Dans la Vienne, le prix médian constaté d'un hectare de forêt s'établit à 3 985 €/ha, sur 1 069 mutations de plus d'un hectare et 6 948 hectares échangés entre 2021 et 2025 (données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree). Le département se situe 25 % au dessous de la médiane nationale de la même période, 5 323 €/ha, et 10 % au dessous de celle de Nouvelle-Aquitaine, 4 444 €/ha. Il occupe le soixante-douzième rang des quatre-vingt-neuf départements métropolitains classés. Prix payé, indicatif, et non valeur d'expertise. Mise à jour : 13 août 2026.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 2 075 et 14 477 €/ha, sur une surface médiane de 2,24 hectares.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Vienne | Nouvelle-Aquitaine | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 3 985 | 4 504 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 2 038 | 2 004 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 14 547 | 14 428 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 1 131 | 23 045 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 7 223 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 2,2 | non publié | 2,3 |
Un département bon marché mais qui échange beaucoup, 6 948 hectares en cinq ans, davantage que le Lot-et-Garonne voisin dont la médiane est deux fois plus élevée.
La médiane progresse de 15,6 % en euros courants de 3 689 à 4 265 €/ha, mais le volume recule nettement en 2025.
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 226 | 3 805 | en attente | en attente |
| 2022 | 262 | 4 198 | en attente | en attente |
| 2023 | 212 | 4 414 | en attente | en attente |
| 2024 | 251 | 3 145 | en attente | en attente |
| 2025 | 180 | 4 288 | en attente | en attente |
L’effet de taille est net et régulier, et il porte loin : 3 713 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 955 mutations, 5 421 €/ha de 10 à 25 hectares sur 78 mutations, 6 777 €/ha de 25 à 100 hectares sur 29 mutations, 12 303 €/ha au dessus de cent hectares sur 7 mutations. Le prix unitaire est multiplié par 3,3 entre la petite parcelle et le grand ensemble.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans la Vienne, le gradient de taille indique un marché où la propriété constituée se paie pour ce qu’elle est, ce qui n’est pas le cas partout.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Sur les terres de brandes du Montmorillonnais et les sols acides de la Gâtine, elle est modeste. Sur les plaines calcaires du Neuvillois et du Loudunais, elle est indexée sur des terres céréalières élevées.
La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies de Moulière et de Mareuil, conduites en futaie, elle est réelle et se calcule à partir d’un cubage. Sur un taillis de brande, elle est proche de zéro.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 8 039 sangliers, 5 459 chevreuils et 2 917 cerfs élaphes ont été prélevés dans le département, troisième tableau de cerf de France. Sur les propriétés constituées, ce revenu porte une part déterminante de la valeur, et il explique le niveau de la tranche supérieure à cent hectares.
Aucune région naturelle viennoise n’est documentée dans notre référentiel. Le Châtelleraudais, le Montmorillonnais, le Loudunais, le Neuvillois, les Terres de brandes et le Civraisien ne figurent pas dans la grille de qualification que le cabinet tient à la maille du massif. Nous n’avons donc ni description de massif ni appréciation de terrain à publier, et nous préférons l’écrire plutôt que de par analogie la description d’un secteur voisin.
À défaut, nous publions la géographie mesurée du marché, qui relève de la donnée et non du jugement.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Les dix communes les plus actives, Chauvigny avec vingt-cinq mutations en cinq ans, Valdivienne vingt, Scorbé-Clairvaux et Boivre-la-Vallée dix-neuf, Bonnes dix-sept, Thurageau quinze, Orches, Saint-Martin-la-Pallu et Beaumont-Saint-Cyr quatorze, Genouillé treize, se répartissent entre la vallée de la Vienne et le nord du département, entre Châtellerault et Loudun.
Elles totalisent 170 mutations, dont la médiane ressort. Le marché courant viennois est donc moins cher que ce que la médiane laisse entendre, celle-ci étant relevée par les grandes propriétés de chasse.
Le chêne pédonculé et le chêne sessile font la valeur, en futaie sur les stations profondes de Moulière, de Mareuil, de Scévolles et de Verrières. Le charme domine le sous-étage. Le châtaignier occupe les sols acides de la Gâtine et du Montmorillonnais. Le pin maritime et le pin sylvestre marquent les boisements de brandes. Le peuplier tient les vallées de la Vienne, du Clain et de la Gartempe.
L’appareil local recensé compte 596 établissements, dont 18 scieries seulement, 94 entreprises d’exploitation forestière et 250 de sylviculture. La présence de 17 unités d’imprégnation est cohérente avec une économie de pin de brande. L’établissement le plus important est celui d’Alliance Forêts Bois à Smarves, de 50 à 99 salariés. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés viennoises.
Le marché tourne autour de 214 mutations par an de plus d’un hectare, avec un repli net en 2025. Les plus grandes opérations sortent de l’ordinaire pour un département de ce niveau de prix : Verrue, huit cent vingt-cinq hectares, Saint-Laurent-de-Jourdes, trois cent vingt-huit, Roiffé, cent quatre-vingt-quinze, et Boivre-la-Vallée, cent quatre-vingt-huit.
Trois profils se partagent ce marché. Les groupes de chasse et les investisseurs patrimoniaux achètent les grands ensembles, à 12 303 €/ha médians au dessus de cent hectares, attirés par le tableau de cerf et par des prix d’entrée bas au regard du Bassin parisien. Les agriculteurs et les voisins alimentent le premier quartile, à 2 075 €/ha. Les exploitants forestiers interviennent sur le chêne des grands massifs, mais l’appareil local est léger.
Ce que le prix médian dissimule.
Le premier point est que la médiane viennoise et le prix d’une propriété constituée n’ont pas de rapport. À 3 985 €/ha en médiane et 12 303 €/ha au dessus de cent hectares, le rapport est de un à trois. Ce qui se paie sur les grands ensembles, c’est un droit de chasse adossé au troisième tableau de cerf de France, à une distance de Paris qui rend le département compétitif face à la Sologne ou au Loiret. Un propriétaire de trois cents hectares qui se cale sur la médiane départementale se trompe lourdement.
Le deuxième point est la dépendance de ce segment à un seul facteur. Un marché de grandes propriétés porté par la chasse est exposé à ce qui affecte la chasse : plans de chasse, coût de l’indemnisation des dégâts, transformation de la demande. Le retournement mesuré dans le Loiret, en Eure-et-Loir et en Seine-et-Marne montre que ce segment n’est pas immuable.
Le troisième point est la faiblesse de la première transformation. Dix-huit scieries dans un département qui produit du chêne de qualité : les acheteurs sont extérieurs et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.
Le quatrième point est une lacune complète de notre référentiel. Aucune région naturelle du département n’y est documentée. La géographie de marché que nous publions est une donnée, pas un jugement d’expert, et sur un département qui porte des massifs de chêne de qualité cette absence est regrettable.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs, et non une valeur d’expertise. Dans un département où une grande propriété vaut trois fois la médiane, la première question de l’évaluation est celle du marché adressable, la seconde celle du bail de chasse, capitalisé net de la charge de dégâts.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans la Vienne.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 3 985 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 069 mutations de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 25 % au dessous de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 075 et 14 477 €/ha.
Le prix médian passe de 3 713 €/ha entre un et dix hectares à 12 303 €/ha au dessus de cent hectares, soit un rapport de 3,3. Ce qui se paie sur les grands ensembles, c’est un droit de chasse adossé au troisième tableau de cerf élaphe de France, à une distance de Paris qui rend le département compétitif.
Avec 2 917 cerfs élaphes prélevés en 2024, la Vienne présente le troisième tableau de France, derrière l’Indre-et-Loire et le Cantal. Sur les propriétés constituées, le bail capitalisé explique le niveau de la tranche supérieure à cent hectares.
Les dix communes les plus actives, de Chauvigny à Genouillé en passant par Valdivienne, Scorbé-Clairvaux et Bonnes, se répartissent entre la vallée de la Vienne et le nord du département. Leur médiane mesurée ressort à 3 325 €/ha, soit 17 % au dessous de la médiane départementale.
Cinq vérifications s’imposent : le marché adressable visé, parcelle courante ou propriété de chasse, dont les prix diffèrent d’un facteur trois, le bail de chasse net de la charge de dégâts, la portance des terres de brandes, la distance à l’acheteur de bois, et la qualité réelle du chêne, bille par bille.
Ces 3 985 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang dans la Vienne sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. seuil du Poitou porte l’essentiel du marché. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent