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Prix de la forêt en Eure-et-Loir

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Eure-et-Loir ?

La moitié des ventes se règlent entre 5 000 et 17 565 €/ha, sur une surface médiane de 2,25 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Eure-et-LoirCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)8 0248 4645 323
1er quartile (€/ha)4 7783 9222 303
3e quartile (€/ha)16 84521 83414 976
Nombre de mutations4275 10586 327
Surface échangée (ha)2 726non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,3non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le rapport entre le troisième et le premier quartile s’établit à 3,5, contre 6,6 au plan national. Le marché eurélien est donc resserré : le premier quartile, à 5 000 €/ha, dépasse la médiane de trente-cinq départements. Il n’existe pratiquement pas de forêt bon marché en Eure-et-Loir.

La médiane est stable de 7 892 à 7 871 €/ha, soit un recul de 0,3 % en euros courants. Les deux quartiles divergent : le premier progresse de 7,1 %, le troisième perd 36,3 %.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
2021987 905en attenteen attente
20221017 584en attenteen attente
2023758 386en attenteen attente
2024739 987en attenteen attente
2025807 496en attenteen attente

La taille joue : 8 023 €/ha médians de 1 à 10 hectares sur 395 ventes, 9 077 €/ha de 10 à 25 hectares sur 26 ventes, 18 114 €/ha de 25 à 100 hectares sur 9 ventes seulement, effectif faible à interpréter avec prudence. Quatre ventes de plus de cent hectares sont recensées, nombre insuffisant pour publier une médiane.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Eure-et-Loir, la part du fonds est plus élevée qu’ailleurs, le sol y étant rare et convoité.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé. Dans un département céréalier, le fonds forestier est valorisé par sa rareté et par son usage cynégétique autant que par son potentiel de production. Il reste indexé sur la valeur des terres agricoles beauceronnes.

La valeur de la superficie est celle du peuplement, à partir de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les chênaies du Perche et du Thymerais, elle peut être substantielle. Sur les bois de Beauce, souvent des bosquets de rapport cynégétique, elle est faible.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée au taux retenu. En 2024, 2 852 sangliers, 5 912 chevreuils, 731 cerfs élaphes et 34 daims ont été prélevés dans le département. Ce chiffre de 731 cerfs, dans un département aussi peu boisé, indique la place réelle du grand gibier dans la formation du prix local.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Perche

Chênaies et bocage boisé, au nord-ouest. Nous devons signaler une lacune : le référentiel TerrAgree porte sur ce secteur une appréciation mutualisée avec le Gâtinais, sans analyse propre au Perche. L’explication de terrain reste à écrire.

La Beauce

seulement. Nos conseillers résument la situation en une phrase : la Beauce est très peu boisée, et lorsqu’il y a des forêts leur valeur peut monter. C’est ce que montre la série, un échantillon mince, de trente-trois à cinquante et une ventes par an, et une progression forte. La rareté fait le prix.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne pédonculé et le chêne sessile font la valeur, accompagnés de hêtre sur les stations fraîches du Thymerais. Les massifs domaniaux de Senonches et de Châteauneuf constituent la référence locale. Le pin sylvestre occupe les sols les plus pauvres, sans prime.

L’appareil local recensé est très léger au regard du niveau de prix pratiqué : 425 établissements, dont seulement 16 scieries, 69 entreprises d’exploitation forestière et 133 de sylviculture. Quatre établissements seulement dépassent dix salariés, dont une scierie, Bois Solutions F à Chapelle-Guillaume, et une unité d’emballage, Legendre à La Bazoche-Gouët. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas résineux et feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés euréliennes.

La desserte
Le relief est faible et le réseau excellent, la proximité de l’Île-de-France étant en elle-même un facteur de valeur.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 2,25 hectares, le département est morcelé, et le prix unitaire double entre les petites parcelles et les ensembles de 25 à 100 hectares.
La pente
Marginale, hormis les coteaux du Perche et les vallées de l’Eure, du Loir et de l’Avre.
La portance
Les limons battants de la Beauce et les argiles à silex du Perche restreignent les fenêtres de chantier après épisode pluvieux.
Le droit de chasse
Premier facteur de dispersion. Avec 731 cerfs élaphes prélevés en 2024, la demande cynégétique est structurée par la proximité parisienne, et le bail capitalisé pèse lourdement sur les propriétés constituées.
Le document de gestion
13 mutations sur 434 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 3 % : un plan approuvé y est donc un argument distinctif.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, protections attachées aux abords des massifs domaniaux.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 87 ventes par an de plus d’un hectare, ce qui en fait l’un des marchés les plus étroits parmi les départements traités. Les communes les plus actives sont Cloyes-les-Trois-Rivières avec treize mutations en cinq ans, Authon-du-Perche et Boissy-lès-Perche onze, Val-d’Yerre neuf, Charpont huit, puis Berchères-Saint-Germain, Saintigny, Auneau-Bleury-Saint-Symphorien et Happonvilliers avec sept chacune. Les plus grandes opérations se situent à La Ferté-Vidame, cinq cent vingt-quatre hectares en décembre 2023, à Illiers-Combray, cent trente-sept, à Pontgouin, cent trente et un, et à Beaumont-les-Autels, cent neuf.

Deux profils dominent. Les acquéreurs d’agrément et de chasse, venus d’Île-de-France pour une large part, portent le haut du marché sur les ensembles du Perche et du Thymerais. Les agriculteurs et les voisins alimentent le premier quartile, sur des bosquets à fonction autant cynégétique qu’agronomique. Les professionnels du bois sont peu présents.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que le prix eurélien n’est pas un prix de bois. Un département qui compte seize scieries et quatre établissements de plus de dix salariés dans toute la filière ne dispose pas d’un appareil capable de porter la valeur d’un peuplement. Le prix payé rémunère la rareté du sol, l’agrément et la chasse. Les acheteurs de chêne sont en Sarthe, dans le Loiret ou en Bourgogne, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Le deuxième point est le décrochage du haut du marché. Le même mouvement est mesuré dans le Loiret et en Indre-et-Loire : le segment d’agrément du bassin parisien s’est retourné, et une évaluation calée sur des comparables de 2021 surestime aujourd’hui les propriétés de chasse.

Le troisième point tient à la donnée. Les quatre plus grandes mutations recensées affichent des prix de 12 500 à 57 115 €/ha sur plus de cent hectares. Ces montants comportent du bâti : les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti ni du mobilier. Ces quatre lignes doivent être écartées de tout raisonnement de comparaison.

Le quatrième point est une lacune de notre référentiel. Le Perche affiche la cote la plus élevée du département, 9 672 €/ha sur 358 ventes, et nos conseillers ne l’ont pas encore documenté pour lui-même. Un chiffre inexpliqué ne fonde pas une négociation.

Faire évaluer une forêt en Eure-et-Loir

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise. Dans un département où la chasse et la rareté du sol expliquent l’essentiel du prix, l’évaluation suppose de distinguer la valeur du fonds, celle de la superficie et celle des aménités, et de capitaliser le bail sur une base contractuelle vérifiée.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Eure-et-Loir.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Eure-et-Loir ?

Le prix médian constaté s’établit à 8 024 €/ha entre 2021 et 2025, sur 434 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 52 % au dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 5 000 et 17 565 €/ha.

Pourquoi la forêt est-elle chère dans un département aussi peu boisé ?

La rareté du sol forestier dans un département céréalier, la demande cynégétique structurée avec 731 cerfs élaphes prélevés en 2024 et la proximité de l’Île-de-France expliquent le niveau des prix. Le premier quartile eurélien, 5 000 €/ha, dépasse ainsi la médiane de trente-cinq départements français.

Le prix de la forêt monte-t-il en Eure-et-Loir ?

La médiane est stable, de 7 892 €/ha en 2021 à 7 871 €/ha en 2025. Le mouvement réel concerne les extrêmes : le premier quartile progresse de 7,1 % pendant que le troisième quartile recule de 36,3 %, ce qui traduit un retournement du segment d’agrément et de chasse du bassin parisien.

Une vente de plus de cent hectares constitue-t-elle une référence utilisable ?

Les quatre mutations de plus de cent hectares recensées en Eure-et-Loir, à La Ferté-Vidame, Illiers-Combray, Pontgouin et Beaumont-les-Autels, affichent des prix de 12 500 à 57 115 €/ha qui comportent du bâti. Les données de valeurs foncières étant publiées tout compris, ces lignes ne se transposent à aucune propriété exclusivement forestière.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Eure-et-Loir ?

Quatre vérifications s’imposent : le montant réel du bail de chasse, qui porte une part déterminante de la valeur, la distance à l’acheteur de bois effectif, la composition exacte du bien dans les comparables retenus, bâti compris, et la portance des limons et des argiles à silex.

Ces 434 mutations disent ce qui s’est payé, pas ce que vaut un bien précis : cette bascule est l’objet de l’évaluation forestière. Le classement des départements et la méthode de calcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion qui conditionne la garantie de gestion durable sur la page du plan simple de gestion. Pour situer Perche et Beauce parmi les grands ensembles français, voir notre panorama des massifs forestiers de France ; pour le vocabulaire, notre lexique forestier ; pour la marche à suivre, vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Indre-et-Loire : la grande propriété tient, le reste du marché forestier recule

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Indre-et-Loire ?

La moitié des ventes se règlent entre 2 856 et 14 024 €/ha, sur une surface médiane de 2,24 hectares.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Indre-et-LoireCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)4 9998 4645 323
1er quartile (€/ha)2 7963 9222 303
3e quartile (€/ha)13 48021 83414 976
Nombre de mutations1 2985 10586 327
Surface échangée (ha)11 737non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,2non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché recule : la médiane passe de 5 166 €/ha en 2021 à 4 576 €/ha en 2025, soit une baisse de 11,4 % en euros courants.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20212845 170en attenteen attente
20222615 002en attenteen attente
20232574 907en attenteen attente
20242455 252en attenteen attente
20252514 399en attenteen attente

La taille joue fortement : 4 617 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 9 722 €/ha de 10 à 25 hectares, 12 794 €/ha de 25 à 100 hectares, 13 186 €/ha au dessus de cent hectares, sur dix-neuf ventes. Le prix unitaire triple entre la petite parcelle et le grand ensemble.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Indre-et-Loire, la décomposition est plus équilibrée qu’ailleurs en Centre-Val de Loire : le département porte du chêne de qualité en même temps qu’une demande cynégétique forte.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Sur les terrasses ligériennes et la Gâtine, les sols sont bons, y compris pour le peuplier, et la proximité de Tours comme celle de Paris soutiennent le fonds.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne sessile de chênaie ligérienne, cette valeur est réelle et les acheteurs sont installés dans le département.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Et l’Indre-et-Loire se distingue nettement : avec 3 847 cerfs élaphes prélevés en 2024, c’est le premier tableau de cerf de France, devant le Cantal et la Vienne, avec également 10 099 sangliers et 6 298 chevreuils.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

Le Val de Loire

Peupliers et feuillus alluviaux. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de chêne et une proximité parisienne qui dynamise le secteur pour la forêt comme pour la chasse.

La Gâtine tourangelle

Chêne sessile, avec les chênaies ligériennes d’Amboise et de Blois pour référence. Nos conseillers la décrivent en deux points : un très bon secteur pour le peuplier, sur de très bons sols, et de belles chênaies. , sur des.

Le Saumurois

Chêne, feuillus et pin, avec Chinon et son ancienne chasse royale pour référence. Nos conseillers y voient de très beaux massifs de chêne, de très belles qualités, et des scieurs locaux.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne sessile des chênaies ligériennes constitue le capital de valeur, avec une destination de sciage, de merrain et de tranchage pour les meilleures billes. Le peuplier occupe les fonds alluviaux de la Loire, du Cher, de l’Indre et de la Vienne, sur un cycle court et avec des débouchés de déroulage et d’emballage. Le pin maritime et le pin sylvestre occupent les sables de la Brenne tourangelle et du Richelais.

L’appareil local recensé compte 34 scieries, 143 établissements d’exploitation forestière et 364 entreprises de sylviculture, soit 855 établissements. Les unités structurées se situent à Athée-sur-Cher, Genillé, Beaumont-Village et Saint-Pierre-des-Corps, où l’on relève une parqueterie. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

La présence d’une parqueterie et de scieries de feuillus donne au chêne tourangeau un débouché local réel, ce qui distingue ce département de ses voisins solognots où le bois n’a pas d’acheteur de proximité.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés d’Indre-et-Loire.

La desserte
Le relief est modéré et le réseau dense. La question porte sur la place de dépôt et la portance.
Le morcellement
Le prix unitaire triple entre les parcelles de moins de dix hectares et les ensembles de plus de cent : c’est le facteur dominant du département.
La pente
Marginale, sauf sur les coteaux de la Loire, du Cher et de la Vienne.
La portance
Les argiles à silex de la Gâtine et les sables du Richelais restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
Premier tableau de cerf de France en 2024, avec 3 847 prélèvements. Le plan de chasse attribué, son historique et la constitution du territoire pèsent lourdement dans la valeur.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et les protections attachées au classement du Val de Loire au patrimoine mondial.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 262 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Bourgueil avec trente mutations en cinq ans, Rillé vingt-neuf, Continvoir, Langeais et Bénais vingt-sept, Saint-Épain vingt-deux, Avrillé-les-Ponceaux vingt et une. Toutes se situent au nord-ouest, autour des massifs de Rillé et de Bourgueil. Les plus grandes opérations se situent à Ambillou, sept cent quatre-vingt-deux hectares, et à Langeais, deux cent vingt-six. Une mutation de sept cent huit hectares à Amboise, affichée à plus de 53 000 €/ha, ne relève pas du marché forestier et nous l’écartons de nos comparaisons.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs de territoires de chasse, attirés par la densité de cerf, absorbent le segment au dessus de dix hectares. Les professionnels du bois et les scieurs de feuillus achètent le chêne à la valeur technique. Les particuliers et les riverains alimentent le premier quartile, à 2 856 €/ha.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est le retrait du haut de marché, et il est massif. C’est le mouvement le plus net que nous ayons mesuré sur ce segment. Il rejoint ce que nous observons dans le Loiret, le Cher et le Gâtinais : le marché des propriétés d’agrément et de chasse du Bassin parisien s’est contracté depuis 2022. Un vendeur qui se réfère aux niveaux de 2021 se réfère à un marché qui n’existe plus.

Le deuxième point est le recul de la Gâtine tourangelle, de 17,9 % en cinq ans sur un échantillon solide. C’est précisément la région naturelle qui porte les chênaies ligériennes, c’est-à-dire ce que le département a de meilleur en production. La qualité du chêne n’a pas protégé la cote.

Le troisième point est la dépendance à la chasse au cerf. Le premier tableau de France est un argument commercial puissant, mais il repose sur un plan de chasse administré, révisable, et sur un équilibre forêt-gibier qui fait débat. Une propriété dont la valeur repose sur un plan de chasse élevé est exposée à une décision qui ne lui appartient pas. À l’inverse, une densité de cerf forte a un coût sylvicole : les dégâts d’écorçage et d’abroutissement grèvent le renouvellement, et ce coût doit figurer dans l’évaluation.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. La mutation d’Amboise, sept cent huit hectares à plus de 53 000 €/ha, en est l’illustration : c’est un ensemble bâti, en aucun cas une référence forestière.

Faire évaluer une forêt en Indre-et-Loire

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département qui réunit du chêne de qualité et la première densité de cerf de France, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier le plan de chasse et son historique, et de chiffrer les dégâts de gibier au renouvellement.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Indre-et-Loire.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Indre-et-Loire ?

Le prix médian constaté s’établit à 4 999 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 309 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 7 % sous la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 2 856 et 14 024 €/ha.

L’Indre-et-Loire est-elle le premier département de France pour le cerf ?

Avec 3 847 cerfs élaphes prélevés en 2024, l’Indre-et-Loire présente le premier tableau national pour cette espèce, devant le Cantal et la Vienne. Cette densité soutient la valeur des territoires de chasse, mais elle a une contrepartie sylvicole : les dégâts d’écorçage et d’abroutissement grèvent le renouvellement des peuplements.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Indre-et-Loire ?

La médiane recule de 11,4 % entre 2021 et 2025, et surtout le troisième quartile perd 43 %, de 18 994 à 10 835 €/ha. Ce retrait du haut de marché se retrouve dans le Loiret, le Cher et le Gâtinais : le marché des propriétés d’agrément et de chasse du Bassin parisien s’est contracté depuis 2022.

Où trouve-t-on le meilleur chêne en Indre-et-Loire ?

La Gâtine tourangelle porte les chênaies ligériennes, avec Amboise et Blois pour référence, et nos conseillers y relèvent de belles chênaies sur de très bons sols. Le Saumurois, autour de Chinon, offre également de très beaux massifs de chêne avec des scieurs locaux. La cote de la Gâtine recule pourtant de 17,9 % en cinq ans.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Indre-et-Loire ?

Quatre vérifications s’imposent : le plan de chasse attribué et son historique, les dégâts de gibier sur la régénération et leur coût, la qualité réelle du chêne au regard des débouchés de merranderie et de tranchage, et la composition exacte de la mutation, le prix DVF mêlant le sol, les bois et le bâti.

Ces 4 999 €/ha portent le sol, les arbres et parfois le bâti sans les séparer : c’est l’évaluation forestière qui fait ce partage. Le rang en Indre-et-Loire sur les départements publiés figure dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le plan qui engage une propriété sur dix à vingt ans sur la page du plan simple de gestion. Val de Loire, Gâtine tourangelle ou Saumurois ne se paient pas au même prix. Notre panorama des massifs forestiers de France les replace à l’échelle nationale, notre lexique forestier en donne le vocabulaire, et la page vendre sa forêt la marche à suivre.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Indre : un marché forestier où le prix à l’hectare monte de moitié avec la taille du lot

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans l’Indre ?

La moitié des ventes se règlent entre 3 489 et 27 872 €/ha, sur une surface médiane de 2,50 hectares. L’écart entre les deux quartiles atteint un rapport de huit : l’Indre est un marché très dispersé.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025IndreCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)8 2338 4645 323
1er quartile (€/ha)3 4913 9222 303
3e quartile (€/ha)27 44721 83414 976
Nombre de mutations7245 10586 327
Surface échangée (ha)6 609non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)2,5non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La médiane progresse de 17,6 % en euros courants sur cinq ans, mais la trajectoire est heurtée : creux à 6 983 €/ha en 2023, sommet à 10 579 €/ha en 2025.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
20211288 964en attenteen attente
20221627 348en attenteen attente
20231526 983en attenteen attente
20241308 052en attenteen attente
20251529 740en attenteen attente

La taille joue jusqu’à dix hectares puis plafonne : 6 598 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 11 226 €/ha de 10 à 25 hectares, 11 894 €/ha de 25 à 100 hectares, 11 294 €/ha au dessus de cent hectares, sur douze ventes.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans l’Indre, cette séparation est décisive, parce que le département réunit deux logiques opposées : le chêne de qualité au nord et à l’est, la chasse et les étangs à l’ouest.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. En Brenne, elle intègre les étangs, les digues et les aménagements cynégétiques, qui n’ont rien de forestier. En Champagne berrichonne et en Boischaut, elle tient à la qualité de la station à chêne.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un chêne de merrain du Boischaut, le capital est considérable. Sur un taillis de Brenne entre deux étangs, il est modeste.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 11 711 sangliers et 2 569 cerfs élaphes prélevés en 2024, l’un des plus forts tableaux de cerf du Centre-Val de Loire, cette composante domine le haut du marché.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Champagne berrichonne

Chêne, feuillus et peupliers. Nos conseillers y voient un très bon secteur de chêne, sur de bons sols forestiers, y compris pour le peuplier, avec le cerf présent et un scieur à Ardentes.

Le Berry

Chêne et feuillus. Jolis massifs feuillus selon nos conseillers, avec une réserve sur les dépérissements.

Le Boischaut

Chêne et feuillus de bocage, dans le prolongement de Tronçais et des Abbayes. Nos conseillers en font l’un des plus beaux secteurs de chêne d’Europe, avec une réserve nette sur les dépérissements du chêne pédonculé.

La Brenne

Chêne, pin et étangs. Nos conseillers la décrivent en une formule : la deuxième Sologne, un peu moins chère, mais secteur d’avenir. Spot réputé pour la chasse.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le chêne fait la valeur haute, du Boischaut à la Champagne berrichonne, avec une destination de merrain et de tonnellerie pour les meilleures billes, et des acheteurs de premier plan à courte distance. Le pin et les feuillus de Brenne occupent l’ouest, avec une valeur unitaire nettement inférieure. Le peuplier complète, sur les fonds alluviaux.

L’appareil local recensé est léger : 31 scieries, 109 établissements d’exploitation forestière et 267 entreprises de sylviculture, soit 576 établissements. Les unités structurées se situent à Buzançais, Mézières-en-Brenne et Montgivray. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cette légèreté a une conséquence : une part des acheteurs de chêne berrichon vient du Cher et de l’Allier, et le coût de transport se retranche du prix net vendeur.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés de l’Indre.

La desserte
Le relief est modéré. En Brenne, la question porte davantage sur la praticabilité entre étangs que sur l’accès depuis la voirie.
Le morcellement
Le passage au dessus de dix hectares fait presque doubler le prix unitaire, puis le prix plafonne : au delà, la taille n’apporte plus rien.
La pente
Marginale, sauf sur les vallées de la Creuse et de l’Anglin.
La portance
Les argiles à silex de la Brenne et les sols lourds du Boischaut restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
En 2024, 11 711 sangliers, 9 196 chevreuils et 2 569 cerfs élaphes ont été prélevés. En Brenne, la chasse au gibier d’eau et le grand gibier se capitalisent tous deux.
Le document de gestion
Un plan simple de gestion approuvé sécurise l’acquéreur et ouvre certains régimes fiscaux.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et en Brenne le parc naturel régional et les protections attachées aux zones humides, qui encadrent les étangs.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 145 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Mézières-en-Brenne avec seize mutations en cinq ans, Prissac treize, Pouligny-Saint-Pierre douze, Douadic onze, Anjouin, Saint-Maur, Vendœuvres et Buzançais dix chacune. Les plus grandes opérations se situent à Buzançais, deux cent soixante-dix-sept hectares, à Villedieu-sur-Indre, deux cent soixante et un, à Mézières-en-Brenne, cent trente-neuf.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs de propriétés de chasse, attirés par la Brenne et ses étangs, fixent le haut du marché. Les professionnels du bois et les merrandiers achètent du chêne à la valeur technique, dans le Boischaut et la Champagne berrichonne. Les particuliers et les voisins alimentent le premier quartile, à 3 489 €/ha.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que les deux moitiés du département évoluent en sens contraire. La Brenne progresse de 71,4 % en cinq ans, le Boischaut recule de 20,3 %. La première vend de la chasse et des étangs, le second du chêne de qualité. Un propriétaire qui invoque la médiane départementale pour l’une ou l’autre de ces situations se trompe de marché.

Le deuxième point est sanitaire, et il touche ce que le département a de meilleur. Nos conseillers tiennent le Boischaut pour l’un des plus beaux secteurs de chêne d’Europe et signalent dans le même mouvement des dépérissements sur le chêne pédonculé, avec une réserve semblable sur le Berry. La réputation d’un terroir ne protège ni le peuplement ni le prix : la cote du Boischaut a perdu un cinquième de sa valeur en cinq ans.

Le troisième point concerne la Brenne. Nos conseillers y voient un secteur d’avenir, et la progression de 71,4 % leur donne raison à ce stade. Cette hausse porte cependant sur un actif dont la valeur est cynégétique et paysagère avant d’être forestière, dans un contexte où le marché de la chasse d’agrément se contracte ailleurs, notamment en Sologne et dans le Gâtinais. Nous signalons cette divergence sans la trancher.

Le quatrième point tient au troisième quartile, à 27 872 €/ha. Un quart des ventes se conclut au dessus, ce qui est incompatible avec la valeur d’un peuplement berrichon ordinaire. Ces montants correspondent à des propriétés de chasse constituées, avec étangs et parfois bâti. Ils ne se transposent pas.

Faire évaluer une forêt dans l’Indre

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département partagé entre le chêne de qualité et la chasse d’étangs, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément le territoire cynégétique et de dire au client dans lequel des deux marchés il se situe.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans l’Indre.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans l’Indre ?

Le prix médian constaté s’établit à 8 233 €/ha entre 2021 et 2025, sur 724 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 47 % au-dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 3 489 et 27 872 €/ha.

Pourquoi la Brenne prend-elle de la valeur ?

La cote de la Brenne progresse de 71,4 % entre 2021 et 2025, de 5 775 à 9 898 €/ha. Nos conseillers la décrivent comme la deuxième Sologne, moins chère mais promise à l’avenir, réputée pour la chasse. La valeur y est cynégétique et paysagère avant d’être forestière, portée par les étangs et le grand gibier.

Le chêne du Boischaut vaut-il plus cher que celui de Brenne ?

Le Boischaut affiche 7 023 €/ha contre 6 849 €/ha en Brenne, un écart faible qui masque deux réalités opposées : le Boischaut recule de 20,3 % en cinq ans, la Brenne progresse de 71,4 %. La qualité du chêne y est pourtant sans comparaison, nos conseillers tenant le Boischaut pour l’un des plus beaux secteurs d’Europe.

Les chênes de l’Indre sont-ils touchés par le dépérissement ?

Nos conseillers signalent des dépérissements sur le chêne pédonculé dans le Boischaut et émettent la même réserve sur le Berry. Les sécheresses répétées affectent particulièrement cette essence sur les sols à réserve utile limitée. Un cubage qui ne distingue pas le pédonculé du sessile surestime le capital.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans l’Indre ?

Quatre vérifications s’imposent : la part du chêne pédonculé dans le capital sur pied et son état sanitaire, la consistance réelle du territoire de chasse en Brenne, étangs et digues compris, la portance des argiles à silex, et les servitudes attachées aux zones humides et au parc naturel régional.

De ces 724 mutations à la valeur d’un bien donné, il y a la distance d’une visite : c’est l’objet de l’évaluation forestière. Le repère national et la méthode de recalcul figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, le document de gestion sur la page du plan simple de gestion. Champagne berrichonne, Berry ou Boischaut ne se paient pas au même prix. Elles sont replacées dans notre panorama des massifs forestiers de France, expliquées dans notre lexique forestier, et la cession est décrite sur la page vendre sa forêt.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Loir-et-Cher : le marché forestier où la grande propriété fait le prix

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt en Loir-et-Cher ?

La moitié des ventes se règlent entre 4 563 et 22 403 €/ha, sur une surface médiane de 3,01 hectares, l’une des plus élevées de France. Le Loir-et-Cher échange des propriétés, pas des parcelles.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025Loir-et-CherCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)9 9838 4645 323
1er quartile (€/ha)4 5633 9222 303
3e quartile (€/ha)22 40321 83414 976
Nombre de mutations1 1945 10586 327
Surface échangée (ha)14 661non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)3,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

La médiane progresse de 8,4 % en euros courants sur cinq ans, avec un sommet en 2022 puis un palier.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
202125710 000en attenteen attente
202221510 949en attenteen attente
20232589 827en attenteen attente
20242349 245en attenteen attente
202523010 774en attenteen attente

La taille commande tout, et le seuil est très net : 7 548 €/ha médians de 1 à 10 hectares, puis 18 410 €/ha de 10 à 25 hectares, sur cent cinquante et une ventes, 16 723 €/ha de 25 à 100 hectares et 16 369 €/ha au dessus de cent hectares. Le prix unitaire est multiplié par deux et demi au passage de dix hectares, puis décroît légèrement. Le segment le plus disputé est celui de la chasse familiale constituée.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. En Loir-et-Cher, la part du peuplement dans le prix payé est faible, et l’écrire est le premier service à rendre au client.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. En Sologne, elle intègre les étangs, les allées, les layons, les miradors et les clôtures, autant d’investissements incorporés qui ne relèvent pas de la sylviculture.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur les sables et argiles solognots, le pin sylvestre et le chêne produisent peu, et cette valeur est sans commune mesure avec les niveaux du foncier local.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 22 793 sangliers prélevés en 2024, le Loir-et-Cher se classe au quatrième rang national, avec également 2 840 cerfs élaphes et 10 734 chevreuils. Cette composante domine les deux autres réunies.

Un hectare vendu 23 000 € en Loir-et-Cher ne porte pas trois fois plus de bois qu’un hectare vendu 7 500 €. Il porte un territoire de chasse constitué.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Sologne

Chêne, pin sylvestre et chasse, avec les chênaies de Russy et de Vierzon pour référence. Nos conseillers sont explicites : la demande se fait sur la chasse, même s’il existe de jolis massifs de douglas et de pin sylvestre.

Le Gâtinais

Chêne, pin sylvestre et châtaignier. Secteur recherché pour la chasse, dont la proximité de Paris fait la dynamique.

Le Perche

Chêne et hêtre, au nord-ouest. Même mécanique que le Gâtinais : secteur recherché pour la chasse, dynamisé par la proximité de Paris.

Le Val de Loire

Peupliers et feuillus alluviaux, sur la partie loir-et-chérienne du val. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de chêne et une proximité parisienne qui dynamise la forêt comme la chasse.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Le pin sylvestre solognot domine les surfaces, avec une valeur unitaire modeste et une destination de palette, de trituration et de bois énergie. Le chêne, présent en Sologne comme en Val de Loire et dans le Perche, porte la valeur haute. Le peuplier occupe les fonds alluviaux du Loir, du Cher et de la Loire.

L’appareil local recensé est étonnamment léger au regard des surfaces échangées : 15 scieries seulement, 173 établissements d’exploitation forestière et 323 entreprises de sylviculture, soit 845 établissements. Les unités structurées se situent à Chailles, Neuvy, Millançay et Mont-près-Chambord, aucune ne dépassant vingt salariés au recensement départemental. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Quinze scieries pour 14 642 hectares échangés en cinq ans, quatrième volume national : le rapport dit tout. En Loir-et-Cher, la forêt change de mains sans que le bois soit le sujet.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés de Loir-et-Cher.

La desserte
Le relief est nul. Ce qui compte est la qualité du réseau interne d’allées, de layons et de places de tir, qui relève de l’aménagement cynégétique.
Le morcellement
Le seuil de dix hectares multiplie le prix unitaire par deux et demi : c’est la taille à partir de laquelle un territoire de chasse devient autonome.
La pente
Sans objet sur la totalité du département.
La portance
Les sables et argiles solognots occupent la moitié sud du département et n’autorisent les chantiers qu’en période sèche ou gelée.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de prix, et de très loin. Clôture, étangs, miradors, plan de chasse attribué et historique de tableau pèsent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
154 mutations sur 1194 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 13 % : le document est ici la norme, et son absence se remarque.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et en Sologne les contraintes attachées aux zones humides, aux étangs et à la réglementation des clôtures.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 240 ventes par an de plus d’un hectare. Les communes les plus actives sont Le Controis-en-Sologne avec quarante-cinq mutations en cinq ans, Villefranche-sur-Cher trente-deux, Gièvres vingt-sept, Langon-sur-Cher vingt-six, Pruniers-en-Sologne vingt-cinq, Pierrefitte-sur-Sauldre et Châtillon-sur-Cher vingt-deux. Toutes se situent en Sologne. Les plus grandes opérations se situent à Brévainville, deux cent cinquante-six hectares, à Selles-Saint-Denis, deux cent quarante-sept, à Mur-de-Sologne, deux cent trente-neuf, à Pierrefitte-sur-Sauldre, deux cent vingt-huit.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs de propriétés de chasse, majoritairement parisiens, fixent le prix et absorbent le segment de dix à cent hectares. Les investisseurs et les groupements forestiers sont présents sur les grands ensembles sans dominer. Les professionnels du bois achètent du capital sur pied à des niveaux sans rapport avec le foncier local.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule.

Le premier point est que le Loir-et-Cher n’est pas un département cher en forêt, il est cher en chasse. Le rapport de quinze scieries pour le quatrième volume échangé de France le démontre plus sûrement qu’un argument. Un propriétaire qui invoque 9 983 €/ha dans une succession ou une déclaration d’impôt sur la fortune immobilière doit savoir que ce niveau ne se justifie par aucune production et que la motivation devra porter sur le territoire cynégétique.

Le deuxième point est l’ajustement du haut de marché. Le cœur du marché solognot résiste, mais les biens les plus valorisés se sont ajustés. Un vendeur qui se réfère à 2021 ou 2022 se réfère à un niveau que le marché n’a pas retrouvé.

Le troisième point est la dépendance à un facteur unique. La valeur solognote repose sur la demande parisienne de territoires de chasse. Cette demande est réelle et ancienne, mais elle est concentrée sur un profil d’acquéreurs restreint et sensible à la conjoncture, comme le montre le repli du Gâtinais et du Loiret. Une propriété dont la valeur repose entièrement sur cet effet est plus exposée qu’il n’y paraît.

Le quatrième point est réglementaire et propre à la Sologne. Les clôtures, les étangs et les zones humides font l’objet de contraintes spécifiques dont l’évolution peut affecter directement la valeur d’usage d’un territoire de chasse. Ce risque se vérifie parcelle par parcelle, pas au niveau du département.

Faire évaluer une forêt en Loir-et-Cher

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la chasse fait le prix, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément le territoire cynégétique, ses équipements et son plan de chasse, et de dire au client ce qui, dans le prix qu’on lui propose, relève de la forêt.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière en Loir-et-Cher.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt en Loir-et-Cher ?

Le prix médian constaté s’établit à 9 983 €/ha entre 2021 et 2025, sur 1 194 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 82 % au-dessus de la médiane nationale. C’est le dix-septième département le plus cher de France. La moitié des transactions se situent entre 4 563 et 22 403 €/ha.

Pourquoi la forêt se paie-t-elle si cher en Sologne ?

La cote de la Sologne s’établit à 14 344 €/ha. Nos conseillers l’expliquent sans détour : la demande se fait sur la chasse. Avec 22 793 sangliers prélevés en 2024, quatrième tableau national, et 2 840 cerfs élaphes, le département offre des territoires constitués à moins de deux heures de Paris.

À partir de quelle surface le prix change-t-il en Loir-et-Cher ?

Le seuil se situe à dix hectares. En dessous, la médiane est de 7 548 €/ha ; entre dix et vingt-cinq hectares, elle atteint 18 410 €/ha, sur cent cinquante et une ventes. C’est la taille à partir de laquelle un territoire de chasse devient autonome, et le segment le plus disputé du département.

Le prix de la forêt baisse-t-il en Loir-et-Cher ?

La médiane progresse de 8,4 % entre 2021 et 2025, mais le Le cœur du marché solognot résiste tandis que les biens les plus valorisés se sont ajustés, dans un mouvement comparable à celui du Gâtinais et du Loiret voisins.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt en Loir-et-Cher ?

Quatre vérifications s’imposent : la consistance du territoire de chasse, clôtures, étangs, miradors et plan de chasse attribué, la valeur réelle du capital sur pied, souvent modeste, les contraintes réglementaires attachées aux zones humides et aux clôtures solognotes, et la date des transactions comparables invoquées, le haut du marché s’étant ajusté depuis 2022.

Ce que en Loir-et-Cher on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe Sologne, Gâtinais ou Perche, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Loiret : quatrième prix forestier de France, et un marché qui se retourne

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans le Loiret ?

La moitié des ventes se règlent entre 5 600 et 28 496 €/ha, sur une surface médiane de 4,05 hectares. Le premier quartile du Loiret dépasse la médiane de quarante-quatre départements français : même le bas du marché y est cher.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025LoiretCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)12 2628 4645 323
1er quartile (€/ha)5 6003 9222 303
3e quartile (€/ha)28 49621 83414 976
Nombre de mutations9465 10586 327
Surface échangée (ha)11 657non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)4,0non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

C’est aussi l’un des reculs les plus marqués de nos travaux : la médiane passe de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit une baisse de 15,6 % en euros courants, et d’environ trente points en euros constants. Le

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
202122812 752en attenteen attente
202219714 472en attenteen attente
202317513 158en attenteen attente
202418111 275en attenteen attente
202516510 490en attenteen attente

Fait rare, le prix unitaire décroît avec la surface au delà de vingt-cinq hectares : 10 381 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 19 290 €/ha de 10 à 25 hectares, 17 348 €/ha de 25 à 100 hectares, 16 579 €/ha au dessus de cent hectares. Le segment le plus recherché est celui des propriétés de dix à vingt-cinq hectares, taille d’une chasse familiale accessible depuis Paris.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Loiret, la part du peuplement dans le prix payé est faible, et le dire est un service rendu au client.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. Ici, la situation domine tout : une heure et demie de Paris, avec des massifs constitués et des étangs.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin sylvestre solognot ou un chêne de la forêt d’Orléans, cette valeur est réelle mais sans commune mesure avec les niveaux du foncier local.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le Loiret est un département cynégétique majeur, et cette composante domine souvent les deux autres réunies.

Un hectare vendu 29 000 € dans le Loiret ne porte pas cinq fois plus de bois qu’un hectare vendu 5 700 €. Il porte une chasse et une distance à Paris.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Sologne

Chêne, pin sylvestre et chasse. Nos conseillers le disent sans détour : la demande se fait sur la chasse, même s’il existe de jolis massifs de douglas et de pin sylvestre.

Le Gâtinais

Chêne, pin sylvestre et châtaignier. Secteur recherché pour la chasse, dont la proximité de Paris fait la dynamique.

La Beauce

Très peu boisée, feuillus épars. Nos conseillers résument : lorsqu’il y a des forêts, leur valeur peut monter, parce qu’elles sont rares dans un pays de grande culture.

Le Val de Loire

Peupliers et feuillus alluviaux, avec la forêt d’Orléans en bordure nord de la Sologne. Nos conseillers y relèvent de belles forêts de chêne et une proximité parisienne qui dynamise le secteur.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Trois gammes coexistent. Le chêne de la forêt d’Orléans et du Val de Loire, destiné au sciage et au merrain. Le pin sylvestre solognot, de valeur unitaire modeste, dont nos conseillers notent qu’il pourrait céder la place au pin maritime. Le peuplier des vallées alluviales, compartiment à part, à cycle court.

L’appareil local recensé compte 35 scieries, 120 établissements d’exploitation forestière et 291 entreprises de sylviculture, soit 786 établissements. Les unités structurées se situent à Ouzouer-sur-Loire, Vitry-aux-Loges, Coullons, Sennely et Saint-Aignan-le-Jaillard. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cent vingt exploitants forestiers pour un département de cette taille est un chiffre bas, cohérent avec un marché où le foncier se vend pour d’autres raisons que la production.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés du Loiret.

La desserte
Le relief est nul et les accès rarement bloquants. Ce qui compte est la qualité du réseau interne d’allées et de layons, qui relève de l’aménagement cynégétique.
Le morcellement
Le segment le plus valorisé est celui de dix à vingt-cinq hectares, à 19 290 €/ha, taille d’une chasse constituée accessible à un acquéreur individuel.
La pente
Sans objet sur la totalité du département.
La portance
Les sables et argiles solognots sont hydromorphes en hiver et restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de prix. En 2024, 16 486 sangliers, 6 850 chevreuils et 1 974 cerfs élaphes ont été prélevés. La clôture, les étangs et les aménagements pèsent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
110 mutations sur 946 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 12 % : le document est ici la norme, et son absence se remarque.
Le statut réglementaire
Natura 2000 sur la Sologne et le val de Loire inscrit au patrimoine mondial, servitudes d’étangs, indivision et bail rural.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 191 ventes par an de plus d’un hectare, et le nombre décroît régulièrement, de 228 en 2021 à 166 en 2025. Les communes les plus actives sont Bazoches-sur-le-Betz avec soixante-trois mutations en cinq ans, La Ferté-Saint-Aubin trente-trois, Chuelles vingt-cinq, Bouzy-la-Forêt dix-neuf, Sury-aux-Bois dix-huit, Villemurlin seize. Les plus grandes opérations se situent à Nevoy, quatre cent quarante hectares, à Ardon, trois cent soixante-quatre, à Jouy-le-Potier, deux cent vingt-sept, à Neuvy-en-Sullias, deux cent huit.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs parisiens de propriétés de chasse fixent le haut du marché. Les investisseurs et les groupements forestiers visent les massifs de chêne du Val de Loire et de la forêt d’Orléans. Les professionnels du bois achètent du capital sur pied à des niveaux sans rapport avec le foncier local.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et dans le Loiret il dissimule un retournement.

Le premier point est le recul, et il est le plus marqué de tous nos travaux. Moins 15,6 % en euros courants sur cinq ans, et un troisième quartile qui perd 43 % entre 2023 et 2025, de 38 566 à 21 973 €/ha. Le nombre de ventes recule également, de 228 à 166 par an. Ces trois signaux convergent : le marché parisien de la chasse d’agrément s’est nettement contracté depuis 2022. Un vendeur qui se réfère aux prix de 2022 ou 2023 se réfère à un marché qui n’existe plus.

Le deuxième point est que le Loiret n’est pas cher en forêt, il est cher en chasse et en distance à Paris. Un troisième quartile à 28 496 €/ha est sans rapport avec la valeur d’un peuplement solognot. Un propriétaire qui invoque ces niveaux pour une parcelle sans territoire constitué se prépare une déconvenue, en succession comme en cession.

Le troisième point est le Gâtinais, qui perd 18,7 % en cinq ans quand la Beauce voisine gagne 23,2 %. Ces deux mouvements contraires, mesurés sur des échantillons de deux cents à six cents ventes, montrent que la contraction touche d’abord les secteurs les plus dépendants de la demande d’agrément, et épargne ceux où la rareté joue.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Plusieurs des grandes mutations recensées, notamment à Neuvy-en-Sullias à plus de 30 000 €/ha, comportent manifestement du bâti et ne se transposent à aucune propriété forestière.

Faire évaluer une forêt dans le Loiret

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la chasse et la distance à Paris font le prix, et où le marché se retourne, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément le territoire cynégétique et de dire au client ce qui, dans le prix qu’on lui annonce, relève encore du marché de 2026.

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Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans le Loiret ?

Le prix médian constaté s’établit à 12 262 €/ha entre 2021 et 2025, sur 946 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 127 % au-dessus de la médiane nationale. C’est le huitième département le plus cher de France. La moitié des transactions se situent entre 5 600 et 28 496 €/ha.

Le prix de la forêt baisse-t-il dans le Loiret ?

La médiane départementale recule de 12 752 €/ha en 2021 à 10 762 €/ha en 2025, soit 15,6 % en euros courants et environ trente points en euros constants. Le troisième quartile perd 43 % depuis 2023 et le nombre de ventes annuelles décroît : le marché de la chasse d’agrément s’est contracté.

Pourquoi la forêt se paie-t-elle si cher dans le Loiret ?

La chasse et la distance à Paris expliquent l’essentiel. Avec 16 486 sangliers et 1 974 cerfs élaphes prélevés en 2024, le département offre des territoires constitués à une heure et demie de la capitale. La valeur du peuplement, pin sylvestre solognot ou chêne de la forêt d’Orléans, ne justifie pas à elle seule ces niveaux.

Quelle taille de propriété se paie le plus cher dans le Loiret ?

Les propriétés de dix à vingt-cinq hectares atteignent 19 290 €/ha médians, contre 10 381 €/ha en dessous de dix hectares et 16 579 €/ha au dessus de cent. Cette taille correspond à celle d’une chasse familiale accessible à un acquéreur individuel, ce qui en fait le segment le plus disputé.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans le Loiret ?

Quatre vérifications s’imposent : la consistance réelle du territoire de chasse, clôture, étangs et aménagements compris, la valeur du capital sur pied, souvent modeste au regard du prix demandé, la portance des sables et argiles solognots, et la date des transactions comparables invoquées, le marché ayant nettement reculé depuis 2023.

Le chiffre de 12 262 €/ha décrit un marché, non une propriété : c’est l’évaluation forestière qui fait passer de l’un à l’autre, en mesurant le capital sur pied et la station. Le repère national et le rang dans le Loiret figurent dans notre rapport sur le prix de la forêt en France, et le document qui fixe le cap d’un massif sur la page du plan simple de gestion. Les conditions de milieu du Sologne, Gâtinais ou Beauce se lisent dans notre panorama des massifs forestiers de France, le vocabulaire employé ici dans notre lexique forestier, et la marche à suivre pour vendre sa forêt sur sa page dédiée.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt de Sologne

Les essences et la station

L’unité géologique de la Sologne est son fait dominant. La roche mère est constituée des sables et argiles de Sologne, en couches alternées et entremêlées, et les sols en sortent toujours acides. Leur comportement se joue sur la proportion des deux : sur sable, le lessivage conduit à des sols podzoliques très secs ; sur argile, à des sols hydromorphes engorgés une partie de l’année. Cette alternance se produit à l’échelle de la parcelle, parfois du peuplement, et c’est elle qui explique l’irrégularité des croissances constatées sur des massifs voisins.

Les chênes pédonculé et sessile occupent plus de la moitié de la surface boisée, le pédonculé nettement devant, ce qui n’est pas sans conséquence : la gélivure y est fréquente et grève la valeur des grumes. Les résineux tiennent 30 pour cent, part inhabituelle en région Centre, essentiellement en pins sylvestre et laricio issus des reboisements qui ont succédé au pin maritime du dix-neuvième siècle. Le bouleau et le tremble colonisent les sols les plus pauvres, le châtaignier se tient à l’est.

Nos relevés sur les stations Météo-France du secteur, sur trente ans jusqu’en 2024, désignent le gel tardif comme la contrainte dominante et non la sécheresse. Romorantin et Coullons enregistrent 7,1 jours de gel en avril et mai, Nançay 5,8, contre 3,7 en moyenne nationale, tandis que le déficit hydrique estival y reste inférieur à celui de Blois ou d’Orléans. Le SRGS le disait déjà : gelées jusqu’en mai, soixante-dix jours par an. C’est le point à retenir avant d’engager un renouvellement, et c’est ce qui doit tempérer l’idée, souvent avancée, d’un retour au pin maritime comme essence d’adaptation.

La filière et les débouchés

L’appareil de transformation est fin. Sur les trois départements, l’extrait Sirene recense 2 423 établissements de la filière, dont 75 scieries et 435 exploitants forestiers, mais seulement sept unités de cinquante salariés ou plus, dont deux sont des directions de l’Office national des forêts. La seule industrie lourde est l’usine de panneaux Swiss Krono à Sully-sur-Loire, dans la fourchette de 250 à 499 salariés, qui absorbe le bois d’industrie. Les Exploitations forestières Barillet, présentes à Châteauneuf-sur-Loire, à Vitry-aux-Loges et à Neuvy, constituent le principal opérateur d’amont. Les scieries de Millançay, de Sennely et de Coullons travaillent à l’échelle locale.

Un propriétaire solognot doit en tirer une conséquence pratique. Le chêne de qualité ne trouve pas ici sa valorisation finale : aucune tonnellerie n’est implantée dans les trois départements, et le seul débouché merrandier proche est celui de Méry-ès-Bois, dans le Cher. Les bois de tranchage et de tonnellerie partent vers la Bourgogne et la Charente. Le pin, lui, se vend localement, en sciage courant et en bois d’industrie.

Les contraintes

La pression cynégétique est la première d’entre elles, et elle est mesurable. La saison 2024 place le Loir-et-Cher au quatrième rang national pour le sanglier avec 22 793 animaux prélevés, au cinquième pour le cerf élaphe avec 2 840, au cinquième pour le chevreuil. Le Cher et le Loiret suivent dans les vingt premiers pour le cerf. L’équilibre sylvo-cynégétique n’est pas ici une formule administrative : l’abroutissement rend le renouvellement des chênaies et des taillis coûteux, parfois impossible sans protection, et le coût de la clôture doit entrer dans toute projection de travaux.

Le risque d’incendie est réel et reconnu, les tours de guet de Souesmes et de Soings-en-Sologne restant armées par le service départemental d’incendie et de secours. Les landes, qui couvrent six pour cent de la surface, en sont le support. L’eau, enfin, contraint dans les deux sens : les étangs artificiels creusés pour assainir les zones marécageuses témoignent d’un engorgement ancien, et une part notable du massif reste soumise à une portance faible qui ferme les chantiers en hiver.

Le marché forestier en Sologne

Nous ne publions pas de prix médian à l’échelle de la Sologne. Une médiane de massif suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les prix qui suivent sont donc départementaux et se lisent comme tels : la Sologne ne couvre qu’une part du Loir-et-Cher, du Loiret et du Cher.

Le marché solognot est un marché de chasse et d’agrément avant d’être un marché de production, et nos conseillers le qualifient au-dessus de la valeur technique. Les acquéreurs cherchent un territoire clos, une surface d’un seul tenant et une population de grand gibier constituée ; le capital sur pied vient ensuite. Cette hiérarchie explique que des propriétés à faible potentiel sylvicole se traitent à des niveaux que le peuplement seul ne justifierait pas.

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, le prix médian ressort à 9 983 euros par hectare en Loir-et-Cher, 12 262 dans le Loiret et 9 836 dans le Cher, soit près du double du repère national établi à 5 323 euros. Le premier quartile du Loir-et-Cher se tient à 4 534 euros et le troisième à 21 852, écart qui traduit exactement la coexistence de deux marchés dans un même département.

Biens disponibles

Les forêts disponibles en Sologne

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur le Loir-et-Cher, le Loiret et le Cher. Aucune propriété solognote n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

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La Charité-sur-Loire, bureau technique TerrAgree Forêt

Le bureau de La Charité-sur-Loire 23 rue Maréchal Foch
63000 Clermont-Ferrand

04 43 97 19 18
contact@terragree.com

Le bureau suit la Sologne et le val de Loire, en gestion forestière comme en transaction. Une visite sur place précède toute évaluation.

Faire évaluer ma forêt en Sologne Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

La forêt du Berry

Où s’arrête le Berry

Le département du Cher réunit trois pays forestiers que rien ne permet de confondre. Au nord de la ligne Vierzon-Aubigny, c’est la Sologne, sur la sylvoécorégion B70, avec ses sables tertiaires et son pin sylvestre. À l’est, le Pays-Fort relève de la B53, celle du Nivernais. Le Berry proprement dit occupe la B91, qu’il partage au sud-est avec le bocage bourbonnais et le terroir de Tronçais.

Cette frontière n’est pas administrative, et nos propres relevés climatiques la rendent visible. Dans le seul département du Cher, la station de Nançay, en Sologne, enregistre sur trente ans un déficit hydrique estival de 192 millimètres, quand celle de Bourges, en Champagne berrichonne, en enregistre 239. Quarante-sept millimètres d’écart à cinquante kilomètres de distance, et ils séparent exactement les deux pays.

Les essences et la station

La composition est presque exclusivement feuillue. Sur les 158 000 hectares de la B91, l’IGN compte 71 000 hectares de feuillus purs, 58 000 en mélange de deux feuillus et 21 000 en mélange de feuillus variés, pour 4 000 hectares seulement de conifères purs. Le chêne sessile et le chêne pédonculé dominent, accompagnés du charme, du merisier et du frêne.

Les sols du Boischaut reposent sur les argiles à silex et les calcaires du Jurassique, avec des placages de limon sur les plateaux. Ils sont profonds, à bonne réserve utile, et c’est ce qui donne au Boischaut sa réputation : nos conseillers le décrivent comme l’un des plus beaux emplacements de chêne d’Europe et le qualifient à la valeur technique, c’est-à-dire au niveau que le peuplement justifie sans prime. La Champagne berrichonne, sur calcaire plus superficiel, produit un chêne de qualité inégale mais dispose de vallées alluviales où le peuplier trouve de bonnes conditions.

La contrainte est climatique et elle est sévère. Nos vingt et une stations de l’Indre donnent un déficit hydrique estival moyen de 213 millimètres, contre 205 au plan national, avec 253 millimètres à Châteauroux-Déols et 239 à Poulaines. Martizay et Le Blanc comptent respectivement 33,5 et 31,4 jours au-dessus de trente degrés, contre 20,4 en moyenne nationale. Le Berry est un pays sec, et cette sécheresse s’exerce sur des sols argilo-calcaires qui se contractent l’été. Les deux fiches Berry et Boischaut signalent l’une et l’autre les dépérissements, en visant explicitement le chêne pédonculé. C’est le point à examiner en premier sur tout dossier berrichon.

La filière et les débouchés

L’extrait Sirene recense 1 368 établissements de la filière sur les deux départements et cinquante-six scieries, trente et une dans l’Indre et vingt-cinq dans le Cher.

Le pôle le plus significatif est celui d’Ardentes, dans l’Indre, où les Établissements Pierre Robert et Cie opèrent à l’amont dans la tranche de vingt à quarante-neuf salariés, aux côtés d’Alsaflooring, qui y produit du parquet dans la même tranche. Bois-Factory 36, à Buzançais, est la plus grosse unité de sciage des deux départements avec cinquante à quatre-vingt-dix-neuf salariés, et Sciage du Berry travaille à Mézières-en-Brenne. Dans le Cher, Deschaumes, à Saint-Pierre-les-Étieux, tient la tranche de vingt à quarante-neuf.

Le nœud tonnelier mérite une précision de frontière. Méry-ès-Bois, dans le Cher, réunit Bernard Gauthier Merrandier, Merrain Camille Gauthier et la Tonnellerie Gauthier Frères. Cette commune se situe à la charnière du Pays-Fort et de la Sologne, et nous l’avons citée sur la page Sologne comme débouché merrandier de proximité. Elle sert en réalité les deux pays, et c’est le seul ensemble merranderie-tonnellerie du Berry.

Les contraintes

La pression du grand gibier est parmi les plus fortes rencontrées dans cette série, et elle porte sur trois espèces. La saison 2024 place l’Indre au huitième rang national pour le cerf élaphe avec 2 569 prélèvements, le Cher au sixième pour le chevreuil avec 10 486 et au onzième pour le sanglier avec 17 987. Sur des chênaies conduites en futaie régulière et régénérées naturellement, cette combinaison rend la protection des semis quasi systématique, et son coût doit figurer au dossier avant toute projection de revenus.

La seconde contrainte est sanitaire et elle prolonge la question climatique. Le chêne pédonculé, largement présent sur les stations fraîches et les fonds, est celui qui souffre le plus du déficit estival. Un peuplement mélangé où le pédonculé domine ne se valorise pas comme un peuplement à sessile prépondérant, et la distinction entre les deux espèces, souvent négligée dans les descriptions sommaires, a ici une conséquence directe sur la valeur.

Le marché forestier en Berry

Sur les mutations forestières d’un hectare et plus enregistrées à la DVF entre 2021 et 2025, retraitement TerrAgree, la médiane s’établit à 9 836 euros par hectare dans le Cher sur 496 mutations et à 8 233 euros dans l’Indre sur 691 mutations. Ce sont deux des niveaux les plus élevés de cette série, très au-dessus du repère national de 5 323 euros. Le Cher recule de 8,1 pour cent entre 2021 et 2025, l’Indre progresse de 6,9.

Le chiffre du Cher est celui que nous avons publié sur la page Sologne, et il faut rappeler qu’il agrège la Sologne du Cher, le Pays-Fort et le Berry, trois marchés distincts dont seul le premier est tiré par la demande d’agrément. La part berrichonne se lit mieux dans l’Indre, département plus homogène, où l’effet de surface reste modéré : 6 284 euros pour les mutations de un à dix hectares, 9 344 de dix à vingt-cinq, 10 687 au-delà, soit un rapport de un à sept dixièmes seulement. Un marché de production feuillue, où le prix suit le capital sur pied et non la taille du domaine.

Nos conseillers qualifient le Berry au-dessus de la valeur technique et le Boischaut à la valeur technique. L’écart traduit une réalité de marché : dans le Boischaut, l’acquéreur paie le chêne et rien d’autre ; ailleurs en Berry, la proximité de Bourges et de Châteauroux et l’attrait cynégétique ajoutent une prime.

Biens disponibles

Les forêts disponibles en Berry

Cette sélection reprend les biens de la page Forêts à vendre, filtrés sur le Cher et l’Indre. Aucune propriété berrichonne n’est actuellement présentée à la vente par le cabinet. Les biens paraissent ici dès leur mise en ligne.

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Faire évaluer ma forêt en Berry Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Prix de la forêt dans le Cher

Quel est le prix moyen d’un hectare de forêt dans le Cher ?

Deux chiffres commandent la lecture de ce département. La surface médiane des ventes atteint 4,80 hectares, la deuxième plus élevée de France, et le troisième quartile s’établit à 26 093 €/ha. Le Cher n’est pas un marché de parcelles, c’est un marché de propriétés, et elles se paient à des niveaux que la production de bois ne justifie pas.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, parcelles boisées, ventes de 1 hectare et plus, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
Indicateur, mutations de plus de 1 ha, 2021-2025CherCentre-Val de LoireFrance
Prix médian (€/ha)9 8368 4645 323
1er quartile (€/ha)4 1443 9222 303
3e quartile (€/ha)26 09321 83414 976
Nombre de mutations5165 10586 327
Surface échangée (ha)12 605non publié526 166
Surface médiane par mutation (ha)4,7non publié2,3

Repère national issu du retraitement d’août 2026 antérieur à la correction des mutations multi-communes. Voir la méthode.

Le marché recule : la médiane passe de 12 006 €/ha en 2021 à 11 249 €/ha en 2025, soit une baisse de 6,3 % en euros courants, et d’environ vingt points en euros constants. Le creux de 2024, à 8 923 €/ha, a été partiellement effacé.

Mutations de plus de 1 hectare, 2021-2025. Source : données de valeurs foncières DGFiP, retraitement TerrAgree, agrégation des mutations multi-communes au seuil de 4,5 kilomètres.
AnnéeMutationsMédiane (€/ha)1er quartile3e quartile
202112412 054en attenteen attente
2022999 507en attenteen attente
20231098 593en attenteen attente
2024918 310en attenteen attente
20259311 494en attenteen attente

La taille joue fortement jusqu’à cent hectares, puis le prix plafonne : 7 973 €/ha médians de 1 à 10 hectares, 12 096 €/ha de 10 à 25 hectares, 17 725 €/ha de 25 à 100 hectares, 17 755 €/ha au dessus de cent hectares, sur vingt-trois ventes.

Ce que recouvre le prix, valeur du fonds et valeur des peuplements

Un prix DVF additionne le sol et les arbres sans les séparer. Dans le Cher, cette confusion est le sujet central, parce que la part du peuplement dans le prix payé y est plus faible que dans presque tout autre département.

La valeur du fonds est celle du sol et de ce qui lui est incorporé : production, desserte, situation. En Sologne, elle intègre les étangs, les allées, les layons et les aménagements cynégétiques, qui sont des investissements incorporés au fonds et qui n’ont rien de forestier.

La valeur de la superficie est celle du peuplement. Elle part de la valeur de consommation, ce que le propriétaire percevrait s’il récoltait aujourd’hui, à laquelle s’applique une décote tenant compte de la maturité, des travaux et du risque. Sur un pin sylvestre solognot ou un taillis de chêne sur sable, cette valeur est modeste.

S’y ajoute la valeur des aménités, principalement la location de la chasse, capitalisée. Avec 17 987 sangliers et 1 877 cerfs élaphes prélevés en 2024, le Cher est un département cynégétique de premier plan, et cette composante domine souvent les deux autres réunies.

Un hectare vendu 27 000 € dans le Cher ne porte pas six fois plus de bois qu’un hectare vendu 4 500 €. Il porte une chasse.

Les régions naturelles du département

Nous ne publions pas de prix par région naturelle. Une médiane à cette maille suppose un rattachement des communes à la région naturelle que notre chaîne de traitement ne porte pas, et nous ne diffusons aucun chiffre qui ne soit pas recalculable au seuil de 4,5 kilomètres. Les régions ci-dessous se décrivent donc par leurs essences, leurs stations et l’appréciation de nos conseillers, jamais par un prix.

La Sologne

Chêne, pin sylvestre et chasse, avec les chênaies de Russy et de Vierzon pour référence. Nos conseillers sont explicites : la demande se fait sur la chasse, même si de jolis massifs de douglas et de pin sylvestre existent, et le pin maritime pourrait être l’essence d’avenir.

La Champagne berrichonne

Chêne, feuillus et peupliers. Nos conseillers y voient un très bon secteur de chêne, sur de bons sols forestiers, avec le cerf présent.

Le Berry

Chêne et feuillus, avec de jolis massifs feuillus et une réserve de nos conseillers sur les dépérissements.

Le Boischaut

Chêne et feuillus de bocage, dans le prolongement de Tronçais et des Abbayes. Nos conseillers en font l’un des plus beaux secteurs de chêne d’Europe, avec une réserve nette sur les dépérissements du chêne pédonculé.

Quelles essences et quels peuplements se négocient dans le département ?

Deux mondes coexistent. Au nord, la Sologne du Cher, sur sables et argiles, avec le pin sylvestre, le chêne de qualité moyenne et les étangs. Au sud et à l’ouest, le chêne de Boischaut, du Berry et de la Champagne berrichonne, qui touche à la veine de Tronçais et alimente merrandiers et tonneliers.

L’appareil local recensé est léger : 25 scieries, 142 établissements d’exploitation forestière et 366 entreprises de sylviculture, soit 792 établissements. Les unités structurées se situent à Saint-Pierre-les-Étieux, Méry-ès-Bois, Charly et Saint-Amand-Montrond, dont un merrandier. Ce recensement par code d’activité ne distingue pas le résineux du feuillu et son géocodage est partiel : c’est un plancher, pas un inventaire.

Cette légèreté est cohérente avec la nature du marché : dans un département où la chasse fait le prix, l’appareil de transformation n’a pas la même importance qu’en Bourgogne ou dans les Vosges.

Qu’est-ce qui fait varier le prix d’une forêt ?

À essence et surface comparables, sept éléments séparent deux propriétés berrichonnes.

La desserte
Le relief est nul et le réseau d’allées solognot dense. La question porte davantage sur la qualité des aménagements que sur l’accès lui-même.
Le morcellement
Avec une surface médiane de 4,80 hectares, le Cher est déjà un département de propriétés constituées. La prime au regroupement joue jusqu’à cent hectares, puis s’arrête.
La pente
Sans objet sur la majeure partie du département.
La portance
Les sables et argiles solognots du nord du département sont hydromorphes en hiver et restreignent les chantiers aux périodes sèches ou gelées.
Le droit de chasse
C’est le premier facteur de prix du département, et de loin. En 2024, 17 987 sangliers, 10 486 chevreuils et 1 877 cerfs élaphes ont été prélevés. La qualité du territoire, sa clôture, ses étangs et ses aménagements pèsent davantage que le capital sur pied.
Le document de gestion
85 mutations sur 516 franchissent le seuil de vingt-cinq hectares, soit 16 % : le document est ici la norme, et son absence se remarque.
Le statut réglementaire
Zonages, servitudes, indivision, bail rural, et en Sologne les contraintes attachées aux zones humides et aux étangs.

Le marché local, volume et profils d’acquéreurs

Le marché tourne autour de 105 ventes par an de plus d’un hectare, un volume faible pour un département de cette taille, qui explique la fermeté des prix. Les communes les plus actives sont Neuvy-sur-Barangeon avec vingt mutations en cinq ans, Nançay dix-sept, Clémont quinze, Brinon-sur-Sauldre quatorze, Vierzon treize, Presly dix : toutes en Sologne. Les plus grandes opérations se situent ailleurs : Arpheuilles, avec deux mutations de neuf cent quatre-vingt-onze et neuf cent soixante-douze hectares, Plou, cinq cent soixante-treize, Neuvy-sur-Barangeon, trois cent quarante-trois, Meillant, trois cent quinze.

Trois profils se le partagent. Les acquéreurs de propriétés de chasse, souvent parisiens, sont déterminants et fixent le haut du marché. Les investisseurs et les groupements forestiers se positionnent sur les massifs de chêne du sud du département. Les professionnels du bois et les merrandiers achètent du capital sur pied à la valeur technique, à des niveaux sans rapport avec les prix du foncier solognot.

Contreparties et points de vigilance

Il faut dire ce que le prix médian dissimule, et dans le Cher il dissimule la nature même de l’actif.

Le premier point est que le Cher n’est pas un département cher en forêt, c’est un département cher en chasse. Un troisième quartile à 26 093 €/ha est incompatible avec la valeur d’un peuplement solognot, où le pin sylvestre et le chêne sur sable produisent peu. Un propriétaire qui invoque ces niveaux pour une propriété sans territoire de chasse constitué se prépare une déconvenue, en succession comme en cession.

Le deuxième point est le recul. La médiane départementale perd 6,3 % en euros courants et près de vingt points en euros constants, et le Gâtinais voisin, dans le Loiret, recule plus encore. Le marché de la chasse d’agrément, qui a porté ces niveaux, s’est contracté depuis 2022. Un vendeur qui se réfère au prix de 2021 se réfère à un marché qui n’existe plus au même niveau.

Le troisième point est sanitaire, et il touche précisément ce que le département a de meilleur. Nos conseillers tiennent le Boischaut pour l’un des plus beaux secteurs de chêne d’Europe et signalent dans le même mouvement des dépérissements sur le chêne pédonculé. La cote du secteur recule de 20,3 % en cinq ans. La réputation d’un terroir ne protège ni le peuplement ni le prix.

Le quatrième point tient à la donnée. Les prix DVF sont tout compris, sans séparation du bâti. Les deux mutations d’Arpheuilles, près de mille hectares chacune, affichent des prix de 38 128 et 48 371 €/ha : ce sont des domaines, pas des forêts, et ces montants ne se transposent à aucune propriété forestière.

Faire évaluer une forêt dans le Cher

Les chiffres de cette page sont des prix constatés, indicatifs. Ils ne constituent ni une valeur vénale ni une valeur d’expertise et ignorent la qualité des peuplements. Dans un département où la chasse fait le prix, l’évaluation suppose de mesurer le capital sur pied, d’apprécier séparément la valeur du territoire cynégétique, et de dire au client ce qui, dans le prix qu’on lui propose, relève de la forêt.

Prenez contact avec le cabinet pour faire évaluer une propriété forestière dans le Cher.

Faire évaluer une propriété forestière

Questions fréquentes

Quel est le prix d’un hectare de forêt dans le Cher ?

Le prix médian constaté s’établit à 9 836 €/ha entre 2021 et 2025, sur 516 ventes de plus d’un hectare relevées dans les données de valeurs foncières de la DGFiP, soit 79 % au-dessus de la médiane nationale de 5 323 €/ha. La moitié des transactions se situent entre 4 144 et 26 093 €/ha.

Pourquoi la forêt se paie-t-elle si cher en Sologne ?

La cote de la Sologne s’établit à 14 344 €/ha, la plus élevée que nous ayons documentée. Nos conseillers l’expliquent sans détour : la demande se fait sur la chasse. Les étangs, les aménagements cynégétiques et la proximité de Paris fixent le prix, tandis que le pin sylvestre et le chêne sur sable produisent peu.

Le prix de la forêt baisse-t-il dans le Cher ?

La médiane départementale recule de 12 006 €/ha en 2021 à 11 249 €/ha en 2025, soit 6,3 % en euros courants et près de vingt points en euros constants. Le marché de la chasse d’agrément, qui portait ces niveaux, s’est contracté depuis 2022.

Le chêne du Boischaut vaut-il plus cher que celui de Sologne ?

Le Boischaut affiche la cote la plus basse du département, à 7 023 €/ha, contre 14 344 €/ha en Sologne, alors que nos conseillers le tiennent pour l’un des plus beaux secteurs de chêne d’Europe. La qualité du bois et le prix du foncier suivent ici des logiques opposées : le premier dépend de la station, le second de la demande cynégétique.

Que faut-il vérifier avant d’acheter une forêt dans le Cher ?

Quatre vérifications s’imposent : la consistance réelle du territoire de chasse, clôture, étangs et aménagements compris, l’état sanitaire du chêne pédonculé dans le Boischaut et le Berry, la portance des sables et argiles solognots, et la composition exacte de la mutation, le prix DVF mêlant le sol, les bois et le bâti.

Ce que dans le Cher on paie et ce qu’une propriété vaut sont deux questions distinctes : la seconde relève de l’évaluation forestière, qui mesure les peuplements avant de conclure. Notre rapport sur le prix de la forêt en France donne le repère national et le rang du département ; la page du plan simple de gestion donne le document qui l’accompagne sur dix à vingt ans. Le panorama des massifs forestiers de France situe Sologne, Champagne berrichonne ou Berry, le lexique forestier définit les termes, et vendre sa forêt décrit la cession.

Adrien Sebastiao, TerrAgree Forêt Mis à jour le 13 août 2026

Homo et arbor radices habent