain. Dans cet intervalle se succéderont plusieurs propriétaires, plusieurs régimes fiscaux et un nombre indéterminé d’aléas climatiques.

Un rendement calculé sur trois exercices ne dit donc rien d’un massif. Ce qui se mesure, c’est une trajectoire, et c’est ce que le mémorandum établit. Il intègre à ce titre l’évolution du climat, celle du marché du bois et celle de la réglementation, qui modifient toutes trois la valeur d’un peuplement au fil du temps.

Quand demander un mémorandum

Avant une acquisition, pour savoir ce que l’on achète et à quel prix. Avant une vente, pour justifier une demande. Lors d’une succession, d’une donation ou d’un partage. Et lors de tout arbitrage patrimonial engageant le bien.

Pour faire établir le mémorandum de votre propriété, ou pour être accompagné dans une acquisition ou une cession, écrivez-nous.

Photographie : Natacha Sibellas

Étiquettes : mémorandum forestier, investissement forestier, expertise forestière

Pourquoi et comment investir en forêt : nos présentations à Strasbourg et dans le Doubs

Devant les professionnels du patrimoine, à Strasbourg

La première rencontre a été organisée par SAJ Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine strasbourgeois, devant ses clients et ses partenaires : banquiers, notaires, avocats et investisseurs.

Ces professionnels rencontrent la forêt dans les dossiers de leurs clients sans en détenir les clefs techniques. La présentation a porté sur ce qui distingue cet actif des autres supports patrimoniaux, sa capitalisation en matière, son horizon, son régime de détention et de transmission.

Devant les forestiers de demain, dans le Doubs

La seconde s’est tenue au lycée professionnel de Chateaufarine, devant des étudiants en section technico-commerciale des produits de la filière bois.

Adrien Sebastiao y a présenté les enjeux de l’évaluation forestière et les valeurs qui la composent.

  • La valeur technique, celle du peuplement mesuré sur pied, volumes, qualités, accroissement.
  • La valeur vénale, celle que le marché reconnaît au bien dans son environnement.
  • La valeur financière, celle qui résulte de l’actualisation des flux futurs attendus.

Ces trois valeurs ne se confondent pas et ne coïncident presque jamais. Savoir laquelle on manipule est le premier réflexe du métier, et c’est ce que nous avons voulu transmettre à ceux qui conseilleront demain des propriétaires.

Pourquoi nous intervenons

Un propriétaire mal informé prend des décisions coûteuses, souvent irréversibles à l’échelle d’une révolution forestière. Un conseiller mal outillé les valide. C’est la raison pour laquelle nous acceptons ces interventions, auprès des professionnels comme des établissements de formation, et pourquoi nous avons structuré cette démarche au sein de TerrAcademy.

Nous préparons des présentations adaptées à un public déterminé, sur l’investissement forestier, l’audit et l’évaluation, la gestion durable ou la commercialisation des produits de la filière.

Si vous souhaitez organiser une intervention pour votre cabinet, votre institution ou votre établissement, écrivez-nous.

Étiquettes : investir en forêt, évaluation forestière, TerrAcademy

Piqûres de tiques en forêt : prévention et conduite à tenir

Se protéger avant d’entrer en forêt

  • Couvrir la peau. Manches longues, pantalon glissé dans les chaussettes, chaussures fermées.
  • Porter des vêtements clairs, sur lesquels une tique se repère.
  • Utiliser un répulsif cutané ou vestimentaire, en respectant les indications du fabricant, notamment pour les enfants et les femmes enceintes.
  • Rester autant que possible sur les chemins, en évitant les hautes herbes et les lisières broussailleuses.
  • Emporter un tire-tique, dans la poche ou la trousse du véhicule.

Vérifier après chaque sortie

L’inspection du corps doit être systématique au retour, y compris après une simple promenade ou une séance de jardinage. Une tique au stade de nymphe mesure moins d’un millimètre et passe inaperçue.

Les zones à examiner en priorité sont les plis, aisselles, aine, creux des genoux, ainsi que le nombril, le cuir chevelu et l’arrière des oreilles, en particulier chez les enfants. Il faut également inspecter les animaux de compagnie, qui rapportent des tiques à l’intérieur des maisons.

Retirer une tique correctement

Le retrait doit être immédiat : le risque de transmission augmente avec la durée de fixation.

  • Utiliser un tire-tique et dégager l’animal entier, sans tirer brutalement.
  • N’appliquer aucun produit avant le retrait, ni alcool, ni éther, ni huile, ces substances augmentant le risque de régurgitation.
  • Désinfecter la zone après, jamais avant.
  • Noter la date et l’endroit du corps, information utile si un symptôme apparaît ensuite.

Vous pouvez signaler la piqûre au programme de recherche participative CiTIQUE, conduit par l’INRAE, qui recense les piqûres en France et enrichit la connaissance du risque.

Surveiller, et consulter le cas échéant

La zone doit être surveillée pendant un mois. Une plaque rouge qui s’étend en cercle autour du point de piqûre, l’érythème migrant, impose une consultation sans délai. De la fièvre, des maux de tête, une fatigue inhabituelle ou des douleurs articulaires dans les semaines qui suivent doivent également conduire chez un médecin, en mentionnant la piqûre.

Les tiques peuvent transmettre d’autres agents que celui de la borréliose, notamment l’anaplasmose et l’encéphalite à tiques. Le diagnostic et le traitement relèvent du médecin, et de lui seul. Les informations de référence sont publiées par l’Assurance maladie et par Santé publique France.

Le diagnostic, un enjeu qui dépasse la prévention

Beaucoup de personnes piquées ne voient ni la tique ni la piqûre, et les symptômes peuvent n’apparaître que des jours ou des semaines plus tard. De nombreux patients décrivent alors une longue errance médicale avant qu’un diagnostic ne soit posé.

Le professeur Christian Perronne, infectiologue, défend de longue date une amélioration des protocoles de diagnostic et de prise en charge, estimant qu’un nombre important de malades ne sont ni correctement identifiés ni correctement traités, et basculent de ce fait vers des formes durables. Il est intervenu, aux côtés du professeur Jack Lambert, de la professeure Séverine Padiolleau et du docteur Ahed Zehan, à la quatrième conférence européenne sur les maladies vectorielles à tiques et les cryptoinfections, tenue à Compiègne les 4 et 5 octobre 2024, la première organisée en France. Le site de la conférence donne accès aux informations et aux prochaines sessions.

TerrAgree soutient cette exigence de reconnaissance et de diagnostic précoce, aux côtés des professionnels de santé qui la portent.

Pourquoi nous en parlons

Ce risque fait partie du métier forestier, au même titre que l’abattage ou la circulation des engins. Nous le rappelons à nos équipes et à nos prestataires avant chaque saison, et nous équipons nos véhicules.

Un propriétaire qui ouvre son bois aux promeneurs est également concerné, et un affichage en entrée de parcelle est une mesure simple.

Pour toute question sur la gestion de votre propriété et les obligations qui s’y attachent, écrivez-nous.

Étiquettes : sécurité en forêt, prévention

Homo et arbor radices habent