En Vaucluse, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 7 968 €/ha, sur 470 mutations de plus d'un hectare et 3 517 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département dépasse de 48 % la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et de 6 % celle de Provence-Alpes-Côte d'Azur, 7 425 €/ha. Il occupe le vingt-neuvième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 2 529 et 26 251 €/ha, sur une surface médiane de 2,74 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Vaucluse | Provence-Alpes-Côte d’Azur | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 7 968 | 7 444 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 631 | 2 663 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 25 285 | 22 029 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 475 | 3 636 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 3 581 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,7 | non publié | 2,3 |
Le rapport entre les quartiles atteint 10,4, contre 6,6 au plan national, et le troisième dépasse le niveau national de 73 % : la moitié basse du marché vauclusien est de la garrigue sans valeur de production, la moitié haute un marché de résidence et d’agrément.
La médiane recule de 31,7 % en euros courants sur cinq ans, de 8 768 à 5 988 €/ha, après un pic à 11 538 €/ha en 2023.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 107 | 8 421 | en attente | en attente |
| 2022 | 99 | 8 059 | en attente | en attente |
| 2023 | 90 | 11 762 | en attente | en attente |
| 2024 | 77 | 5 825 | en attente | en attente |
| 2025 | 102 | 6 399 | en attente | en attente |
L’effet de taille est erratique, et c’est un signal : 8 000 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 398 mutations, 2 959 €/ha de 10 à 25 hectares sur 46 mutations, puis 19 077 €/ha de 25 à 100 hectares sur 22 mutations. Quatre mutations dépassent cent hectares, effectif insuffisant. Une décroissance d’un facteur 2,7 suivie d’une remontée d’un facteur 6,4 ne décrit pas un marché mais trois.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Vaucluse, le prix mesure presque exclusivement le fonds.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Elle est portée par une attractivité résidentielle considérable, du Luberon au pays d’Apt, et par la concurrence de la vigne et de la lavande sur les terres mécanisables. Aucun de ces facteurs n’est forestier.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne vert de garrigue ou un pin d’Alep, elle est proche de zéro. Sur les cèdres du Petit Luberon et les hêtraies du Ventoux, elle existe mais reste modeste.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 7 946 sangliers et 1 471 chevreuils ont été prélevés dans le département. Le cerf, à quatre-vingt-douze prélèvements, y est marginal.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Pin, chêne et garrigue, au sud du département et sur les Alpes-de-Haute-Provence.
Pin sylvestre, chêne et garrigue, à l’est, principalement sur les Alpes-de-Haute-Provence et le Var.
Les deux secteurs sont qualifiés à la valeur technique inférieure, degré le plus bas de notre grille, et nos conseillers portent sur chacun la même appréciation : des endroits plutôt destinés à des forêts de loisirs. Appliquée à ce secteur, cette qualification dit l’essentiel du marché vauclusien : le prix payé y est sans rapport avec la valeur technique du peuplement.
Le Ventoux, les monts de Vaucluse et les Dentelles de Montmirail, qui portent une part des transactions, ne sont pas documentés.
Le chêne vert et le chêne pubescent dominent la garrigue, en taillis de faible valeur unitaire, avec un débouché de bois de chauffage. Le pin d’Alep occupe les basses altitudes, le pin noir les versants du Ventoux, issus de reboisements de restauration des terrains en montagne. Le cèdre de l’Atlas, planté au dix-neuvième siècle sur le Petit Luberon, est le seul peuplement de valeur de sciage réelle du département.
L’appareil local recensé compte 309 établissements, dont 6 scieries et 8 entreprises de sylviculture, les deux chiffres les plus bas de toutes nos pages, ainsi que 27 entreprises d’exploitation forestière. Les unités les plus importantes, Macagno à Pertuis, Rieu à Carpentras et La Salle Blanche à Apt, relèvent des services forestiers et de la charpente, non de la première transformation. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés vauclusiennes.
Le marché tourne autour de 94 mutations par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Bonnieux avec dix-sept mutations en cinq ans, Saint-Saturnin-lès-Apt seize, Sault quinze, Saint-Martin-de-Castillon quatorze, puis Venasque, Murs, Saumane-de-Vaucluse et Monieux douze. Elles se répartissent entre le Luberon et les monts de Vaucluse. Les plus grandes opérations sont à Sivergues, deux mutations de deux cent cinquante et deux cents hectares, et à Sault, cent soixante et onze hectares.
Deux profils dominent, et aucun n’est sylvicole. Les acquéreurs d’agrément et de résidence portent le troisième quartile à 26 251 €/ha. Les propriétaires locaux, agriculteurs et chasseurs, échangent la garrigue à très bas prix. Les professionnels du bois sont absents : six scieries ne construisent aucun marché de production.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est le plus important. Nos conseillers qualifient les deux régions naturelles vauclusiennes au degré le plus bas de notre grille, celui de la vente sous la valeur technique, tout en constatant une cote de 9 563 €/ha sur le Luberon. Cette contradiction apparente est l’information : le prix payé ne rémunère pas un peuplement, il rémunère une position dans un paysage très recherché. Un propriétaire qui présente sa cote de marché comme une valeur d’expertise sera contredit.
Le deuxième point est le retournement. La médiane perd 31,7 % en cinq ans, de 8 768 à 5 988 €/ha, après un pic en 2023. Le premier quartile perd 12,5 %. Sur un marché d’agrément dépourvu de plancher technique, ce type de mouvement peut se poursuivre : rien dans la valeur du bois ne le retient.
Le troisième point est le risque incendie, structurant sur l’ensemble du département. Il se traduit par une décote sur la valeur de la superficie des peuplements résineux et par des charges d’entretien, débroussaillement légal et accès DFCI, qui ne sont pas facultatives.
Le quatrième point tient à la donnée. Deux mutations à Sivergues, de deux cent cinquante et de deux cents hectares, se sont réglées à 874 et 1 662 €/ha. À l’autre extrémité, une mutation de cent deux hectares à Grambois ressort à 45 160 €/ha, montant qui comporte nécessairement du bâti. Les prix DVF étant tout compris, ces trois lignes expliquent une part de l’irrégularité des tranches.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où le cèdre du Luberon est la seule ressource de sciage réelle, l’évaluation consiste à établir la valeur technique, très faible, puis à motiver au dossier l’écart avec le prix de marché, sans présenter ce dernier comme une valeur intrinsèque.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Vaucluse.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 7 968 €/ha entre 2021 et 2025, sur 470 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 48 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 529 et 26 251 €/ha.
Nos conseillers qualifient les deux régions naturelles vauclusiennes au degré le plus bas de notre grille, celui de la vente sous la valeur technique, en les décrivant comme des endroits plutôt destinés à des forêts de loisirs. Sur un chêne vert de garrigue ou un pin d’Alep, la valeur de consommation est proche de zéro.
La médiane recule de 8 768 €/ha en 2021 à 5 988 €/ha en 2025, soit 31,7 % en euros courants, après un pic à 11 538 €/ha en 2023. Sur un marché d’agrément dépourvu de plancher technique, rien dans la valeur du bois ne retient ce type de mouvement.
Le prix médian passe de 8 000 €/ha entre un et dix hectares à 2 959 €/ha entre dix et vingt-cinq hectares, puis remonte à 19 077 €/ha entre vingt-cinq et cent hectares. Trois marchés coexistent, la garrigue de parcours, la propriété d’agrément et le domaine bâti.
Cinq vérifications s’imposent : la part du prix qui rémunère effectivement un peuplement, très minoritaire, les obligations de débroussaillement et servitudes DFCI, les zonages du parc du Luberon et de la réserve du Ventoux, la composition exacte des comparables, bâti compris, et l’accès aux constructions existantes.
Une médiane de 7 968 €/ha ne remplace pas une visite : la méthode qui chiffre un massif est exposée sur la page de l’évaluation forestière, celle qui fixe son cap sur la page du plan simple de gestion. Le repère national auquel elle se compare figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France. Les stations du Luberon et Verdon sont décrites dans notre panorama des massifs forestiers de France, les termes employés ici dans notre lexique forestier, et la conduite d’une cession sur la page vendre sa forêt.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent