En Lot-et-Garonne, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 6 977 €/ha, sur 1 334 mutations de plus d'un hectare et 6 537 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département dépasse de 31 % la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et de 57 % celle de Nouvelle-Aquitaine, 4 444 €/ha. Il occupe le trente et unième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 3 591 et 26 949 €/ha, sur une surface médiane de 2,28 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Lot-et-Garonne | Nouvelle-Aquitaine | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 6 977 | 4 504 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 3 608 | 2 004 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 26 884 | 14 428 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 367 | 23 045 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 6 732 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,3 | non publié | 2,3 |
Le Lot-et-Garonne se place 57 % au dessus de la médiane néo-aquitaine, au deuxième rang régional derrière les Pyrénées-Atlantiques et devant les Landes, la Gironde et le Périgord. Le troisième quartile dépasse de 78 % le niveau national.
La médiane est stable sur cinq ans, de 7 070 à 7 219 €/ha, soit 2,1 % de progression, et le volume ne faiblit pas.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 276 | 7 009 | en attente | en attente |
| 2022 | 288 | 7 143 | en attente | en attente |
| 2023 | 264 | 6 985 | en attente | en attente |
| 2024 | 273 | 6 263 | en attente | en attente |
| 2025 | 266 | 7 111 | en attente | en attente |
L’effet de taille culmine dans la tranche intermédiaire : 6 720 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 1 213 mutations, 10 733 €/ha de 10 à 25 hectares sur 89 mutations, 8 816 €/ha de 25 à 100 hectares sur 29 mutations. Trois mutations dépassent cent hectares, effectif insuffisant pour publier une médiane.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Lot-et-Garonne, deux économies forestières coexistent et la séparation des composantes n’a pas le même sens dans l’une et dans l’autre.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les sables des Landes de Gascogne lot-et-garonnaises, au sud-ouest, elle est modeste. Sur les coteaux de Guyenne et dans les vallées de la Garonne et du Lot, elle est portée par l’arboriculture et le maraîchage, usages parmi les plus rémunérateurs du Sud-Ouest.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin maritime des Landes lot-et-garonnaises, elle se calcule à partir d’un volume et d’un prix au mètre cube connus. Sur un taillis de chêne pubescent de coteau, elle est proche de zéro.
Sur les plantations de pin non encore exploitables, c’est la valeur actuelle d’avenir qui s’applique.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 8 048 chevreuils, 7 691 sangliers, 346 cerfs élaphes et 55 daims ont été prélevés dans le département.
Aucune région naturelle lot-et-garonnaise n’est documentée dans notre référentiel. L’Agenais, le Fumélois, le Néracais, le Marmandais et les Landes de Gascogne lot-et-garonnaises ne figurent pas dans la grille de qualification que le cabinet tient à la maille du massif. Nous ne disposons donc d’aucune description de massif ni d’aucune appréciation de terrain pour ce département, et nous préférons l’écrire plutôt que de reprendre par analogie la description d’un secteur voisin.
À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché, qui relève de la donnée et non du jugement.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Les dix communes les plus actives se répartissent en deux ensembles distincts. Au sud-ouest, les Landes de Gascogne : Réaup-Lisse avec trente-cinq mutations en cinq ans, Barbaste vingt-huit, Caubeyres vingt-quatre, Saint-Martin-de-Curton vingt et une. Au nord-est, le Fumélois et la bordure du Périgord noir : Blanquefort-sur-Briolance vingt-neuf, Sauveterre-la-Lémance vingt-huit, Gavaudun vingt-deux, Cuzorn et Lacapelle-Biron vingt. S’y ajoute Villeneuve-sur-Lot, dix-neuf.
Ces dix communes totalisent 246 mutations, dont la médiane ressort. Le marché forestier réel du département est donc sensiblement moins cher que ce que la médiane, tirée par les coteaux et les vallées, laisse entendre.
Le pin maritime domine le sud-ouest, en peuplements de production sur les sables landais, avec un débouché de sciage, de panneau et de trituration. Le châtaignier et le chêne pédonculé occupent le Fumélois et la bordure périgourdine. Le chêne pubescent tient les coteaux de Guyenne, en taillis de faible valeur. Le peuplier occupe les vallées de la Garonne, du Lot et du Dropt.
L’appareil local recensé compte 1 047 établissements, dont 22 scieries, 141 entreprises d’exploitation forestière et 597 entreprises de sylviculture, effectif considérable qui traduit une économie de plantation résineuse. Quatre unités atteignent 100 à 199 salariés : Righini à Tonneins, C2R à Miramont-de-Guyenne dans la charpente, et surtout deux usines de panneaux, Garnica à Samazan et Steico à Casteljaloux. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés lot-et-garonnaises.
Le marché tourne autour de 267 mutations par an de plus d’un hectare, à volume remarquablement stable. Les plus grandes opérations se situent toutes dans les Landes de Gascogne : Pindères, cent vingt-huit hectares, Sauméjan, cent quinze, Allons, cent sept, et Pompogne, quatre-vingt-douze.
Trois profils se partagent ce marché. Les acteurs de la filière pin, coopératives et exploitants, achètent la ressource du sud-ouest à la valeur technique. Les agriculteurs et les arboriculteurs acquièrent le boisement de coteau et de vallée en concurrence d’usage. Les acquéreurs d’agrément portent le troisième quartile, à 26 949 €/ha, sur des biens dont la composante forestière est souvent secondaire.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que la médiane départementale décrit mal le marché forestier réel. Les dix communes qui portent le plus de transactions affichent une médiane mesurée de 5 159 €/ha, soit 26 % au dessous des 6 977 €/ha du département. La médiane est tirée vers le haut par des mutations de coteau et de vallée où le prix rémunère un usage agricole ou résidentiel, non un peuplement.
Le deuxième point est le déséquilibre de la filière. Le département compte 597 entreprises de sylviculture et 22 scieries seulement. L’amont est dense, l’aval de première transformation quasi absent, et les deux usines de panneaux de Samazan et de Casteljaloux consomment de la trituration, non du bois d’œuvre. Un propriétaire de pin doit donc chercher son acheteur de sciage en Gironde ou dans les Landes, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.
Le troisième point est le risque incendie sur la frange landaise. Il pèse sur le sud-ouest du département, avec obligations de débroussaillement et servitudes DFCI. La perte totale d’un peuplement de pin de trente ans est un événement possible, non couvert à sa valeur de reconstitution.
Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’est documentée. Nous publions une géographie de marché mesurée, ce qui est une donnée, pas un jugement d’expert. L’appréciation de terrain, celle qui distingue une bonne station de pin d’une mauvaise, reste entièrement à écrire pour ce département.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département partagé entre une économie de pin de production et un foncier de coteau valorisé par l’agriculture, la première question de l’évaluation est celle du secteur, et la seconde celle du cubage.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Lot-et-Garonne.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 6 977 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 334 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 31 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 591 et 26 949 €/ha.
Le Lot-et-Garonne dépasse de 57 % la médiane néo-aquitaine parce que sa médiane intègre des coteaux et des vallées où le prix rémunère un usage agricole ou arboricole, non un peuplement. Les dix communes qui portent le plus de transactions affichent pour leur part une médiane mesurée de 5 159 €/ha.
Deux pôles concentrent le marché : les Landes de Gascogne au sud-ouest, avec Réaup-Lisse, Barbaste, Caubeyres et Saint-Martin-de-Curton, et le Fumélois au nord-est, avec Blanquefort-sur-Briolance, Sauveterre-la-Lémance, Gavaudun, Cuzorn et Lacapelle-Biron. Les quatre plus grandes opérations se situent toutes dans les Landes de Gascogne.
Le département compte 597 entreprises de sylviculture mais seulement 22 scieries, et les deux usines de panneaux de Samazan et de Casteljaloux consomment de la trituration plutôt que du bois d’œuvre. L’acheteur de sciage se trouve en Gironde ou dans les Landes, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.
Cinq vérifications s’imposent : le secteur, Landes de Gascogne ou coteau, dont les prix n’ont pas de rapport, l’âge et le volume du pin si c’est l’essence visée, la distance à l’acheteur de sciage effectif, les servitudes DFCI et obligations de débroussaillement au sud-ouest, et la portance des sables en période humide.
Ces 1 334 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Deux pôles parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent