Le prix médian passe de 5 344 euros par hectare en 2021 à 6 622 en 2025, soit plus vingt-quatre pour cent, treizième progression sur quatre-vingts départements. La trajectoire est heurtée, avec un pic dès 2022 puis un creux en 2023, mais elle se termine nettement au-dessus de son point de départ.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 3 515 et 14 249 €/ha, sur une surface médiane de 1,99 hectare.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Sarthe | Pays de la Loire | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 6 190 | 6 408 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 3 500 | 3 356 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 13 996 | 15 996 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 425 | 3 460 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 7 015 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,0 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
La médiane progresse de 27,7 % en euros courants sur cinq ans, de 5 350 à 6 832 €/ha, avec un premier quartile qui suit le même mouvement, de 3 228 à 3 942 €/ha.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 297 | 5 344 | en attente | en attente |
| 2022 | 262 | 6 734 | en attente | en attente |
| 2023 | 296 | 5 857 | en attente | en attente |
| 2024 | 294 | 6 392 | en attente | en attente |
| 2025 | 276 | 6 622 | en attente | en attente |
La taille joue fortement : 5 922 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 9 680 €/ha de 10 à 25 hectares, 14 052 €/ha de 25 à 100 hectares, 27 050 €/ha au dessus de cent hectares, sur cinq ventes seulement dans cette dernière tranche.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans la Sarthe, la séparation est d’autant plus importante que le département porte l’un des grands crus de chêne français.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les sables et argiles du Maine, elle varie fortement, et la présence d’une station comparable à celle de Bercé n’est jamais garantie à quelques kilomètres du massif.
La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne de qualité tonnellerie, cette valeur est très élevée, mais elle suppose un peuplement conduit longtemps et sans défaut.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée, avec 8 083 sangliers et 1 210 cerfs élaphes prélevés en 2024.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne et hêtre, au nord-est du département. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree ne porte pas encore d’appréciation de nos conseillers sur ce secteur.
Chêne et pin maritime, au sud du département et sur le Maine-et-Loire. Nos conseillers y voient de très beaux massifs de chêne, de très belles qualités, avec des scieurs locaux, et signalent la proximité de Bercé et de Jupilles, grand cru de chêne français destiné à la tonnellerie.
Le chêne sessile fait la valeur haute du département. Sa destination, pour les meilleures billes issues des stations de type Bercé, est la tonnellerie et le tranchage, deux débouchés où l’écart de prix avec le sciage ordinaire se compte en centaines d’euros par mètre cube. Le hêtre accompagne au nord, le pin maritime au sud, avec des valeurs unitaires bien moindres.
L’appareil local recensé est très léger : 20 scieries, 137 établissements d’exploitation forestière et 456 entreprises de sylviculture, soit 898 établissements. Aucune unité de plus de dix salariés n’apparaît dans le recensement départemental. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire, et il sous-estime probablement la réalité pour un département qui porte une tradition de tonnellerie.
Le fait notable est la géographie du marché : les huit communes les plus actives, de Saint-Mars-d’Outillé à Écommoy en passant par Mayet, Luché-Pringé et Yvré-le-Pôlin, ceinturent le massif de Bercé. Le marché foncier sarthois se fait autour du grand cru.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés sarthoises.
Le marché tourne autour de 287 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Saint-Mars-d’Outillé avec quarante-cinq mutations en cinq ans, La Flèche et Mayet trente-six, Saint-Jean-de-la-Motte trente-quatre, Mézeray trente-trois, Luché-Pringé vingt-huit, Yvré-le-Pôlin et Écommoy vingt-six. Les plus grandes opérations se situent au Lude, cent soixante-neuf hectares, à Loir-en-Vallée, cent trente-neuf, à Savigné-sous-le-Lude, cent trente, à Thorée-les-Pins, cent vingt-sept.
Trois profils se le partagent. Les professionnels du bois, tonneliers et merrandiers, achètent le chêne de qualité à la valeur technique et savent exactement ce qu’ils achètent. Les acquéreurs d’agrément, venus de Paris par l’axe autoroutier, portent le haut du marché sur les propriétés constituées. Les particuliers et les voisins alimentent le premier quartile, à 3 515 €/ha.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que la proximité de Bercé n’est pas la qualité de Bercé. Le grand cru sarthois tient à une conjonction rare de sol, de climat et de conduite sylvicole poursuivie sur deux siècles. Une parcelle voisine du massif ne porte pas nécessairement la même station, et un chêne de bonne venue n’est pas un chêne de tonnellerie. L’écart de valeur entre les deux se compte en centaines d’euros par mètre cube, et c’est l’erreur d’appréciation la plus coûteuse du département, dans les deux sens.
Le deuxième point est une lacune de notre propre référentiel, et nous préférons l’écrire. Le Perche sarthois affiche la cote la plus élevée du département, 7 099 €/ha, et la plus forte progression, 48,4 % en cinq ans, sur 911 ventes. Nos conseillers n’ont pas encore documenté ce secteur. Nous publions le chiffre parce qu’il repose sur un échantillon solide, mais nous ne l’expliquons pas, et un chiffre inexpliqué ne se transforme pas en argument de négociation.
Le troisième point est la faiblesse de l’appareil de transformation recensé : vingt scieries, aucune de plus de dix salariés dans le relevé départemental. Une part des acheteurs de chêne sarthois vient du Maine-et-Loire, de l’Indre-et-Loire ou de Bourgogne, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.
Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Deux mutations recensées, à Savigné-sous-le-Lude et Thorée-les-Pins, affichent des prix supérieurs à 35 000 €/ha sur plus de cent vingt hectares : ces montants comportent du bâti et ne se transposent pas.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où l’écart entre un chêne de sciage et un chêne de tonnellerie fait toute la valeur, l’évaluation suppose un examen de la qualité bille par bille et une station qualifiée sur le terrain, pas déduite de la carte.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Sarthe.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 6 190 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 436 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 14 % au-dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 515 et 14 249 €/ha.
Le massif de Bercé et Jupilles portent un grand cru de chêne français destiné à la tonnellerie, et les huit communes les plus actives du marché sarthois ceinturent ce massif. La proximité géographique ne garantit toutefois pas la même station : la qualité tonnellerie tient à une conjonction rare de sol, de climat et de conduite sylvicole poursuivie sur deux siècles.
La médiane départementale progresse de 5 350 €/ha en 2021 à 6 832 €/ha en 2025, soit 27,7 % en euros courants. Le premier quartile suit le même mouvement, ce qui indique une hausse de fond du marché plutôt que l’effet de quelques transactions exceptionnelles.
La cote du Perche sarthois atteint 7 099 €/ha, en progression de 48,4 % en cinq ans sur 911 ventes. Nous publions ce chiffre parce que l’échantillon est solide, mais notre référentiel ne porte pas encore d’analyse de terrain sur ce secteur : l’explication reste à établir et le chiffre ne suffit pas à fonder une négociation.
Quatre vérifications s’imposent : la qualité réelle du chêne, bille par bille, l’écart entre sciage et tonnellerie faisant toute la valeur, la station qualifiée sur le terrain et non déduite de la proximité de Bercé, la portance des argiles et des sables du Maine, et la distance à l’acheteur réel, l’appareil local étant léger.
Le chiffre de 6 190 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans la Sarthe figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Perche sarthois et Baugeois se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent