Quatrième prix de France à 12 262 euros par hectare, et troisième taux de grandes propriétés avec 11,5 pour cent des ventes au-delà de vingt-cinq hectares. Ce marché haut de gamme recule pourtant de dix-huit pour cent sur cinq ans, de 12 752 à 10 490 euros.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt · Mis à jour le 13 août 2026
La moitié des ventes se règlent entre 5 600 et 28 496 €/ha, sur une surface médiane de 4,05 hectares. Le premier quartile du Loiret dépasse la médiane de quarante-quatre départements français : même le bas du marché y est cher.
| Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025 | Loiret | Centre-Val de Loire | France |
|---|---|---|---|
| Prix médian (€/ha) | 12 262 | 8 464 | 5 323 |
| 1er quartile (€/ha) | 5 600 | 3 922 | 2 303 |
| 3e quartile (€/ha) | 28 496 | 21 834 | 14 976 |
| Nombre de mutations | 946 | 5 105 | 86 327 |
| Surface échangée (ha) | 11 657 | non publié | 526 166 |
| Surface médiane par mutation (ha) | 4,0 | non publié | 2,3 |
Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.
C’est aussi l’un des reculs les plus marqués de nos travaux : la médiane passe de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit une baisse de 15,6 % en euros courants, et d’environ trente points en euros constants. Le
| Année | Mutations | Médiane (€/ha) | 1er quartile | 3e quartile |
|---|---|---|---|---|
| 2021 | 228 | 12 752 | en attente | en attente |
| 2022 | 197 | 14 472 | en attente | en attente |
| 2023 | 175 | 13 158 | en attente | en attente |
| 2024 | 181 | 11 275 | en attente | en attente |
| 2025 | 165 | 10 490 | en attente | en attente |
Fait rare, le prix unitaire décroît avec la surface au delà de vingt-cinq hectares : 10 381 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 19 290 €/ha de 10 à 25 hectares, 17 348 €/ha de 25 à 100 hectares, 16 579 €/ha au dessus de cent hectares. Le segment le plus recherché est celui des propriétés de dix à vingt-cinq hectares, taille d’une chasse familiale accessible depuis Paris.
Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Loiret, la part du peuplement dans le prix payé est faible, et le dire est un service rendu au client.
La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Ici, la situation domine tout : une heure et demie de Paris, avec des massifs constitués et des étangs.
La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin sylvestre solognot ou un chêne de la forêt d’Orléans, cette valeur est réelle mais sans commune mesure avec les niveaux du foncier local.
S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le Loiret est un département cynégétique majeur, et cette composante domine souvent les deux autres réunies.
Un hectare vendu 29 000 € dans le Loiret ne porte pas cinq fois plus de bois qu’un hectare vendu 5 700 €. Il porte une chasse et une distance à Paris.
Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.
Chêne, pin sylvestre et chasse. Nos conseillers le disent sans détour : la demande se fait sur la chasse, même s’il existe de jolis massifs de douglas et de pin sylvestre.
Chêne, pin sylvestre et châtaignier. Secteur recherché pour la chasse, dont la proximité de Paris fait la dynamique.
Très peu boisée, feuillus épars. Nos conseillers résument : lorsqu’il y a des forêts, leur valeur peut monter, parce qu’elles sont rares dans un pays de grande culture.
Peupliers et feuillus alluviaux, avec la forêt d’Orléans en bordure nord de la Sologne. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de chêne et une proximité parisienne qui dynamise le secteur.
Trois gammes coexistent. Le chêne de la forêt d’Orléans et du Val de Loire, destiné au sciage et au merrain. Le pin sylvestre solognot, de valeur unitaire modeste, dont nos conseillers notent qu’il pourrait céder la place au pin maritime. Le peuplier des vallées alluviales, compartiment à part, à cycle court.
L’appareil local recensé compte 35 scieries, 120 établissements d’exploitation forestière et 291 entreprises de sylviculture, soit 786 établissements. Les unités structurées se situent à Ouzouer-sur-Loire, Vitry-aux-Loges, Coullons, Sennely et Saint-Aignan-le-Jaillard. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.
Cent vingt exploitants forestiers pour un département de cette taille est un chiffre bas, cohérent avec un marché où le foncier se vend pour d’autres raisons que la production.
À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés du Loiret.
Le marché tourne autour de 191 ventes par an de plus d’un hectare, et le nombre décroît régulièrement, de 228 en 2021 à 166 en 2025. Les communes les plus actives sont Bazoches-sur-le-Betz avec soixante-trois mutations en cinq ans, La Ferté-Saint-Aubin trente-trois, Chuelles vingt-cinq, Bouzy-la-Forêt dix-neuf, Sury-aux-Bois dix-huit, Villemurlin seize. Les plus grandes opérations se situent à Nevoy, quatre cent quarante hectares, à Ardon, trois cent soixante-quatre, à Jouy-le-Potier, deux cent vingt-sept, à Neuvy-en-Sullias, deux cent huit.
Trois profils se le partagent. Les acquéreurs parisiens de propriétés de chasse fixent le haut du marché. Les investisseurs et les groupements forestiers visent les massifs de chêne du Val de Loire et de la forêt d’Orléans. Les professionnels du bois achètent du capital sur pied à des niveaux sans rapport avec le foncier local.
Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et dans le Loiret il dissimule un retournement.
Le premier point est le recul, et il est le plus marqué de tous nos travaux. Moins 15,6 % en euros courants sur cinq ans, et un troisième quartile qui perd 43 % entre 2023 et 2025, de 38 566 à 21 973 €/ha. Le nombre de ventes recule également, de 228 à 166 par an. Ces trois signaux convergent : le marché parisien de la chasse d’agrément s’est nettement contracté depuis 2022. Un vendeur qui se réfère aux prix de 2022 ou 2023 se réfère à un marché qui n’existe plus.
Le deuxième point est que le Loiret n’est pas cher en forêt, il est cher en chasse et en distance à Paris. Un troisième quartile à 28 496 €/ha est sans rapport avec la valeur d’un peuplement solognot. Un propriétaire qui invoque ces niveaux pour une parcelle sans territoire constitué se prépare une déconvenue, en succession comme en cession.
Le troisième point est le Gâtinais, qui perd 18,7 % en cinq ans quand la Beauce voisine gagne 23,2 %. Ces deux mouvements contraires, mesurés sur des échantillons de deux cents à six cents ventes, montrent que la contraction touche d’abord les secteurs les plus dépendants de la demande d’agrément, et épargne ceux où la rareté joue.
Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Plusieurs des grandes mutations recensées, notamment à Neuvy-en-Sullias à plus de 30 000 €/ha, comportent manifestement du bâti et ne se transposent à aucune propriété forestière.
Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la chasse et la distance à Paris font le prix, et où le marché se retourne, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément le territoire cynégétique et de dire au client ce qui, dans le prix qu’on lui annonce, relève encore du marché de 2026.
Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Loiret.
Faire évaluer une propriété forestièreLe prix médian constaté s’établit à 12 262 €/ha entre 2021 et 2025, sur 946 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 127 % au-dessus de la médiane nationale. C’est le huitième département le plus cher de France. La moitié des transactions se situent entre 5 600 et 28 496 €/ha.
La médiane départementale recule de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit 15,6 % en euros courants et environ trente points en euros constants. Le troisième quartile perd 43 % depuis 2023 et le nombre de ventes annuelles décroît : le marché de la chasse d’agrément s’est contracté.
La chasse et la distance à Paris expliquent l’essentiel. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le département offre des territoires constitués à une heure et demie de la capitale. La valeur du peuplement, pin sylvestre solognot ou chêne de la forêt d’Orléans, ne justifie pas à elle seule ces niveaux.
Les propriétés de dix à vingt-cinq hectares atteignent 19 290 €/ha médians, contre 10 381 €/ha en dessous de dix hectares et 16 579 €/ha au dessus de cent. Cette taille correspond à celle d’une chasse familiale accessible à un acquéreur individuel, ce qui en fait le segment le plus disputé.
Quatre vérifications s’imposent : la consistance réelle du territoire de chasse, clôture, étangs et aménagements compris, la valeur du capital sur pied, souvent modeste au regard du prix demandé, la portance des sables et argiles solognots, et la date des transactions comparables invoquées, le marché ayant nettement reculé depuis 2023.
Le chiffre de 12 262 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans le Loiret figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Sologne, Gâtinais ou Beauce se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.
Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026Pretium loci, non silvae.
Homo et arbor radices habent