Le prix à l'hectare passe de 3 797 euros sous dix hectares à 8 186 de dix à vingt-cinq, puis 13 125 de vingt-cinq à cent et 15 604 au-delà : un rapport de plus de quatre entre le plus petit et le plus grand lot, quatrième prime à la surface des soixante-dix-neuf départements mesurables.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 2 236 et 11 160 €/ha, sur une surface médiane de 2,22 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Saône-et-Loire | Bourgogne-Franche-Comté | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 4 290 | 4 286 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 164 | 2 088 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 10 013 | 10 309 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 418 | 8 059 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 9 504 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,2 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
La progression est l’une des plus fortes du pays : la médiane passe de 3 270 €/ha en 2021 à 4 910 €/ha en 2025, soit 50,2 % en euros courants, quand le national gagne 5,5 %. Le premier quartile suit, de 1 847 à 2 440 €/ha. Le pic de 2024, à 5 576 €/ha, n’a pas été confirmé en 2025.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 297 | 3 226 | en attente | en attente |
| 2022 | 281 | 3 868 | en attente | en attente |
| 2023 | 298 | 4 377 | en attente | en attente |
| 2024 | 295 | 5 143 | en attente | en attente |
| 2025 | 247 | 4 852 | en attente | en attente |
La taille joue fortement : 3 964 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 8 251 €/ha de 10 à 25 hectares, 14 570 €/ha de 25 à 100 hectares, 17 920 €/ha au dessus de cent hectares, sur neuf ventes. Le seuil des dix hectares double le prix unitaire.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Une évaluation les sépare, et en Saône-et-Loire ce partage varie fortement d’un bout à l’autre du département.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Elle distingue les sols limono-sableux du Charolais, faciles d’exploitation, des sols granitiques du Morvan au nord et des coteaux calcaires du Chalonnais et du Mâconnais.
La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un douglas charolais que nos conseillers décrivent comme s’essoufflant, cette décote doit intégrer un risque de dépérissement que le cubage ne dit pas.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 7 811 sangliers et 9 019 chevreuils prélevés en 2024. Le cerf est quasi absent du département, avec neuf prélèvements : c’est un point de différence notable avec la Nièvre et la Côte-d’Or voisines.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne, feuillus et douglas, avec un scieur de référence à Vendenesse-lès-Charolles. Nos conseillers relèvent de bons peuplements de douglas, faciles d’exploitation sur des sols limono-sableux voire caillouteux, mais souvent dépérissants. Positionnement à la valeur technique.
Chêne et feuillus, sous le Charolais. Bonne région selon nos conseillers, avec la même réserve sur les dépérissements.
Chêne et feuillus de coteau, avec un scieur à Fontaines et des scieries réunies à Givry. Nos conseillers y relèvent de jolis secteurs de chêne. Cote.
Chêne et feuillus, autour de Saint-Martin-en-Bresse. Bon secteur, particulièrement en feuillus, sur de très bons sols forestiers, avec de nombreux acteurs de la filière et l’axe rhodanien à proximité immédiate. Nos conseillers y positionnent le marché au dessus de la valeur technique. Cote.
Chêne, douglas et châtaignier, avec un tonnelier à Romanèche-Thorins. Nos conseillers y voient de très jolis secteurs, parmi les plus beaux, ce. L’, l’échantillon est mince.
Le chêne domine la valeur, du Charolais au Chalonnais, avec une destination de sciage, de parquet et de merrain pour les meilleures billes. Le douglas, présent en Charolais et sur la bordure du Morvan, constitue le second compartiment, avec une réserve sanitaire que nos conseillers formulent sans détour. Le châtaignier du Mâconnais et les feuillus divers complètent, sans porter la valeur.
L’appareil local recensé compte 58 scieries, 8 usines de panneaux, 439 établissements d’exploitation forestière et 1 250 entreprises de sylviculture, soit 2 251 établissements. Les unités structurées se situent à Vendenesse-lès-Charolles, Fontaines, Autun, Givry, Saint-Gengoux-de-Scissé, La Chapelle-sous-Dun et Gueugnon. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
La densité et la diversité de cet appareil, scierie de chêne, parqueterie, tonnellerie à proximité immédiate, expliquent que le chêne charolais et chalonnais se vende bien : le vendeur dispose de plusieurs acheteurs à moins de cinquante kilomètres.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés de Saône-et-Loire.
Le marché tourne autour de 286 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Cussy-en-Morvan avec quarante mutations en cinq ans, Suin vingt-quatre, Anost vingt-deux, La Grande-Verrière vingt, Montpont-en-Bresse dix-sept, Chauffailles et Roussillon-en-Morvan seize, Dompierre-les-Ormes seize. La bordure morvandelle concentre donc l’essentiel de l’activité, comme dans la Nièvre voisine. Les plus grandes opérations se situent à Broye, huit cent quatre-vingt-cinq hectares, à Perrecy-les-Forges, deux cent treize, à La Tagnière, cent quatre-vingt-deux, à Chassy, cent soixante-dix.
Trois profils se le partagent. Les professionnels du bois, scieurs de chêne du Charolais et industriels du résineux, achètent du capital sur pied à la valeur technique. Les investisseurs et les groupements forestiers se positionnent sur les ensembles de plus de vingt-cinq hectares, ce qui explique les 14 570 €/ha observés sur cette tranche. Les particuliers et les voisins alimentent le premier quartile à 2 236 €/ha.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est sanitaire, et il vient de nos propres conseillers. Ils décrivent les douglas du Charolais comme de bons peuplements mais souvent dépérissants, et ceux du Brionnais avec la même réserve. Un acquéreur qui paie un douglas charolais au prix d’un douglas morvandiau sans vérifier l’état sanitaire et la station achète un risque qu’il n’a pas évalué. Le cubage ne dit rien du dépérissement.
Le deuxième point concerne la hausse. Les 50,2 % de progression en cinq ans reposent en partie sur un pic en 2024, à 5 576 €/ha, non confirmé en 2025 où la médiane redescend à 4 910 €/ha. Sur un marché de moins de trois cents ventes par an, quelques opérations de belle taille suffisent à déplacer une médiane annuelle. Nous lisons cette progression comme réelle mais moins forte que le chiffre brut ne le suggère.
Le troisième point est le Mâconnais-Beaujolais. Nos conseillers le décrivent comme l’un des plus beaux secteurs du département, et sa cote est la plus basse, en recul sur cinq ans, sur 108 ventes seulement. Cette contradiction n’est pas résolue : soit la qualité du secteur ne s’est pas encore traduite dans le foncier, soit l’échantillon est trop mince pour être significatif. Nous ne tranchons pas, et un vendeur du secteur ne doit s’appuyer sur aucun de ces deux chiffres sans expertise.
Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Deux mutations recensées, à Perrecy-les-Forges et à Mesvres, affichent des prix supérieurs à 25 000 €/ha sur plus de cent cinquante hectares : ces montants comportent du bâti et ne se transposent pas.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Évaluer une propriété de Saône-et-Loire suppose de mesurer le capital sur pied, de qualifier la station, et d’apprécier l’état sanitaire réel des douglas, qui est le point de vigilance propre à ce département.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Saône-et-Loire.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 4 290 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 432 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 19 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 236 et 11 160 €/ha.
La médiane départementale passe de 3 270 €/ha en 2021 à 4 910 €/ha en 2025, soit 50,2 % en euros courants. Cette progression est réelle mais à nuancer : elle inclut un pic en 2024 à 5 576 €/ha qui n’a pas été confirmé l’année suivante, sur un marché de moins de trois cents ventes annuelles.
Le Charolais affiche la cote la plus élevée avec 4 782 €/ha, devant le Brionnais à 4 704 €/ha, le Chalonnais à 4 388 €/ha et la Bresse bourguignonne à 4 190 €/ha. Le Mâconnais-Beaujolais ferme la marche à 2 864 €/ha, sur un échantillon trop mince pour être tenu pour établi.
Nos conseillers relèvent de bons peuplements de douglas en Charolais, faciles d’exploitation sur sols limono-sableux, mais souvent dépérissants. Cette réserve est déterminante : l’état sanitaire et la station doivent être vérifiés parcelle par parcelle avant tout engagement, car le cubage seul ne dit rien du dépérissement.
Quatre vérifications s’imposent : l’état sanitaire des douglas, point de vigilance propre au département, la qualité réelle du chêne au regard des débouchés de sciage et de merranderie, la portance des sols lourds en Bresse, et le bail de chasse en cours, sachant que l’absence de grand cervidé limite la valeur cynégétique locale.
De ces 1 432 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Charolais, Brionnais ou Chalonnais ne se paient pas au même prix. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent